vinification

  • Dégustation du lundi 281

    Encore un lundi soir, encore un Clos et encore une belle soirée lors de laquelle nous avons mis notre nectar blanc 2015 (une première dans l'histoire du Clos) dans des plus petits contenants. Soutirage et mise en bouteilles prévu pour fin novembre.

    La soirée débuta pourtant mal avec un premier vin blanc mort et bouchonné : Mas de Daumas Gassac 2013 en Haute Vallée de Gassac.

    Le second blanc, à la robe jaune et au nez discret et léger sur des notes florales et de coing nous offrit une bouche beurrée, avec une bonne acidité, sur des agrumes. Bien que jugé trop extrait par certains, trop chaud, avec un manque de salinité et de fraîcheur, on lui reconnaît une jolie trame et un côté plaisant, complexe et minéral. Et tout le monde est au sud et se plante : Les Houx 2012 en Muscadet sur lie de Jo Landron en Sèvre et Maine. Pas mal.

    On passe aux rouges avec un premier vin à la robe trouble et nature. Au nez, je confirme le vin nature : jus de fraises écrasées avec une pointe de noyau de cerises. Et en bouche, pas de doute, c'est bien un vin nature : un jus léger avec un perlant léger. Ce n'est vraiment pas mon truc. Et pourtant, certains trouvent cela vraiment bon. ils évoquent un pinot noir bourguignon ou un pinot noir de Loire, avant que quelqu'un n'évoque un Gamay, ce qui s'avèrera exact : Expectatia en Vin de France de Christian Dutroux. On suppose en 2014 puisque mis en bouteille en mars 2015.

    Le second rouge présente une robe plus foncée (ce n'est pas difficile) mais avec quelques années d'évolution quand même. Le nez est plus classique, sur le fruit. C'est chaud, mais on est au nord. En bouche, ce n'est ni boisé, ni confit : noyau de cerises, alcool, un côté soyeux en fin de bouche, sans sécheresse. Il reste une sucrosité que Rayas n'aurait pas et on pense donc à un bourgogne chaptalisé : Chambolle-Musigny Premier Cru "Derrière la Grange" 1990 du Domaine Amiot-Servelle. Souvenirs, souvenirs...

    On poursuit avec un vin à la robe foncée et au nez de vin Nature. En bouche, un Cabernet de Loire entre 1 à 5 ans, dans un grand millésime mûr. Beaucoup de tannins pas encore enrobés, mais c'est soyeux et fondu. Certains s'extasient devant la pureté du fruit qui s'exprime. Loire ? Oui. Cabernet Franc ? Oui. Vin Nature ? Oui. Angers ? Non. Anjou ? Oui. Grappes entières 2011 en Anjou du Domaine Mosse. Belle bouteille d'Agnès et René.

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     Le dernier rouge de la soirée, à la robe noire et au nez jeune et épicé, expressif et attirant, mais qui s'atténue un peu à l'aération, présente une bouche fraîche et pourtant très mûre, avec des tannins fins et délicats enrobés et de la vivacité en fin de bouche. On l'apprécie bien. Il y a des notes de garrigue. Le Mourvèdre est éliminé, et les notes métalliques poussent à penser à une Syrah du nord : Côte Rôtie 2013 de François et Fils.

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Chez moi, vu les congés qui arrivent déjà.

  • La dernière goutte...

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  • Dégustation du lundi 113

    Avec pour thème "Le bonheur est dans mon verre", belle dégustation à 4, qui débuta par un vin à la robe jaune paille présentant une légère oxydation au nez, sur du coing. La bouche, parfumée, pleine, longue, sur des agrumes et de la noix, avec du gras et une belle acidité, sans traces de boisé. Fort difficile à deviner : Chenin ou Chardonnay, Loire ou Bourgogne? "Les Chalasses Marnes Bleues" Savagnin 2007 de Jean-François Ganevat en Côte du Jura. Vigneron de père en fils depuis 1650 : c'est pas beau çà ? Belle bouteille.

    Second flacon à la robe cognac et au nez de vieux Porto ou de vieux Xérès. En bouche, du pain cuit, de la levure et des fruits confits. C'est huileux, ample,épais, gras, sur de la noix fraîche avec une belle longueur. Suite à notre perplexité, on apprend que c'est un vin français des années 70. Et aucune trace d'oxydation : assez amusant ! On ne trouvera pas : Hospice de Beaune 1977 en Meursault-Genevrières Cuvée Philippe-Le-Bon d'Emile Chandesais. Cette bouteille, dont le niveau était en-dessous de l'épaule, a dû vieillir de façon atypique...

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez viandeux agréable, de Merlot tomaté. En bouche, un bon petit Merlot, délicat et en finesse. C'est jovial, sans complexité étourdissante, souple au début, puis avec quelques tannins apparaissant en finale : Château Bel Air Marquis d'Aligre Grand Cru Exceptionnel Margaux 2001. Sympa, mais les grandes bouteilles semblent dater d'avant 1990. A confirmer.

    Quatrième flacon bouchonné de bouchonné... Tant pis pour ce Château Soutard 2005 en GCC de Saint Emilion.

    Cinquième flacon à la robe paille intense, claire et limpide, et au nez de toast beurré. En bouche, une sucrosité contenue pour ce moelleux sans excès, une très belle expression, une belle acidité, une belle longueur et une fort belle finale. Les Bonnes Blanches 2003 en Coteaux du Layon St Lambert d'Agnès et René Mosse. Belle bouteille à l'équilibre parfait, grâce à cette superbe acidité du Chenin. Très belle bouteille.

    Lundi prochain, ce sera l'Espagne qui sera à l'honneur. Avec certainement quelques grands flacons, juste pour le plaisir.