vin de france

  • Dégustation du lundi 218

    Nouvelle dégustation du Clos, à 4 ce soir, avec 4 bouteilles dont un blanc. Un blanc à la robe claire et au nez de Loire pour moi. Pour d'autres, c'est trop vif et nerveux que pour être sur du Chenin : ils pensent à un Chardonnay hyper nature. La bouche est juteuse, pulpeuse, avec une belle acidité, sur de la pomme, de la poire et du coing, tout en étant fort agrumes aussi. On apprécie le tranchant de la longueur qui laisse un côté salin et de cailloux en bouche. La Pointe 2011 d'Herbel en Vin de France. Nous sommes en Anjou, en Chenin, sur de très vieilles vignes (1920) avec 10 hecto/hectare, et juste 32 de soufre à la mise en bouteilles. 

    Premier vin rouge, à la robe légère et au nez fruité, mais aussi animal, et de plus en plus animal au second nez et après. En bouche, on retrouve la manière de travailler le fruit à la bourguignonne, mais c'est un peu court, cela manque de matière et un peu asséchant en finale. Le nez est beaucoup plus enthousiasmant que la bouche. Ce vin est aérien au nez et militaire en bouche, trop dur, avec les défauts qu'on reproche aux bourguignons classiques : Saint Romain "Sous Roche" 2009 du Domaine de Chassorney.

    Troisième flacon de la soirée avec un vin à la robe foncée et au nez de réduction sur des fruits assez mûrs. En bouche, c'est un bonbon. Une belle matière et du fruit, mais cela ressemble trop à un vin de cépage avec trop d'extraction. C'est simple et bien fait, sans défauts, et devrait convenir parfaitement en mangeant : Gran'T 2007 en Pic Saint Loup, par Blondine Chauchat, vigneronne. Un vin acheté sur Vins Etonnants.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire et au superbe nez (pour moi) de Pomerol, sur de la tomate verte, avec une belle fraîcheur et des notes de tabac blond. Quelques notes aussi de fruit qui a évolué : humus et café. La bouche est bien, mais assez monolithique et pas assez vivante, avec un côté asséchant en finale, comme souvent à Bordeaux. N'empêche, c'est quand même une belle bouteille et certains ont beaucoup de plaisir à la boire : Calon-Ségur 1996 en Grand Cru Classé à Saint Estèphe. Un beau Clos de 80 hectares, entouré d'un mur, et tenu par la même famille, dans la continuité, jusqu'en juin 2012 où la propriété fût vendue à une Compagnie d'Assurances pour 185.000.000 d'euros.

    On acheva cette dégustation par une bonne bière brassée au coeur de Londres et introuvable en Belgique : The Kernel Brewery London, India Pale Ale, Cuvée Chihhok Citra Mosaïc, titrant 6,8 % et à la fort belle amertume. La suite des aventures du Clos lundi prochain, et avec une photo. Car cette fois-ci, on a oublié...

  • Dégustation du lundi 137...

    Retour de Carnaval et belle dégustation à 5 ce lundi soir, avec un premier vin à la belle robe rubis et au nez superbe de cerises de Nord et de griottes, avec des épices. En bouche, toujours ce magnifique fruit, avec de la puissance, de la chaleur, mais aussi avec une surprenante fraîcheur sans carbonique. Juste un peu de verdeur en fin de bouche et un manque de complexité, mais un très bon jus. L'Anglore "Véjade" 2008 Vin de Pays de la Vaunage (Gard).

    Second flacon, à la robe brillante et rubis et au nez difficile à sentir tellement la réduction est solide. On a beau secouer le vin, toujours ce nez soufré ! En bouche, c'est riche, cuit, classique et gentil, avec de l'astringence en finale ! Les Mûres 2009, Château de Roquefort en Côtes de Provence. Troisième bouteille du même millésime dégustée, et troisième bouteille différente ! Pas facile...

    Troisième bouteille, à la robe plus claire et plus évoluée, et au nez pas terrible. En bouche, c'est sûret, acide, avec un peu de boisé en finale. On pense à un pinot noir et à un Irancy, et c'est raté : "Singulier" 2007 Trousseau en Arbois de Bénédicte et Stéphane Trousseau. Déception collégiale en apprenant ce que c'est : sans doute le millésime, car en 2008, c'est bien mieux.

    Quatrième bouteille déjà, à la robe bien plus évoluée, et au nez de bordelais classique (et déjà boisé)... Bon volume en bouche, mais court et décevant : Lagrange 1990 en Saint Julien. Lagrange n'a jamais été éblouissant, et encore moins maintenant. Décidément, Bordeaux n'est plus ce qu'il était... C'est fané et austère.

    Dernière bouteille, à la robe noire et ouverte bien trop tôt. Un superbe nez fruité sur de la fraise et des fruits noirs, magnifique et complexe. La bouche, un peu jeune, concentrée, sur une fort belle matière, une belle maturité et un boisé bien intégré. Le fruité magnifique de début de bouche s'efface pour laisser l'alcool et le boisé reprendre le dessus : il faut re-boire cette bouteille dans 10 ou 15 ans, et lui laisser le temps. Domaine de Trévallon 2007 en vin de Pays des Bouches du Rhône. Le meilleur Trévallon depuis 1982 : à conserver impérativement en cave...

    Lundi prochain, au Clos, 5 grandes bouteilles pour fêter le printemps. Qui vivra verra.