vins

  • Dégustation du lundi

    Première dégustation du lundi de 2016, à 6. Magnifique.

    IMG_1567.jpg

    Avec, dans l'ordre de la dégustation : 

    Clos Rougeard "Les Poyeux" 2010, 2008 et 2006 en Saumur-Champigny, servis en même temps, à la mémoire de Jean-Louis Foucault, dit Charly, et disparu fin 2015.

    La Cuvée de l'Enfant Terrible 2006 de Jean-François Ganevat en Côtes du Jura.

    Château La Tour Haut Brion 1990 Cru classé de Graves en Pessac Léognan.

    Clos Rougeard 2008.

    Château Haut Brion 1979 Pessac Léognan, puis Haut Brion 2003.

    Tertre Roteboeuf 2010 en Saint Emilion Grand Cru

    Ceci dit, je ne relaterai désormais plus nos agapes sur ce blog, dont ce n'est pas le thème. Peut-être vais-je créer un nouveau blog uniquement destiné à ces dégustations hebdomadaires à l'aveugle, ou peut-être le ferons-nous en commun. C'est encore à voir, à discuter et à décider.

    Bon début d'année à tous !

  • Dégustation du lundi 279

    Toute belle dégustation à l'aveugle ce lundi soir, comme on s'y attendait, pour fêter un anniversaire. Même si ce jour fût assombri par les drosophyles Suzuki qui osèrent piquer nos magnifiques grappes, laissant présager une vendange 2015 très maigre et peu qualitative, une piquette, quoi...

    Champagne pour débuter, avec un nez fin et délicat sur des noisettes et de la pelure de noix, avec un très léger côté oxydatif. Puis en bouche, on part sur le citron, finement toasté/boisé, juste comme il faut. C'est très bon : on dirait une enveloppe de Pinot Noir avec un coeur de Chardonnay. C'est un Selosse, mais en Pinot Noir, fait par un gars qui la touche bien, avec un travail intelligent d'élevage. Krug ou Bollinger ? Bollinger R.D. 2002 Extra Brut Grand Cru, composé de 60% de Pinot Noir et de 40% de Chardonnay et dégorgé le 22 octobre 2013. Tout beau.

    Premier rouge, à la robe évoluée assez claire et au nez de cuir et fruits rouges. En bouche, très agréable, encore jeune pour son âge, sur des notes de cuir rond, des notes bordelaises sans sécheresse, du cacao. Belle buvabilité bien qu'un peu maigre, avec un manque de corps et de concentration. Loire en vin nature pour moi, et trop fluet. Racines Les Cailloux du Paradis 1999 de Claude Courtois en Vin de Table Français à 12°45, en Sologne (près de Cheverny et Blois). Un des vignerons à l'origine des nouveaux vins Nature. Boire un Vin Nature de 16 ans d'âge est une première au Clos.

    Le second rouge présente également une robe évoluée et un nez sur l'amande. En bouche, toujours l'amande, avec un élevage présent mais assez d'alcool pour porter le vin. Alcool bien tenu et belle longueur pour ce Vosne-Romanée Aux Brûlées 1994 en Premier Cru du Domaine Méo-Camuzet.

    Le suivant, à la robe plus foncée, vive et éclatante, mais au disque évolué, présente un nez floral et sucré. La bouche, concentrée et sucrée nous dirige vers un millésime chaud, avec cette sucrosité qui revient en finale. Mais c'est sec, avec les fruits et tannins qui commencent à se fondre, grande puissance et manque d'un peu d'acidité. Le Gréal Hermitage 1999 de Marc Sorrel à Tain l'Hermitage.

    Déjà la cinquième bouteille avec ce vin à la robe noire et au disque légèrement évolué. Un nez de Côtes du Rhône luxuriant, avec de la vanille qui ressort à l'aération. Bouche : matière élaborée, chaleur, boisé qui ressort en finale, mais sur un beau fruité qui hélas disparaît à l'aération. Pendant que les autres se perdent en Tannat ou en Languedoc, je reste en Rhône : La Turque 2000 en Côte Brune Côte Rôtie de E. Guigal. Un peu déçus..., même beaucoup.

    On passe au suivant, à la robe noire et au nez animal avec des notes de pruneau. La bouche est très amusante, avec une attaque super riche, serrée, dense et tannique, mais aussi des fraises des bois et des fruits noirs, et du sirop de griottes. Clos Saint Jean 2009 en Châteauneuf-du-Pape.

    On acheva la dégustation avec un vin à la robe cognac et au nez très parfumé sur des notes de moutarde, de curry, de miel, de tomates, de pain d'épices, de tabac, de cannelle, et d'un brin de sauce Worcester... Une explosion olfactive. En bouche, c'est bon et long, avec de l'oxydation en fin de bouche. Mais on est perdus : vin muté ? Non. Vin jaune ? Non. Vin blanc évolué ? Non. Un vin rouge non muté de plus de 60 ans, produit que dans les tous grands millésimes : Conterno Vino Monfortino 1952 Giacomo Conterno Monforte d'Alba Piemonte d'Alba (bouteille n° 3869). Total respect, même si le plaisir en bouche n'était pas énorme.

     

    IMG_0125.jpg

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, et des nouvelles de la vendange 2015 du Clos aussi.

     

     

     

     

  • Dégustation du lundi 275

    Nouvelle dégustation à l'aveugle au Clos ce lundi soir, avec un premier vin à la robe dorée et au nez de vin d'Arbois, mais plus doux que le dernier dégusté. Fumée en bouche, sur une belle acidité et une belle vivacité en finale. Mais Arbois, ce n'est point : Domaine de Chevalier Blanc 1989 en Pessac Léognan. On s'est royalement tous plantés sur ce vin. 70% de Sauvignon et 30% de Sémillon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au remarquable nez, typé, grandiose, sur du fruit et du cèdre. La bouche est fort belle aussi, sur un Cabernet Franc bien mûr (Chinon ?). C'est fin, délicat, abouti, fondu et moelleux, sans planche à bois, sur des notes de fruits, de tomates, de tabac et de cuir. Très élégant : La Conseillante 1985 à Pomerol.

    Second rouge à la robe rubis foncé et au nez animal, sanguin, faisandé, tout en étant assez fin et discret, avec quelques notes d'herbes coupées. La bouche est très agréable sur un fruit croquant et de l'alcool, avec une belle acidité. C'est fluide, structuré, long et sur un bel élevage. Je pense à une Grenache, d'autres à une Syrah ou à une Côte rôtie bien nordique. Et on s'est à nouveau bien tous plantés : ni Rhône, ni Bandol, ni Provence, ni Bordeaux, mais un Pinot Noir 1990 ! Quelle jeunesse ! Nuits Saint-Georges Premier Cru "Les Saints Georges"1990 du Domaine Henry Couges.

    Le troisième vin, qui aurait dû passer avant, fait pâle mine : une robe noire, un beau nez de vin évolué, mais une bouche assez plate dans un millésime qui manque de maturité. Ce vin qui a quelques heures de vol est sur le déclin : Lafran Veyrolles 1987 à Bandol. Mais n'exagérons rien : on acheva quand même la bouteille. Et pour un Bandol de 28 ans, dans un petit millésime, c'est quand même pas mal.

    Rien à voir avec le rouge suivant, noir de robe, au nez étranger et chimique (je me comprends). La bouche est terriblement ronde et toujours chimique. C'est riche et sans plaisir. Pas terrible et pourtant, le meilleur rapport qualité prix mondial selon Robert Parker... Tres Picos Borsao Garnacha 2013. Avec 15° d'alcool.

    On acheva cette belle soirée sur un vin Jaune, à la robe dorée, au nez très sec sur de la noix et à la bouche très Sherry. Du caractère et de la richesse, sur un raisin bien mûr. Certains le trouvent plus traditionnel que le Tissot de la semaine passée, d'autres pas assez gourmand pour être un Ganevat. Vin Jaune 2006 "En Spois" de Bénédicte et Stéphane Tissot en Vin d'Arbois.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

     

    IMG_5519.jpg

     

     

  • Dégustation du lundi 273

    Dégustation du Clos à 5, avec le thème difficile des conserves de poissons, après avoir goûté les vins. Et, étonnamment malgré le thème, un blanc et quatre rouges ce soir, pour mon plus grand plaisir.

    Le vin blanc, à la robe or très soutenu et au nez poivré sur de la pomme et du cidre. Pas de lourdeur ni de réduction en bouche : c'est propre, rafraîchissant sur de la pêche blanche et une finale sur la tranche de pomme. Finesse, acidité, jeunesse, très plaisant avec ses plusieurs degrés de lecture. Quand le chat n'est pas là, Riesling Nature 2012 du Domaine Rietsch en Alsace. Une bouteille expérimentale avec une petite carbo. Bravo.

    Premier vin rouge à la robe foncée et au nez mûr et compté sur des fruits noirs. Bonne bouche longue et puissante avec des notes végétales sans amertume et du réglisse, et de la fraîcheur. Domaine de l'Ile Margaux 2010 Grand Bordeaux supérieur. Une île de 1000 mètres sur 300, habitée par une personne, le vigneron, qui s'occupe de ses 14 hectares de vignes. Original.

    Second rouge, à la robe évoluée et au nez bordelais. En bouche, on est reparti sur un rive gauche 85/90, très Cabernet tout en finesse. Apprenant que nous n'étions pas à Bordeaux, on évoqua Bandol, Trévallon, Chinon et même Véga-Sicilia... Clos Rougeard 1997 Le Bourg en Saumur Champigny. Pas fiers... Très belle bouteille.

    Le suivant est noir et jeune de nez sur un cassis très brut. Belle matière et beau moelleux en bouche, sur des notes de myrtilles, de laurier, de menthol et de cumin. Un beau vin en devenir : Moulin des Costes 2011 Bandol. A attendre encore quelques années, mais déjà fort bon.

    Déjà le dernier flacon, à la robe noire également, et au nez sur des fruits noirs, puis de la confiture. L'attaque est moelleuse, et la finale plus virile, sur le réglisse. C'est libre, ouvert et très beau, avec une salinité en fin de bouche, mais aussi de l'alcool. La Cuvée du Papet 2005, Clos du Mont Olivier, en Châteauneuf-du-Pape.

     

    Des Sardines Millésimées de plusieurs marques et années, du Thon Blanc à l'Huile d'Olive extra-vierge, de la Brandade de Morue, de la Soupe de Poissons de Roches et Rouille du Pêcheur (de la Conserverie du Bec Fin de Cogolin), du pain maison et des croûtons poêles à l'huile d'olive et frottés à l'ail violet de Provence clôturèrent cette belle dégustation.

    Lundi prochain, pose des filets sur le vignoble afin d'éviter la mésaventure de 2014 (les oiseaux avaient tout mangé, et donc ni vendanges, ni vin !).

     

    IMG_5209.jpg

     

  • Dégustation du lundi 271

    Belle soirée à 4 ce lundi soir, pour une dégustation du Clos, organisée chez moi. Un blanc et cinq rouges dégustés à l'aveugle, avec un premier vin à la robe claire et au nez de Chardonnay et d'agrumes. La bouche est mûre, équilibrée, sèche et minérale, pas du tout marquée par l'élevage, longue, avec de la tension : il y a tout. Petites notes de citron tout en suçant le caillou. Un Chardonnay dans un style bien droit et très précis. Meursault-Porusots Premier Cru 2012 du Domaine des Comtes Lafon. En biodynamie. Très bien.

    Le premier rouge présente une robe rubis et un nez peu jovial (style petit Bordeaux de m....). En bouche, il n'y a rien sinon du chimique, du matraquage, de la violence. Vraiment pas bon. Crozes Hermitage 2012 de Yannick Alléno et Michel Chapoutier. On comprend celui qui a amené ce flacon car l'étiquette et les noms sont alléchants. Mais c'est raté.

    Le second rouge présente une robe foncée et un nez profond sur des fruits rouges mûrs. La bouche est très jeune et le vin encore sur la réserve. Mais il est fait pour courir, c'est un vin de fumeur de Havane. Belle matière, très long, plein d'épices (origan, fenouil, thym et laurier), très garrigue. En finale, des notes de violette et de myrtilles, ainsi qu'un petit côté fumé. Ils se dirigent vers un vin composé de Carignan, Cinsault et Mourvèdre, avec très peu de Grenache et de Syrah pour ce Evangelo 2010, un vin Grec élaboré avec 92% de Petite Syrah et 8% de Viognier. Beau flacon et belle bouteille.

    Le troisième rouge est noir de robe et présente un nez de vin nature. En bouche, cela pétille un peu, sur des notes d'épices et de fruits. Des fruits bien mûrs, mais sans le côté sucré/sud. On se dirige vers un vin du nord, bien mûr et on est plein sud : Mas Del Périé La Roque 2012 Marbec. A Cahors. Pas mal.

    Le cinquième flacon de la soirée présente une robe noire également et un beau nez de fruits qui pétillent. En bouche, un vin nature, sur un beau fruit, une belle matière, juste à boire, vachement aimable, mais un peu pute en fin de bouche : la sucrosité est trop belle pour être vraie. A Pascal S. 2004 du Domaine Gramenon en Côtes du Rhône.

    La dernière bouteille, noire de robe, présente un nez sur les fraises, les groseilles et les violettes. La bouche est vraiment bonne sur un beau petit fruit pas trop mûr, avec un côté sanguin. Chaud mais très fin et juste bien extrait : Domaine de Trévallon 2010 en Vin des Alpilles.

    Prochaine dégustation du Clos à déterminer selon les présences des uns et des autres en cette période estivale.

     

    IMG_4223.jpg

     

  • Dégustation du lundi 267

    Clos20150608_1906.JPG

    Et revoilà les dégustations du Clos, après une trêve de congés, de fêtes et d'anniversaire. Un Clos à 4, l'un étant bloqué volontairement en Provence et le second bloqué involontairement à Saint-Josse.

    Robe claire, nez floral et mielleux pour le seul vin blanc de la soirée. La bouche est grasse mais vive, malgré qu'elle soit riche, ronde, sucrée (sucre résiduel ?) et mûre. Frais comme un Muscadet et gras comme un Chardonnay, mais cette fraîcheur s'efface assez rapidement et il ne faut pas trop tarder à le boire : Magic of Ju-Ju 2014 d'Agnès et René Mosse en Vin de France. Vin de négoce : parcelle de Melon Bio plantée en Anjou.

    Robe pourpre et nez de beau vin nature pour le second flacon, avec une explosion de fruits en rétro-olfaction. En bouche une belle matière bien mûre, du velours, sur une belle trame, une belle acidité et un beau fruit rouge, mais un peu tannique. Moulin à Vent 2013 d'Yvon Métras à Fleurie.

    La troisième bouteille présente une robe rubis moyen et un nez de yaourt nature aux cerises industriel. J'ignore si c'est un vin nature, mais ce n'est pas loin. En bouche, je pense à un Pinot noir ou un Gamay. Il y a un côté tannique, mais aussi un beau fruité qui plaît aux membres du Clos présents : The Hayward Cardinal 2013 Pinot Noir Stajerska Slovenia Sumo.

    La suivante, à la robe noire, présente un premier nez de crème de cassis, puis un second plus complexe. En bouche, des fruits crémeux sur un élevage discret sans bois neuf. L'alcool présent nous emmène au Sud. C'est mûr et rond. On pense au Rhône ou au Languedoc et on est dans le Gard : Les Rouliers en Vin de France d'Henry Bonneau & Fils. Grenache et Cinsault, et mélange des millésimes 2005 et 2007 pour ce flacon très plaisant.

    Le dernier vin de la soirée présente également une robe noire. Le nez, je ne sais plus. Mais en bouche, c'est sanguin, confit, tomaté, viril, sans boisé ni astringence. Fort agréable, sur le fruit. On évoque une Côte-Rôtie ou un Rhône pour ce vin du Roussillon : L'Esquerda 2012 du Domaine de Bila-Haut en Côtes de Roussillon Village de M. Chapoutier.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 261

    2 P-Y ce lundi, pour un Clos à 6, avec chacun un rouge et un demi-moelleux, à découvrir à l'aveugle.

    Le premier rouge foncé nous offre un nez fin, distingué et aérien. En bouche, une belle matière sur de la cerise et du noyau de cerise, avec des notes de graphite qui font penser à une Syrah. C'est jeune, très nature, long, sur des tannins fins : Côteaux de Bassenon 2007 en Côte-Rôtie de Jean-Michel Stephan. On est en Serine, Viognier et Syrah.

    Le second présente une robe plus claire et évoluée et un fort beau nez sur des petits fruits rouges, avec quelques notes d'élevage. En bouche, c'est soyeux, fin, avec de la sucrosité, sur du fruit et sans sécheresse. Il y a du boisé, mais il est maîtrisé. Les notes de graphite nous ramènent en Côte-Rôtie de 20 à 25 ans, et personne n'a pensé à la Loire pour ce vin très agréable : Les Varennes du Grand Clos 1990 Chinon de Charles Joguet en Cabernet Franc de pied. Une grande bouteille, dans une grande année.

    La troisième bouteille, à la robe plus foncée, présente un nez assez particulier de fromage, selon un grand connaisseur. En bouche, une fort belle attaque sur le fruit, une matière phénoménale, des fruits noirs sur une belle acidité et un boisé de terroir fondu. La bouche est très ouverte, avec de la fraîcheur, mais c'est moins dentelle et moins long que le précédent. Nous pensons à un grand Château bordelais en rive gauche dans une année chaude, et c'est un rive droite : Château Cheval Blanc 1986 à Saint Emilion. Fort beau vin.

    Le rouge suivant est noir de robe et présente un nez chaud et concentré sur du café moulu et des notes de fumée. En bouche, de superbes fruits noirs, une fort belle matière sans alcool et de l'extraction pour ce vin jeune, fermé pour le moment : Domaine de Trévallon 2007, en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Un des meilleurs millésimes de Trévallon, à regoûter dans 10 ans. Ceux qui ont dit "si c'est Trévallon je passe sous la table" l'ont fait.

    Le cinquième rouge de la soirée, avec sa robe noire et son nez de vernis et de volatile nous offre  une bouche ensoleillée sur de la finesse, de la sucrosité et un peu d'amertume (rafles).Il y a d'abord cette acidité, puis une longue finale sur des fruits noirs : Réserve des Célestins 2009 en Chateauneuf-du-Pape d'Henri Bonneau & Fils. Un des 2 vins que Chave adore avec Rayas. Point barre.

    Le dernier rouge nous offre également une robe foncée, mais évoluée, et un très beau nez sur de superbes petits fruits mûrs. La bouche, avec sa minéralité métallique, est magnifique, avec une belle longueur sur des fruits. C'est fin, élégant, porté par une belle acidité hyper pointue, fruit d'un terroir ciselé. Cuvée Marie Beurrier 2005 en Châteauneuf-du-Pape d'Henri Bonneau & Fils. Fantastique.

     

    dégustation,vins,partage,découverte,terroirs,mémoire

    On poursuit avec les moelleux (quel courage !) et un premier vin à la robe trouble abricot et au nez discret avec un côté volatile dérangeant. La bouche est explosive, riche sans alcool, avec d'abord un côté malt et tourbe, puis sur de la confiture d'abricots portée par une acidité remarquable. On pense à un Chenin. L'Arcane à Sucre 2010 en Vin de France de Didier Chafardon. Un des plus beaux millésimes de liquoreux  en Anjou, avec un développement intense d'un botrytis parfait. Beau flacon !

    Le second, avec sa robe cognac et son nez tourbé de Whisky, de résineux des Alpes ou de Cèdre du Canada nous laisse perplexe. Il faudra déguster le troisième vin, puis revenir à celui-ci pour se rendre compte qu'on parle de la même chose et que c'est le même vin : Sul Q 2007 de Jean-François Ganevat en Vin de Table dans le Jura.

    La troisième bouteille présente une robe similaire et un nez de caramel et des notes de vernis. La bouche est incroyable, longue et complexe sur des pâtes de fruits mûrs. Il y a un côté café, botrytis, Sauternes (non stéréotypé) : Sul Q 2004 de Jean-François Ganevat en Vin de Table, une bouteille déjà dégustée au Clos. 240 bouteilles produites.

    On poursuit avec un vin à la robe Cognac/Armagnac et un nez de raisin très prononcé (Muscat noir ou Muscat d'Embourg). La bouche part dans tous les sens, c'est moins maîtrisé. On préfère le nez à la bouche : notes d'austérité, de thé, tanniques... On pense à un très vieux Sauternes des années 60 pour ce  Clos Saint Urbain 1993 en Alsace Grand Cru du Domaine Zind Humbrecht.

    Je passe rapidement sur le Château La Tour Blanche 1998 en 1er Cru de Sauternes de la Donation Osiris, sulfité et chaptalisé à mort, sans équilibre en bouche et pas bon. 

    Le dernier flacon de cette soirée de dégustation au Clos nous offre un nez sur des pommes fumées, mais aussi sur de la térébenthine. La bouche est super bonne et gourmande, sans volatile, sur une belle acidité. Goutte d'Or 1990 en Vouvray Moelleux du Domaine du Clos Naudin. 

    L'originalité du Clos Naudin est de produire, lorsque les conditions sont réunies, une cuvée particulière : la Goutte d'Or. Et l'exigence de Philippe Foreau et celle de son grand-père ont conduit le domaine à ne produire cet élixir que deux fois, en 1947 et en 1990. Ce qui en fait le vin le plus rare du monde. 

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. 

  • Dégustation du lundi 260

    Ceps taillés ce lundi dans le vignoble (merci Polo) et 2 anniversaires à fêter pour cette 260ème dégustation à l'aveugle du Clos, exceptionnellement à 5 + 3 invités.

    Après avoir dégusté un cabernet sauvignon vinifié par nous en 1998 (premier essai de vinification), qui se goûte encore fort bien, on entama la soirée avec un vin à la robe rubis clair, et au nez de petits fruits rouges qui pinotent. En bouche, c'est fruité avec des notes de rafle, mais c'est rond, mûr et long, et stylé à l'ancienne : Clos des Vignes du Mayne, Cuvée Auguste 2009, Bourgogne de Julien Guillot. Un vin du nord mâconnais, en biodynamie depuis 1998.

    Etrangement, on passe alors aux blancs avec un premier flacon à la robe claire et au nez de pêche de vignes. En bouche, des notes d'agrumes, une fort belle acidité et un beau vin de soif. On évoque la Rousette et c'est de l'Altesse : Argile Blanc 2013 du Domaine des Ardoisières, en Vin des Allobroges de B. Omont à Saint Pierre de Soucy (en Bio).

    Le second blanc présente une robe paille et un fort beau nez de pierre à fusil et d'abricot mûr du sud. La bouche est très minérale, puissante, sur des notes de beurre noisette et avec un beau côté salin. C'est fort beau mais un peu lourd et fatiguant pour certains : Bananti Pietramarina Etna 2004 en Bianco Superiore, Sicilia.

    On repasse aux rouges avec une bouteille au nez bourguignon avec une petite charge boisée. La bouche est assez classe, mais aussi assez marquée par l'élevage, ce qui nous plaît moins : Fixin 1er Cru Clos Napoléon 2010 en Monopole, Grand Vin de Bourgogne du Domaine Pierre Gelin.

    Si je lis les commentaires laissés il y a un an sur le site La Passion du Vin à propos du flacon suivant, cela donne ceci : "La robe est foncée, le disque légèrement tuilé. Le nez riche sur la cerise griotte très très complexe avec un coté viande mais pas gibier, un coté 4 épices. L'attaque en bouche est équilibrée, ronde, presque suave et les tanins sont d'une exceptionnelle douceur, très ronds. Le coté un peu viril du mourvèdre a totalement disparu ce vin est tout en finesse. La finale est enlevée avec une belle tension presque agrume. Superbe vin." C'est beaucoup plus juste que ce que j'ai entendu (trop riche, trop boisé, pas assez de finesse, servi trop chaud, au suivant). Ce magnifique flacon fût achevé entre connaisseurs et en gagnant encore à l'aération : Pibarnon 2000 à Bandol.

    Le vin suivant est noir et présente un nez chimique (pour moi). Il y a de l'alcool, de la colle au scotch et un volatile assez élevé. Par contre, la bouche est fort belle, sur une magnifique matière. C'est très concentré, mais il gagne à l'aération : Pour mon Père 2013 du Domaine de Gaure en Vin de France. Un vin nature (Carignan 55%, Syrah 30%, Grenache 5% et Mourvèdre 10%).

    On passe rapidement sur les 3 flacons suivants : Matsu El Recio 2011 Toro Tinto, Espagne (boisé, réglisse et vanille : pas bon du tout), Château Laroque 2009 en Saint Emilion Grand Cru (terrifiant, boisé, fluet, sans longueur) et Tre Vie Vino Rosso Italia (volatile, perlant, trop sucré, simpliste et pas très complexe).

    La soirée s'acheva sur un Champagne au nez à dominante de Pinot noir. La bouche est moins vineuse que ne le présageait le nez. Il manque un peu d'ampleur, est posé, assez vieux mais reste sec en finale : Champagne Brut Nature 2006 de Louis Roederer. 2/3 Pinot Noir et 1/3 Chardonnay pour cette bouteille mise en valeur par Starck.

    Je trouve que nous avons été fort durs ce soir. Lundi prochain, retour de l'autre P-Y avec une bouteille de rouge et une demi bouteille de moelleux pour chacun. Qui vivra verra.

    FullSizeRender 62.jpg

     

     

  • Dégustation du lundi 257

    Reprise des dégustations du lundi après cette semaine de vacances pour certains. Chez moi, à 3.

    On débuta les hostilités avec un vin rouge à la robe rubis et au nez de vin nature civilisé. En bouche, un bon petit vin d'attaque, léger et sur le fruit. Perlant aussi. On évoque un Gamay. Y'a bon The Canon 2013 en Vin de France, une cuvée de négoce d'Anne et Jean-François Ganevat. Un Gamay importé du Beaujolais mélangé à 17 autres cépages oubliés du Jura.

    On passe aux choses sérieuses avec un vin blanc à la robe or et épaisse et au nez de vin ouillé du Jura sur des notes de noix fumées, de citron doux et de fleurs. En bouche, on est sur un fruit gourmand sans que les notes de noix ne prédominent. C'est très beau : Arbois Pupillin 2003 de Pierre Overnoy en Arbois. La cire jaune sur la bouteille indique qu'on est en Savagnin. 9 ans et demi d'élevage pour cette bouteille, et la même chose à patienter avant de la boire selon Pierre Overnoy, soit en 2022 !

    On poursuit dans le sérieux avec un vin rouge à la robe foncée et au disque évolué. Un nez de vieux Bordeaux, très parfumé (groseille, framboise, rose et cerise/kriek) avec encore du fruit ! En bouche, du vieux cèdre et un boisé contenu sur de la groseille et des boutons de rose. Et plus il s'aère, plus il passe de vieux vin à un très bon vin, sans aucune lourdeur et avec un belle vivacité. Je pense à un Léoville Las Cases 1982, le second évoque un Mission Haut Brion 1985, et on n'est pas à Bordeaux ! Sassicaia 1983 Tenuta San Guido Bolcheri Vino da Tavola. Une copie conforme de Lafite Rothschild au niveau encépagement. Superbe.

    J'avoue avoir fait un peu baissé le niveau de la dégustation avec les 3 flacons suivants, dégustés en même temps. Les 2 premiers ont un robe un peu plus évoluée que le troisième. Le premier présente un nez de vieux vin mais sympa et expressif. Par contre, ce n'est pas fort plaisant en bouche, avec des notes d'alcool de noix : il est passé. Le second est celui qui plaît le plus, avec son petit côté mentholé. Mais très vite, un défaut apparaît : ce n'est pas bouchonné mais il y a un souci... On se rabat donc sur la troisième bouteille, riche, concentrée, opulente sur un beau fruit, tannique aussi sur du pruneau. Ce vin a tout et il en impose, bien qu'il soit bu trop jeune.

    Nous venons de déguster les 2 premiers millésimes du Domaine Castell Ryenoard (1989 et 1990) et Le Clos Castel 2009 du Domaine Castell Ryenoard à Bandol. C'est intéressant de voir le vin normal des premiers millésimes et la magnifique Cuvée Spéciale récente : quel chemin parcouru !

     

    IMG_0767.JPG

    Et comme on était en forme, on poursuivi avec un Moulin des Costes 2011 du Domaine Bunan, très beau et prometteur avec sa belle matière, et un Val d'Arenc 2011 plus léger et fruité, avec un petit côté lacté. Tous les 2 à Bandol.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain !

     

     

  • Dégustation du lundi 256

    A nouveau une fort belle dégustation du lundi, à l'aveugle, à 4, avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez de coing et de rhubarbe. En bouche, c'est précis, avec de la concentration, de la nervosité, un brin d'exotique sur de l'abricot confit, mais néanmoins très bon. L'intensité fruitée est bien présente et cela rebondi en bouche pour s'achever sur une finale saline : c'est dynamique et très intéressant à déguster. On est ni en Loire, ni dans le sud : Grand Cru Zotzenberg Sylvaner 2010 du Domaine Rietsch en Alsace. Fort beau flacon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis foncé et au nez lacté sur des fruits rouges. La bouche est également lactée sur une belle trame de tannins fins, avec des notes de noyaux de cerises. C'est léger et frais, mais manque de gourmandise car pas assez de fruits. Un beau vin de soif. On pense Loire ou Beaujolais alors qu'on est en Cahors ! Tu vin plus aux soirée de Fabien Jouves à Cahors. On est en Cabernet Franc et Malbec.

    Le second rouge présente une robe noire et un nez sympathique et avenant de vin bordelais. En bouche, c'est très engageant, très rond (sans barrique neuve) mais cela ne s'envole pas : une bonne chair tout autour, mais il manque le fruit au milieu. On s'attend à une deuxième vague et on l'attend toujours, comme des Sioux. Il manque le côté gourmand... Château Petit Bocq 2000 en Saint Estèphe. Ils devraient refaire comme au 19ème siècle : couper leur vin avec une Syrah des Côtes du Rhône. Ce serait parfait.

    La bouteille suivante nous offre une robe encore foncée marquée par l'évolution et un nez de vin évolué mais engageant, avec son côté sanguin et boîte à cigares. En bouche, un vin rond, généreux et élégant, avec plus de fruit et de gourmandise que le Las Cases 82 de la semaine passée : Château La Lagune 1982 Grand Cru Classé en Haut-Médoc.

    Le quatrième rouge présente une robe noire et un nez charnu mais discret. Pas trop de fruits en bouche et une finale asséchante qui le rendent moins plaisant à boire que le précédent. Troplong Mondot 1990 en Grand Cru Classé à Saint-Emilion. Beaucoup moins de plaisir malgré ses 98/100 de Parker.

    La sixième et dernière bouteille de la soirée nous présente une robe rubis foncé bien évoluée et un nez vachement plus jeune, avec de l'alcool. La bouche est fort belle avec de la sucrosité, un fruit croquant et un côté sud/alcool qui tient sur la longueur. C'est un vin généreux de 15 à 20 ans en Châteauneuf-du-Pape. Exact : Clos des Papes 2000 en Châteauneuf-du-Pape.

     

    dégustation,clos,vins,cépages,terroir

     

    Pas de Clos lundi prochain, vu les vacances. Ce sera donc le lundi d'après. Patience, patience...

     

     

  • Dégustation du lundi 241

    Très belle soirée de dégustation à l'aveugle du Clos, ce lundi soir, pour fêter un anniversaire. Dix flacons à 5, dont quelques admirables bouteilles obligées d'être consommées jusqu'à la dernière goutte, expliquent le retard de ce compte-rendu...

    On débuta les festivités par un vin à la robe or et au premier nez de pommes et de cidre, puis plus complexe. La bouche, assez massive pour un premier vin, est sur du Chenin structuré, salé, fumé. C'est tendu et sec, avec des notes de fûts de Whisky : Initials BB 2011, le meilleur des Bonnes Blanches d'Agnès et René Mosse, en Vin de France.

    Le second flacon présente une robe plus claire et un nez de beau Chardonnay classique. En bouche, on est sur un grand bourgogne blanc, avec des notes de champignons, de la vivacité, de la fraîcheur et une très belle finale : Champ Gain Premier Cru 2009 en Puligny Montrachet de Benoît Ente, produit à 1770 bouteilles. Son frère Arnaud fait encore beaucoup mieux, mais c'est plus cher.

    On passe déjà aux rouges Langue tirée avec un vin à la robe noire et au nez complexe, sur des fruits mûrs, de l'humus, des sous-bois et une pointe d'alcool. En bouche, on pense au cabernet, mais c'est très sec. Une sécheresse typique des vins de Bordeaux. Château Gombaude-Guillot 2008 à Pomerol en Bio (Ecocert). Dommage pour ce dernier Gaulois du vignoble bordelais, entouré de grands domaines prestigieux : voir le film Vino Business d'Isabelle Saporta, ou lire le livre, épatants tous les deux.

    On poursuit la dégustation avec un vin à la robe encore plus noire et au nez gigantesque. C'est fruité dans la chaleur, avec un côté tannique. On est sur du pruneau, mais avec de la fraîcheur. Certains pensent à un bon Cahors ou à un bon Madiran. Moi je suis plutôt sur un bon Roussillon. Pour mon Père 2012 du Domaine de Gaure. Carignan 50%, Syrah 20%, Mourvèdre 20%. Cela fait 90, et c'est bon comme cela...

    Cinquième flacon de la soirée, à la robe évoluée et au nez noble de vieux bordeaux. En bouche, on est libéré du côté sec que le nez pouvait laisser entendre : elle est fruitée, fondue, fraîche et longue, avec de la pelure de noix en finale. Il y a aussi du cuir et des arômes tertiaires, et c'est très beau. Vega-Sicilia "Unico" Consecha 1962 en Ribeira Del Douro (bouteille n° 49436 sur 80.000). Extraordinaire pour l'âge du flacon : aucun bordeaux n'arrive à ce niveau.

    On poursuit les festivités avec un vin à la robe noire et au même type de nez que la précédente, mais en beaucoup plus jeune. Certains évoquent un Vega-Sicilia (maturité, soleil, notes lardées). En bouche, une droiture bordelaise avec une maturité méridionale, sur le fruit et la fluidité : Domaine de Trévallon 2007 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Une magnifique bouteille dans un incroyable millésime. Il faudra attendre 20 ans avant d'ouvrir les suivantes...

    Le septième flacon nous offre une robe trouble et plus claire, sur un nez de vin nature. La bouche est exemplaire, fruitée sur une belle acidité : Cobero 2011 en Espagne. C'est court, mais là, je cuisine et ne prends donc plus de notes... Ce qu'on en dit : "Su nuevo vino huele a frambuesa en pimienta, con acordes frutales de manzana y baya de saúco, y vegetales ácidos y frescos. Ágil y vibrante, cae acelerado en el paladar con una tensión sorprendente".

    Le vin suivant présente une robe rubis et le nez d'un grand clos bourguignon sur un beau fruit. La bouche confirme un beau Pinot noir, qui se goûte bien : Morgon 2011 Côte du Py de Jean Foillard en Beaujolais ! On est donc sur un Gamay...

    Le 9ème flacon a une robe cognac, et tous reconnaissent là, malgré l'heure avancée, un tout grand vin moelleux. Ce qui est heureux.C'est confituré, sur de l'abricot, avec une fort belle acidité et sans aucune lourdeur : Château d'Yquem Lur Saluces 1988 en Sauternes. Une magnifique bouteille dans un fort beau millésime (supérieur à 1986, 1989 et 1990 selon un connaisseur).

    J'ignore qui a eu l'idée saugrenue (mais je devine qui), d'ouvrir une dixième bouteille pour clore cette longue soirée plus arrosée que de coutume, et, tout ce que je peux en dire, c'est qu'il me semble que c'était un vin argentin, sans caractère particulier...

    La suite des dégustations du Clos lundi prochain, en plus calme.

     

    photo.JPG

  • Dégustation du lundi 235

    Dégustation du Clos à 4 ce lundi soir, notre 5ème luron ayant enfin retrouvé la terre ferme, et même un rude terre à terre avec sa marmaille, son épouse s'étant envolée à son tour, à l'étranger.

    Premier vin, blanc, à la robe paille et au nez boisé, riche et beurré. La bouche est fort acide, poivrée et boisée sur du citron et un côté beurré qui nous conduit vers un Chardonnay. Mais nous ne sommes pas en Bourgogne : Chardonnay 2011 Côte de Caillot en Arbois Pupillin du Domaine de la Borde de Julien Mareschal en vin nature.

    On passe aux vins rouges avec un vin à la robe noire et au nez sur des notes évolutives assez agréables et un côté vert. La bouche est concentrée et tannique, sur du poivron vert. On pense à un cabernet de Loire. Anjou ? Chinon ? Non, Saumur : Clos Cristal Batifolle 2010 en Saumur Champigny. On est en Cabernet Franc pour cette bouteille de Denis.

    On poursuit, avec un vin à la robe foncée et au disque un peu évolué. Le nez, très beau, est sur le café, le cacao, et un côté animal. Par contre, en bouche, on est plutôt sur de l'alcool, de la sucrosité et un côté sud qui fatiguent : Clos de l'Oratoire des Papes 2009 en Châteauneuf-du-Pape. 14°5 pour cette bouteille de Goldy.

    Quatrième flacon, à la robe noire, avec un cépage teinturier qui laisse des traces rouges sur le verre. Nez moins plaisant que lors de la dernière dégustation de ce vin. Bouche trop puissante (15°) sur de l'alcool et du sucre, mais par contre, aucun boisé et un fruit croquant : Es d'Aqui Red is Dead 2012 "Adieu Youri" en Vin de France (Corbières) de Jean-Louis Pinto. On est sur un Carignan de 40 ans, planté à 300 mètres d'altitude, en vin nature pour cette bouteille de Yannick.

    Le dernier vin rouge de la soirée présente une robe noire et un nez sur des pruneaux, de la torréfaction, un soupçon de noyaux de cerises, des fruits noirs et du menthol. En bouche, une belle matière et une belle concentration, plus complexe que le précédent, avec un élevage mentholé recherchant la fraîcheur. Saint Sauveur 2010 de l’Abbaye de Lérins IGP Vin de Pays de Méditerranée. On est sur de vieilles vignes de Syrah.

    On termina cette dernière dégustation au Clos avant les vacances avec un vin à la robe orangée et au nez classique sans être explosif. Belle matière en bouche, avec un beau côté huileux, une belle onctuosité, sans être écoeurant. Texture remarquable, belle fraîcheur et aucun excès pour ce Château Sigala-Rabaud 1990 1er Cru Classé en Sauternes.

    20140623.JPG

    Peut-être une dernière dégustation du Clos lundi prochain chez moi, sinon, au retour des vacances. 

  • Dégustation du lundi 234

    Dégustation à 4 ce soir, le cinquième s'étant offert une envolée gastronomique au Cinquantenaire, en bonne compagnie. Deux vins blancs et trois vins rouges au programme de ce soir, avec un premier flacon à la robe claire et au nez fruité-floral et quelques traces d'hydrocarbures, tout en finesse. Une belle attaque, tempérée par un petit creux en milieu de bouche (plus plat et aqueux) avant de revenir sur une fort belle finale, toute en longueur. Roditis 2013 Pella Vin Blanc IGP Macédoine (Grèce).

    La seconde bouteille nous offre une robe claire un peu plus soutenue et un nez floral discret. La bouche est fort citronnée, avec en plus, ce petit côté fromage de chèvre sec qui fait penser au Jura et à Tissot. Et c'est exact : Empreinte 2012 Chardonnay en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot.

    Premier rouge, à la robe foncée et au nez peu expressif. En bouche, c'est chaud, sud, sur de la garrigue et de l'alcool. Il y a des traces de vanille et une recherche de puissance, mais sans fraîcheur et trop sucré. On pense à un Peyrose ou un autre Domaine phare du Languedoc : c'est un Richeaume tradition 2011, en Vin de France. Rien à voir avec le Richeaume 2009 Cuvée Columelle, dégusté il y a quelques semaines au Clos. Assez décevant.

    Le second rouge présente une robe noire et un nez complexe, avec un soupçon de réduction, du cassis, de l'animal, des notes de café et de cacao. En bouche, c'est beaucoup plus plaisant que le précédent, long, avec encore quelques tannins mais non asséchants. C'est un vin du Sud, mais propre, sans excès d'alcool, qu'ils verraient bien sur un beau morceau de viande. Ils sont en Rhône, puis en Languedoc, puis au Sud-Est. Tous les pays y passeront, puis tous les continents : une première au Clos, avec ce vin brésilien de circonstance ! Quinta Da Seival 2008 Casto Portuguesas de Miolo Campanha-RS-Brazil.

    Pour la petite histoire : "Premier vin brésilien élaboré à partir de cépages portugais autochtones. L'assemblage des trois cépages confère au vin un goût à la fois puissant et facile à boire. 

    L'histoire de la famille Miolo débute au Brésil en 1897 quand Giuseppe Miolo, prend possession d'un vignoble dans la vallée de 'Vale dos Vinhedos' près de Bento Gonçalves au Nord-Est de Rio Grande do Sul. Sur ce vignoble de 30 ha , la famille Miolo cultive des raisins d'une grande qualité. Après avoir vendu leur récolte pendant plusieurs années, Adriano Miolo, l'oenologue de la famille, décide, à partir de 1990, de vinifier lui-même leurs raisins, avec l'aide de l'expert oenologue, mondialement reconnu, Michel Rolland. Ce mariage entre le savoir-faire du terroir brésilien et les techniques modernes oenologiques s'avèrent être très réussi, car le domaine Miolo produit des vins d'une qualité encore jamais vu au Brésil." Vin acheté sur le site lespassionnesduvin.com

    La dernière bouteille de la soirée présente également une robe noire mais au disque évolué et un nez peu commun, à l'italienne. En bouche, c'est la même chose, à l'italienne, avec des tannins un peu rèches en fin de bouche. Nous ne sommes pas en Italie, mais encore en Grèce, chez le même producteur que le premier vin blanc de la soirée : Bucephale Xinomavro 2007 IGP Macédoine, en Grèce.

    La suite des aventures du Clos à 5 dès que notre comparse aura atterri. Bonne semaine à tous.

    photo.JPG

     

  • Dégustation du lundi 229...

    C'est avec un peu de retard que je rends compte de notre dernière dégustation de lundi passé. J'ai été quelque peu débordé ces derniers temps...

    6 bouteilles de rouge pour ce Clos à 5, avec une première bouteille à la robe écarlate et au nez de fruits rouges sur une légère réduction, pour virer, une heure plus tard, sur de l'orange confite... En bouche, c'est un beau jus, sur le fruit, mais c'est simple et peu qualitatif. C'est citronné, vif et frais. On pense à un Gamay et on y est : La Pause 2011 en Vin de France de Laurent Saillard, vigneron à Pouillé en Tourraine. Cà ou une bonne Cantillon...

    Second rouge, à la robe plus foncée, et au nez de Reblochon Fermier des Alpages, avec de la réduction aussi. En bouche, l'attaque est assez sucrée et fruitée, puis des notes poivrées et un peu d'astringence mûre en finale, sur une belle concentration. On pense à une Syrah ou à un Cabernet franc de Loire : Le Gros 2011 en Anjou d'Agnès et René Mosse. Cépage : Grolleau noir.

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez de vin nature sur du citron. La bouche, acidulée, est gentille et correcte, mais il ne faut pas réfléchir avec un "vin" comme celui-là : vin de comptoir sans prétention. Régnié 2010 en Beaujolais du Domaine Christian Ducroux en Biodynamie. Vin à 6,50 euros la bouteille, départ propriété. Trois d'entre-nous adorent ce vin, les 2 autres pas trop. Cà ou une bonne blanche, on prend la blanche...

    La quatrième bouteille présente une robe évoluée et un nez plaisant et construit. Belle attaque, belle longueur, pas de sécheresse : c'est un bon vin. Il est âgé. On abandonne le côté fruité et jovial pour quelque chose de respectable : une bouteille aboutie. Château Pibarnon 1990 en Bandol. Nous sommes 3 à l'apprécier, les 2 autres préférant de loin les 3 vins précédents...

    Cinquième bouteille à la robe grenat foncée et au nez de Syrah pour moi, avec des notes de curry. La bouche est sanguine, avec de la matière et des épices. Belle finesse : une main de fer dans un gant de velours. C'est vraiment bon et rappelle certains beaux pinot noirs qu'on déguste très jeunes, avant qu'ils ne soient nikés par les vignerons... 350 M 2011 en Saint Joseph de David Reynaud. Une très belle bouteille à 10 euros.

    Dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez mentholé, frais et fruité. En bouche, c'est doux et sucré, avec des tannins présents qui tiennent le vin, et sans sécheresse. Il y a de l'alcool, mais aussi de la fraîcheur malgré le côté sudiste : Coccigrues 2010 Saint Chinian de Yannick Polletier.

     

    photo.JPG

     

  • Dégustation du lundi 228

    Reprise des dégustations à l'aveugle du Clos ce lundi soir, à 4, après cette période de congés et de longs week ends.

    Un vin blanc ce soir, à la robe si claire qu'on penserait boire de l'eau. Le nez est sur les agrumes et la bouche sur du pamplemousse et du citron vert, avec un peu de gras qui s'étend et tapisse la bouche entière. On ne le trouve pas très complexe et on le note moins bien que lors de la dernière fois (dégustation 210) : Rubaiyat Kôshu Sur Lie 2011 MaruFuji Winery Japon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez de vin nature très prononcé, sur de la fraise et du cassis. La bouche est légèrement pétillante, gourmande, débordante de fruits. Une belle surprise pour ce Teillery Organic Wine en Cabernet Sauvignon 2013 de la Maipo Valley au Chili. Un vin importé et distribué par Delhaize.  On est vraiment surpris par la qualité de ce vin with a long and clean finish (élevage) sans sulfites.

    Le troisième flacon présente une robe aussi noire que le précédent et un nez mûr et confituré. Hélas, en bouche, on est sur un vin fort extrait avec une finale  de soupe de chêne vanillé... Et quand on le re-goûte, c'est comme si on léchait la table en bois sur une longueur de 2 mètres quarante ! Tout le contraire du précédent. Les Hauteurs, Prélude 2009 en Côtes Catalanes de Dominique Hauvette à Tarerach. Fort déçus par la vigneronne renommée, mais laissons lui le temps d'apprivoiser le Carignan. Long et pas clean du tout finish...

    Le quatrième vin présente une robe grenat foncée, un peu évoluée et un nez complexe plus ancien, plus terreux et plus sanguin. La bouche est racée, complexe, intéressante avec des tannins encore présents en finale. Très belle jeunesse vu l'évolution de la robe, et belle fraîcheur pour ce La Brûlade 2005 du Domaine de La Bégude en Bandol. Vin produit à 2.000 bouteilles sur certains millésimes seulement.

    On termina la dégustation de ce lundi avec un dernier flacon à la robe foncée et au nez sur des fruits noirs, des prunes et un côté animal. Belle fraîcheur en bouche et une finale sur des fruits rouges et des épices douces. Nous sommes agréablement surpris par ce second vin acheté au Delhaize : Les Pentes Douces 2010 du Château La Coste en Coteaux d'Aix-en-Provence. Syrah 40%, Grenache 40% et Cabernet Sauvignon 20%.

    photo.JPG

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, désormais à 5. Qui vivra verra.

  • Vino Business : le Bordelais, pire que Dallas...

    Pour la première fois, l’enquête inédite d’Isabelle Saporta, auteur du Livre noir de l’agriculture, dévoile la face cachée de nos vins et la férocité d’un petit monde raffiné où tous les coups sont permis. Car derrière les étiquettes flamboyantes se dissimulent tous les ingrédients d’un impitoyable Dallas hexagonal, animé par une poignée de winemakers rusés, avec ses rivalités, ses haines viscérales, ses intrigues et ses coups bas.

    Un document explosif sur une des gloires de notre patrimoine protégée par une loi du silence qui a résisté à tous les scandales.

    1798750_637752046280319_1092222710_n.jpg

    Vous apprendrez plein de choses sur la puissance des lobbys freinant les législations sur l'usage des pesticides (la vigne, c'est 3% des terres agricoles et 20% de l'utilisation globale de pesticides dans l'agriculture...), comment être sûr de ce qu'on boit, les magouilles foncières à Pomerol, Saint Emilion et ailleurs, l'industrialisation exigée pour les petits vignerons, qui, par manque d'espace ou de moyens, doivent arrêter et vendre leur Domaine aux plus grands, le prix honteux et démesuré d'une bouteille de vin d'un Grand Cru Classé, la folie - style Dallas - qui s'étend dans le bordelais, les nouveaux investisseurs, les tromperies sur l'origine de certains vins : vous saurez tout ! A lire.

    Livre publié en mars 2014 aux Editions Albin Michel, 256 pages, 19 euros.

     

     

  • Dégustation du lundi 226

    Soirée très spéciale à 5, ce lundi soir, pour 3 raisons. La première est que nous fêtons les 17 ans du Clos de Rouge Cloître, notre petit vignoble bruxellois, planté en 1997. La seconde est que, en même temps, nous fêtons l'anniversaire de l'un d'entre-nous. Et la troisième, est que nous avons une pensée émue pour Christine Valette ( Château Troplong Mondot à Saint Emilion) décédée ce week-end d'un cancer à l'âge de 57 ans. Une femme admirable.

    On entame la dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe rubis foncé et au nez de tomate confite et d'élevage. La bouche est bordelaise, fruitée, élevée, mais aussi un peu asséchante en finale. Je suis sur un Troplong Mondot 88, et, en fait, c'est un rive gauche 1989. Un millésime très mûr, vendangé le 11 septembre 1989 : Château Margaux 1989, Premier Grand Cru Classé, en Margaux.

    Second flacon, à la robe foncée mais au disque évolué, sur un très beau nez, concentré, sur des fruits, des notes de Porto, de pruneaux et de café. En bouche, un beau volume, une belle maturité et un bel équilibre, sur une magnifique longueur, sans sécheresse. Bouche ronde, soyeuse et harmonieuse, sur des orangettes, des cerises confites et du noyau de cerises, et sur de l'eau de vie de prunes : Château Vannières 1983 à Bandol.

    La bouteille suivante présente une robe tout aussi foncée, mais avec un disque un peu moins évolué. Un nez sur du tabac et du cigare, chaud, riche et complexe. Quant à la bouche, elle est tout simplement extraordinaire et me dirige instinctivement vers un Haut-Brion. On se rappelle le Haut-Brion 1986, magnifique, mais asséchant en finale : on n'est pas loin... Château Haut-Brion 1985, Premier Cru Classé, en Pessac Léognan. Un tout grand flacon, sans un atome de vieillesse et d'une jeunesse incroyable !

    Inutile de vous dire, qu'après cela, les vins suivants eurent difficiles, quels qu'ils soient... Le quatrième flacon, avec sa robe noire et son premier nez, concentré, sur des noix et de la vanille fraîche me dirige vers un vin espagnol ou américain. La bouche est mentholée, tendue, sur des fruits, concentrée avec ces notes de vanille qui persistent et une finale de "bonbon chimique" (je me comprends). Je pense à un 2000 ou 2001 : Vega-Sicilia Cosecha 2003 "Unico" Ribeira del Douro (bouteille n° 052262). A noter qu'à l'aération, ce côté bonbon chimique disparaît, ce qui m'aurait peut-être ramené en France...

    Cinquième flacon de la soirée, à la robe noire également, et au nez très proche du précédent, et donc, pour moi, à nouveau étranger. En bouche, on entend le plus critique d'entre-nous parler d'un vin non abouti (à cet âge-là, c'est un viol...). Certains évoquent une Syrah travaillée en Rhône Nord. Boisé marqué, mais belle longueur et acidité qui revient en finale. Triste bilan pour ce Vega-Sicilia Cosecha 2000 "Unico" Ribeira del Douro (bouteille n° 086176), toujours assommé par le Haut-Brion, majestueux et grandiose.photo.JPG

    Suite à cette dégustation qui aurait dû s'achever là, on alla rechercher un dernier flacon, à la robe foncée, au disque évolué et au nez d'épices, de noix, et assez proche de celui du Haut-Brion, mis à part les notes fort présentes de tabac. La bouche est monumentale, fort longue, sur des fruits, et très complexe. L'attaque en bouche est d'une jeunesse incroyable, avec un petit creux juste après, avant que tout ne reparte en puissance : Vino Fino Vega Sicilia Ano 1964 Unico (Bouteille 02682). Une bouteille remarquable, grandiose et exceptionnelle.

    Bref, un tout tout grand Clos, suivi d'un petit plat simple et parfait, offert par notre hôte. Un grand moment. La suite des aventure du Clos lundi prochain. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 224

    5 vins rouges à 4 ce soir, pour une nouvelle dégustation du Clos à l'aveugle, avec un premier vin à la robe rubis foncé et au beau nez typé sud. La bouche est fruitée,fraîche, sur une belle rondeur avec une pointe d'acidité. Il y a une légère amertume (rafles ou pépins), mais pas d'astringence ni de boisé. Certains trouvent des notes de Cabernet, d'autres sont plutôt sur une Syrah/Grenache/Carignan : Seul en Scène 2010, Vin de Pays des Collines Rhodaniennes de François Villard  en Syrah.

    Second flacon, à la robe noire et au nez de vieux brie, mais technique (gens qui savent faire du vin). La bouche est belle et chatoyante sur une explosion de petits fruits noirs, puis plus rien : ni longueur, ni profondeur, mais de la sécheresse. On goûte la planche, et plus on en boit, plus on a cette planche de pirate en bouche... On évoque un bordeaux entre 1995 et 2003, merloté et facile : Cos d'Estournel 2002 en Saint Estephe. Rien à voir avec les somptueux Cos d'Estournel 1985 à 1990 dégustés au Clos. Cela n'a que 12 ans et c'est grossier : no comments.

    On passe au troisième vin de la soirée, à la robe encore plus noire et au nez très expressif sur un produit brut. Un savant mélange de rhubarbe, d'épices, de fleurs (roses), avec des notes balsamiques et d'autres de cuisson, suivies d'une envolée de double cassis. En bouche, de la maturité mais sans alcool. Une belle matière, de la puissance et aune trace d'élevage. C'est gourmand, lisse et délicat, sur un fruité mûr sans excès : Terre de Chardons "Discret" 2009 en Costières de Nîmes. Beau flacon (95% Syrah et 5% Grenache) en Biodynamie.

    photo.JPG

    On change de registre avec cette quatrième bouteille à la robe claire et au nez de vieux vin. La bouche est subtile et fine sur des notes réglissées. Les vins précédents lui ont fait du tort, mais il s'ouvre de plus en plus à l'aération et des petits fruits rouges apparaissent. Ce serait parfait sur une raviole aux champignons... Tout le monde est à Bordeaux (82/85) pour ce Château Pibarnon 1990 à Bandol. A re-tester dans d'autres conditions...

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire à nouveau, mais avec des traces d'évolution cuivrée sur le disque, et au nez de vieux bordeaux, sur un cuir fruité et noble, complexe, animal et floral (roses fânées). La bouche paraît fort jeune par rapport à la robe et est fluide malgré une légère astringence (résidu des tannins lui ayant permis de vieillir correctement). Je pensais à un Saint Julien et on est en rive droite : Château Magdelaine 1990 en Saint Emilion Grand Cru Classé. Le plus merloté des premiers crus (90%), et leur meilleur millésime. Belle bouteille.

    La suite des aventures du Clos la semaine prochaine, avant de fêter, en grandes pompes, les 17 ans du Clos de Rouge-Cloître la semaine suivante.

  • Dégustation du lundi 223

    Encore une belle dégustation du Clos, à 4, avec 7 flacons à l'aveugle au programme.

    Premier flacon, à la robe foncée et jeune, présente un nez de vin nature sur du fruit et de l'alcool. La bouche est puissante, fondue et fraîche, sur une belle matière soutenue par une belle acidité. Un petit côté poivré entraîne certains vers un Cabernet de Loire, et moi plutôt vers une Syrah. C'est très expressif et très poivré : Petit Jo de La Roche Buissière en Vin de France d'Antoine et Pierre Joly dans le Vaucluse. C'est leur plus petite cuvée (+- 10 euros) et c'est génial.

    Second flacon à la robe beaucoup plus légère et avec une très légère piqûre ascétique au nez. En bouche, le vin est fané et fait penser à un petit bordeaux 85 ou 88  dans une belle appellation. Pas de chance pour cette première au Clos, en Carignan : Tahiti, Vendange Hiver Austral 2005, Vin de Polynésie Française du domaine Dominique Auroy...

    Troisième flacon, à la robe encore plus claire (quasi un rosé de Bandol), et au nez de vin nature. En bouche, cela semble chaptalisé (alors que ce ne l'est pas), court mais propre. C'est gentil. Hughes Beguet Ploussard 2011 en Arbois.

    Quatrième bouteille, à la robe noire et au très beau nez chocolaté, tomate confite et viandeux. La bouche est fraîche, ronde, pleine et longue, avec un beau fruit et de la fraîcheur, mais aussi avec une sécheresse qui tue l'apothéose en finale : pas de doute, on est à Bordeaux. Château Soutard 2000 en Saint Emilion Grand Cru Classé.

    Cinquième flacon, à la robe légère et au nez de cuberdon. En bouche, de la fraise écrasée, avec des petits fruits sur une belle longueur. C'est très aromatique. L'Anglore Véjade Cuvée Off 2012 d'Eric Pfiffering à Tavel. Une bouteille rare.

    La sixième bouteille, à la robe noire, présente un magnifique nez aussi expressif que le Soutard, et dans le même registre. La bouche est jeune et concentrée, et on lèche bien la barrique neuve, mais elle est tannique sans être asséchante, elle est enrobée. On pense à un Merlot technique en 2009 et c'est tout faux : Bergerie d’Aquino 2003 en Coteaux Varois. Un vin body-buildé à attendre encore 10 ans...photo.JPG

    Dernier flacon de la soirée, à la robe orangée et au fort beau nez d'abricot, de Corinthe et de Muscat. En bouche, un côté citronné confit fort agréable qui rend le vin frais. Pas de sirop collant, ni d'excès de liqueur : grande buvabilité. Mais manque de complexité pour ce Rieling Hugel Sélection Grains Nobles 1995 en Alsace, produit en moyenne 2 fois par décennie. La suite lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 222

    Encore une toute grande dégustation du Clos ce soir, avec un invité très sympathique et connaisseur de la chose...

    Un  seul vin blanc, ce soir, à la robe claire et au nez beurré, citronné, minéral, herbacé qui évoque la Loire ou la Bourgogne. La bouche est fraîche, avec un petit côté levuré. L'attaque est agréable, mais c'est assez mou et court, avec une bonne torchabilité quand même : Château Thébaud Clos des Morinnes 2009 de Marc Ollivier et Rémi Branger en Muscadet de Sèvre et Maine. 2009, millésime solaire, qui explique peut-être le côté mou du flacon, habituellement plus tendu. C'est un Clos Communal (ce qui représente 1% de l'appellation).

    photo.JPG

    On passa ensuite aux rouges, toujours dégustés à l'aveugle, avec un premier vin à la robe rubis foncé et au nez de petits fruits rouges croquants. La bouche présente une belle fraîcheur sur de beaux petits fruits, mais c'est assez simple, avec une finale assez légère sur des tannins mûrs et bien enrobés : Ante Phylloxera Clos de Maulévrier, Franc de pied en 2009, en Touraine. Nous sommes un peu déçus par les pieds pré-Phylloxéra de 150 ans d'âge... dont on espérait plus...

    Le troisième flacon présente une robe rubis évoluée et un nez de vieux vin sur des notes de sous-bois et d'humus. En bouche, on retrouve ces arômes tertiaires, mais aussi du fruit, une acidité intéressante, avec derrière, plein de choses qui se passent... Ce n'est ni asséchant, ni tannique, et on pense à Bordeaux avant 1990, et comme d'habitude avec ce vin, on se trompe : Vega-Sicilia Riserva Especial Unico en Ribeira del Douro (bouteille n° 010014). Il s'agit d'un assemblage des millésimes 85, 90 et 94, commercialisé en 2001.

    La robe de la quatrième bouteille est rubis foncée. Le nez est frais et complexe sur des fruits rouges, du balsamique et de la tomate confite. La bouche est superbe, sur une fort belle matière, à nouveau une belle acidité, et une incroyable longueur. On pense évidemment au même type de vin et on a raison : Vega-Sicilia Cosecha 1983 Unico en Ribeira del Douro (Bouteille 26308 sur 44.000). Le climat de ce vignoble d'altitude (6 mois d'hiver et 3 mois d'enfer) expliquent cette superbe acidité.

    Le flacon suivant présente une robe noire et un nez de lard caramélisé et épicé (cumin). La bouche est harmonieuse, sans être aussi complexe que le précédent. On est sur un vin fin du Sud, puissant, mentholé, animal, avec des notes de ratatouille et une petite pointe d'alcool en finale.On trouve également des prunes pas assez mûres et des notes d'amandes dans ce Moulin des Costes 2001 en Bandol. Une fort belle bouteille qui peut encore attendre quelques années sans aucun souci. Bouteille achetée à la première vente aux enchères à Bandol, en décembre passé, au profit du Téléthon.

    La robe du septième flacon est tout aussi foncée. Le nez nous offre du réglisse et un côté confit. La bouche est plus massive, plus intense et plus volumineuse que le précédent. Belle bouteille que certains situent à Châteauneuf ou en Italie : Château de Pibarnon 2001, à Bandol, achetée aux Caves de la Poste à Bandol.

    On achève cette dégustation avec un dernier flacon à la robe foncée et au chouette nez évolué, confit, lacté et sur un peu d'alcool. La bouche présente une très belle évolution sur le fruit. C'est un très beau vin : élégance, vérité, plaisir pour ce Château de Beaucastel 2001 en Châteauneuf-du-Pape, composé de Mourvèdre, Grenache et Syrah.

    La suite des aventures du Clos de Rouge-Cloître lundi prochain.

  • Le Dîner des Vignerons de Bandol 2013

     

    IMGP7371.jpgCa, c'est de la dégustation ! Des dizaines de bouteilles de Bandol rouge, dans les millésimes 2011 à 2003. Et les bouteilles qui voyagent de table en table, afin que chacun puisse en goûter un maximum... C'était vendredi soir, au dîner des Vignerons de Bandol. Et ils étaient tous là, dans une incroyable ambiance de fête et de bonne humeur, en attendant de pouvoir fêter, 2 jours plus tard, la Fête du Millésime 2013 sur le  port et au Club Nautique. Les 3 lauréats de ce millésime sont Gros Noré, Souviou et Terrebrune qui pourront afficher "Longue Garde" sur leurs flacons 2013. Toutes mes félicitations à ces 3 domaines qui m'ont déjà procuré tellement de plaisirs ! Et à l'année prochaine, pour le millésime 2014, sans aucun doute !

  • Bandol demain... un vieux rêve.

    Heureux ! Cela faisait des années, même plus, que je souhaitais participer à la Fête du Millésime à Bandol, et cette fois-ci, mon rêve se réalise : j'y serai !

    Le Bandol rouge et moi, c'est une longue histoire d'amour qui a débuté il y a bien longtemps quand, lors d'une séjour professionnel à Nice, j'ai découvert en déjeunant sur une plage un Moulin des Costes du Domaine Bunan qui m'a plus que séduit.

    Il n'en fallu pas plus pour que je me rende illico-presto à La Part des Anges, en acheter quelques flacons. Olivier Labarde, le patron, me fit partager sa passion pour ces grands vins, qui quand ils sont bus au bon moment, peuvent vous procurer un plaisir proche du nirvana. C'est ainsi que j'ai découvert et acheté mes premiers Terrebrune, Lafran Veyrolles Longue Garde, Pibarnon et autres La Tour du Bon, Cuvée Saint-Féréol.

    C'est à ce moment aussi que j'ai commencé à délaisser les  grands Bordeaux, rendus imbuvables par le changement de vinification (osmose inverse et boisé pour plaire à Parker), et rendus inaccessibles par une hausse fulgurante des prix. J'avais désormais bien plus de plaisir à boire un bon Bandol qu'un soi-disant très bon Bordeaux.

    Je me rappellerai toute ma vie ce Terrebrune 1993 dégusté à l'Epuisette à Marseille : magnifique, parfait, 100% de plaisir. Mais il y a aussi La Bégude, Gros-Noré, JP Gaussen, Tempiers, Pradeaux et beaucoup d'autres...

    Ma cave, composée à l'époque de 95% de Bordeaux Grands Crus Classés est aujourd'hui composée de 60% de Bandols, 35% de Côtes du Rhône et 5% de vins du Languedoc. Plus une seule bouteille de Bordeaux, un vin qui désormais me semble manquer de fruits, trop boisé, asséchant en finale. Plaisir zéro, à quelques rares exceptions près.

    Je participerai donc à cette grande fête dimanche à Bandol, mais, cerise sur le gâteau et énorme privilège, je participerai également au Dîner des Vignerons de Bandol ce vendredi soir, lors duquel des dizaines de Bandols des années 2011 à 2003 seront servis, pour notre plus grand plaisir à tous. Un fameux week-end qui s'annonce fort bien...

     

    bandol,vins,mourvèdre,cépage,climat,terroir,dégustation,plaisir,partage


  • Dégustation du lundi 213

    Nous revoilà, à 3 sans les 2 fermiers, pour une nouvelle dégustation du Clos. Nous avons pressé le Merlot et mis la vendange 2013 (Pinot et Merlot) en tourille : 15 litres de nectar pourpre qui donneront 30 bouteilles de 50cl... Quand on vous dit que la production de ce petit Clos bruxellois est confidentielle...

    On attaqua ensuite la dégustation avec 2 vins : Nowat 2009 en Côtes de Provence, du négociant Dupéré Barrera. Un vin rubis foncé, au nez avenant et franc et à la bouche fruitée sur une belle matière. On a envie de se re-servir et de vider la bouteille, tranquille. C'est à lui également qu'on doit le Bandol Cuvée India 2009 que je déguste ce soir. Elu négociant de l'année en 2010 par la RVF, pas pour rien.

    IMGP7325.JPG

    Le second vin de la dégustation présente une robe beaucoup plus claire et un nez typique de vin nature, avec un côté poivré prononcé. Je pense donc à une syrah, bien que cela pinote en bouche... Un autre est dans le Jura, alors qu'on est en Loire... Pas facile, ces vins nature, qui se ressemblent et cachent leur origine. Le Verre des Poètes en Vin de France. Millésime inconnu (lot 0011-1). Cépage : Pineau d'Aunis.

    On passa ensuite à la dégustation de 3 millésimes du Clos de Rouge-Cloître : 2005 (sans défaut, style bourgogne 1970, à la texture agréable mais prématurément vieux), 2002: (chaud, mais se boit. Style bordeaux des années 70), et un millésime inconnu et raté, sur la noix. Heureusement, il nous reste du 2009, impeccable. Et bientôt, le 2013 ! La suite, lundi prochain, à 5.

  • Dégustation du lundi 211...

    A force de boire trop de vins naturels, on se retrouve alité ! C'est donc à 4 qu'on passa cette petite soirée tranquille, après avoir passé quelques temps dans la cave (notre Chai) où se prépare secrètement la cuvée 2013 du Clos.

    Après avoir goûté un petit essai de Merlot du Clos pressé en blanc il y a 4 jours, on passa à la dégustation proprement dite, avec un premier vin à la robe rubis et au nez de vin nature frais. En bouche, un bon petit jus sur du Pinot pour certains, en Loire pour moi, avec de l'acidité et du fruit en finale. Ce n'est ni extravagant, ni une explosion de bonheur, mais c'est un cabernet franc bien fait et mûr : Francs de Pieds Chinon 2006 du Château de Coulaine en vin Bio.

    Second vin, à la robe très claire et au nez de vin d'orange, de rafles, de cèdre, avec un peu d'amandes et de Grand-Marnier. La bouche est très légère, mais n'en souffre pas trop. On est en Poulsard, ce qui explique la robe légère : Poulsard Vieilles Vignes 2011 Arbois (Jura), de Bénédicte et Stéphane Tissot, en vin nature. Ils gèrent 100 hectares dont la moitié en négoce (Les caves de la Reine Jeanne).

    Troisième flacon à la robe noire et au nez de fruits noirs mûrs, de cassis et d'herbes. En bouche, du soleil, mais aussi une superbe fraîcheur. Justesse du fruit, acidité en fin de bouche qui porte le tout, et une belle finale fruitée. Champs de la Truffière Domaine du Deffends 2007 en Coteaux Varois en Provence. Un vin que j'apprécie.

    La dernière bouteille de la soirée présente une robe tout aussi noire et un nez bizarre. Elle est bouchonnée... Fort dommage pour ce Les Creisses 2011 en Vin  de Pays d'Oc de Philippe Chesnelong que je voulais faire découvrir à mes comparses. Le chouchou des sommeliers à en croire le site Vinatis. Ce sera pour une prochaine fois...

  • On peut rêver...

    Alors qu'il fait froid, venteux et pluvieux chez nous, s'imaginer ce soir,  sur la terrasse du Mas du Langoustier, en plein été, pour savourer un somptueux repas, accompagné d'un magnifique Bandol, ou plus simplement d'un Côtes de Provence de l'île, iodé et solaire.

    rest.jpg


    Avec comme premier dilemme, le choix parmi les entrées, qui chantent la Provence :

    SOUPE DE POISSONS DE ROCHE, ROUILLE ET CROÛTONS   

    FILETS DE ROUGET POÊLÉS SUR UN FIN FEUILLETTÉ AU THYM, FONDUE DE TOMATES, CAVIAR D’AIL NOIR   

    RAVIOLI VAPEUR DE LANGOUSTINES ET DE FIGUES FRAÎCHES EN FEUILLE DE RIZ, VINAIGRETTE À LA FIGUE CONFITE 

    BEIGNET DE COURGETTE FLEUR, PURÉE DE CITRON CONFIT. 

    RAVIOLIS DE TOMATE CONFITES À LA PÂTE DE MOZZARELLA, CRÈME GLACÉE BASILIC, SALADE D’HERBES 

    Au niveau des plats (de poissons pour ma part), même dilemme :

    FILET DE LOUP RÔTI, PISTOU DE PISTACHE SOUS LA PEAU, CANNELONI D’AUBERGINE, ÉCUME DE PISTACHE 

    FILET DE SAINT PIERRE RÔTI, PAIN PERDU AU JUS DE BOUILLABAISSE, TOMATES CONFITES, ÉMULSION BOURRIDE   

    TOURNEDOS DE HOMARD, BEURRE DE ROUGAÏL FAÇON MAÎTRE D’HÔTEL, CÉBETTES GRILLÉES, ÉMULSION DE JUS DE CARAPACE 

    FILET DE TURBOT RÔTI, GRATINÉ DE JUS DE COQUILLAGE PERSILLÉ, MINI POIREAUX 

    Et on achève tout cela par un magnifique Plateau de fromages frais et affinés, au lait cru, évidemment. Avec la seconde bouteille de vin, juste avant d'aller faire une petite sieste bien méritée, à l'ombre d'un olivier, avec le clapotis de la mer toute proche...

    On peut rêver, non ? Bon, là-dessus, j'éteins le feu et vais me coucher sous une grosse couette d'hiver...

     

  • Dégustation du lundi 210

    Belle dégustation à 4 pour un nouvel anniversaire à fêter, malgré l'excès de zèle des pompiers, les problèmes du tram 94, la voiture oubliée chez la belle mère à Uccle, le magasin toujours ouvert, l'erreur de métro, un long et copieux déjeuner au Senza None, et j'en passe...

    Une première bouteille à la robe très claire et au nez aromatique sur du citron. En bouche, un miel de fleurs de citronniers. C'est gras et ample, mais assez droit, avec une fort belle acidité qui arrive en finale. C'est jeune, sur le fruit, sans traces d'élevage. Et comme le vin n'est pas marqué par l'alcool, on pense à un terroir nordique. Et on se trompe : nous ne sommes ni en France, ni en Europe : Rubaiyat Kôshu sur Lie 2011 mis en bouteilles par Marufuji Winery Co LTD au Japon.

    Le second flacon présente une robe orangée et un magnifique nez sur des fruits tropicaux bien mûrs. La bouche est magnifique elle aussi, sur des notes de mangues. C'est une caresse d'alcool. Ample, long et sec, avec une acidité bien équilibrée : Le Ruminant des Vignes 2007 en Vin de Table de France de Dominique Andiran, vigneron à Montréal du Gers du Domaine Haut Campagnau.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis claire et au très beau nez bourguignon sur des fruits rouges. La bouche est soyeuse, délicate, avec une belle longueur, mais on a envie d'un peu plus de fruits. Ce Bourgogne classique est néanmoins très plaisant et bien fait : Chambertin Grand Cru 2006 du Domaine Trapet & Fils à Gevrey-Chambertin. En biodynamie, depuis fort longtemps.

    On acheva cette dégustation avec un vin à la robe orangée et au nez vraiment magnifique. En bouche, de la confiture d'abricot, de la pêche et un rien de coing. On serait plutôt en Jurançon qu'en Sauternais car la sucrosité est importante, avec un degré d'alcool pas particulièrement élevé. On pourrait même être sur un Alsace à 7,5°. Les Noëls de Montbenault (une parcelle mythique) 2001, Coteaux du Layon Faye d'Anjou de Richard Leroy, vigneron à Rablay sur Layon. Ce vin n'a été produit qu'en 2001 et 2003.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 209

    Une petite dégustation tranquille, à 4, pour se remettre de tous les abus de la semaine passée. On a re-goûté des vins servis samedi soir, juste pour voir. Puis 3 trop vieilles bouteilles , juste pour voir. Puis quelques bouteilles du Clos,au hasard, juste pour voir.

    Clos20130930.JPG

    Mas de la Font Ronde Pompon Blanc en Vin du Gard, encore très floral et parfumé, malgré 48 heures d'ouverture. Et sa petite soeur en rouge (Pompon rouge, le vin fétiche des Japonais), pas mal non plus.

    Une Tranche Fleurie, en Fleurie 2011 de Lilian Bauchet

    Es d'Aqui Grenache 2011 en Vin de France (des Pyrénées Orientales).

    Puis La Baronne "Les Chemins" 2010 de Camille Lignières en Corbières et son grand frère "Les Chemins de Traverse", toujours en 2010.

    On a ensuite humé un vieux Vosne-Romanée 1959 Les Suchots, imbuvable, dégusté un Volnay Les Champans 1er Cru Récolte 1972 de Mme François de Montille à Volnay, bien mais moins bon que le dernier, me semble-t-il. Et juste regardé ce Cheval Noir 1974 et sa vieille étiquette aussi ravagée que le contenu.

    On se remis de ces vieilleries avec un Pavillon Rouge 2006 en Margaux léger et court, et un Hermitage 2007 de Tardieu Laurent (Vieilles Vignes, en vin de négoce) au fruit pas trop présent et à l'alcool en finale, que j'achève d'ailleurs en écrivant cet article. L'un était en Bourgogne, j'étais en rive Gauche, et le troisième était en Hermitage... Bien vu.

    Et on termina en feu d'artifice, en ouvrant et dégustant, coup sur coup, Le Clos de Rouge-Cloître 2005, 2000, 2001, puis un millésime non connu ni étiqueté, pour achever sur Le Muscat du Clos 1999, en Magnum.

    Tranquille, tranquille, ces 16 flacons à 4, dans lesquels on a juste trempé les lèvres. Juste pour voir... La suite, et quelle suite, lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 208

    Une toute belle dégustation du lundi, en honneur à l'anniversaire (et pas un petit) de l'un des nôtres. Et un délicieux dîner 6 services, hors mises en bouches, pour accompagner les divins flacons. Grande soirée.

    photo.JPG

    Substance Brut de Selosse Champagne Grand Cru en Blancs de Blancs

    Chablis Grand Cru Les Clos 1997 de René et Vincent Dauvissat

    Clos de Rouge Cloître 2009 Audergem

    Saint Romain Chassorney Clos du Cerisier 2010

    Hermitage Chave 2007 et 1996

    Schloss Johannisberger Riesling 2007

    Hermitage Boutin Arena Mica 2007

    Malvasia Barbeito 1963 Madeira

    Jasnière Briseau Kharaktër 2011

    Lafran Veyrolles Cuvée Spéciale 2006 en Bandol

  • Dégustation du lundi 207

    Cette dégustation du Clos fût l'occasion d'une échappée dans la calme campagne du Hainaut, pour rejoindre une bande de joyeux gaillards français (un couple de vignerons, un autre de restaurateurs étoilés, et un troisième de notaires) bons vivants et adorateurs de bons vins et de bonne bouffe. La soirée fût animée.

    On débuta par un magnum de Moussamoussettes de René et Agnès Mosse, en leur absence.

    On poursuivit avec le seul vin que je commenterai de la soirée : un vin à la robe noire et au nez riche. En bouche, de la matière, un côté sud mais de la fraîcheur aussi, sur les fruits noirs et des noyaux de prunes. Il y a aussi ces sympathiques tannins de noyaux de cerises bien fondus. Malgré la forme bourguignonne de la bouteille, on est bien à Bordeaux. L'Homme Cheval, Vin Français dans le millésime 2010. Magnifique. C'est un Côtes de Blaye du Château Le Queyreux de l'artisan vigneron Léandre Chevalier. Données qui apparaissent sur son premier vin ( Le Joyau, bouteilles bordelaises, élevage en fût, mais moins bon pour nous car plus classique, boisé et vanillé).

    Suivi un Elbaluna Rosso, Di Oberio Severino e Andrea, La Morra. Un petit vin bio du Piémont.

    En Barberon Pinot Noir 2011 en Côtes du Jura.

    Arbois Pupillin 2003 de Pierre Overnoy. Un Chardonnay Savagnin.

    Rouchefer 2010 d'Agnès et René Mosse, en leur présence cette fois. C'est qu'elle est longue la route...

    Vincentgétorix 2010 en Sancerre de Vincent Gaudry

    Saint Aubin Le Ban 2009 de Catherine et Dominique Derain

    Morgon 2011 en Vieilles Vignes de Jean-Paul Thévenet.

    Tous ces breuvages étant accompagnés d'une kyrielle d'entrées très originales et goûtues en dégustation, avant d'attaquer un boeuf bourguignon exceptionnel avec des frites maison minute encore plus exceptionnelles. Et une énorme sole meunière de Zeebrugge pour ma part. De quoi permettre au Bob de service (qui ne pu s'empêcher de quand même goûter gentillement chaque flacon) de parcourir les 45 minutes de route de retour sans soucis...

  • Dégustation du lundi 203

    Dégustation à 5 sur le thème de la Bourgogne, avant le millésime 2008, avec un lieu-dit ou un climat... 7 rouges se présentèrent à l'appel, à l'aveugle, comme il se doit le lundi au Clos.

    Le premier, à la robe foncée et au nez de Pinot fruité, juste comme il faut, un magnifique fruité. La bouche est dans un style moderne, bien fait, sur une belle maturité, encore un peu jeune. Une fort belle attaque, un beau milieu de bouche et une belle fin, sur la délicatesse. Seul reproche : que le fruité du nez parvienne jusqu'en fin de bouche. Morey Saint -Denis 1er Cru 2006 du Domaine Dujac.

    Le second vin présente une robe plus évoluée et un nez d'abord boisé, puis élégant. En bouche, une belle attaque fruitée, puis de l'acidité, avant de terminer sur un tout petit peu de sécheresse, bien qu'il soit fort fondu. La matière est fort belle sur des grains fins, avec de l'acidité et de la longueur : Gevrey-Chambertin Vieilles Vignes 2001 de Bernard Dugat-Py.

    Le troisième flacon présente une robe plus claire et un nez de vin nature (voir article précédent). Certains s'extasient (voir article précédent), en affirmant que c'est le bourgogne le plus abouti des 3 vins dégustés (voir article précédent), alors qu'à mes yeux, c'est un très bon jus, sans sécheresse, sans tannins ni boisé (voir article précédent). En Barberon 2011 Pinot noir de Bénédicte et Stéphane Tissot en Côtes du Jura. le vin piège de la soirée...

    photo.JPG

    Quatrième bouteille, à la robe foncée et au nez pas trop sur le fruit, mais plutôt sur la sucrosité et le cuir. La bouche est mûre, sur des fruits bien mûrs, mais les tannins doivent encore se fondre : Chambertin Clos de Bèze 2005 en Grand Cru de Louis Jadot.

    La bouteille suivante présente une robe plus claire et plus évoluée, sur un magnifique nez d'arômes tertiaires. La bouche, splendide et jeune porte sur le cuir et le cacao. Il y a du fruit et de la chair, mais c'est assez pute et manque de personnalité. : c'est classique, démonstratif mais aussi fatigant : Pommard 2007 Les Petits Noizons du Domaine de la Vougeraie.

    Avant-dernier vin à la belle robe rubis et au nez de banane mûre écrasée au premier nez, avant de dévoiler des notes de noix et des notes florales. En bouche, on est sur un fruit artificiel très mûr. Ce n'est pas très long, c'est extrait et boisé, bien que rond et fondu. Un vin monolithique, assez simple, pas assez libre. Le Vin Le Plus Simplement 2010 En Busigny Bourgogne Grand Ordinaire de Bernard Van Berg. Manque de longueur et de complexité, et surtout vu le prix du flacon...

    La septième et dernière bouteille de la soirée présente une robe très évoluée et un nez sur la noix. La bouche est longue et fondue, riche et mûre, sur une fort belle matière, mais présente un petit côté liégeux ou noix qui déplaît. La Romanée 1985 de Bouchard Père & Fils. Bouteille n° 0338 sur 3.500. Grand flacon puissant, riche, intense, mais vieux fût.

    Lundi prochain, dernière dégustation du Clos avant les congés, avec pour thème "Un fils pour Jean-Mildiou et Nath". On se (lui) fera plaisir... Qui vivra verra.