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  • Je soupçonne une entente commerciale entre loueurs de voitures...

    Comptant passer un séjour au Portugal, j'ai voulu louer une voiture. Les prix annoncés dans les publicités des sites comparatifs : à partir de 7 euros par jour. C'est ce que j'avais payé l'année passée.

    Dans ce cas-ci, comme je ne pars plus en juin, mais plus tard, les prix quadruplent ! 450 euros en s'y prenant plusieurs mois à l'avance. Aujourd'hui, c'est de 480 à 745 euros qu'ils demandent, pour une micro voiture..., soit de 28 à 44 euros par jour ! De 4 à 6 fois le prix normal...

    Ce qui m'a interpellé, c'est que l'écart de prix des propositions entre les différents sites comparatifs n'était, pendant tout un temps, que de quelques euros. Et que plus la date du départ se rapproche, plus les prix montent, de façon identique sur tous les sites..., sauf aujourd'hui où la date se rapproche et où des écarts de prix apparaissent. De là à penser qu'il y a une méga entente commerciale entre ces différentes firmes...

    Vous n'allez pas me dire que toutes les voitures sont louées, et que par conséquent, les dernières le sont à prix d'or ! Vous n'allez pas me dire non plus qu'il n'y a pas un loueur de voiture qui aimerait bien liquider les dernières qu'il a à un prix normal ! Or, j'ai beau chercher, je ne vois rien !

    Comme ils n'ont apparemment pas compris que je voulais juste louer une voiture et pas en acheter une, j'ai donc décider de ne rien louer du tout. En effet, après réflexion, je préfère de loin utiliser les taxis (fort bon marché au Portugal) et faire vivre des familles portugaises qui n'ont vraiment pas facile économiquement aujourd'hui, plutôt qu'une multinationale quelconque quadruplant ses tarifs à partir de début juillet.

    Et avant de dépenser 480 euros (hors essence, frais de parking, assurance complémentaire, etc...) de frais de taxi au Portugal, on peut y aller !

  • Lettre ouverte aux constructeurs automobiles...

    Messieurs, 

    Cela fait 40 ans déjà, que les premiers hommes allaient sur la lune, propulsés par un moteur à hydrogène (c'est-à-dire une énergie issue de l'eau !). Cette même énergie peut, évidemment, propulser des voitures, alimenter des usines, chauffer des millions de logements, et tout cela gratuitement et sans dégagement de CO2 ! D'accord, cela n'arrange pas  le cartel pétrolier, ni les taxes des différents états sur les produits pétroliers. Mais tout de même : vous auriez pu, en 40 ans, avoir aujourd'hui des modèles tout à fait au point. Et bien non : vous vous entêtez à produire des modèles de bagnoles dont personne ne veut plus : trop lourdes, trop grosses, trop rapides, trop voraces, trop m'as-tu-vu, trop gadgétisées, et qui dégagent trop de CO2. Sans parler de la pollution et des particules fines qui provoquent maladies et cancers. Et en plus, elles sont moches et se ressemblent toutes, dessinées par le même ordinateur et passées dans la même soufflerie...

    Messieurs, nous sommes nombreux à attendre la voiture de demain, dont le design nous donnera l'envie de l'acheter, dont l'énergie renouvelable et les dégagements de CO2 seront un atout indéniable, dont la modularité axée sur les loisirs sera attirante. Quand allez-vous sortir de vos cartons les 2CV, Méhari, Coccinelles, DS et autres Peacer d'aujourd'hui? Vous avez 40 ans de retard. C'est impardonnable.

    En attendant, nous gardons nos vieilles voitures. Et n'investirons que quand vous nous présenterez quelque chose de convenable, qui colle à notre époque.

    Terriens, il est temps d'agir...

     

     

     

     

  • C'est vraiment la voiture de demain...

    La Honda FCX Concept avait fait sensation au dernier salon de Tokyo, et à peine 3 mois plus tard, elle faisait encore plus grande impression lors de son exposition au salon de Detroit, suite au discours de Takeo Fukui, l'homme à la tête d'Honda, qui a profité du salon américain pour indiquer les développements à venir de ce modèle, et ils ne sont pas minces ! On avait cru en effet que cette auto ne serait qu'un concept sans lendemain, comme le Kiwami du salon de Tokyo en 2003, mais non. Cette auto préfigure la prochaine génération de voiture à pile à combustible (PAC) d'Honda. Elle est attendue pour l'année prochaine, et elle roule depuis fin 2006. Rappellons qu'Honda a déjà à son actif la FCX, une auto présentée en 2002, et dont une famille américaine, des heureux pionniers, jouit déjà d'un exemplaire. Avec le premier ministre nippon, ces particuliers américains prouvent que la voiture à hydrogène by Honda, zéro pollution à l'utilisation, est suffisament fiable pour un usage quotidien standard. Il suffit d'avoir de l'hydrogène ! Mais faire encore mieux, voilà la finalité du FCX Concept, qui est une sorte de FCX 2 : tout a été miniaturisé. Les ingénieurs d'Honda sont parvenus à tout caser dans le seul espace de la console centrale (là où se trouve la boite de vitesses dans une voiture traditionnelle à propulsion), et en dessous de la banquette arrière (là où dans les voitures traditionnelles, on met souvent le réservoir d'essence) ! Autre différence,les réservoirs d'hydrogènes sont plus petits sur la nouvelle génération. Mais ils contiennent pourtant plus d'hydrogène. La pression est toujours de 350 bars, mais c'est la structure du réservoir qui est nouvelle : elle absorbe de l'hydrogène. Honda a fait ce choix pour des raisons de poids. Car si cela aurait été possible de parvenir au même résultat avec un réservoir à la pression de 700 bars, la rigidité énorme que demande la résistance à cette pression aurait exigé beaucoup de matière, donc de la masse. La solution d'Honda, où la matière interne du réservoir est un peu comme celle d'une éponge, serait donc plus avantageuse, mais on précisera qu'elle est encore expérimentale, et en attente d'homologation (alors que des réservoirs d'hydrogène à 700 bars ont déjà été dûment testés et réceptionnés). La puissance est de 80 kW à l'avant, et de 2 x 25 kW à l'arrière, soit une puissance totale de 130 kW (environ 177 ch). Ce qui devrait suffire pour assurer à l'auto des performances satisfaisantes, tout en donnant à Honda une très grande liberté pour définir le comportement de l'auto. Nous en venons au problème du ravitaillement, le problème crucial, puisqu'avec à peine une centaine de stations d'hydrogène dans le monde, peu de gens en ont une dans leur voisinage. Et comme l'ouverture de nouvelles stations est une question assez politique, la réflexion d'Honda est vite allée vers une solution où le particulier serait autonome. En clair, le client achète sa voiture, et on lui vend en même temps un outil pour qu'il puisse se fabriquer lui-même son carburant ! Cela aurait été possible de parvenir à ce but avec la technique de l'électrolyse, qui aurait fonctionné avec une alimentation en eau et en électricité, mais pour des raisons de coût, Honda a retenu la solution du gaz naturel pour son Home Energy Station (HES). Une fois installé, cela marche tout seul, et cela sert à tout. On peut même résilier l'abonnement au fournisseur d'électricité, puisqu'en plus de cracker le gaz naturel pour produire de l'hydrogène, le HES inclut une petite PAC qui délivre un courant de 5 kW. Mieux : le processus de fabrication de l'hydrogène produit de la chaleur, qu'il est prévu de récupérer pour chauffer de l'eau... Le particulier comprend vite que s'il s'équipe d'un HES, il va faire des économies... L'appareil a été dimensionné par Honda avec la capacité de produire l'hydrogène nécessaire à un plein en 20 heures, qui permet à l'auto de parcourir 560 km sans émettre le plus petit gramme d'oxyde d'azote, ni de monoxyde de carbone ou de quelque composé organique volatil. Du vrai zéro-pollution ! La seule pollution est à la maison, les émissions de CO2 lors du crackage du gaz naturel, et elles sont 40 % inférieures à celles que la voiture aurait émises sur la route (et encore moins si l'on compte l'électricité produite et le chauffage de l'eau sanitaire). Et qui ne rêve pas de voitures toutes silencieuses, avec juste un petit filet de vapeur qui sort de l'échappement ? Les constructeurs automobiles bougent enfin : il était temps...