vin

  • Dégustation du lundi 282

    Encore une dégustation du Clos, à 4 et chez moi, ce lundi soir. Avec un blanc à la robe paille comme mise en bouche. Nez sur les agrumes et belle fraîcheur, et bouche franchement agréable, vive et fraîche qui nous mène dans le nord sur un Sauvignon. C'est très citronné en finale avec un petit côté salin très agréable. Ce n'est pas un Sancerre, mais on n'est pas loin : Les Blanchais 2012 Menetou-Salon de Pellé.

    On passe aux rouges, avec un premier vin à la robe rubis et au nez qui rend perplexe sur la région. En bouche, un vin jeune, boisé, avec un côté pas mûr du Pinot Noir, si cela en est. C'est en tout cas le beau travail d'un vigneron qui arrondi bien les angles. Nous ne sommes pas en Bourgogne mais en Beaujolais, sur un Gamay de compétition : Les Moriers 2011 Fleurie de Jules Desjourneys La Chapelle de Guinchat.

    Le second rouge, avec sa robe noire et son fort beau nez nous offre une bouche un peu trop fraîche (t° de service) mais très bonne. C'est sanguin, fumé, fondu, sur une belle longueur, riche et élégant. Il y a une belle complexité, de la finesse, de la fraîcheur et c'est très racé, sur une très belle attaque. Seul petit défaut : un petit côté papier en fin de finale. Inutile de vous dire que personne ne trouva le vin : Bandol, Côte Rôtie, Bordeaux, Roussillon, France, Espagne  Italie, Europe, Etats-Unis, Amérique du Sud, Afrique, Océanie, Australie, Nouvelle-Zélande, tout y passa, en vain... Pétales d’Osoyoos 2012  BC VQA Okanagan Valley Canada (Second vin d’Osoyoos Larose). Le Canada : une première au Clos. Merci Vinatis, pour cette belle découverte.

    On poursuit la dégustation avec un vin à la robe rubis et au nez de vin nature, sur du noyau de cerise et du fruit. On est en Cabernet Franc ou Sauvignon de Loire. Bonne buvabilité, fin de bouche un peu fluette et légère qui tombe à rien. C'est l'entrée de gamme de ce vigneron qui fait toujours dans la dentelle : Jours de Vigne 2013 Domaine de Cazanban en Vin de Pays des Côtes de Lastour.

    Le cinquième flacon de la soirée est très bon, sur du jus de cerises. Certains le situent dans le Nord à côté du précédent, d'autres plus au Sud : La Sagesse 2013 Gramenon en Côtes du Rhône.

    Le sixième, dont le bouchon s'est désintégré en 4.277 morceaux est imbuvable et c'est dommage : Bonnes Mares 1979 du Domaine Drouhin-Laroze.

    Heureusement, on acheva cette belle dégustation sur un Domaine des Baguiers "Cuvée Gaston Jourdan" 1998 en Bandol, un vin agréable, net, qui se laisse boire. Robe étonnamment noire malgré l'âge. Certains évoquèrent le fait qu'il attaquait un peu les gencives ou quelques traces de sécheresse en finale, mais, à cette heure de la dégustation, faut-il encore porter crédit à ces commentaires ? D'autant plus que j'achève le fond de bouteille ce soir. Et bien, je suis d'accord. Dont acte. Mais qu'est ce que c'est quand même fort bon et jeune !

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Bonne semaine à tous.

     

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  • Dégustation du lundi 281

    Encore un lundi soir, encore un Clos et encore une belle soirée lors de laquelle nous avons mis notre nectar blanc 2015 (une première dans l'histoire du Clos) dans des plus petits contenants. Soutirage et mise en bouteilles prévu pour fin novembre.

    La soirée débuta pourtant mal avec un premier vin blanc mort et bouchonné : Mas de Daumas Gassac 2013 en Haute Vallée de Gassac.

    Le second blanc, à la robe jaune et au nez discret et léger sur des notes florales et de coing nous offrit une bouche beurrée, avec une bonne acidité, sur des agrumes. Bien que jugé trop extrait par certains, trop chaud, avec un manque de salinité et de fraîcheur, on lui reconnaît une jolie trame et un côté plaisant, complexe et minéral. Et tout le monde est au sud et se plante : Les Houx 2012 en Muscadet sur lie de Jo Landron en Sèvre et Maine. Pas mal.

    On passe aux rouges avec un premier vin à la robe trouble et nature. Au nez, je confirme le vin nature : jus de fraises écrasées avec une pointe de noyau de cerises. Et en bouche, pas de doute, c'est bien un vin nature : un jus léger avec un perlant léger. Ce n'est vraiment pas mon truc. Et pourtant, certains trouvent cela vraiment bon. ils évoquent un pinot noir bourguignon ou un pinot noir de Loire, avant que quelqu'un n'évoque un Gamay, ce qui s'avèrera exact : Expectatia en Vin de France de Christian Dutroux. On suppose en 2014 puisque mis en bouteille en mars 2015.

    Le second rouge présente une robe plus foncée (ce n'est pas difficile) mais avec quelques années d'évolution quand même. Le nez est plus classique, sur le fruit. C'est chaud, mais on est au nord. En bouche, ce n'est ni boisé, ni confit : noyau de cerises, alcool, un côté soyeux en fin de bouche, sans sécheresse. Il reste une sucrosité que Rayas n'aurait pas et on pense donc à un bourgogne chaptalisé : Chambolle-Musigny Premier Cru "Derrière la Grange" 1990 du Domaine Amiot-Servelle. Souvenirs, souvenirs...

    On poursuit avec un vin à la robe foncée et au nez de vin Nature. En bouche, un Cabernet de Loire entre 1 à 5 ans, dans un grand millésime mûr. Beaucoup de tannins pas encore enrobés, mais c'est soyeux et fondu. Certains s'extasient devant la pureté du fruit qui s'exprime. Loire ? Oui. Cabernet Franc ? Oui. Vin Nature ? Oui. Angers ? Non. Anjou ? Oui. Grappes entières 2011 en Anjou du Domaine Mosse. Belle bouteille d'Agnès et René.

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     Le dernier rouge de la soirée, à la robe noire et au nez jeune et épicé, expressif et attirant, mais qui s'atténue un peu à l'aération, présente une bouche fraîche et pourtant très mûre, avec des tannins fins et délicats enrobés et de la vivacité en fin de bouche. On l'apprécie bien. Il y a des notes de garrigue. Le Mourvèdre est éliminé, et les notes métalliques poussent à penser à une Syrah du nord : Côte Rôtie 2013 de François et Fils.

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Chez moi, vu les congés qui arrivent déjà.

  • Dégustation du lundi 263

    Une superbe soirée, hier soir, pour fêter les 18 ans du Clos, chez Bon bon. Et pour fêter également l'arrivée de Junior, dit Le Doc, admis comme invité permanent aux dégustations à l'aveugle organisées tous les lundis. Pas de commentaires sur les vins dégustés, l'attention majeure étant portée sur le contenu des assiettes... La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • Bandols rouges 2011 (suite)...

    Comme promis, voici mes commentaires de 3 autres Bandols rouges sur le millésime 2011. Après Moulin des Costes du Domaine Bunan, Souviou, La Suffrene et Val D'Arenc dégustés la fois passée, voici La Tour de Bon, La Laidière et la Bastide Blanche. Je n'ai pas sorti ici les cuvées spéciales : on parle donc des vins génériques.

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    La Tour de Bon est le Bandol que je suis depuis des années, avec sa Cuvée Saint-Ferréol. Le premier vin du Domaine présente une robe foncée au disque semblant plus évolué que celui de La Laidière. On est sur une fort belle matière déjà fondue et fort agréable. Je suis impatient de découvrir la cuvée spéciale sur ce millésime, mais c'est trop tôt : il va falloir attendre... 15° à nouveau, cela semble être la norme pour les Bandols rouges sur ce millésime 2011.

    La Laidière titre 14,5°. La robe est identique, mais le disque plus écarlate. On trouve également une belle matière, sur des tannins fins qui doivent encore se fondre en finale. Sinon, c'est fort beau, sur des fruits croquants et avec de la fraîcheur. Pas mal du tout.

    Quant à la Bastide Blanche, le Bandol rouge qu'on trouve le plus dans les magasins Bio ici en Belgique, il offre un premier nez de fruits très mûrs et d'alcool (15° aussi), une robe rubis foncé et une bouche sur la prune, l'eau de vie et la garrigue, mais avec une certaine fraîcheur en bouche. Les tannins, très fins aussi, doivent encore se fondre en finale.

    Bref, ce magnifique millésime 2011 en Bandol nous offre des vins très agréables bien qu'assez alcoolisés. Un millésime difficile à rater... Mais seuls les vignobles d'altitude, ou les vins présentant de l'acidité et de la fraîcheur parviendront à devenir exceptionnels dans les 10 à 30 ans qui arrivent. Vivement 2025, qu'on puisse les déguster !

  • Dégustation du lundi 249

    Nouvelle dégustation, à 4 ce lundi soir, le 5ème, de la Conserverie Hesbignonne restant bloqué dans sa pourtant pas lointaine province, suite au diktat des syndicats...

    On entame la soirée avec un vin blanc à la robe paille et au nez d'Anjou, sur des notes de whisky, un peu lourd. Par contre, et contre toute attente, la bouche se révèle belle et bien mûre, avec quelques notes d'alcool. On est bien en Loire, mais pas en Anjou : Chinon Rochette 2011 en Val de Loire de Béatrice et Pascal Lambert. Un vin qui titre 14°5 sur un terroir argilo-calcaire.

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe foncée et au nez évolutif : le premier frais et fruité, fait place à un second nez plus monolithique, tandis que le troisième nez nous emmène sur des fraises Gariguettes.  La bouche, perlante, est intéressante, digeste et facile. Sur du noyau de cerise, avec une amertume végétale, bien mûre mais pas chaude. On pense à une Grenache au sud de Lyon, à un Carignan d'altitude et même à une Syrah pour ce Tre Vie Vino Rosso à Travo en Italie (Lot 05/2014). Il titre 12°5 et est issu de cépage Sangiovese. 

    Le second rouge présente une robe noire et un nez sucré de sirop herbacé, avec un petit côté "chimique". En bouche, il est assez frais pour sa chaleur, mais c'est trop, trop, trop, à en devenir ennuyeux. Ce vin body-buildé amerloque est côté 96 à 98/100 : Grenaches de Pierre 2011 du Domaine Giraud en Châteauneuf-du-Pape. Il titre 15°...

    Heureusement, le dernier rouge nous comblera de bonheur : une robe foncée avec quelques signes d'évolution, un nez magnifique et plus complexe et une fort belle bouche, fondue, longue, fraîche, sans aucune agressivité. Les gencives en sortent intactes, et on termine sur des fruits. On pense à un Bandol, à un Trévallon et même à un Véga Sicilia pour ce Châteauneuf-du-Pape Cuvée Marie Beurrier 2008 d'Henry Bonneau & Fils, qui titre 14°5. Une merveille ! Qui a son prix... Côté 93/100, mais que du plaisir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 243...

    Fort belle dégustation à 5 ce lundi soir, avec 4 blancs et 4 rouges servis à l'aveugle. On fête un anniversaire, et le niveau des bouteilles s'en ressent. Et c'est tant mieux.

    Première mise en bouche avec un vin pétillant, à la robe rosée, orangée et au premier nez fort pétillant et plein de gaz. La bouche est vineuse, fort belle et fraîche, sur une magnifique finale. C'est très beau, pas écoeurant, bien équilibré et génial : Champagne Lamandier-Bernier Rosé de saignée 1er Cru en extra-brut. Si on enlève le pétillant, on est sur un petit Pinot noir, tout en finesse. Vraiment bien.

    On passe au flacon suivant, avec une robe miel et un nez sur les abricots et la pêche. Par contre, en bouche, c'est un peu lourd et manque de vivacité. Le Blanc du Grand Crès 2010 en Languedoc. Un vin de Pascaline et Hervé Leferrer, ancien Maître de Chai de la Romanée Conti, établi dans le Languedoc depuis 1990. Ses rouges sont bien meilleurs.

    Troisième bouteille à la robe or blanc et au nez (pour moi) sur de la noix et de l'élevage. Certains trouvent la bouche très Chardonnay, mais avec un côté très minéral aussi, le tout sur une belle fraîcheur. D'autres sont dans le Jura. C'est explosif, puissant et dense, sur du citron confit : Sous la Roche, Les Chalasses Marnes Bleues de Jean-François Ganevat. Un Savagnin 2009 en Côtes du Jura, encore plus artistique que les Tissot.

    Dernier blanc à la robe plus claire et au nez de Chardonnay, encore. La bouche est plus gourmande, très citronnée aussi et sur une magnifique fraîcheur également. Fort semblable au précédent, juste moins vif et un peu moins digeste. Le Ganevat est au-dessus. Moi qui pensait être dans le même registre que le précédent, c'est raté : Arnaud Ente Le Clos des Ambres 2009 en Meursault. Beaucoup de fruit et pas de boisé pour ce flacon assez cher.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au disque légerement marqué par l'évolution. Au nez, du vrai Clos Rougeard, un magnifique cabernet franc de 2003, selon l'un d'entre nous. En bouche, un vin qui a vu le soleil, avec des notes de réglisse, mais gentil et un peu court. Il y a un bon fruit, à maturité, mais cela manque de finesse et de fraîcheur. On adore l'attaque, puis en bouche, c'est assez végétal : on bouffe de la rafle : Clos Rougeard 2003 "Le Bourg" en Saumur Champigny des frères Foucault.

    Le sixième flacon de la soirée présente une robe plus foncée et un nez libre, vachement bon. En bouche, des notes de Bordeaux comme on les aimait autrefois (avant 1990), une belle matière élégante, un élevage maîtrisé et un bel équilibre entre le fruit et les tannins fondus. Rien de dérangeant en finale les amènent sur un beau Trévallon, sauf pour un qui ne voit pas ce vin en France mais plutôt en Espagne : Cabassaou 2000 du Domaine Tempier à Bandol. Topissimo pour la majorité.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez épais, riche, vanillé et assez jeune, présente une bouche de Cabernet du Languedoc. C'est massif, vanillé, pas très complexe et un peu court : Vega Sicilia Valbuena 5° 2009 (ce qui signifie 5 années de fût : il vient donc de sortir), Ribeira Del Douro (bouteille n° 001755). Déception.

    Voilà déjà le huitième et dernier flacon de la soirée, un vin à la robe orangée digne d'un Yquem. Au nez, c'est digne de l'Yquem 1988 dégusté récemment. En bouche, un côté salin incroyable, mais on n'a pas l'acidité qui porte le vin. C'est très sucré et très propre. Et nous ne sommes pas à Bordeaux : Carbonifera 1997 de Philippe Delesvaux en Coteaux du Layon dans le Val de Loire. Une magnifique bouteille.

    La suite des aventures du Clos, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 240...

    Fort belle dégustation du Clos ce lundi soir, à 4, juste après la mise en bouteille des vendanges 2013, soit 29 bouteilles de 50cl...

    On commença d'ailleurs la dégustation avec ce vin rouge produit au Clos, dans un millésime fort difficile, avec des attaques de mildiou généralisées et précoces. Cela nous donne un vin à la robe claire et au nez sur les fruits, rappelant un Chinon.  Par contre, la bouche manque de matière et de personnalité. On doit bien avouer que ce n'est pas terrible et nettement moins bien que les millésimes précédents... 2014, malgré l'été pourri, s'annonce plus sain et beaucoup mieux.

    Le second flacon de la soirée présente une robe rubis claire et, pour moi, un nez de bonbon chimique étranger. La bouche est lourde, épaisse, chaude sur de l'alcool : pas terrible non plus. On pense à un Gamay ou à une mauvaise Syrah : La Cinso Cinsault 2012 en Vin de France du Domaine Anne Cros et Jean Paul Tollot. Un Minervois qui ne casse rien.

    On passe à plus plaisant, avec ce vin à la robe rubis et au joli nez exprimant plein de choses. En bouche, du fruit et de la matière, des beaux tannins bien mûrs et une finale sur le fruit. Cela faisait longtemps que le clan "pro-nature" ne s'était tant extasié sur un de mes vins... Le premier est en Pic Saint-Loup, sur une Grenache-Mourvèdre, un autre en Languedoc, et le troisième sur un Cabernet de Languedoc. Raté : Château Le Puy Emilien 2009 Grand Vin de Bordeaux en Côtes de Francs. Avec une étiquette Collector  du Petit Nice à Marseille.

    Le quatrième flacon de la soirée, au nez exubérant, avec un brin de boisé et de vanille pour moi. La bouche, concentrée, fruitée et souple est gourmande. On est sur des fruits croquants et de la fraîcheur pour ce La Luna 2015 en Vin de Pays de la Côte Vermeille de Bruno Duchêne, à Banyuls sur Mer.

    Le cinquième flacon présente une robe noire au disque évolué et un fort beau nez sur des fruits mûrs, du cacao t de la chaleur. En bouche, des prunes et du cassis, sur de la fraîcheur, malgré la présence d'alcool, et le côté chaud et mûr. L'un d'entre-nous évoque un Véga Sicilia, et c'est juste : Cosecha 1996 "Unico" Véga Sicilia en Ribeira Del Douro (bouteille n° 085675).

    La dernière bouteille présente une robe encore plus noire, et paraissant moins évoluée. Le nez est identique à la bouteille précédente, en plus concentré : on est sur le même vin. La bouche présente un velouté incroyable, une belle rondeur et la même fraîcheur : on est toujours en Véga Sicilia, mais sur un Reserva (assemblage des millésimes 91, 94 et 99). Bouteille n° 007209. Quels admirables et beaux flacons !

     

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    Lundi prochain, toute belle dégustation à 5 et grands flacons pour fêter un anniversaire.

  • Dégustation du lundi 238

    Rentrée des classes, rentrée du Clos, c'est la rentrée partout. Un beau Clos à 5, pour la reprise des dégustations à l'aveugle hebdomadaires du lundi soir.

    Je me passerai de commentaires sur la première bouteille, un Bourgogne aligoté 2012 de François Mikulski. Une mise en bouche.

    Second blanc, à la robe claire et au nez de pommes. En bouche, un style riche, mûr, très pommes (trop?), avec du coing en fin de bouche. Un Bout de Chenin PZ en Vin de France.

    Troisième blanc, toujours à la robe claire, et au nez de noix, de beurre et de barrique. Certains y sentent le Chardonnay, d'autres un Pinot blanc d'Alsace... En bouche, il y a de la construction, une structure, c'est assez complexe mais matraqué par le bois. On pense à un chardonnay boisé à mac, très traditionnel, et on se trompe : c'est une grenache des Côtes catalanes ! La Nouvelle Don(n)e Mustango, en Vin de Pays des Côtes Catalanes de W. Valat.

    Quatrième blanc, à la robe claire aussi, et au nez de fleurs blanches et de pépins de pommes. La bouche est fort agréable, avec un côté légèrement tannique (peau de raisins). C'est équilibré, long et bien fait, sans exubérance. Avec des notes de citrons et une tension saline : Roc d'Anglade 2010 en Vin de Pays du Gard (80% de Chenin Blanc et 20% de Chardonnay). Bouteille assez difficile à trouver...

    On se rapproche lentement des rouges avec ce cinquième flacon, à la robe rose/rouge style Cantillon et au nez de vrai jus sans concession. En bouche, raisin sain, vinification simple, aucune typicité, très léger et très levuré : VN Vinello 2013 Partida Creus Vin du Massif de Bonastre (Barcelone). Un apéro composé de 7 cépages.

    Enfin les rouges (je commençais à désespérer) avec ce sixième flacon à la robe rubis foncé et au beau nez qui pinote sur des fruits croquants et pétillants, puis l'alcool. La bouche est assez légère par rapport au nez. Elle est épicée, longue, sur des fruits écrasés, de la peau de raisins et des cerises en finales, ou plutôt, du noyau de cerises, sur des tannins fondus. Mais le vin n'évolue pas dans le verre. Il est trop figé, pas assez libre. On est pourtant en Bio-dynamie : Guilhem Gaucelm 2011 Ermitage du Pic Saint-Loup en Languedoc.

    Septième et dernière bouteille de la soirée, avec un vin à la robe foncée et au très beau nez abouti sur des notes d'aneth, de sang et de poivre qui appelle l'onglet. On est vraiment sur une viande maturée braisée comme il faut avec toute la subtilité des notes herbacées. La bouche est mûre, ronde avec quelques tannins naturels en finale, mais c'est aussi frais, léger et très long. Un bel équilibre pour ce vin qui vient du soleil et qui donne soif et faim : Natouchka 2007 Miraval en Côtes de Provence. C'est une Syrah pure.

     

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    Prochaine dégustation du Clos lundi prochain, à 5, après une semaine qui s'annonce enfin sèche et estivale...

  • Dégustation du lundi 232...

    Nouvelle dégustation du Clos à 5 ce lundi soir, avec un rosé et 5 rouges à l'aveugle. Sur la terrasse, vu les conditions météo clémentes.

     

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    Premier vin à la robe rosé soutenue, et au nez doux, rond avec un peu d'alcool. La bouche est grasse, classique, avec de l'alcool. On est sur un rosé du Sud (Provence ?), chaud, avec une belle amertume et sur du fruit. La Chance 2013 en Bandol, du Domaine des Terres Promises. La bouteille est fort belle.

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe pourpre et au nez EPOUVANTABLE. Jamais eu rien de pire en vin Nature... Par contre, après une longue aération, la bouche s'avère parfaite, comme souvent quand les vins sont réduits comme cela. Très beau jus, belle texture, très beaux fruits avec un côté croquant, et de la fraîcheur. Je pensais être sur une Syrah à Cornas et c'est raté : Le Pichet Mignon 2013 Nature, en Vin de Pays d'Oc de Pierre-André et Mercedes Delmas à Rivesaltes. Bon petit vin frais, mais fort gêné par le nez.

    On passe à quelque chose de plus avenant avec un vin à la robe un peu plus foncée et au nez très agréable et assez distingué sur des fruits mûrs (cassis), de la garrigue et un côté sanguin. La bouche est fort belle aussi, fraîche, épicée, très distinguée, sur un fruité élégant et de la fraîcheur, sans boisé ni astringence : Mas des Chimères Caminarèm 2011 Terrasses du Larzac en Coteaux du Languedoc. Cela faisait fort longtemps que nous ne l'avions dégusté, et il nous a fort plu, nous paraissant encore meilleur qu'avant.

    Quatrième flacon, à la robe encore plus foncée, et au nez de vin Nature (mais rien à voir avec le premier rouge de la soirée), mais avec un côté vieux papier qui gêne un peu. En bouche, une belle matière et un beau grain, de la rondeur et de la souplesse, sur des fruits mûrs et des tannins. On pense à un Loire, sur un Cabernet Franc, chez un vigneron qui travaille comme René Mosse : La Folie 2011 en Saumur Champigny du Château Yvonne.

    Le cinquième vin présente une robe noire et un nez de vin Nature, réglissé et cassis. La bouche, puissante, sucrée tout en restant fraîche est sur la cerise. Il est tannique, mais fondu et manque un peu d'acidité. Il est concentré, mais frais, gourmand et agréable : Les Escures 2012 en Cahors de Mas Del Périé. On est en Malbec.

    La dernière bouteille de la soirée présente une robe fort évoluée et un nez de vieux vin. En bouche, il a un coup dans la carafe, le coquin. Mais reste agréable à boire. Pape Clément 1972 en Graves. Le Made in Japan de Deep Purple, sorti la même année a mieux vieilli... Mais c'était un millésime médiocre pour les vins, alors que pour la musique... La suite des aventures du Clos lundi prochain, après un week-end qui s'annonce caniculaire.

  • Dégustation du lundi 231...

    Nouvelle dégustation à l'aveugle du Clos, à 5, ce lundi soir, avec 3 blancs et 2 rouges au programme. 

    Le premier vin présente une robe claire et un nez de pamplemousse. En bouche, on retrouve l'amertume du pamplemousse, ainsi qu'un côté beurré et huileux, dans un style on ne peut plus classique. Les uns sont à Bordeaux, les autres en Rhône pour ce Clos Val Bruyère 2009 à Cassis, du Château Barbanau.

    Le second vin blanc présente une robe abricot et un horrible nez de cour de ferme, très persistant, en plus... En bouche, c'est intéressant, désaltérant, frais comme un ice-tea à la pêche, sans pétillant et moins sucré, avec quelques notes de melon. C'est plus tannique qu'aromatique ou parfumé. Les Bigotes 2011 en Vin de France de Benoît Courault, en vin nature. On est en Anjou, en Loire, sur du Chenin.

    Le dernier blanc de la soirée présente une robe claire et un nez sur la pomme à mort, un jus tout frais. La bouche est libre, gourmande, longue, avec des notes d'abricots et de pêches blanches, et une pointe de Butternut. Certains sont au nord vu l'absence de chaleur excessive, d'autres au sud, avec une belle fraîcheur, et le dernier au milieu, sur un chardonnay à Chablis... Le Grand B. 2012 de Pierre et Diane Cauvin, vignerons amoureux. On est en Fronton (en Haute-Garonne) sur un cépage oublié : le Bouysselet (de la famille du Prunelard). Pas mal du tout.

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe claire et au nez de vin nature. La bouche, fumée, est surprenante pour certains. Pour moi, elle est commune à bien d'autres vins nature. Certains évoquent un Pinot noir en Alsace, d'autres en Bourgogne, pour ce vin du Jura : En Barberon 2011 Pinot Noir en Côtes du Jura de Bénédicte et Stéphane Tissot.

    Le dernier rouge de la soirée présente une robe rubis foncée, dont le disque rouille trahit une certaine évolution. Le nez me mène à Bordeaux, bien que l'on aurait pu être à Bandol, avec ce côté mûr et ces épices, sur du poivron vert. La bouche me conforte dans le bordelais : très structurée, manquant un peu de chair, avec une belle acidité, sur un millésime plus technique que mûr, mais le tout présentant un bel équilibre. On n'est pas sur le fruit, ni sur des arômes tertiaires, mais sur du charbon de bois : Château La Mission Haut-Brion 1995 en Pessac Léognan. La suite des dégustations du Clos, sans football, lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 230...

    Dégustation à 3, ce soir, avec 3 beaux flacons. On commença avec un vin à la robe paille, servi très frais, et au nez d'abricots, de lichee, de pamplemousse, de pomme et d'anis étoilé. En bouche, c'est opulent, gras et lourd, très aromatique. On est sur un Viognier : Vie on y est 2008 en Côtes du Rhône du Domaine Gramenon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe dense et la frange évoluée. Le nez est sur des fruits rouges et noirs, du paprika et du cumin. La bouche, veloutée et fondue, sur une structure tannique fine et racée, avec encore un peu d'acidité et un côté sanguin dirigent mes 2 comparses vers un vieux Bandol. Il s'ouvre à l'aération et aurait fait merveille sur un pâté de grives : Château Vannières 1988 en Bandol. Le 83 dégusté il y a quelques semaines était bien meilleur, plus puissant et moins sur la fin.

    Déjà le dernier flacon de la soirée avec un vin à la robe encore plus évoluée et au chouette nez sur des feuilles de tabac à rouler et des prunes. La bouche, encore fort agréable pour un vieux vin, présente des notes de café, de chocolat et de feuilles mortes. Château Croque-Michotte 1969 en Grand Cru Classé à Saint-Emilion.Un domaine situé entre Cheval Blanc, Pétrus et Gazin. On avait déjà goûté il y a 15 ans un 1961 mémorable, pour ce vin élu, en 2007, meilleur vin Bio du Monde. Mystère sur la provenance de ce flacon dans la cave du Clos : un jour, on saura...

     

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  • Dégustation du lundi 227

    Nouvelle dégustation à l'aveugle, ce lundi après un week-end épuisant partagé entre les Play-Off Hockey et les 10 ans de Classic 21.

    Le premier vin présente une robe foncée et un fort beau nez sur des fraises bien mûres et des Quetsches en compote. En bouche, toujours ces fruits mûrs, sans grande complexité, et avec cette petite note poivrée nous amenant sur une Syrah. Belle finale aussi, non asséchante et avec une imposante acidité qui revient : Le Domaine de Lucie 2010 en Crozes Hermitage Aux Racines de Saint Jean, de Lucie Fourel. Fort agréable.

    Le second flacon, à la robe également foncée, présente un nez concentré. La bouche est d'abord massive et imposante, avant que tout ne tombe très vite pour laisser place à un élevage trop marqué, avec une finale boisée et asséchante. Dommage, car j'attendais tout autre chose de ce vin : de petits fruits tout en dentelle...La Ciaude 2010 en Minervois du Domaine Anne Gros et Jean Paul Tollot.

    Le troisième vin, à la robe rubis présente un beau nez et une bouche mature, sur la finesse, avec une pointe d'alcool. C'est une belle bouteille, qui s'ouvre à l'aération : Terrebrune 2004 en Bandol. Je vais arrêter d'amener des bandols à ces dégustations car les compères s'y attendent tous les lundis, et ne cherchent pas plus loin...

    La quatrième bouteille présente une robe noire et un nez assez fermé pour le moment. La bouche est riche, sud, colorée et charpentée, avec un petit côté lacté avant que les tannins non encore fondus rendent la finale asséchante. Ce vin, composé de 80% de cépages plutôt épicés et tanniques est bu trop jeune : Clos Baquey 2011 (bouteille 6141 sur 8.000) en Côtes du Marmandais, dans le sud-ouest.

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    Bref, rien de vraiment transcendantal ce soir, si ce n'est le Led Zep écouté en fin de dégustation. La suite des aventures du Clos lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 219

    Certains préférant le Salon de l'Auto en nocturne, c'est donc à 4, que nous attaquèrent ce lundi du Clos, en commençant par éliminer les dernières lies fines de notre nectar, reposant toujours en tourille. Un soupçon de souffre après cette belle oxygénation, et voilà notre vendange 2013 prête à être mise en bouteilles. Il manque juste des bouchons de qualité, que nous allons nous efforcer de trouver.

    Quatre vins rouges, ce lundi soir, avec un premier flacon à la robe rubis clair et au nez assez discret sur de la prune. En bouche, une attaque trop confite, trop riche sur des pâtes de fruits et de la chaleur, immédiatement suivie d'une astringence assez marquée, jusqu'en finale, avec de l'alcool. Singulier 2009 Trousseau en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot. Fort déçus par ce vin, titrant 14 degrés, qui nous avait beaucoup plu il y a quelques temps...

    Second flacon, à la robe plus foncée et aux reflets écarlates, et au nez de fruits et de végétal, avant de tourner vers de la colle au scotch. En bouche, une fort belle matière sur le fruit et des tannins fins et fondus, avant qu'une finale, astringente à nouveau, ne prenne le dessus et gâche cette belle attaque fruitée à souhait. C'était tel que je pensais que le raisin n'avait pas été égrappé, alors qu'il l'est. Le Rouge d'Herbel en Vin de France. On est à Anjou sur du Cabernet Franc, en 2010, un millésime difficile.

    Troisième flacon à la robe noire et au nez expressif, parfumé et mentholé sur du cassis et de la crème de cassis, avec également un côté sanguin et de la tomate confite. La bouche est puissante, fondue et fraîche et évoque une Syrah de soleil. C'est un vin de dégustation et pas de repas car un peu passé de mode au niveau extraction. Ceci dit, c'est un superbe jus de cassis très bien fait et sans boisé. Chloé 2010 (Vieilles Vignes Merlot, Haute Vallée de l’Aude en Languedoc), en appellation Limoux de Jean-Louis Denois. Acheté sur "Vins Etonnants".

    Dernier flacon de la soirée, à la robe foncée et au nez chaleureux, avant de tourner vers un très beau fruit. La bouche est puissante, sur un joli fruit, une belle matière et de la fraîcheur. C'est propre et net. On est sur une Syrah. C'est encore un vin de gastronomie, de fin de repas. Domaine Elodie Balme 2011 Champs Libres en Côtes du Rhône Villages.

    Toujours pas de photo de la dégustation. Ce sera pour lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 198

    C'est avec un peu de retard et les idées toujours pas très claires que je suis enfin plus ou moins apte à vous relater la dégustation du Clos d'hier soir. Une toute belle, à 4.

    Mise en bouche avec le seul vin blanc de la soirée (c'est sûrement lui qui nous a donné ce mal de tête Innocent) à la robe jaune paille éclatante et au nez beurré sur des agrumes. La bouche, très agréable, est fraîche, vive, avec une belle acidité. On pense à un beau sauvignon mûr, et ce n'en est pas un. On ne trouvera d'ailleurs pas facilement ce Bouzeron 2010 du Domaine A. et P. de Villaine en Villages de Bourgogne, en cépage aligoté.

    On passe aux vins rouges avec un second flacon à la robe assez claire et évoluée et un très beau nez sur de la framboise.  En bouche, une attaque fort plaisante et un petit jus de fruits rouges, tout en finesse, se terminant sur des notes de cacao. Une fort belle bouteille malgré son âge : Volnay Les Champans 1er Cru Récolte 1972 de Mme François de Montille à Volnay.

    La troisième bouteille est bouchonnée. Volnay 1972 de Grivelet Château. Grivelet Château, est la plus grosse escroquerie des années 70 au niveau origines du vin (fraude). Pas de remords.

    Le 4ème flacon de la soirée nous amène vers les vins nature avec une robe noire, et un nez très vert, très rafle. En bouche, on évoque un Cabernet de Loire pour ce vin tannique mais pas boisé. Beaucoup moins vert en bouche, il est cependant assez simple et un peu court. Et on n'est pas en Loire : Les Laquets 2008 Cahors de Mathieu Cosse au Domaine Cosse Maisonneuve.

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    Cinquième bouteille, déjà, à la robe foncée aussi, mais avec de légères traces d'évolution. Le nez est superbe, sur du cassis et de la fraîcheur. La bouche est riche sur des tannins bien enrobés, mûre mais pas sudiste, sur une belle fraîcheur. Vignes de l'Hospice 1999 en Saint Joseph d'E. Guigal. Un des plus beaux parcellaires de Saint Joseph, vendu par Bernard Grippa à Guigal. Très belle Syrah.

    On passe au sixième flacon de la soirée, à la robe magnifique et évoluée, et au nez superbe, racé, et marqué par l'évolution lui aussi. On adore la bouche avec ses notes racées, sa magnifique dimension, sa richesse, sa finesse, sa longueur. On est sur des baies de cassis croquantes, de la tomate, des arômes évolutifs et des notes de café en finale. Puissant, long et épatant : Domaine de Trévallon 1999 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Un vin qui nous réunit tous : c'est exactement cela que nous attendons d'un bon vin !

    Passer après une telle merveille n'est pas chose aisée. C'est ce qui arriva pourtant à la septième bouteille de la soirée, à la robe foncée et au nez plus jeune sur des amandes grillées. En bouche, c'est très jeune, avec un côté lacté, bien enrobé. Un beau vin classique français, avec des ampères derrière, dense mais crémeux, qui balance bien. Ce n'est pas un Châteauneuf, comme on le pensait, mais un Barbera d'Alba Scarrone 2007  Vietti. Bien mieux que le 2006 dégusté au Clos il y a quelques mois.

    Robe rubis claire évoluée pour le huitième flacon, un vin gentil et anecdotique : Clos Vougeot 2001 d'Amiot Servelle. La dernière bouteille en cave d'un ex-adorateur de ce vigneron.

    On termina cette soirée avec un fort beau magnum : très riche, libre, pur, avec de la finesse et de la précision. Cela ressemble à un vin nature en bouche et tout le monde adore. C'est un appel au plateau de fromages. Magnifique ce OCCULTUM LAPIDEM 2011 - DOMAINE DE BILA HAUT en Côtes du Roussillon Villages AOC de M. Chapoutier. Un second vin très sympa de Chapoutier en 2 semaines, qui réussi là bien mieux que dans sa propre région. J'ai voulu en re-goûter un peu ce soir, mais il n'y en n'a plus... Très bon rapport qualité prix et très bonne cote (94-96 Parker).

    Après un repas frugal, un larron assoiffé ne pu s'empêcher d'ouvrir une dixième bouteille, elle aussi magnifique : Domaine de Trévallon 2007 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. J'en aurais bien aussi re-goûté ce soir, mais c'était tellement bon qu'il n'y en n'a plus non plus. La suite des aventures du Clos lundi prochain, si tout le monde a survécu...

     

  • Restaurant "La Véraison" à Watermael-Boisfort...

    Adieu l'ancien restaurant grec de tapas où il faisait bon venir de temps à autre Drève du Duc à Watermael-Boisfort, et à la place duquel s'est très récemment ouvert, après travaux, La Véraison.

    On l'a donc essayé, la carte paraissant alléchante et les prix fort raisonnables . 13 euros pour chaque entrée : le duo de croquettes (fromage/crevettes) est bien, sans plus, tandis que le mix de Sashimis n'était vraiment pas à la hauteur: une tranche de saumon de 10 mm d'épaisseur (dos et flancs, avec la partie brune qui sont les graisses du poisson dans lesquelles sont concentrées et stockées tous les métaux lourds) et quelques cubes de thon rouge/grisâtre, dont certains pleins de nerfs... On est loin d'avoir dans son assiette les morceaux les plus fondants et les plus qualitatifs du poisson. 

    Suivirent les plats, avec un carré d'agneau (19,50 euros) à la cuisson parfaite et accompagné d'un gratin de pommes de terre assez sec et manquant de sauce. Quant au dos de cabillaud (21 euros), lui aussi parfaitement cuit, il n'était pas de toute première fraîcheur. La purée de pommes de terre aux crevettes grises qui l'accompagnait était très bonne, mais la sauce sans goût.

    Côté vin, les prix sont très sympathiques (dans les 20 euros) mais le choix difficile : quelques vins français sans grand intérêt et des petits vins espagnols que je ne connais pas. Le patron nous a conseillé une excellente Syrah Alodia n°1 à 24 euros qui n'avait, en fait, rien d'exceptionnel du tout. Un vin rond et boisé avec lequel nous ne nous sommes pas fait plaisir. 

    Premier test un peu décevant pour cette nouvelle brasserie, mais laissons leur le temps de trouver leurs marques et de s'adapter au nombre de clients, d'autant plus que le sympathique jardin arrière devrait attirer pas mal de monde avec la belle saison. Nous y retournerons dans quelques temps.

  • Dégustation du lundi 194

     

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    Encore une belle dégustation du Clos ce lundi soir, débutée à 4 et achevée à 5 avec l'arrivée tardive d'un invité confondant rue et avenue..., tandis que notre 5ème luron, dorénavant accro du billard, doit nous cacher quelle que chose avec sa belle anesthésiste...

    Un premier vin blanc à la robe quasi transparente, tellement elle est claire et au nez très parfumé de Sauvignon. En bouche, c'est assez nul, variétal, court, fluet, sans matière et assez grossier, comme une louche dans une gamelle. On évoque un Sauvignon chilien ou un vin stéréotypé à la néo-zélandaise et c'est raté : La Foliette 2010 du Domaine Viticole de Chenoy en Vin de Pays des Jardins de Wallonie. Un vin du Domaine Viticole (c'est-à-dire qui produit du raisin, au contraire d'un Domaine Vinicole, qui produit du vin) de Philippe Grafé. Et ce n'est pas du Sauvignon, mais du Solaris, un cépage hybride allemand résistant fort bien au mildiou, mais pas qualitatif. Mais ne critiquons pas trop un confrère belge...

    On passe aux rouges avec un vin à la robe grenadine claire et au nez de vin nature, sur de la pomme. En bouche, c'est plaisant, hyper léger, délicat. Un vin comme on en faisait sans doute il y a 3 siècles (qu'elle est bonne ta vinasse, où sont les ours cuits à la graisse d'oie?). Malgré tout, c'est un peu court et cala manque un peu de fruits. Peut-être un léger problème de bouchon ? On évoque un pinot, un pinot-gamay, puis le Jura : Poulsard Vieilles Vignes 2011 en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot.

    On oublie les vins nature et on monte en puissance avec un troisième flacon à la robe très foncée et au nez sud et alcool. En bouche, une belle attaque sur une belle matière avec un côté enveloppant. Mais, hélas, une finale sèche, trop sur les épices et sans finesse : Vinupetra I Vigneri 2008 Etna Rosso. Rien à voir avec le délicieux San Lorenzo 2007 Etna Rosso Girolamo Ruppe de Sicile également, dégusté il y a quelques semaines.

    Quatrième bouteille de la soirée, à la robe un peu plus claire que le précédent et plus violacée aussi. Un beau nez complexe, avec de la maturité, de l'élevage et du cuir. La bouche est aboutie (il lui faudrait juste encore un an ou deux pour se fondre totalement), fondue, élégante et racée. Il a la richesse, la générosité, la complexité, l'harmonie : c'est génial, il a tout. Clos des Papes 2003 en Châteauneuf-du-Pape. Beau flacon côté 97/100.

    On poursuit sur notre lancée avec un vin à la robe plus claire et au nez fumé. En bouche, il est plus léger que le précédent, mais c'est bon, avec une magnifique fraîcheur. C'est également abouti et parfait : Pignan Réservé 2001 en Châteauneuf-du-Pape également.

    On acheva cette dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe à nouveau plus sombre et au très beau nez de tabac et de fruits noirs. La bouche est classique, vanillée, riche et puissante, beaucoup moins fondue que le précédent, avec de la fraîcheur au début et de l'alcool en finale : La Comble des Fous 2007 du Clos Saint-Jean en Châteauneuf-du-Pape. Un vin non filtré, côté 100/100. 

    Quel hasard d'amener 3 Châteauneuf-du-Pape, sans se prévenir, et de les déguster dans cet ordre ! La suite des aventures du Clos un prochain lundi.

     

  • Dégustation du lundi 191

    Belle petite dégustation à 4, pour ce retour de congé de Carnaval, avec un premier vin à la robe assez claire et évoluée et au nez sur de belles notes d'évolution (entre 2003 et 2009). C'est plutôt fin en bouche, malgré une chaleur et une puissance perceptibles. C'est expressif, lisse, rond et fluide sans aucune agressivité, ni aucun côté astringent, sur des prunes, de la cerise et des fruits noirs confiturés. Epatant et très bon : non, ce ne sont ni un Châteauneuf-du-Pape, ni une Côte-Rôtie, mais un San Lorenzo 2007 Etna Rosso Girolamo Ruppe en Sicile. Fort beau flacon.

    Le second vin, avec sa robe noire et évoluée, et son nez très racé de vieux bordeaux en rive gauche, assume. En bouche, c'est beau, tout en étant beaucoup plus classique, avec un boisé évolué bien intégré dans le fruité. C'est intéressant, malgré une bouche en montagnes russes : Château Lagrange 1990 en Saint Julien, un bon bordeaux de repas.

    Troisième flacon de la soirée à la robe claire, et au nez de réduction et de caoutchouc brûlé, avant de passer à un second nez de vin nature plus sympathique. En bouche, il pétille légèrement au début, puis, présente une belle attaque fruitée, fraîche et assez légère. C'est croquant, et l'acidité pousse à en re-boire encore et encore : fort belle buvabilité ! On apprend que c'est du Pinot noir et pourtant, je ne reconnais pas la Bourgogne. Impossible de mettre un terroir sur ce vin... Jean-François Ganevat, Cuvée Julien 2009 en Côtes du Jura.

    Le dernier flacon de la soirée présente une robe un plus foncée, d'un écarlate magnifique avec un nez de cerises et de noyaux de cerises. En bouche, plus de concentration et de matière que le précédent, avec une belle buvabilité aussi. Mais j'ai toujours ce même manque de tannins face à de tels vins. Beaune Toussaints 1er Cru 2009 d'Albert Malot. Personne n'a reconnu le Pinot noir dans ce vin exempt de bois.

    La suite des dégustations à l'aveugle du Clos lundi prochain.

  • La Tour du Bon, un domaine qui mérite le détour...

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    La Tour du Bon est un petit domaine viticole de 12 hectares, dont on ne soupçonne pas l'existence. Aucun panneau ne pointe ses vignes depuis la route principale. Inutile de rentrer son adresse dans le GPS, il ne connaît pas le 714 chemin de l'Olivette au Brulât du Castellet. Mais vous aurez toutes vos chances en rentrant le chemin de l'Estagnol. Alors, vous quittez la route qui file vers Saint-Cyr puis passez devant le boulodrome et ses vieux platanes. La route s'étrangle peu à peu jusqu'à ne laisser passer qu'une seule voiture dans un virage en épingle. Là vous vous demandez où va vous emmener le bitume. Et puis soudain le paysage s'élargit, comme le chemin. C'est comme si une autre vallée s'ouvrait devant vous avec ses vignes, ses oliviers, ses collines de pins au loin.

    Enfin, c'est fléché. Vous êtes très proches.

     

    La Tour du Bon, c'est le domaine. La Tour de Bon, le lieu dit. On imagine un personnage d'un autre temps, hors du commun : un noble juste et généreux, qui aurait régné sur les lieux. En fait ce nom est celui d'une butte coiffée de pins. Comme si la terre se mettait sur la pointe des pieds pour apercevoir la mer. Ce mamelon veille en silence sur les cépages de mourvèdre, grenache, cinsault, carignan et autres. Les vignes ont les pieds dans le calcaire, la tête au mistral. En ce moment, des petites fleurs blanches poussent en abondance entre les rangs. Elles travaillent. Elles aèrent le sol. Alors on les laisse. « On se penche sur la biodynamie » justifie Agnès Henry-Hocquard à la tête du domaine, racheté dans les années 60 par sa famille.

     

    On vendange à la main pour produire rosé, blanc et rouge. La cuvée Saint-Ferréol est un rouge à servir dans de grands verres, comme un bourgogne. « C'est un vin assez rude, monacal, très noir mais très émotionnel, quasi mystique. On n'est pas en contact avec dieu mais presque » explique Agnès Henry-Hocquard, avec fierté. Environ 26 euros la bouteille. Une recette qui irait bien avec ce vin ? Un lièvre mariné, conseille-t-elle.

    Pour déguster un Saint-Ferréol au domaine, appeler le 04 98 03 66 22. Et tant qu'à faire goûtez la cuvée Classique en blanc (15 euros), rouge ( 17 euros) ou rosé (13 euros). Source : Le Coin Bleu, le blog cuisine et terroir animé par  Régine Meunier.

     

  • Dégustation du lundi 190

     

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    Très belle dégustation du Clos, à 6, après avoir taillé les ceps du vignoble en cette journée venteuse de dégel.

    Un seul vin blanc, ce soir, à la robe pâle et au premier nez de vin alsacien sur du Muscat. Le second nez est plus complexe, sur du caillou. En bouche, c'est gentil, agréable, sympathique, sur des lychees : Petite Fleur 2009 du Domaine Julien Meyer en Alsace, en vin nature.

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe rouge clair et au nez réduit sur de la gueuze et des notes de vieux bourgogne, assez Pinot. La bouche est fine, assez longue, affichant une excellente buvabilité. Magnifique : Clos de Rouge-Cloître 2009 (bouteille n°5) vinifié à Bruxelles, depuis 16 ans. On est assez fiers, mais assez mal placés pour le juger...

    Troisième flacon, à la robe rubis foncé et au disque évolué. Le nez est tellurique, avec du sang et de l'alcool. Par contre, la bouche, avec son côté arrondi et trop compoté (chaptalisé ?) est moins plaisante : c'est un peu lourd et pâteux, avec une finale sur des noyaux de cerises : Clos des Lambrays 2002 à Morey-Saint-Denis.

    Quatrième bouteille, à la robe trouble de jus de raisin pur, avec la pulpe, qui me rappelle celle du Cornas 2010 de Clape. Le nez est réduit mais le fruit est bien là, beau, entier et mûr. La bouche est dissociée : une fort belle matière de fruits noirs encerclée par une acidité pas fort plaisante et assez présente : La Mémé, Ceps Centenaires à Gramenon 2010 en Vin de France (Côtes du Rhône). 

    Cinquième flacon, à la robe noire et au nez puissant de Bordeaux et de Merlot. La bouche présente un magnifique fruit et une belle concentration, avec un petit côté boisé en finale. Mais ces tannins, fins, devraient s'intégrer dans les années à venir : Château Trotanoy 2000 en Pomerol. Très beau.

    Sixième flacon, à la robe rubis foncé et au nez bordelais, magnifique, en rive gauche pour la majorité d'entre-nous. La bouche est fort belle, fondue, sur un magnifique fruit, et encore puissante. Pour Bordeaux, c'est raté : Domaine de Beaucastel 1990 en Châteauneuf-du-Pape de la Sté Fermière des Vignobles Pierre Perrin. On se fait chaque fois avoir...

    Septième bouteille de la soirée, à la robe foncée, mais évoluée. Pas facile de passer après ce que l'on vient de boire, et pourtant, elle assume : c'est franc, rond, assez fin mais moins complexe que la précédente. Belle buvabilité, avec du fruit et des notes de réglisse en finale : Château Pradeaux 2000 en Bandol.

    On en profita pour ouvrir Château Pradeaux en 2001, histoire de comparer les 2 millésimes. Celui-ci présente une robe plus foncée, est encore un peu jeune et plus accompli que le précédent. Il a plus de vivacité et est moins marqué par l'élevage, bien que je le trouve plus marqué par l'alcool.

    On acheva la soirée avec une neuvième bouteille : un très beau Pibarnon 2001, toujours en Bandol, à la robe foncée, et au nez également marqué par l'alcool, mais très agréable à boire, à condition qu'il soit servi frais. Beaucoup de plaisir avec ce troisième Bandol de la soirée, fait exceptionnel au Clos.

    Pas de Clos lundi prochain, ni le lundi suivant (Carnaval). La prochaine dégustation est donc programmée pour le 18 février. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 189

    dégustation,vin,robe,nez,bouche,terroir,diversité,goûtBelle dégustation à 4 ce lundi, avant les chutes de neige annoncées sur le Royaume. Avec un premier vin à la robe très jaune, qui fait peur. Au premier nez, on est sur de l'aromatique, en Alsace sur un Riesling, quoique... En bouche, on est en Loire, sur un Sauvignon en vin naturel. Ou un Chenin ? On s'attend à une richesse grossière. Et bien, pas du tout : c'est assez vif, avec une acidité marquée et une belle longueur sans excès de chaleur ou de soleil, juste bien. C'est riche, sans sucres résiduels, et droit : Le Rouchefer 2004 en Anjou d'Agnès et René Mosse. 14°.

    Le second vin, à la robe noire, qui fait peur aussi, présente un nez de vanille et d'alcool, avec de la réduction ou des brets (levures indigènes). La bouche, concentrée et puissante, sur de l'alcool et des fruits noirs fait penser à une syrah, avec une finale un peu sèche et dissociée. C'est un beau jus, mais trop puissant pour être un vin de soif : "De battre, mon coeur s'est arrêté" 2010 en Côtes du Roussillon Villages d'Hervé Bizeul. 14°5.

    Le troisième flacon aurait pu être magnifique s'il n'avait été bouchonné : Canneto Vino Nobile di Montepulciano Riserva 2006. 14°5 aussi.

    Le dernier vin de la soirée présente également une robe noire et un nez de verdeur, de rafles, sur des fruits noirs et des épices. La bouche est plus complexe que le second vin dégusté ce soir : plus de finesse et un beau grain, malgré le boisé encore présent. C'est concentré, sur un beau fruit, avec de notes mentholées et du boisé. On pense à un jeune Bordeaux sur du Cabernet et on n'y est pas : Clos Baquey 2009 en Côtes du Marmandais (bouteille n° 0343) d'Elian Daros Laclotte. Un vin du sud-ouest titrant 13°5 et composé de 35% de Merlot, 30% de Cabernet Sauvignon, 15% de Cabernet Franc et, ce qui est assez atypique, 20% de Petit Verdot. C'est ce dernier qui donne la verdeur, et c'est la raison pour laquelle les grappes sont éraflées à 100%.

    La suite des aventures du Clos dans 15 jours, pour fêter le dégel. D'ici-là, bonnes batailles de boules de neige.

  • Dégustation du lundi 171

    dégustation,vin,plaisir,terroir,typicité,goûtTrès belle ripaille à 4, en hommage au 5ème luron, absent contre son gré. Et fort belle dégustation aussi, avec 4 vins rouges dont le premier présente une robe noire et jeune, avec des reflets violacés. Le nez est beau, sur du fruit et de la fraîcheur. Les traces sur le verre font penser à un cépage teinturier. En bouche, c'est riche et mûr, sur une fort belle matière mentholée. Cela manque un peu de complexité, sans doute dû à la jeunesse du breuvage : Mas del Périé La Roque 2011 Malbec en Cahors, de Fabien Jouves (le plus jeune oenologue français). Un vin vivant, non collé et non filtré. Pas mal du tout.

    Second flacon, à la robe rubis foncé et au superbe nez de vieux bordeaux en rive gauche. La bouche est fort agréable, surtout avec sa belle puissance dans la grande longueur sur le cuir et les pruneaux, avec un peu de tomate. Grand vin de Léoville Las Cases 1989 en Saint Julien. 

    Troisième flacon de la soirée, à la robe identique que le précédent, et au nez plus austère. Le second nez ne se livrera que dans la demi-heure qui suit. En bouche, ce vin ne souffre pas et reste rond. Il présente une belle finale lardée, très longue : Lynch Bages 1989, Grand Vin de Pauillac. Fort bien, et bons (lointains) souvenirs.

    Dernière bouteille, à la robe tout aussi évoluée, et au nez fumé de vieilles futaies (et pas de fûts). La bouche, superbe, toute en dentelle, avec de la puissance et de la matière, souple et sur du fruit, et jeune : Fleur de Confiance 1995 du Domaine de Soumade, Rasteau, en Côtes du Rhône Villages. Une bouteille rare. Grenache 70%, Syrah 10% et Mourvèdre 10% (+ divers 10%). Admirable.

    La suite lundi prochain.

  • Tranche de vie avant recyclage...

    Pas mal, l'idée de noter les vidanges qui commencent à s'accumuler chez moi et qui finiront demain matin dans la bulle de verre pour être recyclées...

    D'abord, 2 vins bio du Delhaize, qui me conviennent de temps à autre : le Domaine Le Garrigon, Visan 2010 et le Mas de Grange Neuve, en Visan 2010 également.

    Ensuite, 4 vins achetés chez un caviste : un Faugères 2009 "Jadis" de Léon Barral (avec du volatile, trop alcoolisé-14°- et un boisé trop présent), Causse Toujours, du Domaine Ribiera en 2010, en Vin de Pays de l'Hérault (également trop chaud et trop d'alcool-14,5°), Carco 2009, d'Antoine Arena en Patrimonio (13,5°, côté sud, mais rien de spécial, bof), et La Carissa 2004 du Domaine des Chênes en Côtes du Roussillon Villages Tautavel (bien, sans plus et encore 14,5°).

    Suivent 3 autres vins achetés chez un autre caviste : Tourmaline 2009 du Château l'Euzière en Languedoc (toujours 14,5°, sur le fruit, mais avec trop d'alcool), Syrah 2009 "Signé" d'Yves Cuilleron en Vin de Pays des Collines Rhodaniennes (pas mal, et enfin 12°), et le Domaine du Clos des Fées 2009 en Vieilles Vignes, en Côtes du Roussillon Villages (une référence, mais titrant 15°!). Rien d'exceptionnel dans tout cela...

    J'ai apprécié, provenant de 2 autres cavistes, le Domaine des Masques "Exception" 2009 Syrah en Bouches du Rhône (malgré ses 14,5°), Le Page de Vignelaure 2007 en Vin de Pays des Coteaux du Verdon (13,5°, mais tout en douceur sur du Cabernet Sauvignon et du Merlot), Domaine Tempier 2008 en Bandol (14°, mais quel bon Mourvèdre), et Le Gros Noré 1998 toujours à Bandol et en magnum (des fruits assez cuits, des tannins fondus et de la fraîcheur).

    Tout en achevant, ce soir, Empreintes 2009 en Cornas du Domaine Durand (un vin sympathique et puissant, titrant 14°, avec un beau fruité). Mais qui n'a rien à voir avec le Cornas 2010 de Clape, dégusté à l'aveugle et époustouflant ! Mais là, on parle d'un autre prix...et d'un 100% Parker (l'un expliquant l'autre et vice versa).

    Et aucun coup de coeur parmi tous ces vins, peut-être pas toujours bus dans les meilleures conditions qui soient... Qu'est-ce qu'on peut être difficile...

  • Dégustation du lundi 169

    Fort belle dégustation, ce lundi soir au Clos, avec un premier flacon à la robe jaune or et au nez parfumé, sur du miel et des arômes de pomme. La bouche, riche mais avec une vivacité qui rattrape le tout, présente des notes d'hydrocarbures, de pommes et de réglisse. On est un peu perdu et cela part dans tous les sens : Roussanne/Marsanne, ou plus nordique? Chardonnay très mûr style Valette, ou un Montlouis sur Loire ? Clos de la Coulée de Serrant 2006 de Nicolas Joly en appellation Savennières-Coulée de Serrant. Un peu déçus, on en attendait quelque chose de plus tranché, de plus racé, avec moins de sucre.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis évoluée et au magnifique nez évolué lui aussi, sur un fruit fondu et des notes tertiaires de cuir et de champignons. En bouche, c'est délicat, tout en dentelle, très plaisant avec de belles saveurs : une noble évolution sur de la tomate confite, ce qui nous dirige tous vers la rive gauche en 82 ou 86. Et c'est raté : Hermitage 1997 de Jean-Louis Chave ! Un 100% Syrah, pas mal pour une rive gauche...

    Troisième flacon à la robe noire et au nez de Syrah, propre et élégante. En bouche, c'est riche, sanguin et volumineux, sur de la violette et du graphite, avec des tannins bien enrobés sur du cassis. Mais c'est fort jeune et bu trop tôt. On est en Côtes du Rhône méridionale ou en Languedoc, et c'est à nouveau raté : Marquise de la Tourette 2006, en Hermitage de Delas.

    La quatrième bouteille présente une robe noire et de l'alcool au nez. En bouche, c'est rond et chaud, avec de l'alcool. Ce vin, qui appelle le canard, manque un peu de fraîcheur : Peyre Rose 2002 Clos des Cistes en Coteaux du Languedoc.

    On acheva la dégustation de ce soir avec un vin blanc, à la robe claire et au nez sur de la noix. En bouche, c'est un peu coincé et peu expressif. Il y a peut-être un léger problème de bouchon : Cuvée de Garde Assemblage 2007 de Jean-François Genevat en Côtes du Jura.

    Prochaine dégustation du Clos dans 15 jours, avec pour thème : 2003 ou avant. Qui vivra verra.

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  • Le Clos a 15 ans...

    Il y a exactement 15 ans, jour pour jour, naissait un petit vignoble à Auderghem, exposé plein sud, en terrasses. Cinq joyeux lurons y plantèrent 160 jeunes ceps juste ramenés de bourgogne (Pinot noir et quelques pieds de Chardonnay) et de Bordeaux (Merlot, Cabernet sauvignon et Cabernet franc).

    Ce fût le début d'une grande aventure et d'un rendez-vous hebdomadaire fixé au lundi soir, pour nous permettre de travailler dans le vignoble, puis d'y organiser une dégustation à l'aveugle pour parfaire nos connaissances oenologiques. En 15 ans, ce sont environ 4.000 bouteilles qui furent dégustées...

    Côté vignoble, on sorti un magnifique Pinot noir en 1999 lors d'un essai de vinification. Et, en 2000, le premier millésime du Clos (un assemblage de tous les cépages) qui fût une réussite. On encaissa ensuite quelques déboires sur les millésimes suivants (cuves non étanches, vin piqué, attaque de mildiou, essai de vinification différente ou tout simplement été pourri). Mais 4 autres millésimes nous offrirent de beaux résultats, dont le dernier en 2010.

    Côté dégustation, on était fort portés sur les grands bordeaux à l'époque, ce qui n'est plus du tout le cas aujourd'hui. On dégustait, en 1997, Château Lafite Rothschild 86, Grand vin de Leoville du Marquis de Las Cases 86, Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 86, Château Haut Brion 86, Château Latour 86 et Château Ducru Beaucaillou 86 un lundi. Puis le lundi suivant, on faisait une verticale de Château Beauséjour Duffau-Lagarrosse 87/88/89/90/91/92/93. Et on se calmait un peu le lundi suivant, avec Baron Pichon Longueville 83 Pauillac Médoc, Corton Charlemagne Grand Cru 90 Louis Jadot, Château L'évangile 85 Pomerol et Hermitage La Chapelle 85 Paul Jaboulet Ainé.

    Quelle époque, que de bons moments et que de souvenirs. Et quelle belle aventure aussi. Un bel anniversaire à fêter à 5.

     

  • Dégustation du lundi 162

    Belle soirée à 4 pour cette nouvelle dégustation du lundi, avec un premier vin blanc à la robe paille et au beau nez de fleurs d'oranger et de miel. Par contre, en bouche, un étrange petit côté doucereux, avec du sucre résiduel que l'acidité ne porte pas et sans longueur : VindetabledeFrance, en vieilles vignes, de Gilles et Catherine Vergé. Pas terrible...

    On passe aux rouges avec un second flacon à la robe noire et au nez de cacao et de café, riche, et sur du fruit. Agréable surprise avec une bouche fine, sur du fruit, pas trop chargée et sans lourdeur. Un bon jus de Syrah, bien faite, pointu et droit, qui s'achève sur des notes épicées et poivrées : Cayas réserve 2006, Syrah du Valais de Jean-Paul Germanier. Décidément, ces Suisses sont assez forts !

    Troisième flacon, à la robe noire également, et au premier nez assez discret sur des fruits noirs. En bouche, pour ma part, une belle matière sur des fruits rouges et noirs, avec une belle fraîcheur et des tannins fins serrés. C'est moins boisé et moins vanillé que le précédent, mais plus chaud et plus serré. Riche et mûr, débordant de fruits (concentré de cassis), puis tannique en fin de bouche : Domaine Tempier, La Migoua 2008 en Bandol. Certainement bue trop tôt... Beau potentiel.

    On repasse aux blancs avec un quatrième flacon à la robe dorée et au nez de Sauternes, que j'aime bien. Hélas, en bouche, on est sur de la lourdeur, avec un manque d'acidité. Malgré le magnifique côté abricot, et l'amertume de la peau de l'abricot, nous ne sommes pas conquis. Et pourtant, c'est un vin rare et exceptionnel : un Sauternes 100% Sauvignon : Roussey Peyraguey Sauvignon de Sauternes 2004 de la Famille Déjean.

    On achève cette dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe brune et au nez vineux, sur de la noix. En bouche, le raisin de Corinthe prédomine, avec une acidité incroyable, rafraîchissante. Nous ne découvrirons pas ce Tokaji Château Megyer 1983, 6 Puttonyos, d'Hongrie.

    C’est avec une tristesse solennelle que nous apprenons la disparition, la semaine passée, à 84 ans,  d’un de nos vignerons italiens préférés, Giuseppe Quintarelli, dont les vins magnifiques nous ont tant fait rêver. 

    Lundi prochain, Clos à 3. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 132...

    Fort belle dégustation à 4, hier soir, qui se termina assez tard vu le nombre de flacons ouverts...

    Mise en bouche avec un vin à la robe pâle et au nez de grenache blanche (Châteauneuf?), sud et classique. En bouche, du gras, du pamplemousse rose, mais un manque de vivacité et de tension. C'est un peu plat en finale. Les Combottes 2004 Pernand-Vergelesses du Domaine du Château de Chorey, en Côte de Beaune.

    Seconde bouteille, à la robe champagne et au nez de cidre, plus frais et plus jeune. En bouche, c'est simple, avec une belle concentration, vendangé mûr, avec un petit côté perlant sur du lime. Un beau jus, sans terroir : "Cours toujours" du Domaine du Possible en Vin de Table de France (Roussillon).

    On attaque alors les rouges avec un vin à la robe rubis léger et au nez fruité, avec un rien de réduction. En bouche, à nouveau un petit côté perlant et un beau fruit. C'est assez léger et on est en Beaujolais : Vin de Kav 2008 Chiroubles de Karim Vionnet, en magnum.

    Quatrième bouteille, et un changement de registre avec un vin à la robe rubis légèrement évoluée, et au nez bordelais assez expressif. La bouche est marquée par le cabernet avec quelques notes de cerises en finale. Il y a une belle matière, mais aussi un beau boisé typique et un côté austère : Château Palmer 2003 en Margaux. Assez décevant et ne vaut certainement pas le prix demandé...

    Cinquième flacon, à la robe foncée et évoluée sur le contour du verre. Un magnifique nez de tannins serrés, et une bouche meilleure que le précédent, avec de la puissance et de la complexité, et puis ce boisé qui vient et qui gâche le tout. Château de Fieuzal 1988 en Pessac Léognan. Malgré tout, très jeune pour une bouteille de 22 ans.

    Sixième flacon, à la robe noire, et au nez de soleil et d'alcool sur de la fraîcheur. En bouche, c'est puissant, sur une magnifique fraîcheur, beaucoup plus plaisant qu'un grand bordeaux et sans la sécheresse bordelaise... Redigaffi 2005 Rosso Toscana. Belle bouteille.

    La septième bouteille, elle aussi à la robe noire, présenta un nez animal, puissant sur une fort belle matière. En bouche, un mourvèdre bien mûr, sur une belle fraîcheur, et avec un petit côté boisé qui doit encore s'intégrer. On est à Bandol : Cuvée Saint-Ferréol 2007 du Domaine de la Tour du Bon à Bandol. Pas mal du tout et très beau millésime. 

    Dernier flacon de cette grande soirée, un vin à la robe rubis foncé et au puissant nez de cassis sur une très belle matière. En bouche, on a l'expression du cabernet très riche sur le fruit, sans boisé, avec une belle finale sur du cassis. Pour le cabernet, c'est raté : Tinto Pesquera cuvée Janus Gran Reserva 2003 Ribeira Del Douro. Pourquoi les bordeaux ne ressemblent-ils pas à cela ?

    Il y a 13 ans, jour pour jour, nous dégustions au Clos dans le millésime 1986 : Château Vieux Château Certan,
Château Lafleur,
Château Trotanoy,
Château L'Evangile,
Château Cheval Blanc et
Château Beychevelle. Quand on vous disait que les temps changent... La suite lundi prochain, peut-être...

     

  • La dernière goutte...

    Cliquer sur le lien et découvrez ce court métrage surprenant, qui sent bon la campagne, et le vin bio. Un régal...

  • Dégustation du lundi 121

    L'été s'éloigne, l'hiver approche et les dégustations à l'aveugle du Clos se poursuivent. Premier vin à la robe rubis léger, et légèrement évoluée. Le nez, peu expressif et chaud s'ouvre un peu plus, plus tard. La bouche, classique, sur des petits fruits rouges, mais avec un peu de sécheresse, un peu fluet avec de l'acidité, sur du Pinot noir : Pommard 2002 de Blain Gagnard. Belle mise en bouche, mais assez décevant.

    Seconde bouteille à la robe rubis présente un nez beaucoup plus fruité que le précédent. En bouche, une belle fraîcheur, de beaux fruits, une belle matière sur du Gamay. On est en Beaujolais : Morgon 2007 cuvée MMVII de Marcel Lapierre.

    Troisième flacon, bouchonné de chez bouchonné : "Le Gros' 2007 en Anjou de René Mosse.

    Quatrième flacon, à la robe foncée et au nez concentré. La bouche est chaude (mais peut-être accentuée par la température de service du vin). On pense au Languedoc ou au Rhône sud. Très beaux fruits, mais assez massif. Après avoir rafraîchi le vin, le fruité prédomine et pas les épices. C'est très beau et très bien fait : Comme Del Mas 2007 "Shistes" à Collioure. 14,5° quand même.

    Cinquième flacon de la soirée à la robe rubis bien évoluée et au nez de vieux vin qu'on apprécie. En bouche, pas de doute, on est à Bordeaux sur un grand millésime d'avant 1990, mais un  peu faiblard quand même. L'élevage est là, mais il y a un souci par rapport au nez si prometteur : Château Bel Air 1986 du Marquis d'Aligre, Grand Cru Exceptionnel en Margaux.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire et au nez frais et puissant à la fois. En bouche, c'est un pur sang : bouche pleine et charnue, tannins mûrs compactés et racés. On est sur un assemblage de Syrah, grenache et mourvèdre : L'Ebreccade 2007 en Vin de Table de France en Cairanne de Michel Richaud. 15,5° : record battu ! assez exceptionnel, malgré l'alcool.

    La suite, lundi prochain...

     

  • Dégustation du lundi 118

    L'été et les vacances commencent à être derrière nous, et les dégustations du lundi au Clos reprennent. Ce lundi, dégustation à l'aveugle à 4 avec 3 bouteilles seulement, question de commencer en douceur...

    Un premier flacon, en blanc, à la robe paille, et au nez oxydatif sur de la noix et un beurre fondu rance. En bouche, cela part dans tous les sens : pulpeux, acide, zestes, puis noix beurrées. Très chouette. Il y a un côté pâte à pain, noix, cuisson qui rejoint le côté ouillé, et après il y a le beurre : on est chez le boulanger. Jurassic Park ? Et oui : Arbois Pupillin 1999 de Pierre Overnoy, en Arbois. Encore très jeune pour un 99...

    Second flacon, en passant aux rouges, avec un vin à la robe pourpre et avec de la réduction au nez, qui malgré avoir été aéré ne s'avère pas terrible. Par contre, en bouche, on est sur un beau fruité, des épices et une belle maturité, avec du moelleux et du velouté. C'est assez chaud en début de bouche, puis de la fraîcheur en milieu de bouche, et une petite verdeur peu dérangeante en finale. Gouleyant. L'Antidote 2009 du Domaine des Terres Promises en Vin de Pays de la Sainte-Beaume.

    Dernier flacon de la soirée, à la robe plus foncée et au beau nez concentré de fruits noirs, sans boisé. La bouche, plus complexe que le précédent, sur une belle matière évoluée, avec un très beau fruité, un côté soyeux, souple et fondu nous offre plaisir et gourmandise : "Le Grand Rouge" Revelette 2007 de Peter Fischer en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Très belle bouteille distante de 60 km de la précédente.

    Lundi prochain, vin hors France sera le thème de la soirée. Bonne semaine.

     

  • Pas de dégustations...

    Et oui, 2 semaines sans dégustation à l'aveugle au Clos... La semaine passée pour cause de congés, et aujourd'hui pour cause de grippe cannoise pour l'un et de remise en forme après grosse biture dominicale pour un autre... Adieu "bouteilles originales", et tant pis pour "Chardonnay, tu me plais..." : ce sera pour une prochaine fois !

    La semaine prochaine, ou la semaine d'après (on verra bien avec la Pentecôte), la dégustation portera sur le thème "ministricule production (= - de 3.000 bouteilles)". Intéressant.

    Ceci m'a permis de voir l'inquiétant reportage sur FR3 concernant tout ce qu'on trouve dans l'eau du robinet et qu'on ne devrait jamais y trouver ! Aluminium, Radon, pesticides, nitrates, antibiotiques, hormones féminines, anti-dépressifs et j'en passe... Une horreur !

    Ce reportage a surtout permis de voir comment les autorités font passer l'économique avant la santé des concitoyens, et surtout comment elles s'y prennent pour détourner la loi, ne pas respecter les normes européennes en vigueur et cacher l'information aux consommateurs...

    Et comme l'eau en bouteilles ne vaut pas mieux, vive le vin ! Si possible bio ou naturel, pour toujours éviter ces foutus pesticides, de plus en plus présents partout. A propos, avez-vous remarqué comme il y a peu d'abeilles cette année ? Elles pullulaient habituellement sur ma terrasse fleurie. Cette année, j'en ai seulement vu deux, en train d'agoniser sur le sol ! Je vous le dis : on va droit dans le mur si on ne change pas radicalement les cultures intensives et les traitements pesticides associés. Un retour à la culture Bio est impératif. Au plus vite !