vins naturels

  • Produits admis dans les vins conventionnels (AOC), bio et naturels...

    Produits et procédés admis pour la vinification :

    Des vins conventionnels et des vins issus de l'Agriculture Biologique avant 2012 : Acide citrique / Acide L(+) tartrique / Acide L-ascorbique / Acide L-malique D,L malique / Acide lactique / Acide métatartrique / Acidification par traitement électromembranaire* / Albumine d'oeuf / Ovalbumine / Anhydride sulfureux (SO2) / Auto enrichissement par évaporation* / Auto enrichissement par osmose inverse* / Bactéries lactiques / Bentonite / Bicarbonate de potassium / Bisulfite de potassium / Bisulfite d'ammonium / Carbonate de calcium / Carboxymethylcellulose (CMC) / Gomme de cellulose (CMC) / Caséinate de potassium / Caséine / Charbon œnologique / Chitine-glucane / Chitosane / Citrate de cuivre / Colle de poisson / Dichlorhydrate de thiamine / Dioxyde de silicium (gel de silice) / Ecorces de levures / Electrodialyse* / Enzymes bêta-glucanases / Fermentation alcoolique spontanée* / Flash pasteurisation* / Gélatine / Gomme arabique / Hydrogenophosphate di-ammonium (phosphate diammonique) / Hydrogénotartrate de potassium (Crème de tartre) / Levures sèches actives (LSA) / Lysozyme / Mannoproteines de levures / Matières protéiques d'origine végétale issues du blé ou du pois / Métabisulfite de potassium / Microfiltration tangentielle* / Morceaux de bois de chêne / Moût concentré / Mout concentré rectifié / Polyvinylpolypyrrolidone (PVPP) / Préparations enzymatiques (pectinases) / Résine échangeuse de cations* / Saccharose (Sucre) / Sulfate de cuivre / Sulfate d'ammonium / Tanins œnologiques / Tartrate neutre de potassium /

    Des vins Bio (qui entre en vigueur en 2012) : Acide citrique / Acide L(+) tartrique / Acide L-ascorbique / Acide lactique / Acide métatartrique / Albumine d'oeuf (Ovalbumine) / Auto enrichissement par évaporation* / Auto enrichissement par osmose inverse* / Bactéries lactiques / Bentonite / Bisulfite de potassium / Métabisulfite de potassium / Bicarbonate de potassium / Carbonate de calcium / Caséinate de potassium / Caséine / Charbon œnologique / Citrate de cuivre / Colle de poisson / Dichlorhydrate de thiamine / Dioxyde de silicium (gel de silice) / Ecorces de levures / Fermentation alcoolique spontanée* / Gélatine / Gomme arabique / Hydrogenophosphate di-ammonium (phosphate diammonique) / Hydrogénotartrate de potassium (Crème de tartre) / Levures sèches actives (LSA) / Matières protéiques d'origine végétale issues du blé ou du pois / Microfiltration tangentielle* / Morceaux de bois de chêne / Moût concentré / Mout concentré rectifié / Préparations enzymatiques (pectinases) / Saccharose (Sucre) / Sulfate de cuivre / Tanins œnologiques / Tartrate neutre de potassium / Anhydride sulfureux (SO2) /

    De la charte Demeter : Albumine d'oeuf (Ovalbumine) / Anhydride sulfureux (SO2) / Bentonite / Charbon œnologique / Microfiltration tangentielle* / Saccharose (Sucre) /

    Des vins naturels : Anhydride sulfureux (SO2)

    Quantité maximale de SO² total  autorisé  :

     

    Vins conventionnels : Vin rouge ≤ 150 mg/litre   -   Vin blanc ≤ 200 mg/litre

    Vins issus de l'agriculture biologique (avant 2012) : Vin rouge ≤ 150 mg/l  -  Vin blanc ≤ 200 mg/l

    Vins Bio (à partir de 2012) : Vin rouge ≤ 100 mg/litre   -   Vin blanc ≤ 150 mg/litre

    Charte Demeter : Vin rouge ≤ 70 mg/litre   -   Vin blanc ≤ 90 mg/litre

    Vins naturels : Vin rouge ≤ 30 mg/litre   -   Vin blanc ≤ 40 mg/litre

    Source : http://www.vinsnaturels.fr/002_dotclear/

    Bon, maintenant que vous savez, il suffit de choisir quel vin vous souhaitez boire, sans vous empoisonner...

  • Mais qu'est-ce qu'on nous fait boire ?

    Belle émission "Interception", ce matin sur France Inter, par Alain Le Gouguec, Pascal Dervieux et Lionel Thompson.

    C’est l’histoire d’un vigneron qui troque son tracteur contre un cheval de trait, un vigneron qui décide de ne plus recourir à la chimie dans sa vigne et dans son chai, un vigneron qui lâche l’AOC (l’Appellation d’Origine Contrôlée) dont il repousse les exigences pour faire du « Vin de table » ; une question d’éthique, d’éthique paysanne pour ce quinquagénaire à l’esprit bien trempé.Jusque-là, tout va bien pour Olivier Cousin.

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    Ca se gâte un peu quand ce gars de Martigné-Briand, dans le Maine-et-Loire, indique sur ses bouteilles que son vin de table est « fabriqué en Anjou » :  cette précision géographique est réservée à l’AOC.

    La Fédération viticole s’insurge, l’administration contrôle sa production, on interdit l’appellation « Vin naturel » à ce partisan du bio et de la biodynamie qui finit par être poursuivi pour « Pratique commerciale trompeuse » et pour d’autres délits du même tonneau.

    Dans deux mois, Olivier Cousin comparaîtra devant un tribunal.

    En attendant le procès puis le jugement, l’équipe d’Interception a voulu savoir ce qui définissait un AOC, ce que l’on glissait dans les barriques et que l’on omettait de préciser sur les étiquettes, la question essentielle étant : …Mais qu’est-ce qu’on-nous fait-boire ? A ré-écouter en podcast sur France Inter.

  • Dégustation du lundi 176

     

    dégustation,vins naturels,biodynamie,camembert,vins italiens,goût

    Retour au Clos, pour cette dégustation à 4, sans patte folle qui passe demain sur le billard. Premier flacon à la robe rubis clair et au nez de vin naturel, de jus de raisin, de fruits , mais pas très expressif. En bouche, c'est fondu et doux, sur des petits fruits rouges et noirs, de longueur moyenne, avec un peu de chaleur en bouche. On pense à un très bon Loire ou à un facile Côtes du Rhône et on se trompe : Chiroubles 2010 de O. Descombes en Beaujolais.

    Second flacon, à la robe identique, et au nez plus expressif et plus complexe sur des fruits compotés mûrs. La bouche est agréable, fondue, sur une belle matière et de l'acidité, et des tannins en finale. Clos Rougeard 2005 en Saumur Champigny, de Foucault.

    Le troisième flacon présente une robe noire et un nez parfumé sur une belle matière, intense, mais aussi de la finesse. En bouche, c'est vraiment très bon. On évoque un tout tout bon Languedoc. On est sur un melon au Porto un peu lardé, une très belle matière et une magnifique longueur, avec des notes de cabernet et de poivrons. Stoppa 2003 Colli Piacentini en Cabernet Sauvignon. Un vin italien bien meilleur que certains super toscans dégustés par certains il y a peu. Et, en plus, en vin nature...

    Le quatrième flacon - la déception de la soirée- aurait dû nous plaire s'il n'avait été complètement bouchonné... Fort dommage pour ce Vieux Château Certan 1990 en Pomerol. Et fort dommage pour nous aussi.

    Le cinquième et dernier flacon de la soirée présente une robe noire et un nez puissant et concentré. La bouche nous conduit en Languedoc-Roussillon, sur des notes de café. "Suis l'Etoile" du Domaine des Enfants en Vin de Pays des Côtes Catalanes. En biodynamie.

    La soirée s'acheva sur une polémique entre vins naturels et vins biodynamiques (les vins naturels sont-ils quasi tous biodynamiques?) et sur l'authenticité d'un camembert "Bonchoix" (Camembert de Normandie, AOP, fabrication artisanale, au lait cru, moulé à la louche) mais dont le texte "Camembert de Normandie" n'apparaît pas sur le flanc de la boîte. Enquête en cours.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, sous des températures bien moins clémentes.

  • Dégustation du lundi 165

    dégustation,vins naturels,vins bio,vins de soif,vins plaisirsNouveau lundi à 5 pour une dégustation à l'aveugle de 5 bouteilles. On commença par un vin naturel à la robe de jus de pommes trouble et au nez floral sur des fruits blancs. En bouche, c'est bon, mais sans complexité. Et ce n'est pas oxydatif (contrairement aux autres cuvées du même vigneron, un peu fatigantes). L'un pense à du Chardonnay, d'autres à du Chenin, et c'est loupé : on est en Sauvignon, avec cet Akéniné 2009 en Sancerre de Sébastien Riffault. 

    Le second flacon présente une robe ambrée et un nez tout à fait bouchonné. Pas de chance pour ce Clos de la Coulée de Serrant 2006 de Nicolas Joly en Savennières...

    La troisième bouteille présente une robe pourpre et un superbe nez de vieux vin, de cacao, de fleurs et de petits fruits rouges. En bouche, on est en bourgogne, sur de la dentelle, avec de la cerise, une belle acidité et un beau fruité, mais aussi avec une petite austérité en finale. C'est très aimable à boire et on pense que c'est assez vieux. Ce ne l'est pas : Les Bergers "Le vin le plus simplement" 2006 de Bernard Van Berg, vigneron à Meursault en Bourgogne Grand Ordinaire. Il s'agit de pieds de vignes plantés en 1972 sur Puligny, vinifiés par ce belge sur place depuis 2001.

    Quatrième flacon à la robe noire et au nez élégant. En bouche, c'est bon, riche, jeune, pas cuit, harmonieux et sans aucune sécheresse. Il y a un côté herbacé-gras-lardé qui plaît. Alors qu'ils se perdent en rive droite (Pavie-Macquin 2000), et un autre en Languedoc, ce Lafran Veyrolles 2000 en Cuvée Spéciale (Longue Garde) est assurément un des meilleurs Bandols dégusté au Clos depuis 5 ans. Un domaine que j'apprécie particulièrement à Bandol, et peu repris dans les guides.

    Cinquième et dernière bouteille de la soirée, à la robe foncée, mais évoluée, et au nez liégeux... Muntada 2002 du Domaine Gauby en Côtes de Roussillon Villages. Fort dommage ! Une bouteille bouchonnée la semaine passée, deux cette semaine, cela fait beaucoup...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec peut-être, quelques invités surprise. A suivre...

  • Aucune résistance, ces petits jeunes...

    Pas de dégustation à l'aveugle ce lundi soir au Clos : 3 des 5 joyeux lurons ayant été décimés hier, lors d'agapes bucoliques en Hesbaye, qui se sont achevées à l'aube... dans des effluves de vin naturel.

    Quand on rentre à 5H30, on assume. Et bien non : ils dorment ! Aucune résistance ces petits jeunes...

    C'est donc lundi prochain que nous dégusterons les bouteilles des millésimes 1995 à 2005 prévues pour ce soir.

    En attendant, je déguste un magnifique Château La Calisse 2007 en Coteaux Varois de Provence. Un magnum acheté à l'aéroport de Nice dans la zone transit cet été. C'est superbe, soyeux, fin, frais et sur les petits fruits rouges. Très belle bouteille, de quoi patienter jusqu'à lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 153

    Fort agréable dégustation ce lundi soir, à 5, en compagnie d'un lapin, avec, comme mise en bouche, Engelgarten 2007 en Alsace 1er Cru "Le Jardin des Anges" de Marcel Deiss, suivi de Burg 2007, de Gruenspiel Alsace 1er Cru 2004 "Le Jeu des Verts" et Rotenberg en Alsace 1er Cru 2004, toujours du même Marcel Deiss.

    Commença alors la dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe dorée et au nez de brioche grillée dans une ferme. En bouche, c'est sec, sur du malt, assez paysan et libre. On évoque le Jura et c'est faux : Akmèniné 2009 en Sancerre de Sébastien Riffault.

    Ensuite, un vin à la robe dorée et pétillante, au nez assez plat sur de la noix, et à la bouche pétillante, alcoolisée, sur de la noix, mais assez plate également. Ce vin a certainement refermenté en bouteille et contient encore du sucre résiduel : Anjou 2004 "Les Vieilles vignes des Blanderies" de Mark Angelli.

    Dernier blanc avec un vin à la robe claire et au nez frais de grand Chardonnay, sur des agrumes. En bouche, du beurre, de la noisette, du bois, rond sur un fruit plaisant. On est en Bourgogne. Puis, on le trouve trop rond, trop prévisible, trop caricatural, concentré mais sans grande complexité et avec un manque de gourmandise en finale, ce qui nous amène à l'étranger, et avec raison : Francis Coppola Diamond Collection Chardonnay 2009, Monterey County en Californie.

    On passe- enfin - aux rouges, avec une huitième bouteille à la robe grenat et au nez étranger pour ma part. En bouche, ce n'est pas terrible du tout : In Fine en Côtes de Ventoux du Domaine Caravinserail.

    Neuvième flacon, à la robe rubis avec des notes d'évolution et au nez d'un vin qui a vieilli trop vite, suite à un coup de chaleur. En bouche, on est sur un vin du sud, trop rond et trop riche, mais avec un beau fruit et une certaine fraîcheur. A notre grande surprise, il s'agit d'un bordeaux : De l'Ombre à la Lumière, Vin de Table Français, vinifié sans souffre, de David Poutays (en 2005).

    Les 2 flacons suivants furent dégustés côte à côte. Robe rubis identique pour les 2, avec un premier nez fort déplaisant (de lavette pour le premier et de boisé pour le second). Le second nez s'avéra plus net et sur le fruit pour le premier. En bouche, les 2 vins sont assez sévères. Le premier est moins riche et plus harmonieux, le second est lourd et boisé. Nous venons de déguster Clos Rougeard "Les Boyeux" et "Le Bourg", 2006, en Saumur Champigny de Foucault. Issus de pieds de Cabernet Franc de 77 ans, ces vins doivent bonifier encore 15 ans...

    Douzième et dernière bouteille de la soirée, à la robe noire et au nez boisé. En bouche, c'est agréable, pas trop concentré, frais, avec une finale sur le fruit. Un vin digeste, friand et sérieux : Roc d'Anglade 2007 en vin de Pays du Gard de Rémy Pédrino. On s'indigna ensuite de l'avenir de la Planète autour d'une riche Paëlla.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 149

    Nouvelle dégustation ce lundi soir, à l'aveugle, à 5, au Clos. 10 flacons à déguster : c'est un peu beaucoup, mais on y est arrivé..

    Mise en bouche avec un vin à la robe dorée et au nez équilibré, mûr et complexe, sur des hydrocarbures et des agrumes. La bouche est riche et grasse, harmonieuse et mature, florale, avec des notes de pêches et d'olives vertes. Beaucoup de chair et une belle palette aromatique diversifiée : Macabeu 2008 Château de Gaure en Roussillion. Un vin de Pierre Fabre dans la Vallée de l'Agly. Belle bouteille.

    On poursuit avec trois vins présentant un caractère commun. Le premier, à la robe dorée légèrement plus claire que le précédent, et au nez frais sur de la pomme verte, présente une bouche vive, fraîche, avec une belle longueur sur le fruit, avant de s'achever sur une finale boisée et vanillée. Il y a une belle acidité et la vivacité est remarquable : Le Chemin du Querry 2009 en Vin de Pays de Vendée du Domaine des Jumeaux, par Tard Jean-Marc. Nous sommes en Chenin.

    Le second présente une robe foncée, et un petit côté teinturier au nez. En bouche, un beau fruité, vite rattrapé par un côté plus austère et une finale sur des noyaux de cerises : Le Sang d'Yon 2009, toujours en Vin de Pays de Vendée. Nous sommes en Négrette (cépage). Un flacon à 6 euro départ propriété, hors taxes.

    Le troisième vin de la série, à la robe rubis et au nez de Pinot Noir présente une bouche nettement moins intéressante que le précédent : La Pierre aux Fées 2009, toujours en Vin de Pays Vendée.

    On continue, avec un cinquième flacon à la robe Whisky, et au nez frais, mais chaud aussi, sur de l'alcool et des hydrocarbures, avec un petit peu d'acidité volatile, et plus tout jeune. En bouche, assez surprenant : un Sauternes sans sucre, complètement sec ! Il y a une belle minéralité persistante en bouche et des notes d'abricots séchés non sucrés : Clos de la Coulée de Serrant 2000 en Savennières de Nicolas Joly. En Chenin. Voilà un flacon qui nous réconcilie avec La Coulée de Serrant. Très belle bouteille.

    Sixième bouteille, à la robe rubis. Nez de vin naturel, chaud, sur de l'alcool, et bouche de vin naturel sur des notes de bonbons acidulés et d'alcool et une finale sur des pruneaux brûlés. C'est souple et rond, mais manque de tannins : Vinum Négrette 2010 du Château La Colombière en Fronton. De Philippe et Diane Cauvin, vignerons amoureux, en biodynamie.

    La septième bouteille présente une robe foncée et un nez concentré sur une fort belle matière et de la Syrah. La bouche est riche, complète, puissante, et malgré tout facile, avec une bonne buvabilité. Il y a dans ce vin une belle harmonie, avec ces tannins fins fondus et cette longueur remarquable : Crozes Hermitage Les Bruyères 2009, Cuvée Georges Raynaud, de David Raynaud. Vraiment bon.

    La huitième bouteille présente également une robe foncée, et après un premier nez de cour de ferme qui disparaît en quelques secondes, un second nez sanguin, avec beaucoup de finesse, des épices et de la fraîcheur ravit tout le monde. La bouche est lactée, longue et fine, sur du fruit et une énorme fraîcheur. On est sur la délicatesse du fruit, avec une superbe finesse. Encore un échelon plus haut que la précédente. On parle d'une Côte Rôtie et c'est raté : Terre Des Chardons "Marginal" 2009 en Costières de Nîmes. Un vin magnifique, vivement bien conseillé par Olivier Labarde, de La Part des Anges à Nice. Ces 2 derniers vins me réconcilient avec les vins naturels...

    Suivirent les 2 bouteilles de trop : Domaine du Banneret 2005 en Châteauneuf-du-Pape de J-C Vidal, assez déséquilibré, et Domaine du Pégau "Cuvée Réservée" 2005, en Châteauneuf-du-Pape également, et encore moins bien que le précédent.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 148

    Nouvelle dégustation au grand complet ce lundi soir, avec un premier vin à la robe dorée et au puissant nez, plaisant, sur des agrumes et du coing. La bouche est grasse, riche et sèche, sur du coing, de la poire et une note de violette, avec une finale chaude, sur de l'alcool. Assez classique. On pense à du Chenin, mais sans calcaire comme à Saumur ou en Touraine. Coteaux de Loire ? Non : Roche aux Moines 2009, Savennières de Damien Laureau.

    On passe aux rouges, avec un second flacon, à la robe claire. Le nez de latrines et de réduction du début, fait place à un nez de cerises après oxygénation. En bouche, un vin naturel évidemment, légèrement pétillant : un jus sans côté fruité et sans longueur. C'est gentil, sympa, facile et en légèreté : Clos de Rouge Gorge 2009, Jeunes Vignes, en Vin de Pays des Côtes Catalanes de Cyril Fhal à Latour de France. Le problème est cette fermentation carbonique qui gomme plein de trucs, bien qu'elle amène de la fraîcheur là où il n'y en a plus. Pas de lie, pas de tannins, c'est un vin, vite fait, de comptoir, qui se boit facilement. Et pourtant vivement conseillé par Olivier Labarde de La Part des Anges à Nice. Un vin naturel comme on les faisait il y a 3 ans. Pas terrible...

    Troisième flacon, à la robe noire et au nez sanguin, mûr, sur des fruits noirs. En bouche, c'est rond, mûr, charmeur, puis sur la réserve sur la fin : c'est retenu. Tandis que notre Maître à tous pense être sur un Morey-Saint Denis 2005, et que le plus grand de nous 5 jure être chez Sylvie Esmonin (Clos saint Jacques 2005 en Gevrey Chambertin), nous devons nous rendre à l'évidence : La Source 2008, Château Vignelaure en Coteaux d'Aix en Provence ! De Mette et Benot Sundstrom, les nouveaux propriétaires suédois de ce vignoble réputé. Le côté retenu étant dû au Carignan, selon nous...

    Quatrième flacon, à la robe foncée et au nez de Syrah, avec un côté herbacé (vendanges non éraflées) et des notes de café mûr. La bouche est surprenante, acide, avec un côté âpre et de la verdeur en finale. Le Clos 2006 d'Henri Milan en Baux de Provence, l'appellation la plus Bio de France avec Hauvette et Trévallon entre autres... Commercialisé en octobre 2010. On en a déjà bu de bien meilleurs...

    Cinquième bouteille, à la robe rubis évoluée et au beau nez classique bordelais, souple et rond. En bouche, on est sur un vin fait à l'ancienne et sur un petit millésime. C'est assez fluet et court : Château Ducru Beaucaillou 1993 en Saint Julien.

    La sixième bouteille est encore moins bien, avec une robe rubis, un nez classique lui aussi, mais avec une bouche insipide, à la sapidité nulle. Ce fût du vin... Et quel vin : Grand Vin de Léoville  du Marquis de Las Cases 1993 en Saint Julien également. Fort dommage.

    Septième flacon de la soirée, à la robe rubis foncé, et au nez de bordeaux classique boisé. En bouche, c'est sec, austère, marqué par le boisé, sans aucun fruité. Tout sur le bois : Château Clerc Millon 1996 en Pauillac. Triste à mourir, alors qu'on déguste un des 70 meilleurs châteaux bordelais (sur 5.000), dans un grand millésime !

    On acheva cette dégustation avec un dernier flacon à la robe rubis, au nez de vin naturel assez concentré, et sur une bouche de vin naturel, sur du fruit, avec de l'acidité et de l'alcool, mais sans ces tannins qui me manquent à chaque fois. Mais où est donc Ornicar, en Minervois 2010 du Domaine Jean Baptiste Senat. Pas terrible non plus...

    La suite lundi prochain. Qui vivra verra.

     

     

  • Dégustation du lundi 110

    Soirée anniversaire sans le principal intéressé, grippé. C'est donc à 4 que l'on entama cette dégustation à l'aveugle, par 2 vins blancs.

    Le premier, à la robe dorée et au nez oxydatif sur de la pomme. La bouche, oxydative également, assez plate en milieu de bouche, mais avec de l'acidité qui revient en finale, avec un peu d'amertume aussi. On pense être en Loire, mais pas sur du Chenin. Château de Beaucastel 1999, vieilles vignes,  en Châteauneuf-du-Pape de chez Pierre Perrin. C'est du 100% Roussanne, et c'est assez spécial...

    Le second, à la robe identique, mais avec des reflets rosés, et au nez oxydatif, lui aussi, sur du miel et du raisin. La bouche est plus jeune, riche et très mûre, avec une belle acidité qui porte le vin, sur de la pulpe de raisin. Ce croquant de la pulpe, cette chair du fruit sont assez intéressants. Anjou "La Lune" 2004 de Mark Angeli à la Ferme de la Sansonnière. Belle bouteille.

    Troisième flacon et premier rouge, avec une robe rubis foncée, et un nez frais de Gamay sur du fruit. En bouche, un beau fruité fort agréable. On pense à un Beaujolais, dans une année chaude, et avec une macération carbonique pour donner de la fraîcheur. Touraine 2008 Premières Vendanges d'Henry Marionnet. Bouteille agréable et bonne buvabilité.

    Quatrième flacon à la robe évoluée et au nez de vieux bordeaux. En bouche, des petits fruits rouges, des tannins fondus, une belle acidité et du croquant : il se passe quelque chose. Mais il y a aussi un peu d'austérité, style gonzesse coincée : un grand potentiel dissimulé, un vin de protestant : Lagrange 1990 en Saint Julien. Cet immense domaine, racheté et replanté en 1984 par les japonais (ce qui a donné naissance au second vin "Les Fiefs de Lagrange") pousse la production un peu trop fort...

    Cinquième flacon, à la robe rubis et au nez de pinot noir, de poivre et d'épices. La bouche, en monocépage est raide et rigide, avec de la sécheresse à pleurer. Nuits St Georges "Les Pruliers" 1995 du Domaine Henri Gouges. Décidément, boire un bon Bourgogne devient fort difficile ! On dirait que la Bourgogne a traversé une grosse crise de 30 ans : ce n'est que depuis 2003 que l'on trouve des bourgognes plaisants et intéressants !

    Pas de dégustation ce lundi de Pâques : nous nous retrouverons le 12 avril pour fêter les 13 ans du Clos, avec un festival de bonnes bouteilles. Un très grand lundi, assurément.

  • Dégustation du lundi (86)

    Dégustation animée, à 5, sur le thème des vins naturels, avec  2 blancs et 4 rouges au programme. Premier flacon, à la robe jaune paille, et au nez discret (servi trop frais?). En bouche, cela bouge bien, vif, sec, puis un peu de gras, sur des agrumes citronnés, virant à l'orange sur une belle longueur : Courge Vernie, Vin de Table, d'Olivier Lemasson (Les Vins Contés), cépage Romorantin.

    Second flacon, à la même robe jaune paille, et au nez oxydatif. La bouche est plus riche, avec du sucre résiduel. Mais, comme le premier, c'est un vin jeune en phase pré-fermentaire : on aimerait bien les déguster un peu plus vieux. "Bois sans soif", toujours en Vin de Table, du vignoble d'Elise Brignot (tombé en faillite) vinifié par Olivier Lemasson, en Chenin.

    On passe aux rouges, avec un premier vin à la robe foncée, et au nez très expressif, toasté, sur du lard, avec un petit côté cuit. En bouche, il se passe quelque chose, c'est sympathique, gentil, convivial, avec une bonne concentration, sans excès : 5 Vignes 2007 de Canet Valette ,en Saint Chinian.

    Quatrième flacon, à la robe très légère et trouble: c'est louche ! Au nez, de la croûte de pain. C'est toujours louche ! En bouche, du fruit qui pétille... Après mise au frais et dégazage, un nez de noix et une bouche de noix, avec une finale pas terrible du tout : "A ma guise" 2008 en Vin de Table, du Domaine Les Terres Promises de Christophe Comor. Cépage : Carignan, dans le Var.

    Cinquième flacon : robe noire, nez fruité, bouche : du jus, en finesse, et long. "Les Laurentides" 2007 du Domaine Gramenon en Côtes du Rhône Villages. Très frais pour un vin du sud.

    Dernière bouteille, à la robe noire également, et au nez évolué plaisant, sur du fruit, puis avec des notes de réduction qui remontent. En bouche, un vin cuit, sur du champignon, un peu sec en finale. Domaine Hauvette 2003 en Baux de Provence, de Dominique Hauvette, dont on apprécie bien plus le blanc, exceptionnel.

    La semaine prochaine, soirée anniversaire à 4, sans thème défini. Ce sera certainement très bien.

  • Bien manger, bien boire, et continuer comme ça...

    Toujours dans le même journal, un article de JP Géné, prodiguant 4 conseils à appliquer lors des fêtes de fin d'années, et après. Tout d'abord, préférer le Bio, d'abord pour le goût et la santé, ensuite pour encourager la filière et signifier aux autorités et aux enseignes commerciales la demande croissante des consommateurs. Ensuite, pratiquons le harcèlement textuel, en réagissant aux étiquettes dont la liste des ingrédients, le contenu, l'origine sont illisibles : demandez au personnel du magasin de vous le lire ! On a quand même le droit de savoir si on mange des OGM, des graisses hydrogénées, et autre crasse... Seule, la pression du consommateur fera changer le comportement des acteurs de l'agroalimentaire. Enfin, sanctionnons la truffe chinoise, cette illusion bas de gamme, cette arnaque du palais, qui n'a rien à voir avec les véritables truffes françaises ou italiennes. Le quatrième conseil aborde les vins naturels, pour éviter les vins sous perfusion chimique et technologique. Bio à la vigne, naturels à la cave, ces vignerons forment l'avant-garde d'un vignoble sans engrais ni pesticides, respectueux de la terre et du raisin. Le tout est que nos papilles, habituées à certains Grands Crus, y trouvent leur plaisir et y reconnaissent un terroir...

  • Dégustation du mercredi (10)

    L'eau et le vin n'ont jamais fait bon ménage. Perrier est donc responsable du report de cette magnifique dégustation de Pomerol programmée pour ce soir. Ce qui n'empêcha pas une dégustation, à 5, dans ce bar à vins qui vient d'être repris : A bout de Soufre. On démarra par un Champagne Lassaigne "Les vins de Montigueux", en Brut, Blanc de Blancs. Magnifique. Ensuite, "You are so fine" 2007 en Vouvray de Nathalie et Christian Chaussard. Un vin tranquille, légèrement pétillant. Très bon. Ensuite les rouges, avec, pour commencer, un Mendall 2004 IV Negre-Roure, Terra Alta. Vin espagnol correct. Ensuite, un Fleurie 2007 d'Yvan Matras, qui se boit comme une bière. Cela fait penser à une vieille brune légère. Pour terminer, un Gevrey-Chambertin 2006 "En Vosne" (et pourtant bien éloigné), de Catherine et Dominique Derain. Très jeune et suret. Bref, rien de transcendantal en rouge, ce qui confirme ma première opinion d'il y a quelques mois, avec encore les anciens propriétaires. Par contre, au niveau restauration, quelques bonnes suggestions bien préparées et bien présentées. Mercredi prochain, les grands bourgognes en 2002, 2003 ou 2005. Enfin un peu de plaisir ? Qui vivra verra...

  • Dégustation du mercredi (6)

    Changement de programme, notre lascar dont on devait fêter l'anniversaire étant absent, pour cause de court séjour gastronomique improvisé dans une région viticole célèbre, en Espagne. Thème libre aujourd'hui, avec un premier flacon au nez de fruits rouges mûrs, chaud, avec de l'alcool, et une petite touche de vin naturel... La bouche, évoluée, sur du fruit, sur du Pinot noir, et avec de l'acidité. Clos des Corvées Monopole 2001 Premier Cru Nuits Saint Georges, de Roch. Atypique par rapport aux Nuits Saint Georges déjà dégustés, et avec un beau fruit et une belle finesse en le re-dégustant plus tard. La seconde bouteille, au nez de SO2, gazeux à mort, nous effraya un tantinet... Après dégazage, du fruit rouge et pas mal d'alcool. En bouche, de la cerise. Un beau fruit bien présent, mais moins fin et moins long que le précédent : L'Anglore "Cuvée des Traverses" 2007, Vin de Pays de France, d'Eric Pfifferling. Fermentation carbonique sur de la Grenache, censée magnifier le fruit. Troisième bouteille, plus classique, avec un nez rond de fruit et d'alcool, sans boisé. En bouche, un très beau fruit, bien rond, une belle fraîcheur et de la longueur : Terre d'Algues 2006 en côtes du Rhône du Domaine Richaud. La dernière bouteille, à la robe noire et au nez extrait sur un beau fruit présenta une bouche intéressante, toujours sur du fruit, sans astreignante ni trop de tannins : Le Soula 2001, Vin de Pays des Coteaux des Fenouilèdes, de Gérard Gauby et Associés. Bref, étonnante dégustation, sans thème, qui se tenait malgré tout, de par les 4 vignerons assez similaires dans leur démarche de vinification. Mercredi prochain, enfin, ce fameux anniversaire, avec un invité, qui, paraît-il, l'a bien mérité.

  • Dégustation du lundi (59)

    Intéressante dégustation du lundi, ce soir, avec 2 blancs comme mise en bouche : le premier au nez discret et à la bouche fort serrée, pas très agréable à boire, et le second, très proche, mais avec un fort beau nez, et une bouche grasse et onctueuse, sur du fruit et avec un boisé fondu fort bien intégré, porté par une belle acidité : Le vin le plus simplement 2004 et 2005 "Le Fourneau" en Bourgogne grand ordinaire blanc de Bernard Van Berg (un graphiste bruxellois, ayant acheté à Blagny de très vieilles vignes mal situées, dont personne ne voulait plus, et qui sort 600 bouteilles à raison d'une grappe par pied. Il débuta en 2004 et trouva sa voie dès 2005 : à suivre !). On attaqua ensuite les 5 rouges de la dégustation proprement dite, sur le thème du Languedoc-Roussillon : la première, au nez de CO2 et de rafles, du être dégazée et carafée une bonne heure avant de présenter un nez du Clos et une bouche fort fluide sur des bonbons acidulés : "C'est pas la mer à boire"(NDLR: ceci n'engage que le vigneron) en Côtes de Roussillon village 2006 du Domaine du Possible. Le second présenta un nez de choucroute et de baies de genévrier ! Après l'avoir secoué, ce nez de chou persista, puis s'effaça pour revenir... Par contre, la bouche s'avéra magnifique : un vin opulent et concentré sur de fins petits fruits rouges et sur une fort belle trame. On aurait dit une belle Côte Rôtie ! Faugères 2002 "Jadis" du Domaine Léon Barral, vinifié par Didier Barral. La bonne surprise de ce soir au niveau bouche. Le troisième, avec son nez d'encre et de gouache, et sa bouche morte et vide nous déçu : Mas Daumas Gassac 2002 ! Le suivant, présenta un beau nez évolué, mais boisé et classique, et une bouche trop boisée et sèche : "L'esprit de Pennautier" 2001 Château de Pennautier, Cabardès. Et pour terminer, un Rivesaltes ambré 1956 en vin doux naturel du Domaine de Rancy, avec un beau nez, un beau fruit, un beau sucre et une belle robe, mais sans nous faire décoller : anodin et manque de finesse : le reste de la bouteille finira en sauce... Lundi prochain les Beaujolais, saucissons et compagnie : thème difficile où le pire côtoie souvent le meilleur... On verra bien...