vignes

  • Dégustation du lundi 278

    Petite dégustation fort sympathique à 4 ce lundi soir, et à Uccle pour changer.

    Un vin blanc pour débuter les festivités au nez alsacien parfumé. En début de bouche, un peu perlant, du sucre résiduel qui s'efface en finale car le vin est vif et tranchant. Belle minéralité et fort belle longueur, de la tension et une acidité vachement impressionnante : Keller 2006 Riesling Trocken Westhofen Brunnenhäuschen Rheinhessen.

    On passe aux rouges - et pas facile après un tel blanc - à la robe foncée et à l'agréable nez multiple, varié, pas coincé, sur la finesse avec des notes de garrigue. En bouche, c'est animal et sauvage, sur du noyau de cerise et du réglisse en finale, avec de la fraîcheur. On hésite entre Grenache et Mourvèdre. L'un part en Languedoc, l'autre sur Faugères, et le troisième, me connaissant, sur Bandol : Domaine de la Bastide Blanche 1990 cuvée Estagnol à Bandol. 25 ans le gaillard !

    Le flacon suivant s'avère bouchonné. Dommage : Cornas 1994 de René Balthazar.

    Son remplaçant vite trouvé, vite débouché, présente un très beau nez assez massif sur les fruits noirs, les fruits rouges, la prune. En bouche, cela balance. Pas de bois, que des tannins. Il y a des notes de fruits, de café, un petit côté métallique, de l'élégance et de l'alcool, et des notes salines qui poussent à en reboire : Cornas "Les Vieilles Fontaines" 1996 d'Alain Voge. Densité, sapidité, une des plus grandes Syrah du Rhône, à ce qu'on dit...

    C'est alors qu'on repasse aux blancs avec un vin jaune, au nez de Jura, un peu bourru avec un côté cassonade. En bouche, de la noix. C'est frais, fluet, avec ce côté caricatural de cassonade, puis acidité et longueur. Un côté curry un peu lourd et moins d'harmonie et moins équilibré que le Tissot de la semaine passée, dans un millésime un peu mou. Non, 1991 ! Château Chalon 1991 Vin de Garde de Jean Macle dans le Jura.

    La dégustation de ce lundi aurait très bien pu s'arrêter là si certains n'avaient pas dégainé de nouvelles cartouches...

    On dégusta donc dans l'ordre, et le désordre :

    Une Cuvée de la Reine des Bois 1998 du Domaine de la Mordorée de Delorme, propriétaire récoltant, en Châteauneuf-du-Pape. Au nez abouti, envoûtant et magnifique sur une belle envolée de fruits bien mûrs et délicats : du bonheur ! 

    Le Blanc de Coume Majou 2013 de Luc Charlier en Côtes du Roussillon. 

    Un Madiran Montus 89 Cuvée Prestige. Pas très sexy.

    Un Domaine de La Grange des Pères 2000 Vin de Pays de l'Hérault.

    Et, pour finir, une mythique La Mouline 1990 en Côte Blonde Premier Cru de E. Guigal, partie en vrille et qu'on ne récupérera jamais.

     

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    Lundi prochain, encore un anniversaire à fêter, et aussi la découverte d'un Châteauneuf-du-Pape à dominante Syrah qu'un architecte de renom devrait amener... Qui vivra verra.

     

  • Le froid arrive...

    Et voilà, après ce délicieux week-end comme on les aime, il va bien falloir se faire une raison : l'hiver approche à grands pas ! Les températures annoncées pour la prochaine quinzaine n'ont rien de réjouissant, sans vous parler de la pluie et du vent ! Nous avons donc décidé de vendanger demain le Pinot de notre petit vignoble, tant que les baies sont encore saines. On jugera également demain ce que nous ferons du Merlot et du Cabernet. Tout dépendra du taux de sucre présent dans les baies de ces 2 cépages  plus tardifs que le Pinot. Prendre le risque de les laisser sur pied pendant 2 semaines, et risquer de les perdre, ou vendanger avec le Pinot, même sils sont moins mûrs ? On verra. Ce qui est en tout cas certain, c'est que la récolte ne sera pas fort abondante : printemps pourri, été pourri, et pas d'été indien comme l'année passée ! Bref un petit millésime... Reste à voir de quelle qualité...

  • Le Chablis de Jacquinot...

    Il y a une famille de viticulteurs à Chichée (à 2 Km de Chablis), dont j'apprécie fort le travail. Ils produisent un Chablis Premier Cru Vaucopin de tout premier ordre (à 8 euros cinquante), un Chablis générique et un petit Chablis. Chaque année, profitant d'une halte chez une copine qui habite la région, je leur rends visite et remonte à Bruxelles avec quelques douzaines de bouteilles. A chaque fois le père Jacquinot, immense gaillard fort sympathique nous fait déguster dans la cave son petit Chablis, puis son Chablis, puis son Premier Cru. Il ne fait que ça toute la journée, les clients et habitués n'arrêtant pas de débarquer... Son fils et sa fille s'occupent des vignes, et sa femme tient la maison. Nous venons de déguster son Vaucopin 2000, et ce fût un vrai régal : un vrai chablis comme le produisaient les anciens, au bouquet complexe et persistant, fin et élégant, avec encore une belle fraîcheur. Un rapport qualité prix sans pareil dans la région, une famille accueillante qui travaille dur toute l'année pour nous offrir ce nectar : n'hésitez pas à passer les voir si vous êtes dans le coin, vous ne serez pas déçus !