variétés

  • C'est l'automne...

     

    Arrêtez-vous un instant et regardez autour de vous : c'est l'automne et les couleurs sont magnifiques ! Bonne semaine ensoleillée et douce (sauf mercredi, à ce qu'il paraît).

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  • Il est grand temps de semer ses pépins de tomates...

    Profitons de ce magnifique week-end ensoleillé et étonnamment doux (17° ! ) pour réaliser les semis de tomates, à l'intérieur, bien entendu.

    Car début mai, dans quelques semaines, pour pourrez sortir vos jeunes plants de +- 15 cm et les planter dehors, en pleine terre ou en pot, sur votre terrasse. Plein soleil, évidemment.

    Cette année, outre ma collection personnelle de semences Bio provenant des meilleures tomates que j"ai dégusté ces dernières années, Je me suis ré-approvisionné chez Kokopelli (via le net) après une étude minutieuse des centaines de variétés qu'ils proposent. Le choix est difficile.

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    Comme on est dans le nord, il faut éviter les variétés tardives qui mettent plus de temps à pousser. Il faut donc acheter des variétés précoces ou de mi-saison. Et ensuite, c'est à vous de jouer, en fonction de vos critères.

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    En précoces, j'ai opté pour la Marmande et les tomates cerises Matt's Wild Cherry. En mi-saison, la rose de Berne, la Cornue des Andes, la Livingston's Favourite, la Santa Clara Canner, la Thessaloniki, et la Roma Paste. Une exception en tardives, la Miel du Mexique, que j'adore...

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    Bref, tous ces petits pépins vont se retrouver aujourd'hui dans des petits pots de terreau Bio pour semis et boutures, le long d'une fenêtre. Pour nous offrir des tomates mûres, incroyablement parfumées et goûtues à souhait durant tout l'été, et même plus tard.

     

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    Ce qui vous changera des tomates OGM, qui ne sentent rien, qui goûtent la farine et qui se conservent des semaines, vendues toutes l'année dans vos grandes surfaces préférées...

  • Adoptez une semence...

    L’Association Kokopelli propose à tous ses adhérents et adhérentes (de soutien, actifs et bienfaiteurs) de parrainer une variété. Ils peuvent ainsi, s’ils le souhaitent, choisir une espèce (par exemple une tomate, une laitue, une carotte, etc) et ils se verront ensuite attribuer, par l’association, une variété particulière (par exemple la tomate “Black Zebra” ou la laitue "St Antoine" ou bien encore la carotte "De Guérande").

    Les parrains et marraines sont conviés à conserver, au fil des années, cette variété dans leurs jardins et à en reproduire les semences. L'Association Kokopelli envoie aux nouveaux adhérents la souche de la variété parrainée, en début du printemps.

    Des milliers de variétés de tomates, de piments, de courges, de laitues, de choux sont en quête d’un “refuge”. Adoptez une semence! Ensemble, créons des milliers de jardins “Kokopelli” qui soient chacun le refuge régénérateur d’au moins une variété potagère!

    Voici par exemple, quelques exemples de variétés d'aubergines disponibles chez Kokopelli, parmi toute la collection. Chaque variété a sa typicité au niveau formes, couleurs et poids, est précoce ou tardive, et a un goût distinct. C'est cela la biodiversité et c'est cela que nous devons tous protéger et transmettre aux générations futures.

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  • La journée de la biodiversité...

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    Mercredi prochain, c'est la journée de la biodiversité. Un thème cher à ce blog car hyper-important pour l'avenir de notre petite planète bleue, et donc pour le nôtre aussi.

    C'est quoi, la biodiversité ? La biodiversité est la variété naturelle des êtres vivants (plantes, champignons, bactéries, insectes, oiseaux…) dans un endroit donné et à un moment donné. On peut donc envisager la biodiversité sur l'ensemble de la planète, ou dans un pays, dans une région, sur une plage, dans un jardin ou même dans une rue. La biodiversité recouvre non seulement les êtres vivants eux-mêmes, mais aussi la manière dont ils s'organisent dans les milieux naturels (écosystèmes) : forêt, marais, prairie, etc.

    La biodiversité est-elle en danger ? Oui, et c'est un problème qui s'observe sous toutes les latitudes, y compris dans notre pays. Pour ne prendre qu'un exemple : en Wallonie, 30% des espèces vivantes sont menacées. Citons entre autres, parmi les amphibiens, la rainette et le sonneur à ventre jaune, et parmi les oiseaux, la chouette chevêche, l'hirondelle rustique, le coucou et… le moineau ! On pourrait encore citer les menaces qui pèsent sur les érablières de ravins, les pelouses sèches, les lisières de forêt, les lacs et les étangs…

    D'où viennent ces dangers ? Les principales menaces contre la biodiversité sont la pollution (insecticides, pesticides, industries, plastiques, déchets non traités, gaz d'échappements diesel, etc...), la destruction et la fragmentation des habitats (notamment par l'étalement urbain et la construction des routes), la surexploitation (cultures intensives, élevages intensifs, surpêche, déforestation, etc...), la progression des espèces invasives et le changement climatique. 

    Que faire pour empêcher que la biodiversité ne disparaisse ? Il faut réfléchir à ce que l'on fait pour chaque acte que nous posons. Il y a des milliers de choses que nous pouvons chacun faire pour préserver cette biodiversité qui nous entoure. Il faut la respecter, la protéger, la sauver. Ne pas la polluer, ne pas la gaspiller ni la détruire. Consommer malin, selon les saisons, et en bio local. Pour savoir exactement que faire, lisez cet article du Crioc : www.oivo-crioc.org/show_doc.php?doc=6891&lang=FR

     

  • Un panier Bio chaque semaine, quel bonheur...

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    Quel bonheur de se faire livrer, chaque semaine, un panier Bio. Tout d'abord, le fait de devoir cuisiner et manger des légumes et des fruits que l'on aurait peut-être pas achetés : on est un peu forcés de manger équilibré, c'est à dire une alimentation variée, de saison et locale. C'est mieux que le Quick et Pizza Hut. Et en plus, c'est moins cher.

    Ensuite, le bonheur de retrouver les saveurs des légumes et des fruits d'antan, ceux cultivés sans pesticides, herbicides, hormones de croissances et autres OGM... Quel bonheur de retrouver le vrai goût des tomates, des salades, des carottes, des fraises... C'est magnifique ! Comment avons-nous pu mal nous nourrir pendant toutes ces années ?

    Enfin, le bonheur de créer un partenariat avec un agriculteur Bio. Une véritable relation de confiance mutuelle, profitable aux deux parties. Je lui assure un revenu mensuel, il m'assure des produits qualitatifs, goûtus, mais surtout, des légumes et des fruits qui ont pris le temps de pousser naturellement et qui contiennent donc beaucoup plus de matières sèches (et donc moins d'eau) que les pseudos légumes et fruits distribués en grande surface. Plus de matières sèches signifie plus de nutriments, plus de goût.

    Cette semaine, dans mon petit panier Bio : Oignons jaunes, ail et échalotes, 3 pieds de fenouil (femelles, les meilleures), une botte de cresson de jardin, 1kg de carottes (qui sentent bons la carotte), un petit Potimarron, 1 kg de Pommes de Terre nouvelles grenaille cherry, une magnifique salade feuille de chêne blonde, et un kg de Poires conférence.

    J'ai une semaine pour cuisiner et déguster tout cela, me faire plaisir, tout en apportant à mon corps les nutriments dont il a besoin; nutriments qui ne sont plus synthétisés par les légumes et les fruits "conventionnels" (c'est-à-dire de culture intensive), poussant sur un sol mort, asphyxié par les produits chimiques aspergés sur les cultures depuis des années.

    Bee Green est mon fournisseur. Guillaume Le Hardy s'est lancé, par conviction personnelle, dans la reprise d'une exploitation en Hesbaye et bosse dur pour développer son affaire et contenter ses nombreux clients, tous passionnés, autant que lui, par le goût, la santé, la qualité, les anciennes variétés oubliées, le terroir et les produits de saison. Que du bonheur je vous dis...   Infos : Guillaumelehardy@hotmail.com

     
  • Sauces tomates...

    Au lieu d'acheter dans 2 mois des tomates traitées, pâles, farineuses, sans goût ni saveurs et sans vitamines dans le rayon frigo de votre grande surface préférée, à un prix exorbitant, c'est maintenant, en pleine saison de la tomate bien mûre vendue sur les marchés, qu'il faut penser à préparer les sauces qui ensoleilleront nos repas hivernaux.

    Rien de plus facile : choisir de belles tomates bien rouges et parfumées, si possible bio et ne sortant pas d'un frigo. Faire fondre oignons, échalotes et ail violet avec de l'huile d'olive première pression à froid dans une grande casserole. Y ajouter ensuite les tomates découpées grossièrement et débarrassées de leur jus et pépins. Faire mijoter à feu doux, avec du sel et du poivre noir jusqu'à ce que le jus se réduise et ai la bonne consistance.

    Ceux qui le désirent peuvent ajouter du concentré de tomate (bio lui aussi) pour lier la sauce et des herbes fraîches (basilic, origan ou thym). Ensuite, on laisse refroidir, avant de préparer les portions dans des sachets de congélation qu'on place directement au freezer. Le grand plaisir sera de retrouver ces senteurs estivales et toutes ces vitamines en plein hiver. Bonheur garanti !

  • L'importance vitale de la biodiversité...

    "Pour répondre aux problèmes de malnutrition dans le monde, la FAO se tourne vers la biodiversité agricole. En liant l'amélioration de l'alimentation à la production de variétés locales, l'organisation des Nations unies entérine l'incapacité de l'agriculture industrielle à nourrir le monde.

    La malnutrition est directement liée à la perte de la biodiversité agricole. Des études montrent en effet la grande richesse et variabilité nutritionnelles des anciennes variétés locales. Ces plantes ont largement disparu en quelques décennies au profit de quelques variétés commerciales qui dominent les grandes cultures de l’agriculture mondiale (maïs, blé, riz, pommes de terre, manioc, soja). À titre d'exemple, le nombre de variétés de riz cultivées en Thaïlande est passé de 16 000 à 37. Pire, la moitié des surfaces cultivées concerne seulement deux variétés. Ce sombre constat invite à « concentrer les principaux efforts sur le retour aux cultures locales et aux systèmes alimentaires traditionnels. » Ce n’est ni la Via Campesina, ni des organisations indigénistes que le disent, mais la FAO.

    Pour l'organisation des Nations unies, la malnutrition de deux milliards de personnes dans le monde témoigne ainsi de l'inadaptation des régimes alimentaires contemporains. Lors de l’inauguration de la nouvelle chaire Unesco sur l’Alimentation durable à Montpellier, le 27 janvier 2012, Ruth Charrondière, responsable nutrition de la FAO, a insisté sur la place centrale qu'occupe aujourd'hui la biodiversité dans l’approche de la nutrition. Ces conclusions reposent sur des études engagées au milieu des années 2000 sur l'évolution des régimes alimentaires de douze communautés indigènes à travers le monde, des Masais du Kenya aux Inuits du Canada, en passant par Pohnpei, une île de la Micronésie.

    La dégradation de la situation alimentaire de cette population d'Océanie a été documentée par une ONG locale. La Island Food Community of Pohnpei s’est créée en 2004 face à l’importance des problèmes de santé publique sur l’île. En effet, dans les années 1980, des chiffres alarmants circulent sur le développement du diabète, de carences, de cancers, de maladies cardiaques. En 1994, la moitié des jeunes enfants de l’île présente des carences en vitamines A, qui sont responsables de problèmes d’infections et de troubles oculaires. La moitié des enfants de Pohnpei est également touchée par une anémie. Quarante ans plus tôt, les études médicales faites par la Navy américaine ne font pourtant état d'aucun problème nutritionnel particulier.

    Selon la Island Food Community, la responsabilité incombe au changement de régime alimentaire lié à l’importation de produits alimentaires raffinés. Riz blanc, farine, sucre sont venus marginaliser les aliments locaux, entraînant progressivement la disparition des variétés locales. L'île comptait en effet une cinquantaine de variétés de bananes, et autant de variétés de taros. Des analyses faites aujourd’hui sur ces plantes montrent des résultats stupéfiants sur leur richesse nutritionnelle. Des bananes à chaire orange contiennent par exemple jusqu’à 100 fois plus de beta-carotène (source de vitamine A) que la variété de banane blanche dominante. Comble de calamité, des programmes alimentaires ont prôné pendant plusieurs années la consommation de  légumes verts pour résoudre les problèmes de malnutrition. Ce projet  s'est soldé par un échec, les feuilles ne faisant pas partie des habitudes alimentaires des gens.

    Aujourd'hui, la vapeur est difficile à inverser, explique la Island Food Community, à cause de la disparition des semences locales et des denrées toujours importées à bas prix. La FAO conclut, quant à elle, que « les variétés locales n’étaient pas promues qu’il n’y avait pas d’information nutritionnelle disponible ». Si la leçon tirée n'est pas à la hauteur, la FAO fait néanmoins un énorme travail d'information sur la valeur nutritionnelle des aliments et des régimes alimentaires. 10 000 aliments sont déjà répertoriés dans une base de données sur la composition des denrées consommées dans le monde. En lançant la définition de l’alimentation durable en 2010, la FAO défend aussi le destin lié de l'alimentation et de la protection de l’environnement.

    Pour les pommes de terre, le riz, les bananes, etc., les données mises à disposition par la FAO témoignent de la très grande variabilité en minéraux et en vitamines d’une variété à l’autre. Si la lecture des tableaux sur la composition nutritionnelle est indigeste, elle montre néanmoins que chaque variété a ses qualités propres et que c'est bien leur complémentarité qui est équilibrée. N’en déplaise aux sélectionneurs de semences, la variété miracle n’existe pas. La Commission internationale du riz ne s'y est pas trompée. En 2006, elle recommandait la nécessité d’explorer d’abord la biodiversité existante du riz avant de s’engager vers les variétés transgéniques. L'enjeu est de taille alors qu’un des fers de lance de la promotion des OGM est la production de vitamine A pour répondre à la malnutrition dans le monde."

    Article de Magali Reinert sur Novethic 

    Liens : http://www.fao.org/infoods/biodiversity/index_en.stm

              http://islandfood.org/publications/bulletin.pdf