varietes oubliees

  • Enfin mes premières tomates...

    Il aura fallu patienter, mais elles arrivent : mes 6 pieds de tomates de plus de 2 mètres de haut et garnis de fruits verts vont commencer à me régaler. Deux pieds de Cornues des Andes, deux autres de Miel du Mexique et Rose de Berne pour les 2 derniers. En bio, bien entendu.

    Voilà donc l'occasion d'une première "tomates mozzarella basilic" et huile d'olive première pression à froid comme je les aime : des tomates bien mûres et goûtues, une vraie Mozzarella Di Bufala Campana DOP, goûtue elle aussi (rien à voir avec ces morceaux de plastiques blancs industriels sans goût ni saveur communément appelés mozzarella dans les grandes surfaces), un filet d'huile d'olive douce et légèrement parfumée, quelques feuilles de basilic bio, fleur de sel de Guérande et poivre noir juste moulu, et le tour est joué. Un repas royal.

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    Le foutu printemps 2013 (et le début de l'été) n'ont pas été très bénéfiques pour mes 6 plants de tomates, qui, exposés à tout vent et aux averses fréquentes, ont particulièrement souffert du froid et d'un manque criant de chaleur. Heureusement, les choses ont changé depuis la mi-juillet et les choses rentrent dans l'ordre. Je devrais donc en profiter encore pendant les 2 mois qui viennent, si la météo veut bien rester clémente...

  • Plantez des semences libres...

    En France, les semenciers libres subissent des atteintes à la liberté par les visites réitérées des agents de la Répression des Fraudes, qui, sans doute sans le savoir, sont les complices des « saigneurs de la Terre », dénoncés en 1997 par Camille Guillou. Ainsi, depuis le début de l’année 2004, l’association Kokopelli, qui œuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne portant sur la conservation de la biodiversité in situ, est harcelée par les agents de la Répression parce qu’une grande partie des semences de plantes potagères qu’elle distribue sont des semences de variétés anciennes, non-inscrites dans le catalogue officiel.

    Il est scandaleux de constater la pression exercée sur les petits semenciers biologiques qui préservent la biodiversité de notre planète et les plantes qui sont un bien commun, alors que les pollueurs et pilleurs de tout genre continuent à détruire impunément notre environnement, grâce à la complicité des États qui leur distribuent nos deniers sous forme de très fortes subventions, tout en prônant officiellement la « biodiversité ». Dominique Guillet, Président de l’Association Kokopelli, pose la bonne question : « Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers, mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années ? »

    Il est certain qu’il connaît la réponse à cette question. Il rêve d’une planète « avec des semences libres cultivées dans le respect de l’environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et des champs, source de vie et de diversité. » Il conseille à ceux qui possèdent un jardin et aux petits cultivateurs indépendants de semer impérativement de plus en plus de semences interdites, de les donner, les échanger, et produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer autour d’eux et aux pays les plus pauvres, sinon, dans quelques années, il n’y aura plus de semences libres, mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. « Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d’années, le jardinage familial sera interdit pour cause d’homogénéisation : il sera devenu une activité à hauts risques bactérien et sociologique. » Espérons qu’ils seront nombreux à l’écouter et que la distribution des variétés interdites évitera leur disparition.

    Cela fait plus de dix ans que l’Association Kokopelli est victime de la mafia semencière et des tracasseries émanant des « tutelles » du Ministère de l’Agriculture. Elle fait peur aux pouvoirs en place non parce qu’elle vend des graines de tomates ou autres légumes, mais parce qu’elle prône l’autonomie, le jardinage familial, la véritable agro écologie, la production autonome de semences, la résistance des paysans du Tiers-Monde. Elle s’oppose à l’agriculture chimique, mortifère et cancérigène et le contrôle des peuples par les multinationales de l’agrochimie et de la semence avec la complicité des dirigeants des nations qui ne sont que des pantins dans les mains de ces prédateurs. Extrait d'un article de Sylvie Simon sur Fotosintesia.com

  • Kokopelli maintenant en Belgique...

  • Bienvenue à l'antenne belge de KOKOPELLI, dont le but est :
  • de remettre en valeur, dans les pays Européens, une collection planétaire d'anciennes variétés pour les potagers et jardins, et de la rendre de nouveau accessible aux jardiniers. Cette collection planétaire est présentée dans l'ouvrage " Semences de Kokopelli ". A ce jour, ce sont 2000 variétés ou espèces qui sont distribuées par l'association, dont 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments doux et forts, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d'aubergines, etc.
  • d'oeuvrer dans le Tiers-Monde à la mise en valeur de techniques d'agriculture durable par le don de semences traditionnelles ainsi qu'à la mise en place de réseaux paysans de production de semences et de centres de ressources génétiques.             Les semences hybrides transgéniques, clonées, "modernes", les OGM, morts même avant d'être semés, n'ont d'autre but que de maintenir les paysans et les maraîchers, donc notre alimentation, sous dépendance d'une poignée de semenciers, comme MONSANTO, qui détiennent le monopole de la production de semences dans le monde. Kokopelli oeuvre à diffuser d'anciennes semences (qu'on peut replanter car non modifiées génétiquement) afin de rétablir la biodiversité qui existait au temps de nos grands parents. Achetez vos semences sur www.kokopelli-be.com, ou passez les voir. Ils participent à de nombreuses foires et seront, par exemple, présents le week-end prochain aux Jardins d'Aywiers.