vitamines

  • Plus que jamais, vous devez veiller à votre alimentation...

    « Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et 2015, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

    Ces travaux, résumés dans l’étude de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute, confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.

    Même dans les aliments réputés sains, les teneurs en vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisées par 2, par 25, voire par 100 en un demi-siècle.
    Cela paraît invraisemblable. Mais pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

    Prenons l’exemple de la pomme.

    Hier, quand nos grands-parents croquaient dans une transparente de Croncels, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os.

    Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apporteraient que 4 mg de vitamine C chacune, selon Philippe Desbrosses, pionnier de l’agriculture biologique.

    Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme.

    Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux apports journaliers recommandés (AJR) – en vitamine A.

    Aujourd’hui, il faudrait manger 21 oranges pour ingurgiter la même quantité de cette précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaudrait à 26 pêches aujourd’hui et les pommes de terre, l’oignon, le brocoli n’apporteraient quasiment plus de calcium. La viande, elle, apporterait beaucoup moins de fer que jadis… »


    C’est ce que je vous disais au début de cette Lettre : pas franchement gai, comme nouvelle… Et puis en réfléchissant deux minutes, je me suis dit : et si cette situation absurde était au contraire une « chance ». Une opportunité pour des millions de personnes de reprendre enfin le contrôle sur ce qu’elles mettent dans leur assiette.

    Reprenons le cas de la pomme. Il ne faut plus tendre la main pour attraper le sachet de granny sans se poser de questions. Elles sont bio, OK. Mais d’où viennent-elles ? Comment ont-elles été cultivées, récoltées, transportées etc. ?

    Si le producteur ne sait pas répondre (ou ne veut pas répondre), choisissez-en un autre. Aujourd’hui de nombreuses associations pratiquent le circuit court (du producteur directement au consommateur) : parlez avec elles, adhérez-y, impliquez-vous.

    C’est un premier pas, mais il est déterminant. Il n’y a aucune raison d’être (ou de demeurer) des zombies de la consommation. D’acheter sans poser de questions ce que mangerbouger.fr vous demande d’acheter.

    C’est votre argent, c’est votre santé. Et les producteurs, comme les entreprises qui veulent nous vendre des aliments, nous doivent la vérité.

    Alors voici quelques conseils de bon sens, pour en finir avec ces « calories vides ». Choisissez :

    Des fruits frais de saison et de proximité si possible bio : il ne s’agit pas de fruits en compote ou cuits, car la cuisson détruit les vitamines et fait perdre aux fruits leurs qualités gustatives et leurs nutriments (fructose, vitamine C, minéraux dont le calcium végétal et le magnésium pour l’équilibre et l’humeur).

    Si vous avez des problèmes de côlon, choisissez des fruits à fibres douces, tels que petites bananes, poires ou pommes sans la peau, kiwis, mandarines, mais ni oranges, ni pamplemousse ou ananas aux fibres trop agressives.

    L’idéal est de consommer 4 à 6 fruits frais par jour, longuement mastiqués : 2 au petit-déjeuner puis au repas de midi et du soir et/ou entre les repas à la place des viennoiseries, des sucreries, crèmes et autres pâtisseries qui apportent trop de sucres raffinés ou cachés.

    Des salades contenant des végétaux de toutes les couleurs : laitue (qui possède un excellent antivieillissement, antioxydant: la lutéine, essentielle à l’entretien de notre rétine) ; les tomates fraîches, qui contiennent un antioxydant anticancer : le lycopène ; des amandes, noix, noisettes, du persil… avec leurs vitamines et leurs minéraux : calcium pour les os, magnésium pour réguler l’humeur ; de l’avocat et ses excellents acides gras, des bonnes fibres, des vitamines C et du groupe B (B1 à B6), nécessaires à votre cerveau, et les vitamines A (vision), E (neurones et fertilité), K (circulation-coagulation).

    Des légumineuses comme les lentilles, pois chiches, haricots qu’il faut faire cuire à la vapeur douce (pas plus de 95-97°C) et rapide de quelques minutes, afin de les consommer al dente, ce qui oblige à bien mastiquer chaque bouchée. Ainsi les fibres, les nombreuses vitamines, les phytohormones sont conservées et assimilées au mieux par notre organisme.

    Des produits animaux issus d’une saine agriculture : bio ou biodynamique avec le minimum de pesticides, insecticides, antibiotiques, perturbateurs endocriniens (dopage hormonal des animaux…), et de farines animales.


    Les protéines animales les meilleures sont dans les mers et océans. Les petits poissons gras, comme les sardines, maquereaux, harengs ou anchois sont les plus riches en acides gras oméga-3 qui offrent d’innombrables bienfaits pour la santé [2]. Ils contiennent aussi d’intéressants apports de vitamine D, de sélénium, de phosphore et de protéines de haute qualité.

    Sur terre, choisir en priorité les animaux qui ont des ailes pour leur viande blanche facilement digestible, issus d’élevages bios : poulet, dinde, pintade, pigeon…

    La viande rouge est indiquée une à deux fois par semaine. Elle contient des graisses cachées qui augmentent l’artériosclérose et les risques d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et/ou d’infarctus du cœur. Une bonne côtelette, un bon steak (non haché), vous apporteront du fer facilement absorbé par le tube digestif (à éviter si vous avez trop de fer dans le sang). Source : Pure Santé.

    C'est ce que je répète inlassablement sur ce blog, depuis sa création... Et, croyez-moi, je suis plutôt satisfait de constater aujourd'hui que beaucoup de jeunes se rendent au marché Bio et prennent enfin soin de leur alimentation. Bien manger Bio, local et de saison coûte 1 euro de plus par jour : c'est le meilleur investissement que vous puissiez faire !

    Je suis également très heureux de voir capoter ce fameux traité transatlantique dont personne ne voulait en Europe (excepté la Commission Européenne et les multinationales, qui se foutent éperdument de votre santé).

    Bref, je me sens bien : mes efforts de communication et de lancements d'alertes n'auront pas été vains ! 

     

  • Nous ingérons une vingtaine de tonnes en une vie...

    Vingt tonnes de nourriture : c'est plus ou moins ce qu'un être humain consomme dans sa vie. Partant du principe que nous sommes ce que nous mangeons et que la qualité de notre alimentation, tout au long de ces années d'existence, fera que nous serons en bonne santé ou malade, il est primordial de faire attention à ce que nous avalons.

    Dès le premier âge, le fait d'être allaité par sa mère pose déjà de bien meilleures bases que d'être nourri avec des laits industriels.

    Plus tard, les produits bio, sans pesticides ni autres traces de produits chimiques, nous apporteront tous les nutriments nécessaires à notre croissance, sans aucune carence de quoi que ce soit. Ce qui n'est pas le cas avec les aliments provenant des modes de productions industriels ou intensifs.

    Et c'est en étant élevé au goût des bonnes choses, bio, de saison et local, que nous reproduirons cela avec nos propres enfants, en les mettant sur la bonne voie au niveau nutritionnel.

    C'est toute la différence entre vingt tonnes de produits naturels et goûtus, bourrés de vitamines, d'acides aminés, d'enzymes et de fibres bienfaisantes par opposition à des aliments morts, raffinés et vidés de toute substance nutritive, et bourrés d'additifs chimiques industriels nocifs, d'arômes artificiels, de conservants et de colorants qui ne peuvent que conduire à l'obésité, au diabète et à toutes les maladies dont le cancer.

    Vous allez me dire qu'on n'a jamais vécu aussi vieux aujourd'hui, malgré les fast food, les produits light et la malbouffe industrielle, et que donc vous vous en foutez. Réfléchissez juste au fait que ceux qui meurent aujourd'hui, à des âges de plus en plus respectables, ont bénéficié des bonnes bases citées plus haut, ce qui n'est plus le cas des enfants nés avec les 2 parents qui travaillent et n'ont plus le temps d'allaiter, de faire les courses et de cuisiner de bons plats de saison avec les produits frais du marché.

    Et le retour de manivelle risque de faire mal aux statistiques...

  • Be Slow Food à Bruxelles ces samedi 29/03 et dimanche 30/03...

    Les 29 et 30 mars, le convivium bruxellois Slow Food organise ainsi son premier week-end « Be Slow Food » (cf. ci-dessous), pour aider les Bruxellois à s’approvisionner en produits locaux de qualité, chose moins aisée en ville qu’à la campagne…

    Alors que le Slow Food International se fait de plus en plus actif à Bruxelles en termes de lobbying auprès de l’Union européenne, il se doit de montrer l’exemple en Belgique, où le mouvement peine à s’implanter. Mais les choses semblent enfin bouger. Il y a quelques semaines, on a ainsi assisté au lancement de la première Sentinelle Slow Food en Belgique, une dénomination privée destinée à soutenir la production d’un produit alimentaire en voie de disparition. Celle-ci concerne pour l’instant deux producteurs de fromage de Herve au lait cru et se veut beaucoup plus restrictive que l’Appellation d’origine protégée du Herve, qui tend à favoriser la production semi-industrielle. 

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    Cette constatation, on ne la trouve pas que dans le monde du fromage… Le procès d’Olivier Cousin devant le tribunal correctionnel d’Angers, le 6 mars dernier, a été largement médiatisé en France. La Fédération des viticulteurs de l’Anjou et de Saumur lui réclamait 5 000 € de dommages et intérêts avec sursis. Ce viticulteur d’une cinquantaine d’années basé à Martigné-Briand, dans le Maine-et-Loire, est accusé d’utiliser le mot « Anjou » sur ses étiquettes (il ose même écrire « AOC » pour « Anjou Olivier Cousin ».

    Or, producteur en biodynamie, « sans sulfite ni sucre ajouté », Cousin n’entre pas dans le cahier des charges de l’AOC, notamment parce qu’il utilise… un cheval de trait pour travailler ses 4 ha de vignes! Malin, le viticulteur s’est servi de cette affaire comme d’une tribune - et le bonhomme a un sacré bagou, comme on a pu s’en rendre compte l’autre matin alors qu’il était invité dans la matinale de France Inter. Il dénonce haut et fort le rôle des ses collègues (interprofessions et fédérations viticoles) dans « la standardisation des AOC » et surtout « la destruction des terres ». Le tribunal d’Angers rendra son délibéré le 4 juin prochain.

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    Cette histoire a passionné la France. Mais au-delà d’un petit côté Clochermerle tellement terroir qui amuse la presse parisienne, ce bras de fer est exemplaire… « Mon produit, complètement artisanal, ne peut pas entrer dans la catégorie des vins industriels. Et ne peut pas les concurrencer », affirme Olivier Cousin. Comme bien viticulteurs, il a choisi de sortir du jeu des AOC pour imaginer ses propres vins. Des vins « d’auteur », « de pays », « nature » que l’on s’arrache à l’export dans le circuit des vinothèques…

    Le Slow Food est exactement sur la même ligne avec ses Sentinelles, dont le cahier des charges est beaucoup plus strict que les appellations traditionnelles, et ce en vue de défendre une agriculture paysanne à échelle artisanale. Berceau du Slow Food, l’Italie est un bel exemple de ce qui peut être fait en la matière. On y compte en effet plus de 220 Sentinelles, regroupant plus de 1600 producteurs: fermiers, fromagers, pêcheurs, bergers, boulangers, pâtissiers… Surtout, leurs produits du terroir étiquetés « Presidii Slow Food » sont intégrés à un vrai circuit de distribution. Que ce soit à travers les chefs du réseau des « Osterie Slow Food », qui les mettent à l’honneur à leur carte, ou via la chaîne d'épiceries gourmet « Eataly », associée au mouvement.

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    Créées pour défendre les productions spécifiques à une région, les appellations existent depuis le XVIIIe siècle. Les producteurs de Porto défendent ainsi leur vin depuis 1756, lorsque le marquis de Pompal, Premier ministre portugais, créa un comité chargé de garantir un certain niveau de qualité. Le mot « Champagne » est, lui, protégé par la loi depuis la fin du XIXe siècle. Mais il faut attendre 1935 pour voir apparaître le système des AOC français, le premier au monde.

    Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et les appellations, plus ou moins officielles, plus ou moins commerciales, se sont multipliées: Label rouge, bio, AB, IGP… Tandis que les AOC s’alignent désormais sur les AOP (Appellations d’origine protégée) européennes. Mais il suffit de parler avec les producteurs, que ce soit d’huitres, de fromages, de vins, de charcuteries… pour se rendre compte des faiblesses de ces appellations, qui reposent essentiellement sur l’autocontrôle.

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    Aussi peu restrictives soient-elles, ces appellations sont par ailleurs menacées par la logique de production néolibérale. Elles sont en tout cas au cœur du Traité de libre-échange que l’Union européenne négocie en secret avec les États-Unis. Les industriels américains ignorent en effet la notion de terroir, préférant la marque à l’appellation. Ils plaident donc pour pouvoir utiliser sur leurs étiquettes les mots “Brie”, “Gouda”, “Champagne”, "Roquefort"…

    Les négociations viennent de reprendre à Bruxelles, ce 10 mars, et cette question capitale risque d’enrayer sérieusement les pourparlers. Cet accord de libre-échange transatlantique était d’ailleurs au cœur d’une rencontre organisée à Bruxelles jeudi 13 mars par l’association "Les amis de la Terre", à laquelle participait le Slow Food, pour alerter sur les conséquences de la signature d’un tel traité. Les interventions vidéo de Richard McCarthy, directeur exécutif de Slow Food USA, et d'Ursula Hudson, présidente du Slow Food Allemagne, sont à revoir en ligne sur le site Slowfood.com.

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    Cette année, « Goûter Bruxelles » a pour thème « la qualité dans nos assiettes ». C’est dans ce cadre que s’inscrit le premier week-end « Be Slow Food », consacré « à la promotion d’une alimentation de qualité, de proximité, avec une approche éthique du marché ». Ce rendez-vous des producteurs et des consommateurs se tiendra dans la Halle des Tanneurs. Au menu, une vingtaine de stands de producteurs et artisans recommandés par les différents conviviums du pays (Namur, Liège, Anvers, Ostende…) ou issus d’autres filières (Saveurs paysanes, BioWallonie, Nature et Progrès…). Mais le salon accueillera également des associations actives dans le domaines de l’alimentation durable et des entreprises « eco-friendly ».

    Par ailleurs, de nombreuses activités sont prévues, comme la projection de documentaires consacrés à la problématique (« LoveMeatTender », « Slow Food », « Les moissons du futur »…) et des micro-conférences sur le thème « Ralentir dans un monde de plus en plus virtuels », le samedi. Ou, le dimanche de 13h30 à 15h30, deux tables rondes, l’une pour les professionnels (« Vers un autre approvisionnement »), l’autre pour les particuliers (« L’accès à des produits de qualité »). Sans oublier, pour les gourmands, un apéro Slow Food suivi d’un cooking show, le samedi dès 19h, et un « slow brunch », le dimanche à midi.

    Be Slow Food, les samedi 29 et dimanche 30 mars à partir de 10h à l’Atelier des Tanneurs. 60 rue des Tanneurs 1000 Bruxelles.

    Rens. et programme complet: www.slowfoodbrussels.be.

    Les Ateliers des Tanneurs proposent un marché bio du mercredi au vendredi de 11h30 à 18h et le samedi et le dimanche de 10h à 16h.

    Article paru sur : La cuisine à quatre mains. Carnet de route de deux gourmets gourmands sur Lalibre blogs.

     

  • Ma recette de salade verte...

    Vivement le printemps qui approche et la nouvelle saison des salades ! Quand je fais une salade, j'aime bien qu'elle soit variée et qu'on découvre selon les bouchées, des saveurs variées. 

    Question goût, tous les ingrédients sont bio, évidemment. Sinon cela ne goûte rien.

    Tout est cru, sauf les haricots princesses ultra-fins, les fèves des marais et les asperges vertes, juste blanchis. Pour le reste, vous prenez tout ce qui est vert : de la salade bien sûr, mais aussi de la roquette, des jeunes pousses d'épinards, du cresson, de la cressonnette, de la salade de blé, quelques brins d'estragon et quelques feuilles de basilic. Nettoyez le tout et essorer, séparément bien sûr. On continue ensuite avec le coeur d'un céléri branche, un petit concombre, un pied fenouil femelle, un poivron vert, et deux avocats pelés à vifs, débités en fins tronçons ou en cubes. On citronne et assaisonne les dès d'avocats, et on met une vinaigrette maison sur le reste. On débite ensuite quelques petits oignons frais en rondelles assez fines et on hache menu une botte de persil plat.

    Pour encore accentuer le côté gourmand et surprise, j'utilise un pesto d'ail sauvage Bio (ail des ours) que je déverse au fond du saladier, avant d'y placer tous les ingrédients, les uns après les autres, en terminant par les légumes les plus fragile. Un peu d'huile d'olive douce, première pression à froid, de la fleur de sel et quelques tours de moulin de poivre noir et c'est prêt ! Il ne reste plus qu'à touiller et à se servir. C'est du boulot (+- 2 heures), mais quel délice, quelle fraîcheur et quelles explosions de goût ! Un pur délice, vitaminé.

     

  • Une vision juste de l'alimentation...

    The Weston A. Price Foundation est un site fort intéressant que j'aime bien consulter. Il traite des fausses idées que nous avons sur l'alimentation (véhiculées par l'industrie agro-alimentaire ou les pubs TV). La plupart des articles sont en anglais, mais certains sont disponibles en français. Ci-dessous, leur vision de ce qu'il faut manger et ce dont on doit se méfier :

    Les Recommandations Diététiques

    Mangez des aliments complets, non transformés industriallement.

    Mangez du boeuf, de l’agneau, du gibier, des abats, de la volaille et des oeufs d’animaux élevés en plein air et nourris dans les pâturages.

    Mangez du poisson sauvage (pas d’élevage) et des fruits de mer provenant d’eaux non polluées.

    Mangez des produits laitiers entiers de vaches nourries dans les pâturages, de préférence à base de lait cru ou fermenté, tel que le lait cru, le yaourt entier, le kéfir, le beurre cru ou de culture, les fromages de lait cru et de la crème fraîche ou de la crème sûre non pasteurisées (les fromages d’importation qui mentionnent sur leur étiquette « lait » ou « lait frais » sont de lait cru.)

    Utilisez les graisses animales, et surtout le beurre, sans restriction.

    N’utilisez que les huiles végétales traditionnelles—l’huile d’olive extra vierge, l’huile de sésame vierge de première pression à froid, de petites quantités d’huile de lin première pression à froid, et les huiles tropicales—huile de coco, huile de palme et huile de noyaux de palme.

    Prenez régulièrement de l’huile de foie de morue pour fournir au minimum 10.000 UI (ndt : Unités Internationales) de vitamine A et 1000 UI de vitamine D par jour.

    Mangez des fruits et des légumes frais—de préférence biologiques—en salades et en soupe, ou légèrement cuits à la vapeur avec du beurre.

    Utilisez des céréales entières, des légumineuses et des oléagineux qui ont été préparés en les faisant tremper, germer ou fermenter sous forme de levain afin de neutraliser l’acide phytique, les inhibiteurs d’enzymes et les autres substances anti-nutriments.

    Incorporez à vos repas d’une façon régulière des légumes, des fruits, des boissons et des condiments lacto-fermentés qui se sont enrichis en enzymes.

    Préparez des bouillons maisons fait à base d’os et de carcasses de poulet, de boeuf, d’agneau ou de poisson et utilisez-les sans restriction dans vos soupes, ragoûts, sauces et jus de viande.

    Utilisez de l’eau filtrée pour cuisiner et boire.

    Utilisez du sel non raffiné et des herbes et épices diverses pour varier les saveurs et stimuler l’appétit.

    Faites votre propre salade en utilisant du vinaigre non pasteurisé, de l’huile d’olive extra vierge et un petit peu d’huile de lin extraite à froid.

    Utilisez avec parcimonie les édulcorants naturels comme le miel non pasteurisé, le sirop et le sucre d’érable, le sucre de date, le sucre de canne complet déshydraté (appelé Rapadura) et la poudre de Stévia.

    Buvez du vin non pasteurisé ou de la bière avec grande modération et seulement aux repas.

    Cuisinez seulement dans de l’acier inoxydable, de la fonte, du verre ou de l’émail de bonne qualité.

    Utilisez seulement des suppléments alimentaires naturels.

    Faites de l’exercice, exposez-vous à la lumière naturelle et dormez suffisamment.

    Pratiquez la pensée positive et pardonnez facilement.

    Les Dangers Diététiques

    Ne mangez pas d’aliments industriels tels que les cookies, les gâteaux, les biscuits, les crackers, les repas tout prêts, les sodas, les sauces en sachet, etc. Lisez les étiquettes !

    Evitez les édulcorants raffinés tel que le sucre, le dextrose, le glucose, le sirop de fructose de maïs concentré et les jus de fruits.

    Evitez la farine blanche, les aliments faits à base de farine blanche et le riz blanc.

    Evitez toutes les graisses et huiles hydrogénées ou partiellement hydrogénées.

    Evitez les huiles liquides raffinées faites à partir de soya, de maïs, de carthame, de graines de coton ou de colza.

    N’utilisez pas d’huiles polyinsaturées pour la cuisson ou les pâtisseries.

    Evitez les aliments frits dans des huiles polyinsaturées ou dans des huiles partiellement hydrogénées.

    Ne pratiquez pas le végétalisme. Les produits animaux fournissent des nutriments vitaux qu’on ne peut trouver dans les aliments d’origine végétale.

    Evitez les produits qui contiennent des poudres de protéines car ils contiennent généralement des carcinogènes qui se sont formés au cours de leur fabrication; par ailleurs le fait de consommer des protéines sans les cofacteurs que l’on trouve dans l’aliment naturel peut conduire à des déficiences, particulièrement en vitamine A.

    Evitez le lait pasteurisé et transformé; ne consommez pas de produits laitiers ultra-pasteurisés (ndt : U.H.T), de lait écrémé ou demi écrémé, de lait en poudre ou d’imitations de produits laitiers.

    Evitez les oeufs et la viande de batterie et le poisson d’élevage.

    Evitez la charcuterie, les saucisses et viandes industrielles. Choisissez plutôt leurs équivalents artisanaux, sans additifs.

    Evitez les graines, oléagineux et céréales rances et incorrectement préparées que l’on trouve dans les granolas, les pains utilisant de la levure et les céréales soufflées, car elles empêchent l’absorption des minéraux et causent des dérangements intestinaux.

    Evitez les fruits et légumes en conserve, protégés par une couche de cire, ayant reçus des pesticides ou irradiés. Évitez les O.G.M (que l’on trouve dans la plupart des produits au soya, au colza ou au maïs).

    Evitez les additifs artificiels tel que le GMS (monoglutamate de sodium, ou glutamate), les protéines hydrolysées et l’aspartame, qui sont des neurotoxines. La plupart des soupes, des sauces et des bouillons tout prêts ainsi que les condiments du commerce contiennent du GMS, même si ce n’est pas indiqué sur l’étiquette.

    Les individus sensibles à la caféine et ses dérivés devraient s’abstenir de consommer du café, du thé et du chocolat.

    Evitez les aliments du commerce qui contiennent de l’aluminium tel que le sel commercial, la poudre à lever, le bicarbonate de soude, et les antiacides. N’utilisez pas de plats de cuisson et de déodorants contenant de l’aluminium.

    Ne buvez pas d’eau fluorée.

    Evitez les vitamines synthétiques et les aliments en contenant.

    Evitez les alcools distillés (ndt : par opposition aux alcools fermentés que sont le vin et la bière).

    N’utilisez pas le micro-ondes.

     Copyright: © 1999 The Weston A. Price Foundation. All Rights Reserved.

  • Une salade sans goût...

    J'ai eu le grand bonheur de déguster, il y a peu, une abominable salade grecque. Abominable car sans goût, ni saveurs. Rien. Aseptisée, pasteurisée, et fade à mourir !

    D'abord, les feuilles de salades de variétés différentes, qui goûtaient toutes la même chose, c'est à dire rien. Et aucune particularité d'une variété à l'autre ! Salades sous vide pour restaurateurs pressés de faire du pognon.

    Ensuite les olives noires, industrialisées, dénoyautées à la machine et traitées pour en adoucir le goût, aqueuses, sans huile. Bref, elles n'avaient d'olives que le nom.

    Vînt également la tomate, rouge pâle et sans aucun goût, cultivée sous serre et sans terre par l'industrie agro-alimentaire, dans un pays sans soleil et sans chaleur. En pleine saison de la tomate, faut le faire ! Et bien ils l'ont fait...

    Les rondelles d'oignons rouges auraient dû relever tout cela par leur piquant et leur croquant. Hélas, ils avaient été coupés la veille (au plus tôt) et étaient donc ramollis et ne piquaient plus du tout. Cela ressemblait à des rondelles de betteraves rouges, sans goût.

    Idem pour les concombres, marinés depuis trop longtemps, et qui avaient perdu toute fermeté, tout goût, toute fraîcheur. Et tout le reste (je pense aux vitamines et aux oligo-éléments notamment).

    Heureusement, un petit morceau de féta, pasteurisé comme il se doit, vînt donner un petit peu de goût à l'énorme assiette qui n'en avait point. Voilà où nous mène l'industrie agro-alimentaire : une alimentation standardisée, une absence de goût uniformisée et mondialisée. C'est lamentable. Et vraiment mauvais.

    Alors que si ce restaurateur achetait ses produits chez le petit producteur Bio du coin, et préparait ses plats à la minute, il aurait pu offrir une magnifique salade grecque croquante, juteuse, goûtue, aux milles saveurs et contrastes, et en plus, bourrée de vitamines, de minéraux et d'oligo-éléments, indispensables à notre santé. Et pour pas plus cher. CON-sommateur, choisis ton camp. Pour ma part, j'ai choisi depuis longtemps...

  • Les anti-oxydants...

    C'est un peu technique, mais vaut la peine d'être lu... Dans notre corps, la majorité des électrons existent par paire et sont stables. En cas de pollution, le lien entre les 2 électrons se casse, et l'atome les portant devient instable : il devient un radical libre et cherche à s'associer à d'autres électrons, atomes ou molécules en attaquant l'ADN, les enzymes, protéines ou tissus cellulaires, provoquant mutations et cancers. Notre corps, pour se défendre, fait appel aux enzymes, qui vont limiter l'action des radicaux libres, et fait appel aux anti-oxydants présents dans notre alimentation : vitamine C (fruits et légumes), E (huiles végétales), Bêta carotène (fruits et légumes jaunes, oranges, rouges et vert foncés), sélénium (oeufs, fromages, céréales complètes et noix du Brésil), Zinc (germes de blé, graines, noix, fromages et haricots) et les phytonutriments (Thé vert, vin rouge, ail, agrumes, pêches, mangues, carottes et lentilles). Encore faut-il manger ces aliments de façon à ce que la biodisponibilité soit maximale (bio, pommes non épluchées, noix non blanchies, etc.), et évitons les comprimés : un supplément chimique de bêta carotène augmente de 20% le risque de cancer du poumon ! Voilà, vous savez tout. Agissez !