vignerons

  • Dégustation du lundi

    Première dégustation du lundi de 2016, à 6. Magnifique.

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    Avec, dans l'ordre de la dégustation : 

    Clos Rougeard "Les Poyeux" 2010, 2008 et 2006 en Saumur-Champigny, servis en même temps, à la mémoire de Jean-Louis Foucault, dit Charly, et disparu fin 2015.

    La Cuvée de l'Enfant Terrible 2006 de Jean-François Ganevat en Côtes du Jura.

    Château La Tour Haut Brion 1990 Cru classé de Graves en Pessac Léognan.

    Clos Rougeard 2008.

    Château Haut Brion 1979 Pessac Léognan, puis Haut Brion 2003.

    Tertre Roteboeuf 2010 en Saint Emilion Grand Cru

    Ceci dit, je ne relaterai désormais plus nos agapes sur ce blog, dont ce n'est pas le thème. Peut-être vais-je créer un nouveau blog uniquement destiné à ces dégustations hebdomadaires à l'aveugle, ou peut-être le ferons-nous en commun. C'est encore à voir, à discuter et à décider.

    Bon début d'année à tous !

  • Dégustation du lundi 279

    Toute belle dégustation à l'aveugle ce lundi soir, comme on s'y attendait, pour fêter un anniversaire. Même si ce jour fût assombri par les drosophyles Suzuki qui osèrent piquer nos magnifiques grappes, laissant présager une vendange 2015 très maigre et peu qualitative, une piquette, quoi...

    Champagne pour débuter, avec un nez fin et délicat sur des noisettes et de la pelure de noix, avec un très léger côté oxydatif. Puis en bouche, on part sur le citron, finement toasté/boisé, juste comme il faut. C'est très bon : on dirait une enveloppe de Pinot Noir avec un coeur de Chardonnay. C'est un Selosse, mais en Pinot Noir, fait par un gars qui la touche bien, avec un travail intelligent d'élevage. Krug ou Bollinger ? Bollinger R.D. 2002 Extra Brut Grand Cru, composé de 60% de Pinot Noir et de 40% de Chardonnay et dégorgé le 22 octobre 2013. Tout beau.

    Premier rouge, à la robe évoluée assez claire et au nez de cuir et fruits rouges. En bouche, très agréable, encore jeune pour son âge, sur des notes de cuir rond, des notes bordelaises sans sécheresse, du cacao. Belle buvabilité bien qu'un peu maigre, avec un manque de corps et de concentration. Loire en vin nature pour moi, et trop fluet. Racines Les Cailloux du Paradis 1999 de Claude Courtois en Vin de Table Français à 12°45, en Sologne (près de Cheverny et Blois). Un des vignerons à l'origine des nouveaux vins Nature. Boire un Vin Nature de 16 ans d'âge est une première au Clos.

    Le second rouge présente également une robe évoluée et un nez sur l'amande. En bouche, toujours l'amande, avec un élevage présent mais assez d'alcool pour porter le vin. Alcool bien tenu et belle longueur pour ce Vosne-Romanée Aux Brûlées 1994 en Premier Cru du Domaine Méo-Camuzet.

    Le suivant, à la robe plus foncée, vive et éclatante, mais au disque évolué, présente un nez floral et sucré. La bouche, concentrée et sucrée nous dirige vers un millésime chaud, avec cette sucrosité qui revient en finale. Mais c'est sec, avec les fruits et tannins qui commencent à se fondre, grande puissance et manque d'un peu d'acidité. Le Gréal Hermitage 1999 de Marc Sorrel à Tain l'Hermitage.

    Déjà la cinquième bouteille avec ce vin à la robe noire et au disque légèrement évolué. Un nez de Côtes du Rhône luxuriant, avec de la vanille qui ressort à l'aération. Bouche : matière élaborée, chaleur, boisé qui ressort en finale, mais sur un beau fruité qui hélas disparaît à l'aération. Pendant que les autres se perdent en Tannat ou en Languedoc, je reste en Rhône : La Turque 2000 en Côte Brune Côte Rôtie de E. Guigal. Un peu déçus..., même beaucoup.

    On passe au suivant, à la robe noire et au nez animal avec des notes de pruneau. La bouche est très amusante, avec une attaque super riche, serrée, dense et tannique, mais aussi des fraises des bois et des fruits noirs, et du sirop de griottes. Clos Saint Jean 2009 en Châteauneuf-du-Pape.

    On acheva la dégustation avec un vin à la robe cognac et au nez très parfumé sur des notes de moutarde, de curry, de miel, de tomates, de pain d'épices, de tabac, de cannelle, et d'un brin de sauce Worcester... Une explosion olfactive. En bouche, c'est bon et long, avec de l'oxydation en fin de bouche. Mais on est perdus : vin muté ? Non. Vin jaune ? Non. Vin blanc évolué ? Non. Un vin rouge non muté de plus de 60 ans, produit que dans les tous grands millésimes : Conterno Vino Monfortino 1952 Giacomo Conterno Monforte d'Alba Piemonte d'Alba (bouteille n° 3869). Total respect, même si le plaisir en bouche n'était pas énorme.

     

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain, et des nouvelles de la vendange 2015 du Clos aussi.

     

     

     

     

  • Dégustation du lundi 268

    Belle dégustation à 5 ce lundi soir, sans le sixième larron, à qui nous rendrons d'ailleurs visite lundi prochain.

    Deux vins blancs pour débuter cette dégustation à l'aveugle du Clos, avec un premier flacon à la robe ambrée claire et au nez oxydatif sur la noix et l'oranger. La bouche se révèle riche, sur des fruits exotiques, et avec quelques notes oxydatives et d'autres de surmaturité. Le nez d'un Sauvignon et la bouche d'un Chenin pour ce vin composé de Grenache gris, Grenache blanc, Carignan blanc and Macabeu : Tabula Rasa 2012 en Côtes Catalanes du Domaine des Enfants.

    La seconde bouteille de blanc présente une robe champagne et, pour moi, un nez de Chardonnay. En bouche, une belle maturité, une belle acidité, une certaine minéralité (notes de calcaire) et une belle amertume en finale. C'est trop tendu pour être un Chenin : Oppidum 2013 en Limoux du Château de Gaure. 75% de Chardonnay, 20 de Chenin et 5 de Mauzac.

    On passe, avec grand plaisir, aux rouges, avec un premier vin à la robe noire et au nez racé, sanguin sur des fruits noirs arrondis par l'alcool, avec des notes de pain grillé. Tout cela nous rappelle les bons vins que l'on dégustait auparavant... La bouche nous offre des notes de réglisse, de noyaux de cerises, des tannins mûrs sans sécheresse d'élevage, et se termine en fraîcheur (élégante et racée) sur un fort beau fruit et des notes de cuir et de cognac. Ils partent sur une Syrah, ou sur un Cabernet, puis sur Trévallon. Cuvée Natouchka 2007 en Côtes de Provence du Château Miraval. Fort beau flacon. Cabernet Sauvignon.

    Le quatrième vin de la soirée présente également une robe noire. Nez de vin nature sur des fruits rouges et noires et bouche souple et fine, qui tient la longueur par rapport au précédent, sans avoir sa matière. La finale va crescendo et c'est fort plaisant. On part sur une Syrah du nord, faite différemment, sans lourdeur et bien maîtrisée. On évoque un Croze-Hermitage pour ce Brise Cailloux 2012 en Cornas de Matthieu Barret. 100 % Syrah, évidemment. A retenir.

    Déjà la dernière bouteille, à la robe plus évoluée et au nez bordelais comme on l'aimait. En bouche, c'est équilibré et suave comme l'étaient les bordeaux d'avant 1990, sur le fruit avec ses notes de pruneau, mais aussi de cuir et de sous-bois. Un vin qui se boit facilement et qu'on apprécie : Montrose 1990 en Saint-Estephe. Souvenirs, souvenirs...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, pas au Clos.

     

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  • Dégustation du lundi 267

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    Et revoilà les dégustations du Clos, après une trêve de congés, de fêtes et d'anniversaire. Un Clos à 4, l'un étant bloqué volontairement en Provence et le second bloqué involontairement à Saint-Josse.

    Robe claire, nez floral et mielleux pour le seul vin blanc de la soirée. La bouche est grasse mais vive, malgré qu'elle soit riche, ronde, sucrée (sucre résiduel ?) et mûre. Frais comme un Muscadet et gras comme un Chardonnay, mais cette fraîcheur s'efface assez rapidement et il ne faut pas trop tarder à le boire : Magic of Ju-Ju 2014 d'Agnès et René Mosse en Vin de France. Vin de négoce : parcelle de Melon Bio plantée en Anjou.

    Robe pourpre et nez de beau vin nature pour le second flacon, avec une explosion de fruits en rétro-olfaction. En bouche une belle matière bien mûre, du velours, sur une belle trame, une belle acidité et un beau fruit rouge, mais un peu tannique. Moulin à Vent 2013 d'Yvon Métras à Fleurie.

    La troisième bouteille présente une robe rubis moyen et un nez de yaourt nature aux cerises industriel. J'ignore si c'est un vin nature, mais ce n'est pas loin. En bouche, je pense à un Pinot noir ou un Gamay. Il y a un côté tannique, mais aussi un beau fruité qui plaît aux membres du Clos présents : The Hayward Cardinal 2013 Pinot Noir Stajerska Slovenia Sumo.

    La suivante, à la robe noire, présente un premier nez de crème de cassis, puis un second plus complexe. En bouche, des fruits crémeux sur un élevage discret sans bois neuf. L'alcool présent nous emmène au Sud. C'est mûr et rond. On pense au Rhône ou au Languedoc et on est dans le Gard : Les Rouliers en Vin de France d'Henry Bonneau & Fils. Grenache et Cinsault, et mélange des millésimes 2005 et 2007 pour ce flacon très plaisant.

    Le dernier vin de la soirée présente également une robe noire. Le nez, je ne sais plus. Mais en bouche, c'est sanguin, confit, tomaté, viril, sans boisé ni astringence. Fort agréable, sur le fruit. On évoque une Côte-Rôtie ou un Rhône pour ce vin du Roussillon : L'Esquerda 2012 du Domaine de Bila-Haut en Côtes de Roussillon Village de M. Chapoutier.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 264

    Nouvelle dégustation du Clos à 6 ce lundi soir, avec un premier vin blanc à la robe dorée et au nez floral sur des notes de pamplemousse, de pomme et de pêche blanche. C'est fort bon en bouche, avec une superbe attaque sur la finesse, bien que ce soit riche, mais porté par une belle acidité. Et une incroyable longueur pour ce vin mûr, déclassé car trop atypique par rapport à l'appellation : "Je suis viré" 2011 en Vin de France de Philippe Valette. On est en Viré-Clessé, en Bourgogne.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe grenat et au nez de Beaujolais sur une fermentation carbonique. En bouche, il y a un côté chaud assez déplaisant à l'attaque : c'est trop riche et chaptalisé, avec quasi un soupçon de banane en finale. On aurait préféré un bon jus. Raisins Gaulois 2014 en Vin de France de Lapierre.

    Le second rouge présente une robe foncée mais évoluée et un nez de vieux bordeaux pour moi. En bouche, on est sur des notes de Cabernet Franc, sur un élevage fondu, mais sans le poivron, ce qui amène certains vers Chinon, alors que d'autres évoquent un bourgogne ou une vieille Grenache... Les Varennes du Grand Clos 1996 en Chinon du Domaine Charles Joguet. On est ici en Cabernet Franc de pied.

    Le troisième rouge présente une robe identique mais avec un superbe nez lacté sur des notes de cuir, de cigare et de viande séchée. En bouche, c'est un peu chaud, mais pas mal du tout : on est sur le cacao, le menthol, la réglisse et le lard fumé, avec des tannins fondus. Domaine de la Bastide Blanche Cuvée Fontanieu 1990 à Bandol. Un grand flacon acquis sur place en décembre à la vente aux enchères de la Fête du Millésime.

    On passe au flacon suivant, et sa robe foncée. Son nez, avec un soupçon de coccinelle écrasée, nous amène naturellement en Loire. En bouche, c'est fort jeune mais très plaisant avec un beau fruit. Personnellement, j'ai un petit problème en finale avec un côté rafles asséchant, alors que les autres évoquent des tannins enrobés... Grappes entières 2011 en Anjou d'Agnès et René Mosse. 

    Les sixième et septième flacons sont servis en même temps afin de mieux pouvoir les comparer. Et ce ne fût pas aisé ! Le premier a une robe plus claire que le second. Le nez du premier, floral avec des notes de miel, évoque la Bourgogne pour l'un, Morgon pour l'autre. Le nez du second est tout à fait différent et évoque une autre région. Le premier est bon, fin et long, avec du velouté en finale. Il est plus fruits rouges et bourguignon que le second. On évoqua alors un Languedoc pointu. Le second est plus sur les fruits noirs, les pruneaux, les prunes fraîches, avec une élégance absolue malgré le côté épicé. Il paraît moins souple et moins accompli que le premier, avec une finale moins agréable. Mais tous les 2 sont sur la fraîcheur et la finesse. La Rouge Arbin 2011 Mondeuse du Domaine Louis Magnin en Vin de Savoie et La Brova 2009 Arbin, toujours de Louis Magnin en Vin de Savoie. Juste pour info, la Mondeuse est le seul cépage rouge admis en Arbin, et Louis Magnin vient d'arrêter de produire ses vins...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec chacun un très grand flacon pour célébrer, au Clos, nos 18 ans. Qui vivra verra... 

     

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  • Dégustation du lundi 259

    Nous poursuivons ces belles dégustations du lundi, toujours à 5 mais avec un autre P-Y, avec un premier vin à la robe de cidre et au nez de pommes et d'agrumes, puis de craie. La bouche est minérale, grasse, sur la mandarine et avec un côté salin sur la longue finale. C'est vraiment bien malgré une acidité et une tension moyenne. On se croyait en Loire, et nous voilà en Savoie : Le Feu 2012 en Vin de Savoie de Dominique Belluard. Terroir du Mont-Blanc.

    Le premier rouge présente une robe rubis foncé et un assez joli nez mûr sur une belle complexité : très élégant sur les fruits et des arômes tertiaires. La bouche est tout aussi sensuelle que le nez avec la souplesse de l'attaque, un velouté de fruits pour finir sur du noyau de cerise en fin de bouche. On sent la garrigue, l'animal et le soleil, mais les tannins sont beaux et il n'y a pas d'amertume. Les chouettes arômes tertiaires qui apparaissent au cours de la dégustation ne passent jamais au-dessus du fruit, toujours bien présent. On évoque la patine d'une Syrah australienne, puis un Cornas avec une Syrah du Nord pour ce magnum de Château de Pibarnon 2002 Cuvée Jubilé (Bouteille n° 941), à Bandol. Inutile de dire que le magnum fût vidé...

    Le second vin rouge, à la robe noire et au nez torréfié s'avère moins complexe en bouche, plus monolithique. Il y a un beau fruité (cassis) et de la mâche : c'est plus puissant et plus jeune aussi. Mais il y a aussi de l'amertume, de l'astringence et de la sécheresse en finale, et de plus en plus présente au cours de la dégustation. A se demander si cette bouteille n'a pas un problème : Châteauneuf-du-Pape 2008 Cuvée Marie Beurrier d'Henri Bonneau.

    Le quatrième flacon présente une robe foncée au disque évolué et au fort beau nez de vieux bordeaux. Un nez magnifique. La bouche est bordelaise, sur un Cabernet Sauvignon bien mûr. Il n'y a ni boisé ni sécheresse mais une amertume un peu gênante en finale. Nous tombons évidemment à la renverse quand nous apprenons que nous ne sommes pas à Bordeaux et qu'il n'y a pas un atome de Cabernet ni de Merlot dans ce vin... Domaine de l'Horizon Rouge 2010 en Vin de Pays des Côtes Catalanes. Quel beau Carignan !

    On termine la soirée avec un cinquième et dernier vin à la robe foncée et au nez herbacé, sur des cerises à l'alcool et une compotée non sucrée de fruits rouges et de prunes. En bouche, c'est puissant, mais délicat, sur un beau fruit tourbé et une fort belle longueur sans astringence ni sécheresse. Une jeunesse incroyable et un énorme plaisir. Certains évoquent une Grenache fraîche...pour ce Grand Vin de Léoville Las Cases 1982 en Saint Julien. Superbe flacon ! Nous fûmes donc 4 à passer sous la table pour cette terrible erreur de jugement.

     

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    Lundi prochain, Polo et la taille des ceps. Et le lundi d'après, rebelotte avec ce second P-Y et avec un rouge et une demi bouteille de blanc moelleux par personne. Qui vivra verra !

     

  • Les superbes vins rouges de Bandol...

    J'ai eu la chance de passer le week-end dernier à Bandol, pour assister à la Fête du Millésime 2014. Elle a lieu chaque année le premier dimanche de décembre.

    Tout d'abord, en raison de ma passion pour les vins de Bandol rouges qui sont des vins puissants et tanniques élaborés principalement à base de Mourvèdre, et qui ont une magnifique aptitude au vieillissement. Il faut savoir les attendre de nombreuses années et les carafer une heure avant de les déguster. Vous aurez alors  dans votre verre un nectar abouti digne des plus grands crus classés de la rive gauche bordelaise.

    Ce sont, à ma connaissance, les seuls vins français qui offrent un tel rapport qualité prix. On peut aussi les boire jeunes, mais on regrette souvent des les avoir bu trop tôt et de ne plus en avoir en cave...

    Ensuite, pour le plaisir de rencontrer les vignerons qui oeuvrent jour après jour et millésime après millésime à nous offrir ces merveilleux vins, élaborés pour la plupart en Bio. Il faut dire que le climat est clément et que le mistral et la tramontane assèchent l'air.

    Ceci dit, cela fait 3 ou 4 ans qu'il n'a plus fait froid à Bandol. Et cela n'est pas bon pour la vigne : il faut au moins 2 semaines en hiver lors desquelles les nuits sont négatives pour que la vigne soit saine. Et ce ne sont pas avec les 16° qu'on annonce pour Noël dans la région qui feront l'affaire..., ni la météo très arrosée de ces derniers temps...

     

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    Cette année-ci, j'ai donc fait principalement la connaissance de ceux qui gèrent les Domaines de Pradeaux, Lafran-Veyrolles, Bunan et Castell Reynoard. Chacun dans leur style, chacun avec son approche et sa vision. Fort intéressant. Pour la petite histoire, Souviou, La Vivonne et Salettes ont remporté le concours 2014 et pourront donc inscrire "Longue Garde" sur leurs bouteilles. En 2013, c'était Souviou, Terrebrune et Gros Noré.

    Ce petit week-end m'a aussi permis de ramener quelques merveilleux flacons, achetés à la vente aux enchères du samedi soir : un magnum Moulin des Costes 1993 du Domaine Bunan, un autre du Château Pradeaux en 1989, deux bouteilles du Domaine de la Bastide Blanche Cuvée Fontanieu en 1990 et 1992, 3 bouteilles des 3 premiers millésimes du Domaine Castell-Reynoard (1989/1990 et 1991) et, pour finir, 3 bouteilles du Domaine La Suffrene Cuvée Les Lauves en 1998, 2001 et 2004.

    Tout cela à ramener en avion..., et à ajouter à quelques autres achats effectués chez David aux Caves de La Poste (Bastide Blanche Cuvée Fontanéou 2011, Tour du Bon Cuvée Saint-Féréol 2011, Lafran-Veyrolles 2000 et Le Clos 2009 du Domaine Castell-Reynoard) et à l'Oenothèque, ou je suis toujours bien reçu (et pour cause) par Pascal Périer et son collègue Renaud.

    Bref, 66 kilos de bagages pour rentrer, et sans aucune casse ! Question d'organisation... Il ne me reste plus qu'à les mettre en cave et les ouvrir parcimonieusement en présence de connaisseurs lors des longues soirées hivernales. Et je reviendrai à Bandol quand la météo sera plus clémente...

     

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    Bonnes adresses à Bandol : Hôtel Les Galets, le restaurant L'Atelier du Goût, qui est toujours mon favori, et le restaurant L'Espérance, très bien aussi.

     

     

     

  • Dégustation du lundi 249

    Nouvelle dégustation, à 4 ce lundi soir, le 5ème, de la Conserverie Hesbignonne restant bloqué dans sa pourtant pas lointaine province, suite au diktat des syndicats...

    On entame la soirée avec un vin blanc à la robe paille et au nez d'Anjou, sur des notes de whisky, un peu lourd. Par contre, et contre toute attente, la bouche se révèle belle et bien mûre, avec quelques notes d'alcool. On est bien en Loire, mais pas en Anjou : Chinon Rochette 2011 en Val de Loire de Béatrice et Pascal Lambert. Un vin qui titre 14°5 sur un terroir argilo-calcaire.

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe foncée et au nez évolutif : le premier frais et fruité, fait place à un second nez plus monolithique, tandis que le troisième nez nous emmène sur des fraises Gariguettes.  La bouche, perlante, est intéressante, digeste et facile. Sur du noyau de cerise, avec une amertume végétale, bien mûre mais pas chaude. On pense à une Grenache au sud de Lyon, à un Carignan d'altitude et même à une Syrah pour ce Tre Vie Vino Rosso à Travo en Italie (Lot 05/2014). Il titre 12°5 et est issu de cépage Sangiovese. 

    Le second rouge présente une robe noire et un nez sucré de sirop herbacé, avec un petit côté "chimique". En bouche, il est assez frais pour sa chaleur, mais c'est trop, trop, trop, à en devenir ennuyeux. Ce vin body-buildé amerloque est côté 96 à 98/100 : Grenaches de Pierre 2011 du Domaine Giraud en Châteauneuf-du-Pape. Il titre 15°...

    Heureusement, le dernier rouge nous comblera de bonheur : une robe foncée avec quelques signes d'évolution, un nez magnifique et plus complexe et une fort belle bouche, fondue, longue, fraîche, sans aucune agressivité. Les gencives en sortent intactes, et on termine sur des fruits. On pense à un Bandol, à un Trévallon et même à un Véga Sicilia pour ce Châteauneuf-du-Pape Cuvée Marie Beurrier 2008 d'Henry Bonneau & Fils, qui titre 14°5. Une merveille ! Qui a son prix... Côté 93/100, mais que du plaisir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 241

    Très belle soirée de dégustation à l'aveugle du Clos, ce lundi soir, pour fêter un anniversaire. Dix flacons à 5, dont quelques admirables bouteilles obligées d'être consommées jusqu'à la dernière goutte, expliquent le retard de ce compte-rendu...

    On débuta les festivités par un vin à la robe or et au premier nez de pommes et de cidre, puis plus complexe. La bouche, assez massive pour un premier vin, est sur du Chenin structuré, salé, fumé. C'est tendu et sec, avec des notes de fûts de Whisky : Initials BB 2011, le meilleur des Bonnes Blanches d'Agnès et René Mosse, en Vin de France.

    Le second flacon présente une robe plus claire et un nez de beau Chardonnay classique. En bouche, on est sur un grand bourgogne blanc, avec des notes de champignons, de la vivacité, de la fraîcheur et une très belle finale : Champ Gain Premier Cru 2009 en Puligny Montrachet de Benoît Ente, produit à 1770 bouteilles. Son frère Arnaud fait encore beaucoup mieux, mais c'est plus cher.

    On passe déjà aux rouges Langue tirée avec un vin à la robe noire et au nez complexe, sur des fruits mûrs, de l'humus, des sous-bois et une pointe d'alcool. En bouche, on pense au cabernet, mais c'est très sec. Une sécheresse typique des vins de Bordeaux. Château Gombaude-Guillot 2008 à Pomerol en Bio (Ecocert). Dommage pour ce dernier Gaulois du vignoble bordelais, entouré de grands domaines prestigieux : voir le film Vino Business d'Isabelle Saporta, ou lire le livre, épatants tous les deux.

    On poursuit la dégustation avec un vin à la robe encore plus noire et au nez gigantesque. C'est fruité dans la chaleur, avec un côté tannique. On est sur du pruneau, mais avec de la fraîcheur. Certains pensent à un bon Cahors ou à un bon Madiran. Moi je suis plutôt sur un bon Roussillon. Pour mon Père 2012 du Domaine de Gaure. Carignan 50%, Syrah 20%, Mourvèdre 20%. Cela fait 90, et c'est bon comme cela...

    Cinquième flacon de la soirée, à la robe évoluée et au nez noble de vieux bordeaux. En bouche, on est libéré du côté sec que le nez pouvait laisser entendre : elle est fruitée, fondue, fraîche et longue, avec de la pelure de noix en finale. Il y a aussi du cuir et des arômes tertiaires, et c'est très beau. Vega-Sicilia "Unico" Consecha 1962 en Ribeira Del Douro (bouteille n° 49436 sur 80.000). Extraordinaire pour l'âge du flacon : aucun bordeaux n'arrive à ce niveau.

    On poursuit les festivités avec un vin à la robe noire et au même type de nez que la précédente, mais en beaucoup plus jeune. Certains évoquent un Vega-Sicilia (maturité, soleil, notes lardées). En bouche, une droiture bordelaise avec une maturité méridionale, sur le fruit et la fluidité : Domaine de Trévallon 2007 en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Une magnifique bouteille dans un incroyable millésime. Il faudra attendre 20 ans avant d'ouvrir les suivantes...

    Le septième flacon nous offre une robe trouble et plus claire, sur un nez de vin nature. La bouche est exemplaire, fruitée sur une belle acidité : Cobero 2011 en Espagne. C'est court, mais là, je cuisine et ne prends donc plus de notes... Ce qu'on en dit : "Su nuevo vino huele a frambuesa en pimienta, con acordes frutales de manzana y baya de saúco, y vegetales ácidos y frescos. Ágil y vibrante, cae acelerado en el paladar con una tensión sorprendente".

    Le vin suivant présente une robe rubis et le nez d'un grand clos bourguignon sur un beau fruit. La bouche confirme un beau Pinot noir, qui se goûte bien : Morgon 2011 Côte du Py de Jean Foillard en Beaujolais ! On est donc sur un Gamay...

    Le 9ème flacon a une robe cognac, et tous reconnaissent là, malgré l'heure avancée, un tout grand vin moelleux. Ce qui est heureux.C'est confituré, sur de l'abricot, avec une fort belle acidité et sans aucune lourdeur : Château d'Yquem Lur Saluces 1988 en Sauternes. Une magnifique bouteille dans un fort beau millésime (supérieur à 1986, 1989 et 1990 selon un connaisseur).

    J'ignore qui a eu l'idée saugrenue (mais je devine qui), d'ouvrir une dixième bouteille pour clore cette longue soirée plus arrosée que de coutume, et, tout ce que je peux en dire, c'est qu'il me semble que c'était un vin argentin, sans caractère particulier...

    La suite des dégustations du Clos lundi prochain, en plus calme.

     

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  • Dégustation du lundi 240...

    Fort belle dégustation du Clos ce lundi soir, à 4, juste après la mise en bouteille des vendanges 2013, soit 29 bouteilles de 50cl...

    On commença d'ailleurs la dégustation avec ce vin rouge produit au Clos, dans un millésime fort difficile, avec des attaques de mildiou généralisées et précoces. Cela nous donne un vin à la robe claire et au nez sur les fruits, rappelant un Chinon.  Par contre, la bouche manque de matière et de personnalité. On doit bien avouer que ce n'est pas terrible et nettement moins bien que les millésimes précédents... 2014, malgré l'été pourri, s'annonce plus sain et beaucoup mieux.

    Le second flacon de la soirée présente une robe rubis claire et, pour moi, un nez de bonbon chimique étranger. La bouche est lourde, épaisse, chaude sur de l'alcool : pas terrible non plus. On pense à un Gamay ou à une mauvaise Syrah : La Cinso Cinsault 2012 en Vin de France du Domaine Anne Cros et Jean Paul Tollot. Un Minervois qui ne casse rien.

    On passe à plus plaisant, avec ce vin à la robe rubis et au joli nez exprimant plein de choses. En bouche, du fruit et de la matière, des beaux tannins bien mûrs et une finale sur le fruit. Cela faisait longtemps que le clan "pro-nature" ne s'était tant extasié sur un de mes vins... Le premier est en Pic Saint-Loup, sur une Grenache-Mourvèdre, un autre en Languedoc, et le troisième sur un Cabernet de Languedoc. Raté : Château Le Puy Emilien 2009 Grand Vin de Bordeaux en Côtes de Francs. Avec une étiquette Collector  du Petit Nice à Marseille.

    Le quatrième flacon de la soirée, au nez exubérant, avec un brin de boisé et de vanille pour moi. La bouche, concentrée, fruitée et souple est gourmande. On est sur des fruits croquants et de la fraîcheur pour ce La Luna 2015 en Vin de Pays de la Côte Vermeille de Bruno Duchêne, à Banyuls sur Mer.

    Le cinquième flacon présente une robe noire au disque évolué et un fort beau nez sur des fruits mûrs, du cacao t de la chaleur. En bouche, des prunes et du cassis, sur de la fraîcheur, malgré la présence d'alcool, et le côté chaud et mûr. L'un d'entre-nous évoque un Véga Sicilia, et c'est juste : Cosecha 1996 "Unico" Véga Sicilia en Ribeira Del Douro (bouteille n° 085675).

    La dernière bouteille présente une robe encore plus noire, et paraissant moins évoluée. Le nez est identique à la bouteille précédente, en plus concentré : on est sur le même vin. La bouche présente un velouté incroyable, une belle rondeur et la même fraîcheur : on est toujours en Véga Sicilia, mais sur un Reserva (assemblage des millésimes 91, 94 et 99). Bouteille n° 007209. Quels admirables et beaux flacons !

     

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    Lundi prochain, toute belle dégustation à 5 et grands flacons pour fêter un anniversaire.

  • Dégustation du lundi 220

    Nouvelle dégustation du Clos, à 5, ce lundi soir, avec 2 blancs et 4 rouges, à l'aveugle, comme il se doit.

    Premier vin, à la robe dorée et au nez assez simple, sur de la pomme tiède. La bouche s'avère beaucoup plus intéressante, massive, fine et vive à la fois, avec une belle nervosité sur du coing, saline et une toute belle longueur. Il y a un rien de résiduel qui nous porte sur l'axe Alsace-Loire, mais vu le flacon, on écarte l'Alsace. Et on découvre le flacon et le millésime : Arena, Mosse 2010 en Savennières. C'est très beau.

    Seconde bouteille, à la robe rosée et au nez de vin moelleux sur une concoction d'abricots. La bouche est pétillante au début (re-fermentation du vin en bouteille), fraîche, légèrement oxydative et huileuse. L'attaque est sucrée, puis tout devient sec, sans être très long. On pense à la finale d'un vin du Jura passé sous voile pendant 3 ans, et on se trompe : Riesling Bildstoecklé 2006 de Gérard Schueller & Fils. Pas mal.

    On attaque les rouges avec une troisième bouteille à la robe noire et au nez de cassis frais, de notes fruitées vives. En bouche, un vin qui a vu le soleil, mais qui n'est ni rôti, ni confit. Certains évoquent un Carignan du Roussillon pour ce vin rond, sur un très beau fruit, sans astringence, juste bien fait : La Deuxième 2009 (Seconde micro-cuvée de Syrah/Grenache) AOC Côtes du Ventoux, produite à 993 bouteilles. Un très beau flacon acheté sur Vins Etonnants, en vin nature.

    Pour suivre, un quatrième flacon à la robe noire et au nez un peu étranger pour moi. Pas de défauts en bouche, mais pas de grand intérêt non plus : il y a des fruits, de l'alcool et une longueur honnête : Domaine Grande Bellane 2009 Valréas en Côtes du Rhône Villages, et en Bio. En Syrah.

    Cinquième bouteille de la soirée, à la robe rubis fondue et au nez de rhum vanillé. En bouche, une belle matière sur des prunes vertes, du fruit qui croque sur une fort belle fraîcheur, mais avec un peu de sécheresse en fin de bouche. Planètes de Nin 2011 En Priorat (Catalogne). Partida "Les Planètes" Vi de la Vila Vorrera 2011 Familia Nin-Ortiz. Je suis si précis parce que Marcel connaît Esther, la gonzesse : une bombasse, un avion de chasse... Après vérification sur le net, je dois bien conclure que nous n'avons décidément pas les mêmes goûts. A ce sujet-là, en tout cas...

    Dernier flacon de la soirée à la robe plus légère et au nez génial. La bouche est, hélas, beaucoup moins intéressante, sur l'amertume et c'est dommage. Saint Romain "Sous Roche" 2009 du Domaine de Chassorney. Nous l'avions dégusté il y a 15 jours, et c'est toujours décevant...

    Pas de Clos lundi prochain (2 en Ecosse en kilt pour faire la fête, et 2 autres en Loire pour faire la fête). Rendez-vous dans 2 semaines pour une nouvelle dégustation à 4, avec pour thème : Mac. Qui vivra, verra...

     

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  • Dégustation du lundi 119

    Petite dégustation à trois ce soir, avec pour thème : "Hors France".

    Premier flacon, à la robe foncée et au nez frais de fruits noirs, puis d'épices. A la bouche, quelque chose de bien abouti, lisse, riche, concentré et boisé (mais sans excès). On est sur du fruit, puis sur de l'alcool, avant que la matière ne revienne en finale, avec un peu de verdeur. L'un pense USA, Afrique du Sud, Australie, tandis que l'autre se voit en Italie. C'est raté, on est en Espagne : RIU Priorat 2007 By Trio Infernal (Combier/Fischer/Gérin S-L). Le même Fischer que lundi passé, et 2 comparses tout aussi doués que lui. Pas mal du tout.

    Seconde bouteille, à la robe tout aussi foncée, mais un peu plus évoluée, et au nez barriqué. Avec un soupçon de vanille, tiens, tiens... En bouche : une râpe à bois sur la langue ! Cela faisait longtemps que cela ne nous était arrivé... Le gars a niqué son vin : c'est très dur à boire. Quinta Do Seival, Vinho Tinto Seco Fino 2005 Campanba Brasil. Je pense que c'est le premier vin brésilien que nous dégustons au Clos en 13 ans. Il devait y avoir une raison...

    Dernière bouteille, à la robe plus pourpre, et au nez frais (mais la bouteille est servie très fraîche). En bouche : des fruits rouges, du menthol et beaucoup de sucre résiduel, le tout sans grande complexité : Casa de la Ermita, Dolce Monastrelli 2004, Jumilla en Murcie. Pas terrible. Dommage que cela n'ai pas été l'Ermita 2007 d'Alvaro Palacios (Priorat)...

    On devrait faire mieux lundi prochain, sans grands efforts. Bonne semaine à tous.

     

     

  • Dégustation du lundi 112

    Sur le thème "ils font du vin là-bas?", dégustation mitigée à 5, avec en mise en bouche, un mousseux à la robe rose/orangée et à la bouche sur de la pêche de vigne, avec de l'acidité. C'est naturel et c'est pur : Moussamoussettes, Vin de Table français d'Agnès et René Mosse, en brut de cuve.

    La seconde bouteille de la soirée offre une robe rubis foncé au contour évolué. Le nez est boisé, sur des notes de gibier. En bouche, une belle matière mûre, mais aussi beaucoup de bois, et un côté légèrement pétillant. C'est chaud et trop boisé : Grover Vineyards, Cabernet-Shiraz, Nandi Hills 2006 en Inde. "Produit sous la stricte surveillance de Michel Rolland, oenologue français de réputation mondiale". Pas besoin de le noter sur l'étiquette : cela se goûte !

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez réduit. La bouche est poivrée, très tannique et sur des épices. Beaux tannins de fruits mûrs, mais avec de la sécheresse en finale : Le Pech Abusé 2005 de Magali Tissot (la soeur de l'autre) et Ludovic Bonnelle. C'est un Buzet, en vendanges manuelles.

    Quatrième bouteille à la robe rubis aussi, et au nez étranger et floral. En bouche, un vin léger, neutre, sans défauts, et à la finale un peu rêche : La Rouge, Arbin 2005 Mondeuse du Domaine Louis Magnin en vin de Savoie.

    Cinquième flacon, à la robe foncée, quasi noire et au nez concentré, profond et expressif. La bouche, ronde et fondue, présente une belle montée de fruits en rétro. Belle matière et finesse, avec un côté mûr/Sud compensé par une belle fraîcheur : Le Clos des Fées 2006 d'Hervé Bizeul en Côtes du Roussillon villages. Ce vin titrant 15° nous a surpris car il a changé : beaucoup moins extrait qu'auparavant et donc beaucoup plus agréable...

    Sixième et dernier flacon de la soirée à la robe orangée et au nez d'abricot (le vrai, frais et vif). Assez exceptionnel. En bouche, les superlatifs ne manquent pas : superbe longueur, magnifique acidité, vraiment très bon ! Tout le monde pense au Jurançon ou au sud-ouest et on est au Canada : Vidal Icewine 2006 Limited Edition VQA Niagara Peninsula Magnota Ontario Canada. Superbe bouteille de 50 cl, en vente chez Rob.

    Thème de lundi prochain : "Le bonheur est dans mon verre." Cela promet d'être assez varié... Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 106

    Un petit goût de trop peu ce lundi soir, avec cette dégustation à l'aveugle, à 4.

     

    Un premier vin de mise en bouche, à la robe paille et au nez d’agrumes, de pamplemousse rose et d’abricot. En bouche, ce n’est pas du Mosse, et c’est bon. C’est plutôt du Chardonnay que du Chenin, sur des agrumes, avec une belle structure et une belle longueur, et un tout léger côté vanillé-boisé bien intégré : Puligny-Montrachet 2007 en Vieilles Vignes de Vincent Girardin. Belle bouteille.

    Second vin, à la robe paille avec des reflets rosés. Au nez, du jus de pommes ou du cidre, avec une certaine maturité. En bouche, de la densité, de l’épaisseur, puis de la vivacité en finale. On est sur du Chenin : Initials BB 2008 de Mosse. BB signifie une croupe de Bonnes Blanches, qui a toujours donné mieux que le reste et qui a fait l’objet, en 2008, d’une vinification distincte.

    Troisième flacon, à la robe pourpre foncée et au nez de cabernet. En bouche, un cabernet franc, avec un côté perlant et piqué, la verdeur d’un cabernet franc pur, une bouche puissante, mais en entonnoir et une grande sécheresse en finale. Pas plaisant et sans équilibre. Paimparé 2005 en vin de table de Mosse. Bouteille achetée aujourd’hui chez Rob à 17 euro (un scandale quand on connaît le prix départ propriété), et à oublier au plus vite.

    Dernier flacon, pour un peu se refaire les papilles, à la robe plus évoluée, et au nez évolué, lui aussi, et assez plat. En bouche, c’est bon, mais cela retombe un peu comme les bordeaux de la semaine dernière. C’est décevant, et pourtant : Château Branaire 2000 (Duluc-Ducru) en Saint Julien.

    Bref, un léger goût de trop peu ce soir. Mais tout cela va s’arranger lundi prochain, avec le thème “C’est une femme qui le fait”. Qui vivra verra.

     

  • Dégustation du lundi (30)

    Petit lundi mi-figues mi-raisins, à 3. Côté dégustation, du plaisir avec la Cuvée Vinifera 2005 (vignes non greffées d'Henry Marionnet en Loire), et ses premières vendanges Cuvée Nature 2005, en Gamay de Touraine AOC, sans CO2. Du plaisir aussi, avec ce Château Pichon Baron de Longueville 2001 en Pauillac. Un peu moins de plaisir avec les suivants, bien que tous bien faits : Château L'Apolline 2004 en Saint Emilion Grand Cru, Château Lalaudey 2003 en Moulis en Médoc, et Château Patris 2004, également en St Emilion Grand Cru. Déception avec le Château Petit Bocq 2002 et 2004, Cru Bourgeois de St Estèphe (rien à voir avec le 2003, superbe et à boire). Et par contre, un énorme plaisir avec Luc Perrin, et son Châteauneuf du Pape Rouge 2005, et le même en Réserve des Vieilles Vignes 2005 : puissance, fruits, rondeur et longueur. Tout y est. On termina en catastrophe chez Da Mimmo, où l'on se fit voler comme dans un bois. Contraints et forcés de prendre le menu du chef (dont le prix a augmenté de 30% en moins d'un an), alors qu'on ne désirait manger qu'un plat de pâtes, apparemment apparenté à une entrée (à 25 euros quand même), on vit défiler une petite portion de pâtes aux truffes noires d'été (pas trop parfumées), suivie d'un minuscule carpaccio de boeuf, et d'une grillade de poissons anodine. Le tout pour un prix exhorbitant , malgré nos 3 demi bouteilles d'eau et 2 verres de vin (au verre). Mimmo ne nous aura plus... Promis, juré. J'en profite d'ailleurs pour supprimer de ce blog le commentaire positif écrit à propos de ce restaurant il y a 7 mois : il ne le mérite vraiment plus !