vie

  • Plus que jamais, vous devez veiller à votre alimentation...

    « Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et 2015, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

    Ces travaux, résumés dans l’étude de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute, confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.

    Même dans les aliments réputés sains, les teneurs en vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisées par 2, par 25, voire par 100 en un demi-siècle.
    Cela paraît invraisemblable. Mais pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

    Prenons l’exemple de la pomme.

    Hier, quand nos grands-parents croquaient dans une transparente de Croncels, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os.

    Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apporteraient que 4 mg de vitamine C chacune, selon Philippe Desbrosses, pionnier de l’agriculture biologique.

    Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme.

    Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux apports journaliers recommandés (AJR) – en vitamine A.

    Aujourd’hui, il faudrait manger 21 oranges pour ingurgiter la même quantité de cette précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaudrait à 26 pêches aujourd’hui et les pommes de terre, l’oignon, le brocoli n’apporteraient quasiment plus de calcium. La viande, elle, apporterait beaucoup moins de fer que jadis… »


    C’est ce que je vous disais au début de cette Lettre : pas franchement gai, comme nouvelle… Et puis en réfléchissant deux minutes, je me suis dit : et si cette situation absurde était au contraire une « chance ». Une opportunité pour des millions de personnes de reprendre enfin le contrôle sur ce qu’elles mettent dans leur assiette.

    Reprenons le cas de la pomme. Il ne faut plus tendre la main pour attraper le sachet de granny sans se poser de questions. Elles sont bio, OK. Mais d’où viennent-elles ? Comment ont-elles été cultivées, récoltées, transportées etc. ?

    Si le producteur ne sait pas répondre (ou ne veut pas répondre), choisissez-en un autre. Aujourd’hui de nombreuses associations pratiquent le circuit court (du producteur directement au consommateur) : parlez avec elles, adhérez-y, impliquez-vous.

    C’est un premier pas, mais il est déterminant. Il n’y a aucune raison d’être (ou de demeurer) des zombies de la consommation. D’acheter sans poser de questions ce que mangerbouger.fr vous demande d’acheter.

    C’est votre argent, c’est votre santé. Et les producteurs, comme les entreprises qui veulent nous vendre des aliments, nous doivent la vérité.

    Alors voici quelques conseils de bon sens, pour en finir avec ces « calories vides ». Choisissez :

    Des fruits frais de saison et de proximité si possible bio : il ne s’agit pas de fruits en compote ou cuits, car la cuisson détruit les vitamines et fait perdre aux fruits leurs qualités gustatives et leurs nutriments (fructose, vitamine C, minéraux dont le calcium végétal et le magnésium pour l’équilibre et l’humeur).

    Si vous avez des problèmes de côlon, choisissez des fruits à fibres douces, tels que petites bananes, poires ou pommes sans la peau, kiwis, mandarines, mais ni oranges, ni pamplemousse ou ananas aux fibres trop agressives.

    L’idéal est de consommer 4 à 6 fruits frais par jour, longuement mastiqués : 2 au petit-déjeuner puis au repas de midi et du soir et/ou entre les repas à la place des viennoiseries, des sucreries, crèmes et autres pâtisseries qui apportent trop de sucres raffinés ou cachés.

    Des salades contenant des végétaux de toutes les couleurs : laitue (qui possède un excellent antivieillissement, antioxydant: la lutéine, essentielle à l’entretien de notre rétine) ; les tomates fraîches, qui contiennent un antioxydant anticancer : le lycopène ; des amandes, noix, noisettes, du persil… avec leurs vitamines et leurs minéraux : calcium pour les os, magnésium pour réguler l’humeur ; de l’avocat et ses excellents acides gras, des bonnes fibres, des vitamines C et du groupe B (B1 à B6), nécessaires à votre cerveau, et les vitamines A (vision), E (neurones et fertilité), K (circulation-coagulation).

    Des légumineuses comme les lentilles, pois chiches, haricots qu’il faut faire cuire à la vapeur douce (pas plus de 95-97°C) et rapide de quelques minutes, afin de les consommer al dente, ce qui oblige à bien mastiquer chaque bouchée. Ainsi les fibres, les nombreuses vitamines, les phytohormones sont conservées et assimilées au mieux par notre organisme.

    Des produits animaux issus d’une saine agriculture : bio ou biodynamique avec le minimum de pesticides, insecticides, antibiotiques, perturbateurs endocriniens (dopage hormonal des animaux…), et de farines animales.


    Les protéines animales les meilleures sont dans les mers et océans. Les petits poissons gras, comme les sardines, maquereaux, harengs ou anchois sont les plus riches en acides gras oméga-3 qui offrent d’innombrables bienfaits pour la santé [2]. Ils contiennent aussi d’intéressants apports de vitamine D, de sélénium, de phosphore et de protéines de haute qualité.

    Sur terre, choisir en priorité les animaux qui ont des ailes pour leur viande blanche facilement digestible, issus d’élevages bios : poulet, dinde, pintade, pigeon…

    La viande rouge est indiquée une à deux fois par semaine. Elle contient des graisses cachées qui augmentent l’artériosclérose et les risques d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et/ou d’infarctus du cœur. Une bonne côtelette, un bon steak (non haché), vous apporteront du fer facilement absorbé par le tube digestif (à éviter si vous avez trop de fer dans le sang). Source : Pure Santé.

    C'est ce que je répète inlassablement sur ce blog, depuis sa création... Et, croyez-moi, je suis plutôt satisfait de constater aujourd'hui que beaucoup de jeunes se rendent au marché Bio et prennent enfin soin de leur alimentation. Bien manger Bio, local et de saison coûte 1 euro de plus par jour : c'est le meilleur investissement que vous puissiez faire !

    Je suis également très heureux de voir capoter ce fameux traité transatlantique dont personne ne voulait en Europe (excepté la Commission Européenne et les multinationales, qui se foutent éperdument de votre santé).

    Bref, je me sens bien : mes efforts de communication et de lancements d'alertes n'auront pas été vains ! 

     

  • La sixième extinction...

    Le livre d'Elizabeth Kolbert est une mise en garde très fouillée qui fait vraiment peur.

    Au cours de sa longue existence, notre planète a déjà connu 5 quasi- extinctions, au cours desquelles une très grande majorité des espèces vivantes ont passé l'arme à gauche : il y a eu des couches de glaces de plusieurs kilomètres d'épaisseur, la chute d'astéroïdes, des poussées brutales de CO2 entraînant une hausse vertigineuse des températures, l'acidification catastrophique des océans.

    Mais, depuis qu'est apparu un étrange bipède, une sixième est en cours. Et, le pire, c'est qu'il le sait. Il bouleverse radicalement son environnement, mettant à mal les équilibres précaires : la chasse à outrance (extinction des grands mammifères), la combustion exponentielle des énergies fossiles (effet de serre), l'agriculture industrielle, la pêche intensive, la pollution, l'urbanisation.

    Des bouleversements beaucoup trop rapides pour que les différentes espèces puissent s'adapter. La liste des espèces (animales et végétales) disparues ne cesse de s'allonger, ainsi que celles qui sont au bord du gouffre. En poussant à l'extinction les autres espèces, l'homme ne fait que scier la branche sur laquelle il est assis, car il reste dépendant des processus chimiques et biochimiques régnant sur la Terre. 

    Nous sommes aujourd'hui en train de décider des voies évolutives qui resteront ouvertes et de celles qui resteront fermées à jamais. C'est aujourd'hui que l'homme prend option sur la durée de son séjour sur terre. (Basé sur un article paru dans Le Soir de ce week-end).

    Il est clair que nous devons, chacun à notre niveau, tenter de réparer et corriger tout ce qui s'est passé lors des derniers siècles et adopter un mode de vie totalement respectueux de notre environnement et de la biodiversité qui le compose. Préservons ce qui existe encore : c'est un héritage que nous nous devons de léguer aux générations futures.

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  • TAN

    Cela faisait un bail que je n'avais plus mis les pieds chez TAN, juste à côté de la Place du Châtelain. TAN est un espace dont la vocation est de faire découvrir, pour l’ensemble des repas d’une journée (petit déjeuner, déjeuner, goûter, dîner), une cuisine inédite et savoureuse. Cette cuisine résolument nouvelle est basée sur des ingrédients très variés dont la biovitalité dans l’assiette est la plus élevée possible et sur des saveurs issues des cuisines du monde, préparées crues ou cuites à basse température.

    J'ai été surpris par le monde qui y faisait ses emplettes... Cala ne m'a pas empêché de scruter attentivement chaque rayon et chaque produit, à la découverte de délices inconnus.

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    D'abord, la bonne surprise, c'est le rayon vin : il offre un choix de vin bio plus varié et plus qualitatif que dans la plupart des autres magasins Bio. J'ai craqué pour Le Clot de l'Oum et pour un vin d'Henri Milan, qui devraient, tous 2, m'apporter plus de plaisir que les vins Bio anodins habituellement proposés ailleurs.

    J'ai aussi été surpris de trouver une grande variété de sirops de fruits équitables, qu'on ne trouve pas ailleurs. Pratique en été pour ceux qui n'aiment pas le goût de l'eau...

    Au niveau alimentation, je suis tombé sur de magnifiques olives grecques emballées sous vide, sur de somptueux bocaux de thon Germon à l'huile d'olive, sur 2 miels de lavande dont je vous donnerai des nouvelles, ainsi que sur un Chutney de tomates et poivrons qui a l'air incroyable... Je passe le beurre au lait cru et les petites ravioles au Comté (comme à Nice).

    Mais, ce qui m'a le plus plu, ce sont les préparations maison, tout à fait originales et uniques. J'ai donc craqué pour un humus, ou plutôt une crème de pois verts germés et amandes au curry. Pour l'avoir goûté et dégusté, je peux vous dire que c'est incroyable comme goût, et comme sensation de manger un aliment vivant, plein d'énergie. C'est tout simplement fantastique. Il faudra absolument que je retourne acheter les autres variétés...

    En attendant, quelques photos de plats préparés lors de cours de cuisine donnés à l'étage, dans le restaurant.

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  • Nutriment essentiel à notre corps n°1 : l'acide linoléique (ou omega 6)...

    Abordons le premier (sur 44) de cette liste de  nutriments essentiels à apporter à notre corps via l'alimentation, faute de quoi nous tombons malades, fatigués ou déprimés : j'ai nommé le premier de la liste, l'acide linoléique (oméga 6).

    L'acide linoléique est un acide gras essentiel polyinsaturé qui intervient dans la fabrication de la membrane cellulaire.

    L'acide linoléique ne peut être synthétisé par l'organisme et doit donc être apporté par l'alimentation. On dit pour cela que c'est un acide gras essentiel. En revanche, à partir de cet acide gras, l'organisme est capable de synthétiser de nombreus acides gras aux fonctions essentielles comme, entre autres, l'acide arachidonique (C20:4 n-6) obtenu par élongation.

    Certains médecins et nutritionnistes, donnent de l'importance aux huiles de première pression à froid. En effet l'extraction à chaud des huiles a tendance à transformer l'acide cis-linoléique en acide trans-linoléique et rendre ainsi l'huile inutilisable par l'organisme pour la synthèse d'acide gamma-linolénique.

    Les symptômes de carence en acide cis-linoléique sont : sécheresse de la peau avec desquamation, soif intense (j'ai sûrement une carence...), déficit immunitaire, allergie. De plus, Joseph R Hibbeln a montré à partir de statistiques provenant de 5 pays (de 1961 à 2000) que l'augmentation du taux d’homicides volontaires serait étroitement corrélé à l'augmentation de la consommation en acide linoléique omega 6 . 

    Cette augmentation de la consommation d'acide linoléique serait liée aux huiles raffinées produites par l'industrie alimentaire (acide trans-linoléique).

    Combien doit-on en consommer ? 12 grammes par jour pour les femmes et 17 grammes par jour  pour les hommes d'après certaines sources, beaucoup moins selon d'autres.... On n'est pas sorti de l'auberge... En fait,   ce qui est très important, c'est le rapport entre oméga 6 et oméga 3, qui devrait être de 5 à 1.

    Au cours des quarante dernières années, l'alimentation des pays industrialisés a été marquée par une augmentation des calories ingérées (les lipides représentant 35 à 40 % des apports nutritionnels) et par un contenu élevé en oméga 6 et faible en oméga 3. La quantité d'oméga 6 ingérée a augmenté de 250 % tandis que celle d'oméga 3 a baissé de 40 %.

    Alors que l'AFSSA préconise un rapport de 5 omégas 6 pour 1 oméga 3, nous consommons 15 omégas 6 pour 1 oméga 3. Aux États-Unis le rapport peut même atteindre 40 omégas 6 pour 1 oméga 3. Ce qui conduit au diabète de type 2 et à l'obésité... C'est donc une diminution d'oméga 6 et une augmentation d'oméga 3 que nous devons viser. Nous verrons cela dans l'article 2/44, consacré aux omégas 3.

    Quelles sont les sources d'oméga 6 ? On le trouve dans les huiles végétales, graines et céréales, et aussi, en moindre quantité, dans la viande et les poissons gras.

     
  • Liste des nutriments essentiels à notre corps...

    Voici la liste des nutriments essentiels que nous devons apporter à notre corps afin qu'il fonctionne bien et puisse se défendre contre les maladies, la fatigue ou la dépression :

    Il y a d'abord les acides gras essentiels : l'acide linoléique (oméga 6) et l'acide a-linoléique (oméga 3). Cà, je connais. On en a tellement parlé...

    Il y a ensuite les acides aminés essentiels : Isoleucine, Leucine, Lysine, Méthionine, Phénylalanine, Thréonine, Tryptophane et Valine, ainsi que l'Histidine pour les enfants. Ces noms ne me disent rien du tout : j'ignore ce que c'est et où on les trouve...

    On passe ensuite aux vitamines essentielles : B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12, C, A, D, E et K. Connu, mais pas la source pour certaines d'entre-elles.

    Il y a enfin les minéraux alimentaires essentiels : Sodium, Potassium, Magnésium, Calcium, Chrome, Molybdène, Manganèse, Fer, Cobalt, Cuivre, Zinc, Phosphore, Soufre, Sélénium, Iode et Fluor. Cela me rappelle la rhéto...

    Et, pour terminer, les oligo-éléments essentiels : Vanadium, Nickel, Bore et Silicium.

    Cela nous donne un total de 44 nutriments essentiels au bon fonctionnement de notre corps. Nutriments que nous devons lui apporter continuellement, via notre alimentation. Il est déjà clair que celles et ceux qui mangent mal, industriel, ou toujours la même chose, n'y arriveront pas...

    Comme le sujet m'intéresse vraiment, je traiterai chacun de ces nutriments, un à un, sur ce blog. Pour y voir plus clair moi-même, et vous aider à y voir plus clair vous aussi. Notre santé, notre bonne forme et notre bonne humeur en dépendent ! C'est quand même important, me semble-t-il...

  • Un coquillage vivant, vieux de 507 ans...

    Lorsque les chercheurs ont ouvert sa coquille, le tuant par la même occasion, ils ignoraient qu’ils étaient en présence d’un spécimen animal extrêmement vieux. Son âge avait par la suite été estimé sur la base des stries de croissance à environ 405 ans.

    Ce chiffre, qui figurait déjà dans le Guiness Book des records mondiaux, vient d’être revu à la hausse. Cette même équipe rapporte dans la revue Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, que l’âge de ce mollusque Arctica islandica est en fait de 507 ans. Autrement dit, cet animal est né en 1499, l’année où Vasco de Gama établit la première liaison entre Lisbonne et Calicut en contournant l’Afrique…

    L’âge nouvellement établi d’Arctica islandica a été déterminé par plusieurs méthodes, notamment géochimiques comme la datation au carbone 14. Selon le biologiste marin Rob Witbaard de l’Institut Royal néerlandais de recherche océanographique, qui étudie cette famille de mollusques depuis une trentaine d’années, cette détermination est tout à fait fiable. « S’il devait y avoir une erreur, elle ne porterait que sur un à deux ans », précise-t-il.

    Les stries de croissance de ce quahorg nordique sont visibles sur l’extérieur et l’intérieur de la coquille. La coquille des bivalves est composée de deux valves calcaires maintenues ensemble par un ligament. C’est sur ce ligament de quelques millimètres de long, également orné de plus de 500 stries, qu’avait porté la datation en 2006. Elle a cette fois été établie sur les stries de la coquille extérieure qui constitue une surface plus large et plus aisément observable.

    Le profil des stries de croissance ne renseigne pas seulement les biologistes sur l’âge du mollusque, il constitue également un témoignage unique sur les conditions climatiques du passé. En effet, en examinant les différents isotopes de l’oxygène au sein des stries de croissance, les chercheurs peuvent déterminer la température de la mer au cours du temps où l’animal a vécu.

    À quoi peut-on attribuer l’extrême longévité de ce mollusque ? Selon Doris Abele, physiologiste animal et biologiste marin à l’Institut Alfred pour la recherche polaire et marine (Bremerhaven, Allemagne), cité par le site web sciencenordic, « sans doute au très lent métabolisme de cet animal, à sa très faible consommation en oxygène, peut-être aussi à ses gènes ». Source : sciencesetavenir.nouvelobs.com

    Donc, la prochaine fois que vous dégustez une moule, une huître ou des pétoncles, un peu de respect, s'il vous plaît !

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  • Vous en serez où, vous, en 2023 ?

    Petit exercice très intéressant pour les jeunes et les moins jeunes : se projeter dans l'avenir, avec ses rêves les plus fous, et voir comment y arriver.

    Plutôt que d'errer sur l'océan, au gré des vents, des marées et des tempêtes et vous laissez porter vers une vie qui ne vous enchante pas, en subissant les événements, pourquoi ne pas plutôt hisser une voile et suivre votre cap, celui que vous avez décidé de suivre.

    Seulement voilà, pas facile quand on est jeune de savoir où on veut aller et ce qu'on veut faire de sa vie...

    Le Gandalf, ce petit exercice, peut vous y aider ! Mettez-vous à l'aise et songez à votre vie en 2023 : je vis où, je fais quoi, je suis marié, j'ai des enfants ? Permettez-vous vos rêves les plus fous, et ne pensez qu'à des choses qui vous collent à la peau, que vous crevez d'envie de faire ou d'être. Notez tout.

    Juste après cela, prenez une photo de vous en 2018 : où en suis-je vers mon rêve de 2023 ? Qu'est-ce que j'ai déjà fait pour y arriver ? Je vis où, je fais quoi ? Je suis déjà marié ou pas encore ? Quelle part du chemin a déjà été franchie ?

    Pour terminer, vous décrivez ce que vous devez absolument faire d'ici à 2015 pour que la photo de 2018 soit réelle et exacte. Quelles études, quel pays, quelle type de conjoint, quelle langue dois-je apprendre, combien dois-je économiser ?

    Et là, sur papier, vous avez tout ce que vous devez entreprendre aujourd'hui, et dans les 3 ans à venir, pour que la photo de 2018 soit bien réelle, et que votre vision de 2023 se réalise ! Facile, non ? D'autant plus que quand on veut vraiment quelque chose, on l'a !

    La différence, c'est que désormais vous connaissez votre cap, et vous hissez la voile plutôt que de vous laisser porter. Et même si des tempêtes vous font dévier légèrement de votre cap, c'est toujours vous qui décidez où vous allez. Votre vie, comme vous l'aviez rêvée un jour d'été en 2013... Merci Bem !

  • Syngenta et Bayer sans scrupules...

    Les groupes chimiques Syngenta et Bayer se livrent à "un lobbying effréné" pour empêcher la suspension de trois pesticides soupçonnés de décimer les populations d'abeilles, accuse l'organisation Corporate Europe Observatory (CEO) dans un rapport publié jeudi.

    Ce rapport détaille la façon dont les deux entreprises ont manœuvré pour influencer le débat sur les trois substances issues de la classe des nicotinoïdes, depuis la décision de confier à l'agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) le soin d'étudier la question il y a un an.

    Les deux entreprises sont également accusées de minimiser des études scientifiques, de faire jouer leurs réseaux politiques et de faire passer les partisans de l'interdiction pour des apiculteurs du dimanche.

    Mathieu Pigeon, un des auteurs du rapport, pointe le changement de ton chez les industriels, qui, auparavant, était plutôt feutré. "Dans ce cas-là, ça a pris des formes beaucoup plus violentes", explique-t-il. "Ça a pris même la forme de menace légale en fait contre la directrice même de l'EFSA", ajoute Mathieu Pigeon.

    Une de ces entreprises, Sygenta, aurait, par exemple, sévèrement contesté un communiqué de presse de l'EFSA , très critique face à ses produits. "Syngenta a donc menacé la directrice même de l'EFSA de poursuites en justice", s'exclame Mathieu Pigeon. "C'était vraiment de l'intimidation", poursuit-il. Et "ça, c'est récent".

    Les produits dont l'EFSA se méfie sont pour la plupart utilisés dans des grandes cultures, notamment le maïs ou le soja. "Ce sont des produits qui sont encore sous brevet, donc qui sont en fait au summum en fait de leur rentabilité pour ces entreprises-là", estime Martin Pigeon. "Ça explique aussi la violence des attaques qu’on a documentées".

    La proposition d'interdiction des trois pesticides n'ayant pas recueilli la majorité qualifiée suffisante le 15 mars dernier, elle sera une nouvelle fois soumise au vote fin avril ou début mai. Selon CEO, l'industrie tente maintenant de convaincre individuellement les États membres de s'y opposer, car faute de consensus, la Commission européenne aura le pouvoir d'imposer la mesure.

    L’EFSA, l’agence européenne de sécurité alimentaire, suivie par la commission, a proposé l’interdiction de trois pesticides, produits par les groupes chimiques Syngenta et Bayer. Les États membres de l'Union sont divisés sur la question. Selon un rapport publié par l’observatoire des entreprises européennes, l’industrie chimique fait pression comme jamais sur l'EFSA pour empêcher cette interdiction. Article de M. Molitor, avec Belga sur RTBF INFO.

  • Soyez responsable de votre vie et de celle du monde...

    «L’homme est-il seulement un homo economicus ? Notre monde est malade, mais la crise économique actuelle, qui polarise toutes les attentions, n’est qu’un symptôme de déséquilibres beaucoup plus profonds. La crise que nous traversons est systémique : elle touche tous les secteurs de la vie humaine. Elle est liée à des bouleversements de nos modes de vie sans doute aussi importants que le tournant du néolithique, lorsque l’être humain a cessé d’être nomade pour devenir sédentaire. Il existe pourtant des voies de guérison. En m’appuyant sur des expériences concrètes, je montre l’existence d’une autre logique que celle, quantitative et mercantile, qui conduit notre monde à la catastrophe : une logique qualitative qui privilégie le respect de la Terre et des personnes au rendement ; la qualité d’être au « toujours plus ». Je plaide aussi pour une redécouverte éclairée des grandes valeurs universelles – la vérité, la justice, le respect, la liberté, l’amour, la beauté – afin d’éviter que l’homme moderne mû par l’ivresse de la démesure, mais aussi par la peur et la convoitise, ne signe sa propre fin».

    Essai – Editions Fayard, octobre 2012 – 19€90

    Après des siècles de religion, après une époque politique (nazisme, communisme, etc.), s'achève maintenant l'époque consumériste (acheter toujours plus et plus nouveau, bien au-delà de nos besoins). De dociles consommateurs, et nous rendant compte que nous ne pouvons plus faire confiance au système, nous cherchons à présent à comprendre le sens de notre vie, notre but sur terre. 

    Ceci nous amène à devenir plus responsable de nos choix au niveau consommation, environnement, banques, etc., mais nous force également à percevoir le monde et ses habitants d'un autre regard. Profitons chaque jour de la vie, en étant joyeux, solidaire, mais aussi responsable dans nos actions de tous les jours pour changer le monde comme nous désirons qu'il soit désormais.

    Il n'y a plus, aujourd'hui, de religion imposée à la naissance, ni de doctrine politique nous imposant de mourir pour la Patrie. Seule subsiste, encore pour peu de temps, la doctrine publicitaire qui lave les cerveaux et vous pousse à acheter n'importe quoi. Mais on s'en rend compte - enfin- et le nouveau changement de société qui pointe le bout de son nez naît de nos volontés individuelles et responsables de changer le monde. Un très beau livre.

  • Un empire dans une goutte d'eau...

    L'eau claire et limpide ? Que nenni ! Une simple goutte d'eau grouille de bestioles toutes plus horribles les unes que les autres : des vers, des espèces d'acariens amphibies, des monstres à nageoires, d'autres équipés de mandibules pour mieux attraper leurs proies, sans parler de celles qui sont poilues...

    Un micro-empire dans lequel chaque bestiole lutte pour sa survie et se reproduit.

    Désormais, je regarderai mon verre d'eau d'un autre oeil...

    Micro Empire

    http://vimeo.com/39784233

    VIDÉO: Alien dans une goutte d'eau !

  • Pétition Pollinis pour la sauvegarde des abeilles...

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    La bataille qui a lieu en ce moment au niveau européen peut être déterminante pour la survie des abeilles – et notre avenir à tous.

    Les lobbys agrochimistes sont sur le point d'imposer trois types de pesticides néonicotinoïdes notoirement dangereux pour les abeilles dans tous les pays européens. La seule façon de leur barrer la route, c’est que des centaines de milliers de citoyens se mobilisent à travers toute l’Europe pour obliger les députés européens à intervenir.

    Aidez-nous à sauver les abeilles ! Signez dès maintenant la pétition aux députés européens en
     cliquant ici.

    C’est le dernier round d’un combat mené au corps à corps depuis l’été dernier, rappelez-vous :

    Après plusieurs études qui, coup sur coup, ont montré les ravages de certains pesticides neurotoxiques (les néonicotinoïdes) sur les abeilles, et le retrait de la vente d’un de ces pesticides – le Cruiser OSR - en France par le Ministre de l’Agriculture, la Commission Européenne a demandé à son autorité sanitaire (l’EFSA) de réévaluer la dangerosité de ces substances. Et plus particulièrement celle du Thiametoxam, de l’Imidaclopride et de la Clothianidine, trois types de néonicotinoïdes responsables à eux seuls de la mort de millions d’abeilles chaque année en Europe.

    Seulement voilà :

    Les lobbys agrochimistes ont toutes les chances de gagner la bataille. Pourquoi ? Parce que ce sont EUX-MÊMES qui sont chargés d’évaluer la dangerosité de leurs produits !

    Incroyable, mais vrai… Les autorités sanitaires européennes chargées de garantir notre sécurité alimentaire sont composées de technocrates, pas de scientifiques. Personne, dans les institutions européennes, n’est capable de mener les tests scientifiques nécessaires pour évaluer la dangerosité d’un pesticide sur les abeilles. En clair, ce sont les fabricants de pesticides eux-mêmes qui évaluent la dangerosité de leurs produits. Et vu le chiffre d'affaires phénoménal qu'ils tirent de ces pesticides, on ne peut pas s'attendre à ce qu'ils les interdisent !

    Résultat : les autorités sanitaires délèguent ce travail à un groupe « informel » d’experts, l’ICPBR (International Commission on Plant-Bee Relationships)… qui, lui, est composé aux deux tiers par des membres de l’industrie agrochimique !

    Notre seule façon d’agir, en tant que citoyens, c’est de dénoncer ce scandale haut et fort, et d'exercer une pression maximale sur les députés européens pour qu’ils interviennent avant que les agrochimistes aient eux-mêmes déclaré leurs produits « inoffensifs ».

    Le temps presse : le verdict doit être rendu en décembre. Il n’y a pas une minute à perdre : s’il vous plait, signez vite cette pétition en cliquant ici, et faites-la suivre à tous vos amis.

    http://www.pollinis.org/petitions/petition_201210.php

    Toute la communauté scientifique sait que ces pesticides néonicotinoïdes font des ravages irréparables sur les abeilles :

    Dans les ruches en bonne santé, ces produits neurotoxiques agissent sur le système d’orientation des abeilles, les empêchant de revenir à la ruche. Incapables de retrouver leur chemin, elles finissent par mourir d'épuisement . Petit à petit, les ruches se vident, les essaims sont décimés, et c'est tout l'écosystème qui se trouve en danger. Dans les ruches déjà affaiblies par un parasite ou une maladie, les néonicotinoïdes apportent le coup de grâce aux abeilles, qui n’ont plus assez de force pour résister à ce poison trop violent. 

    Alors oui, il y a urgence à retirer ces substances toxiques du marché !

    J’espère que je peux compter sur votre action. Vous, moi et tous les citoyens qui se soucient des abeilles, de la biodiversité et de l'avenir des générations futures, nous sommes le seul rempart face à la rapacité des firmes agrochimiques.

    Ces firmes l’ont déjà annoncé : elles mettront « tous les moyens » pour continuer à faire autoriser leurs produits. Et quand on voit les ressources financières énormes dont elles disposent, il y a de quoi s’inquiéter !

    Aussi, je vous demande de signer dès maintenant votre pétition aux députés européens, et de transmettre ce message à vos proches, vos amis et vos collègues, pour leur demander d’agir, eux aussi, pour faire barrage aux fabricants de pesticides tueurs d’abeilles. 

    Par avance, merci. Nicolas Laarman, Délégué général - Pollinis, Conservatoire des Fermes et de la Nature

  • La crise ? Quelle crise ?

    Nous ne sommes pas en période de crise : nous sommes en période de mutation profonde.

    Au lieu de tout voir en noir et d'en devenir déprimé, voyons plutôt le côté positif des choses et toutes les opportunités qui naissent et arrivent suite à ce changement profond des mentalités et de la société dans laquelle nous vivons.

    Gérer les banques comme il y a 40 ou même 5 ans, c'est fini. Gérer l'agriculture mondiale de façon intensive et polluante, ou avec des OGM, c'est également fini : personne n'en veut plus. Travailler et faire carrière dans une seule boîte toute sa vie, c'est aussi fini. 

    Se laisser raconter n'importe quoi à la télé ou dans la presse, c'est fini. Avaler toute la malbouffe des industries agro-alimentaires, c'est fini aussi : on veille au goût et à la qualité nutritionnelle de nos aliments. Croire que le nucléaire n'est pas cher et pas dangereux, c'est fini. Dépendre de Monopoles d'état pour l'électricité ou le téléphone, c'est fini.

    Le service militaire obligatoire, c'est fini. Ne pas pouvoir divorcer pour le quand dira-t-on, c'est fini. Et devoir aller à l'église, c'est bientôt fini aussi. Et devoir faire les études que les parents imposent à leurs enfants, c'est fini.

    Bref, on n'a jamais été aussi libre de faire ce que l'on veut de sa vie. La planète est toute petite et tous les pays sont accessibles pour y vivre son rêve. Le monde est plus ouvert que jamais et les possibilités sont infinies. En plus, on est tous connectés, en direct, ce qui facilite encore les choses !

    Il n'y a plus, pour un jeune d'aujourd'hui, que de réfléchir à ce qui le passionne vraiment dans la vie. Puis d'examiner comment et où il pourrait assouvir cette passion. Ensuite, contacter les bonnes personnes aux bons endroits et s'y rendre. Il faut juste le vouloir, c'est tout. Et quand on veut vraiment quelque chose, et qu'en plus on est passionné, on y arrive toujours.

    Plagiste au Brésil, Hôtelier en Birmanie, Agriculteur Bio en Provence,  Apiculteur là où il n'y a plus d'abeilles, pêcheur en Ecosse, Pisciculteur en Bretagne, Bûcheron au Canada, Gardien d'une réserve naturelle au Kenya, travailler pour une ONG dans un pays lointain, tout est possible, même liquidateur à Fukushima ! Alors, qu'est-ce que vous attendez pour vous remuer ? Allez-y, foncez ! Et vivez votre vie, comme vous l'aviez rêvée !

  • Juste 2 citations...

    En manque d'inspiration ce week end, juste 2 citations à mémoriser et à appliquer :

    - "Quand j'étais petit, ma mère m'a dit que le bonheur était la clé de la vie. A l'école, quand on m'a demandé d'écrire ce que je voulais être plus tard, j'ai répondu "heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, je leur ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie". - John Lennon

    - "La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute". - Confucius

  • Un peu de légèreté fait toujours du bien...

    Dans notre édition d’hier, une légère erreur technique nous a fait imprimer les noms de champignons vénéneux sous les photos des champignons comestibles, et vice versa. Nos lecteurs survivants auront rectifié d’eux-mêmes.

    Si j’en crois mon horoscope, je devrais mourir dans la soirée. C’est con, j’avais pas fini de bêcher mes camélias. Ce qui me coûte à l’idée de quitter ce bas-monde, c’est l’idée intolérable que mes enfants vont rentrer du crématorium en courant pour boire mes Saint-Emilion, si cela se trouve dans des gobelets fluo et avec des fils d’ouvriers aux cheveux verts.

    Tout au long de cette vie tumultueuse où j’ai donné la joie sur d’innombrables sommiers dont j’ai oublié le nom, j’ai compris qu’on pouvait juger de la sensualité d’une femme, ou d’un homme, bien sûr, mais ce n’est pas tellement mon truc, simplement en observant son comportement à table. Prends-en de la graine, jeune dragueur qui m’écoute. Celle-là qui chipote devant les plats nouveaux exotiques, celle-là qui met de l’eau dans le pauillac, qui grimace au-dessus des pieds de porc farcis, qui repousse les myrtilles à côté du filet de sanglier, celle-là crois-moi, n’est pas sensuelle, c’est évident! Comment voulez-vous qu’une femme qui renâcle devant une saucisse de Morteau puisse prendre ensuite quelque plaisir… avec une langue aux olives ou des noisettes de veau?

    Citations du regretté Pierre Desproges.

  • Aspirateur des mers...

    Le Maartje Theadora, véritable aspirateur des mers, illustre parfaitement le problème de la gestion actuelle de la pêche en Europe : la flotte, trop importante en nombre et suréquipée par rapport au nombre de poissons, est aujourd’hui capable de pêcher 2 à 3 fois le niveau qui serait supportable pour nos océans. Ces bateaux usines vont donc pêcher plus loin, hors des eaux européennes, pour traquer les derniers poissons. 

    Ce bateau de 140 mètres de long peut transformer 200 tonnes de poissons chaque jour, et reste en mer des semaines. Un chalutier usine de cette envergure peut capturer en une journée autant de poissons que 56 embarcations traditionnelles mauritaniennes en une année.

    Greenpeace s'élève donc contre l'usage de ces bateaux usines, qui, après avoir épuisé les eaux européennes, s'attaquent maintenant aux autres océans, et les vident de toute vie. Ce qui menace les ressources des millions de petits pêcheurs artisans africains et autres, et de tous les gens qu'ils font vivre.

    Il est grand temps d'arrêter ce massacre et de revenir à une pêche raisonnable, respectant la reconstitution naturelle des stocks et les périodes de reproduction des différentes espèces. Terriens, il est temps d'agir...

  • Terre à l'agonie...

    Agronomes, Lydia et Claude Bourguignon considèrent que la plupart de nos sols cultivés sont à l’agonie. Au banc des accusés : le labour et les apports excessifs d’engrais et de pesticides. Le passage à la bio, côté agriculteurs et côté citoyens, garantirait le retour de la fertilité.

    Vous estimez qu’en Europe, 70 % des sols sont morts. Qu’est-ce que cela signifie ?

    Lydia Bourguignon : Dire qu’un sol est “mort” signifie qu'on ne mesure aucune activité biologique en laboratoire, dans l’échantillon de terre étudié. En fait, je préfère parler de sols “à l’agonie”. Dans la notion de “mort”, il y a une idée de non-retour. Or, avec une prise de conscience et du travail, ces sols peuvent retrouver leur fertilité. Cela demande de la patience car on ne récupère pas si facilement des sols labourés depuis plusieurs décennies de façon assez dure : il faut supprimer les produits chimiques de synthèse, mettre en œuvre des pratiques d’agriculture biologique.

    Que reprochez-vous au labour ?

    Claude Bourguignon : Ce type de travail du sol perturbe complètement son fonctionnement. Les charrues descendent à des profondeurs entre 25 et 40 cm : c’est trop ! Au final, la terre est tassée, les microorganismes qui ont besoin d’oxygène, en surface, pour vivre, sont transportés en profondeur. Là, ils ne peuvent plus se développer et faire leur “travail” : décomposer la matière organique, former de l’humus qui nourrit les plantes. Résultat, l’activité biologique est ralentie voire stoppée.

    Dans votre laboratoire, vous analysez les sols. Que mesurez-vous exactement ?

    LB : Certains nous disent qu’on est les médecins de la terre. C’est un peu vrai ! Nous mesurons l’activité biologique d’un sol afin de comprendre comment il fonctionne... s’il fonctionne. Pour cela, nous avons mis au point une méthode qui prend en compte plusieurs indicateurs : par exemple, nous comptons les acariens, les collemboles, etc. Depuis que nous avons commencé nos mesures en France en 1990, nous observons une baisse régulière de l’activité biologique des sols. Pour preuve la disparition des vers de terre ! Globalement, les terres agricoles se dégradent dans le monde entier, partout où le labour moderne est associé à d’importants apports d'engrais chimiques et de pesticides. Nous avons noté plus d’activité biologique en Tunisie dans des zones très désertifiées que dans certains sols français…

    La conversion à la bio permet-elle de faire revivre les sols ?

    LB : Sans aucun doute. Les sols cultivés en agriculture biologique sont plus vivants : ils sont beaucoup plus riches en organismes vivants et en biodiversité que ceux travaillés en agriculture conventionnelle. Ils sont moins compactés, c'est-à-dire moins tassés. Passer en bio, c’est adopter un autre regard sur le sol, c’est observer le vivant. Cependant, la démarche doit être progressive car ce passage demande une profonde réflexion de la part du producteur. Et tous les sols ne permettent pas une conversion rapide. Comme en médecine, on ne peut pas conseiller à un malade traité depuis des années avec des produits chimiques de passer du jour au lendemain à l’homéopathie. Lorsqu’un agriculteur fait appel à nous, nous réalisons d’abord la carte d’identité du sol puis entamons un travail de longue haleine, avec pour finalité l’arrêt de l’utilisation des produits polluants.

    À la campagne, vu de l’extérieur, les cultures ont l’air saines, vivantes. Qu’est-ce qui cloche ?

    LB : Ce beau visuel est trompeur. En réalité, on observe une baisse de rendement au niveau mondial, depuis 1984. Les statistiques de la FAO (1) le montrent. À quel prix obtient-t-on ces cultures si belles, si carrées ? Au prix de l’utilisation de beaucoup trop d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires. Tant que les sols vivent sous perfusion, ils se maintiennent en vie mais c’est artificiel.

    Pensez-vous qu’à un moment, ces sols vont tout simplement arrêter de produire ?

    LB : Dans les pays en voie de développement, nous avons vu des sols qui avaient totalement “décrochés”. En France, les sols tiennent encore le coup, perfusés et aidés par notre climat tempéré. Mais nous tirons une vraie sonnette d’alarme par rapport aux catastrophes écologiques, aux orages qui entraînent des glissements de terrain. Les conséquences de ces fortes pluies sont de plus en plus dramatiques : aujourd’hui, quand il pleut beaucoup, l’eau n’est plus absorbée car la terre est trop compactée. C’est cela qui provoque des catastrophes. Le “décrochage” est là !

    Qui doit agir : les agriculteurs ?

    LB : Le monde agricole est très long à bouger. Nous disons aux producteurs de reprendre possession de leur capital, de leur terre. Mais c’est un discours à contre courant. Nous vivons dans une civilisation de la peur. La liberté, ça se paie très cher. C’est aussi le regard citoyen qui doit changer. Personne ne devrait jamais dire : “Je veux payer mon alimentation le moins cher possible”. Il faut accepter de payer au juste prix les produits agricoles. Les dépenses ont été déplacées vers le médecin, mais une alimentation de qualité éviterait cela ! C’est un problème global.

    En ce moment, n’y a-t-il pas un mouvement dans ce sens ?

    LB : Oui, je crois que nous sommes à un tournant. Les gens sont à la recherche d’une agriculture de proximité, de relationnel avec les producteurs. Il y a une demande de vérité. Nous sommes de plus en plus sollicités pour des conférences grand public et les salles sont toujours pleines ! Certains disent que les produits bio ne pourront pas nourrir la planète. Nous disons le contraire. Si, dans le monde entier, les agriculteurs faisaient les rendements des bio français, ça serait tout à fait possible. Il faut aussi remettre tout le monde à sa place : arrêter de produire de la tomate en Hollande par exemple. Chaque sol, chaque territoire doit retrouver sa vocation et chacun doit renouer avec le bon sens. Il y a fort à faire mais ce n’est pas impossible. Passer à la bio, c’est refaire un monde. Propos recueillis par Adeline Gadenne et Myriam Goulette sur http://kales.over-blog.com/

    Claude Bourguignon est ingénieur agronome, avec une maîtrise de microbiologie des sols. Il a été l’un des derniers élèves de cette chaire disparue aujourd’hui. Lydia Bourguignon a une maîtrise de biologie et un diplôme d'œnologie. Cinq personnes travaillent dans le laboratoire Lams.

  • Pas le temps...

    Quand l’on parle de faire ses courses autrement, c'est-à-dire en prenant le temps de chercher les produits sains là ou ils se trouvent, l’on s’entend toujours répondre : "Oui mais… je n’ai pas le temps".

    Le temps… oui c’est bien de temps dont il s’agit; combien de temps souhaitez-vous que vos enfants vivent en bonne santé ? L'alimentation n’est absolument pas une dépense comme une autre bien au contraire c’est un investissement. C'est l’investissement le plus important que vous puissiez faire dans votre vie, manger sain c'est investir dans son capital santé

     

    Combien de Temps - Combien ça coûte ?

    Nous avons fait les comptes pour pouvoir vous donner des chiffres précis :

    Se rendre chez son maraîcher producteur travaillant au naturel pour y prendre un peu de tous les légumes de la saison nous prend 1 heure, nous y avons dépensé 21 Euros.

    Laver, brosser, débiter tous les légumes en conservant la peau bien évidement nous a pris 1:30 h. Pré cuire le tout à petit feu a pris 2 heures. Nous avons obtenu 16 kilos de macédoine de légumes de saison que nous congelons en barquette immédiatement. Les chiffres. Soit 2:30 h heures 16 kilos soit 1.31 € le kilo de légumes sains préparés avec la peau. 

    16 kilos à raison de 500 g jour, vous en avez pour 1 mois n'est ce pas ! Vous n'auriez donc pas 2:30 h par mois pour pouvoir vous alimenter sainement en légumes ? Et arrêtons de dire que manger Bio coûte trop cher et que cuisiner prend trop de temps...

    Cet article, et bien d'autres concernant l'alimentation saine des enfants et tous les dangers de la malbouffe actuelle, sont disponibles sur ce site : http://www.enfant-durable.com/index.asp

     

     

     

  • Plus sûr de rien...

    Un belge sur deux est sous médicament (sur prescription médicale) : c'est 25 % de plus qu'il y a 10 ans. Et c'est sans compter ceux qui se soignent eux-mêmes, ou consultent des homéopathes, acupuncteurs, etc...

    Les gens se portent donc de moins en moins bien, ce qui signifie qu'ils se nourrissent de plus en plus mal. Consciemment ou pas. 

    Soit ils n'ont pas eu la chance d'avoir une mère ou une grand-mère leur ayant appris  la cuisine, les plats de saison, l'alimentation variée, et alors ils se nourrissent de fast-food, de pizzas et de crème glacées et ne boivent que des soft drinks et c'est la cata.

    Soit ils ont eu la chance d'avoir appris la cuisine et reproduisent les plats cuisinés dans leur enfance, mais avec des ingrédients issus de l'agriculture intensive, traités, bourrés de pesticides et d'additifs douteux, stérilisés, ionisés ou irradiés (pour qu'ils conservent plus longtemps) et ne contenant plus aucun élément nutritif. Des aliments morts. Et c'est aussi la cata.

    Car dans les 2 cas, vous tomberez rapidement malade, avec des carences d'un tas de choses. Et vous irez voir votre médecin qui vous prescrira un médicament pour tenter de soigner votre mal, mais sans s'interroger sur la cause.

    Et c'est cela que je dénonce : vous tombez malade à cause des multinationales agro-alimentaires, et les multinationales pharmaceutiques tentent de vous soigner. Ces 2 lobbies s'entendent très bien entre eux et achèvent de mettre en place une démarche machiavélique fort lucrative pour eux. Et tout cela avec la bénédiction de l'OMS, corrompue elle aussi.

    Et quand j'achète une gousse d'ail pour ses multiples bienfaits nutritifs, je doute. Est-elle naturelle, a-t-elle été traitée, ou pire : ionisée ou irradiée ? Car, dans ce cas, elle ne contient plus rien : ni oligo-éléments, ni antioxydants, ni vitamines, ni enzymes... Et comme il n'y a aucune obligation de notifier quoique ce soit sur l'étiquette, je ne suis plus sûr de rien... Si elle ne germe pas, c'est qu'elle est morte : c'est le seul contrôle que je peux avoir.

    Et il en est de même pour tous les fruits et légumes, la viande et le poisson, les fromages et charcuteries... Plus sûr de rien. Sale époque... Terriens, il est temps d'agir...

  • Vivre plus longtemps...

    Selon un numéro de Science & Vie consacré à la mort, voici quelques conseils pour repousser l’inéluctable...

    Sachant que les gênes ne pèseraient que 25% sur la longévité, le reste étant dû à l’environnement (alimentation, hygiène de vie, activité professionnelle, etc.).

    1.) Ne pas fumer, boire avec modération, avoir une activité physique et manger 5 portions de fruits et légumes par jour allongerait l’espérance de vie de 14 ans.

    2.) Eviter une carence en anti-oxydants. Anti-oxydants qu’on retrouve dans les vitamines E (huiles végétales, noisettes, noix, beurre, poissons gras) C ( cassis, persil, poivrons, kiwi, fraises, oranges, etc.), et A (foie, beurre, oeufs cuits, fromages, carottes, épinards, brocolis), dans les polyphénols (raisin, vin rouge, thé vert), le zinc (poissons, abats, céréales complètes, lentilles) et le sélénium (oignons, céréales complètes, légumineuses).

    3.) Se mettre à la diète. Les cellules sont des moteurs qui s’usent avec la consommation d’énergie plus qu’avec le temps. On creuse sa tombe avec ses dents. Manger moins présente beaucoup d’avantages : réduction de la glycémie (taux de sucre) et de l’insuline (hormone liée au vieillissement), enzymes de réparation plus robustes, meilleure élimination des cellules anormales et ralentissement de la division cellulaire (retarde la puberté et augmente la longévité). Réduisons les portions, mangeons lentement et ne terminons pas notre assiette.

    4.) Le régime crétois : légumes verts, légumes secs, fruits, céréales non transformées (complètes) et poisson. En limitant la viande et les sucres.

    5.) La chimie. On parle beaucoup du resvératrol (puissant anti-oxydant, anti-inflammatoire et anti-cancéreux). Il est présent dans le vin (french paradox), dans le raisin, les mûres et les cacahuètes. On parle aussi de mélatonine et rapamycine, qui augmentent la longévité des animaux de laboratoires testés. Quant à la DHEA, hormone stéroïde qui atteint son pic chez les jeunes de 20 ans, et décroît à partir de 30 ans, son innocuité à long terme  lors de prise sous forme de comprimé laisse planer des doutes. A éviter donc.

    Personnellement, j’ajouterais : manger bio, ne pas respirer de gaz d’échappements, éviter les produits chimiques (produits d’entretien, peinture, vernis, encens, désodorisants, insecticides et pesticides), éviter les plastiques en contact avec les aliments, utilisation d’ustensiles naturels (verre, porcelaine, terre cuite, bois, fonte, inox), évitez les plats préparés et les produits de l’industrie agro-alimentaire (bourrés de sucre, de sel, de graisses de mauvaise qualité, de graisses hydrogénées et d’acides gras trans, d’OGM).

    L’espérance de vie descend, pour la première fois, aux Etats-Unis. Ils sont donc sur la mauvaise voie. Ne les suivons pas et réagissons tant qu’il en est encore temps. Terriens, il est temps d’agir...

  • Nouvelles de Kokopelli...

    Nouvelles de Kokopelli. Septembre 2009

    Revue Kokopelli n° 2

    La Revue n°2 de Kokopelli est disponible au téléchargement à partir de la page d'accueil de notre site. Cette revue de 36 pages est également disponible sur papier et peut être demandée au siège de l'association (prière de préciser le nombre d'exemplaires requis). Vous y découvrirez de nombreux articles sur les Jardins Kokopelli au Verdon, sur nos séminaires, sur nos diverses campagnes, sur le lancement de Kokopelli-Himalaya, ainsi qu'un article très coloré de Stéphane pour les 10 ans de vie d'Annadana en Inde, et d'autres témoignages...

    "Semences de Kokopelli": 9 ème édition

    Nous venons de publier la 9 ème édition de l'ouvrage "Semences de Kokopelli". Cette édition est augmentée cette fois-ci de 120 pages et elle totalise donc 824 pages. Disponible sur le site en boutique et chez Kokopelli. C'est promis, ce sera la dernière modification car une augmentation subséquente de poids risquerait de la qualifier pour la liste des objets suspects (dentifrices, aiguilles à tricoter...) pour le transport aérien!

    Tom Wagner en Europe

    La visite de Tom Wagner en Europe se déroulera du 9 septembre au 26 octobre. Il reste encoredes places pour les séminaires de France, de Belgique et de Suisse.

    Le programme intégral des séminaires, des ateliers et des conférences de Tom Wagner est disponible sur le tout nouveau blog de Kokopelli. La semaine prochaine, Tom donnera deux conférences, l'une au Conservatoire de la Tomate du Château de la Bourdaisière et l'autre à la Fête de la Tomate d'Haverskerque dans le nord.

    Rappelons que Tom Wagner est le créateur génial de centaines de variétés de tomates et de pommes de terre. Il sera accompagné de Michel Lachaume, son traducteur Québécois. Plus qu'un traducteur, Michel est un jardinier passionné oeuvrant avec des centaines de variétés et c'est l'un des principaux animateurs du réseau nord-américain Homegrown Goodness.

    Michel est heureux d'avoir pu sauvegarder, cette année, 6 variétés de pommes de terre qui sont des obtentions de Tom Wagner. C'est en effet, au Canada, le troisième été excessivement froid et humide qui sème le chaos dans les jardins. De plus, en début d'été, un mildiou (phytophtora infestans), de souche beaucoup plus virulente que celui qui a provoqué la grande famine en Irlande au 19 ème siècle, à détruit en quelques jours une grande partie de la récolte de tomates et de pommes de terre dans 13 états à l'est des USA ainsi qu'au Canada. Des records de froids, durant l'été, jamais vus depuis des dizaines d'années ont été enregistrés dans la majorité des USA. Nashville, au Tennessee, la ville d'un célèbre propagateur d'une hypothèse climatique, a battu en juillet le record de froid de 1877. Peut-être un clin d'oeil de Gaïa!!

    Rythmes du Climat

    La finalité de l'Association Kokopelli est de conserver une base très diverse de ressources génétiques alimentaires. Sans vouloir fâcher quiconque, nous n'adhérons à aucune "pensée unique", fût-elle climatique.

    C'est sûrement une excellente idée de conserver de bonnes variétés de plantes alimentaires résistantes aux grandes chaleurs et c'en est encore une meilleure d'en conserver aussi qui soient résistantes aux grands froids!

    La Vie est un perpétuel ballet, le Climat aussi. A tous ceux qui seraient intéressés par l'épopée des Vikings, qui pénétrèrent jusqu'au coeur du Kentucky lors du réchauffement climatique du Moyen-Age, par la progression des déserts depuis des millénaires, par les grands cycles climatiques du passé de Gaïa, nous conseillons la lecture de l'ouvrage passionnant d'Edouard Le Danois "Les Rythmes du Climat dans l'Histoire de la Terre et de l'Humanité".

    Cet ouvrage, datant de 1950, du directeur d'alors de l'Office Scientifique et Technique des Pêches Maritimes, est fascinant de par la maîtrise de l'auteur quant à de nombreux sujets: le climat, l'astronomie, l'agriculture, l'histoire des civilisations... Il est disponible, en PDF à télécharger, sur le site de Liberterre.

    Ne nous trompons pas de combat: l'ennemi, c'est la mafia de la semence, de l'agrochimie et de la pharmacie qui contrôle l'humanité, qui détruit l'intégralité de la biosphère depuis plus de 60 années. L'ennemi, c'est l'agriculture toxique et chimérique qui empoisonne l'humanité, qui empoisonne nos eaux et qui accélère la désertification et l'érosion des sols, à l'échelle planétaire. L'ennemi, c'est le Nécro-Codex Alimentarius dont personne ne parle car cela ne possède aucune charge émotionnelle ou médiatique. L'ennemi, c'est la peur instillée par des médias à la botte des Autorités: la peur du terrorisme, la peur des anarcho-autonomes, la peur de la grippe porcine, la peur du CO2...


  • Encore un bon dimanche...

    Quel plaisir d'inviter à déjeuner un bon vivant, qu'on sort de Bordet, et dont on ignore s'il pourra encore le faire un jour. Assez faible au départ, il a vite repris des couleurs avec le Corton Charlemagne Grand Cru 2002 de Louis Jadot ! Quelques moules parquées plus tard, il reprenait goût à la vie et à ses plaisirs. Suivirent des Praires et des Plates de Zélande iodées à souhait, qui lui firent rapidement oublier tous ses malheurs. Le Château Pavie 1990 en Saint Emilion Grand Cru, de Valette fut apprécié à sa juste valeur, tout en riant de tout et de rien. C'est que ce Monsieur très cultivé a également un grand sens de l'humour et de la dérision, ce qui anime toujours les discussions, d'une manière fort plaisante. Moment d'émotion lors de l'ouverture du Mouton Rothschild 1921 en Pauillac, Médoc : encore un très beau nez de vieux bordeaux avec du fruit, et une bouche agréable bien qu'assez courte. Une véritable surprise ! Les desserts annonçaient déjà la fin de cet agréable déjeuner et le retour à Bordet, où il ne mange quasi pas, faute d'appétit. Pourquoi ne sert-on pas un bon verre de bon bordeaux aux patients de ces hôpitaux pour leur ouvrir l'appétit, et tant qu'on y est, pourquoi ne pourrait-on pas y manger à la carte ? Je suis certain que bon nombre de patients iraient beaucoup mieux, et, en tout cas, retrouveraient l'appétit ! Pour le vin, on va lui arranger cela, mais pour ce qui est des plats, ce sera beaucoup plus difficile... Ceci dit, voilà un dimanche que nous n'oublierons pas !

  • Repeupler les fonds marins...

    La plus importante opération d'immersion de récifs artificiels en France est programmée dans la rade de Marseille au printemps, pour redonner vie aux fonds marins et développer l'industrie de la pêche, à l'image de ce qui se fait au Japon. Loups, sars, saupes et mérous devraient à terme revenir coloniser une zone de 200 hectares située entre les îles du Frioul et la baie du Prado, une fois coulés par trente mètres de fond quelque 30.000 m3 de pièces de béton et de métal, de toutes formes et de tous volumes. Le projet marseillais est modeste comparé au modèle japonais et à ses 20 millions de m3 de récifs artificiels. Il va cependant doubler la totalité des opérations déjà réalisées le long des côtes françaises. Depuis une dizaine d'années, Marseille suit l'exemple du Parc marin voisin de la Côte bleue, né en 1983 des premiers constats sur la pollution de la Méditerranée. Dans une de ses deux réserves, celle du Cap Couronne, les études de suivi des récifs ont montré que leur biomasse a été multipliée par trente entre 1995 et 2001 ! Un récif artificiel arrive à être plus productif qu'un fond naturel. On créée un maximum d'infractuosités, car les espèces se répartissent en fonction des cavités que vous leur offrez. La faune doit pouvoir trouver toutes les cavités, de 1 cm3 à 1 m3. Les récifs doivent être créés en fonction des fonds, des courants et des espèces que l'on veut attirer. A Marseille, ils seront positionnés au mètre près sur les racines d'un ancien herbier de posidonies, évitant ainsi leur envasement et la sédimentation qui étouffe : on ne détruit rien ! La pêche sera interdite sur zone pendant dix-huit mois pour laisser au récif le temps de jouer son rôle et permettre aux poissons de migrer dans toute la rade. Mais la moitié sera définitivement transformée en sanctuaire où seule la navigation de surface sera autorisée. L'opération, d'un coût de 6 millions d'euros, est financée par le fonds européen pour la pêche (40%), l'agence nationale de l'eau (30%), la ville de Marseille (20%) et la région (10%). Voilà une belle initiative qui devrait se généraliser sur toutes les côtes et permettre à de nombreuses espèces en difficulté de retrouver un habitat et un milieu propice à la reconstitution de la biomasse désormais disparue...

  • La débâcle des océans...

    Bel article dans "Le Monde" du 10 février consacré à l'océan, qui donne sa couleur à la planète bleue (parce qu'il en occupe 72% de la surface), et qui, encore cette année, a apporté 20% des protéines animales à 2,6 milliards d'habitants sur terre... Et pourtant, il faut savoir que depuis 1950, 7% des espèces marines ont disparu (plusieurs variétés de baleines, d'espadons,de tortues,de requins, de raies n'existent plus !). Et 29% supplémentaires sont en voie de disparition, parce qu'ils ont perdu plus de 90% de leur population (le cabillaud, le saumon sauvage, le marsouin, la raie tachetée, le chevalier cuivré, le colin, l'églefin la crevette ou le thon rouge). Nous ne consommons plus que 4.000 tonnes de saumon sauvage par an : tout le reste provient de l'aquaculture, ce qui soulève d'autres problèmes, ces poissons d'élevage étant nourris de petites espèces de poissons sauvages, qui s'épuisent elles aussi... Au début, on pêchait les poissons de surface (baleines), puis, juste sous la surface (églefin) ou proche des côtes (cabillaud, fruits de mer), ou remontant les rivières (saumon). En 1980, on est descendu beaucoup plus bas (à 400 mètres, puis à 2.500 mètres) pour remonter des grenadiers, des empereurs, des lingues bleues, des sabres et des requins. Ces espèces vivant dans des eaux très froides ont une croissance lente et vivent longtemps : un grenadier vit 60 ans, un empereur jusqu'à 150 ans ! Leur maturation sexuelle vient tard (une vingtaine d'années avant qu'ils ne se reproduisent), et comme ils sont pêchés trop vite et trop jeunes, les stocks s'épuisent... Boris Worm, jeune allemand de 37 ans qui enseigne la biologie marine à Halifax, est un des initiateurs du plus grand bulletin de santé jamais réalisé sur l'état des océans, fruit de 4 ans d'enquêtes en collaboration avec 14 biologistes et océanographes internationaux. Ce bulletin affirme que la tendance générale à l'érosion de la biodiversité tend vers un effondrement global de tous les taux de poissons pêchés pour 2048 ! C'est dans quarante ans, seulement... il préconise la création de réserves interdites à la pêche, l'interdiction de la pêche de grands fonds et des filets dérivants, l'interdiction de pêche des espèces menacées, et des quotas ou moratoires pour les autres. Ce n'est que comme cela que nos océans pourrons se reconstruire et que la biodiversité marine pourra se reconstituer. Et, de notre côté, consommons des poissons de mer, ou d'élevage bio, en boycottant les espèces en voie de disparition (anchois, caviar, esturgeon, baudroie, lotte, carrelet, plie, flétan, églefin (ou haddock), lieu, colin de l'Alaska, merlan, morue, cabillaud, pangasius, saumon atlantique sauvage, sébaste sole et thon rouge), et en n'abusant pas de celles qui sont menacées (calamar, loup de mer ou bar de Méditerranée, omble, sardine, thon à ventre rayé et thon jaune, turbot). Et il reste quoi ? Les crevettes, le flétan, le homard, le hareng, les huîtres, le lieu (colin) d'Alaska, le lieu noir, le maquereau, le merlu du cap, le saumon d'élevage bio atlantique ou pacifique et les autres espèces de thon. En 2040, nous serons 9 milliards sur terre ! Ce serait bien qu'on puisse encore pêcher...

  • Je voudrais être ce pêcheur...

    Et voilà, encore une semaine de bouclée. Je suis crevé, je n'ai pas arrêté de courir toute la journée. J'ai abattu un de ces boulots ! Je suis mort. Quelques fois, je me demande à quoi tout cela rime ? Oui, j'ai été efficace, oui je suis content de ces choses rondement menées, oui, on a bien avancé, mais est-ce que c'est ça, la vie ? Je voudrais plutôt être ce pêcheur crétois qui m'a dit : " Vous les citadins pressés des grandes métropoles, vous avez peut-être de belles maisons, de belles voitures, de belles montres, mais moi, je vois tous les jours le soleil se lever et se coucher sur la mer, et je préfère cela !" Ou je voudrais être ce pêcheur de l'île de Taquile sur le Lac Titicaca (4.000 mètres d'altitude) au Pérou, seul, dans sa barque au coucher du soleil, qui artisanalement, essaye de ramener quelques poissons pour nourrir le village, organisé en communauté. Je voudrais être ce minuscule petit point noir perdu sur l'immensité cuivrée des eaux, qui s'étendent à l'infini. C'est peut-être ça, la vie ?