variété

  • Au revoir Bee Green, bonjour La Ferme du Peuplier...

    Petit émoi samedi passé au marché de Woluwé Saint Lambert : mon producteur de fruits et légumes Bio n'était pas là ! Cela fait un fameux vide.

    Heureusement, ce samedi, Guillaume Le Hardy (Bee Green) était bien là et discutait avec des clients. Je remarque que les étals ont changé; la disposition est autre, c'est plus ordonné et de belles étiquettes de prix ont fait leur apparition. L'absence du week-end passé s'explique peut-être par ce changement qui a dû être mis au point.

     

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    Et bien non. Guillaume Le Hardy arrête provisoirement pour raisons personnelles, et cède son emplacement à Gwenael Du Bus, de la Ferme des Peupliers, un gars qui a la même philosophie et avec qui il a souvent travaillé et échangé des produits. Et il était là, ce samedi matin, pour expliquer son départ à ses nombreux anciens clients.

    Les fruits et légumes Bio de la Ferme des Peupliers sont parfaits, ultra frais, bien présentés, et le plaisir de se rendre au Marché le samedi matin va donc se poursuivre avec ce nouveau maraîcher, pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives et de notre santé. Et bonne route à Guillaume.

     

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    Marché : le samedi matin à Woluwé-St-Lambert sur la Place Saint Lambert (08h à 13h).

  • Moi, j'aime bien ces hivers doux...

    Et tandis que nous venons de vivre le second mois de janvier le plus doux depuis 1830, je continue à m'émerveiller devant ma terrasse toujours fleurie, mes dernières framboises mûres et même quelques fraises (encore vertes) de mes pieds de fraises Charlotte... C'est assez incroyable...

    Ceci ne veut pourtant pas dire que c'est dû au réchauffement climatique : ce sera le cas quand la fréquence de ces hivers doux augmentera sensiblement, chose qu'on ne peut affirmer jusqu'à présent. Et puis, l'hiver peut encore nous tomber dessus, mais je ne vois rien de glacial pour les 15 prochains jours. On verra bien.

    La grippe arrive, avec du retard elle aussi. Le pic d'épidémie est prévu pour fin février, puis elle disparaîtra assez vite, vu les conditions météorologiques du printemps, incompatibles.

    Et puis, il y a aussi mon maraîcher Bio (Bee Green), très content de ne pas devoir affronter la neige ou de devoir chauffer ses serres à outrance, et qui nous fourni un magnifique panier Bio chaque vendredi au bureau. Quel plaisir gustatif, quelle variété de légumes et de fruits de saison, tous plus délicieux les uns que les autres.

    Imaginez une autre espèce de pommes de terre chaque semaine, au goût et à la texture différentes, imaginez des chicons de pleine terre goûtus qui pèsent au moins deux fois le poids d'un chicon de culture intensive, imaginez une salade, lourde elle aussi, au goût incroyable, qui donne envie d'en manger (plutôt que les ersatz de salades insipides et inodores conservés sous vide et traitées de votre supermarché), imaginez des espèces de carottes différentes chaque semaine aussi (des blanches, des jaunes, des oranges, des violettes, toutes délicieuses et particulières. Elles sont plus lourdes aussi que celles vendues en grandes distribution. Et quel goût ! Et tout cela en Bio, non traité : quel plaisir !

    Moi, j'aime bien ces hivers doux...

  • Légumes clandestins...

    tomates.jpgL’inscription ironique figure sur les pancartes que des jardiniers et des consommateurs brandissent ce 4 juin sous les fenêtres de la direction régionale de la concurrence et de la consommation à Toulouse. Ils dénoncent la pression sur les petits producteurs qui commercialisent des variétés de légumes non inscrits au catalogue officiel.

    Quinze jours plus tôt, le 17 mai, des petits maraîchers ont reçu la visite d’un agent de la répression des fraudes, sur le marché de Lavelanet, en Ariège. Leur délit : vendre des plants de tomates non inscrites au catalogue officiel et ne pas disposer de la carte du GNIS, l’interprofession nationale des semences et des plants. Ils encourent une amende potentielle de 450 euros...

    « Bien que pour eux qui vendent moins de 10 000 plants par an, cette carte soit gratuite, pour le moment du moins, cette visite a causé un certain émoi, d’autant plus que jusqu’ici cette activité annexe était tolérée et que ces maraîchers ignoraient même que cette carte était obligatoire », réagissent plusieurs organisations dans une lettre commune. Ces dernières voient dans ce contrôle « un abus s’inscrivant complètement dans une logique de généralisation du fichage de toutes les activités et de toutes les personnes qui échappent au contrôle des multinationales ».

    L’élu écologiste François Calvet, Vice-Président de la commission agriculture du Conseil régional Midi-Pyrénées, considère également ce contrôle comme « inopportun ». « La vente de plants par les maraîchers peut-être un revenu complémentaire non négligeable, écrit-il. Au moment où l’économie agricole est en crise, il n’est pas acceptable que ces paysans soient mis en difficulté par une application zélée de la réglementation sur la propriété intellectuelle ».

    Plus largement, les organisations associatives et paysannes demandent à « répondre à la forte demande des jardiniers de pouvoir trouver sur le marché des plants leur permettant de cultiver toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être toutes inscrites au catalogue. » Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue selon le Réseau semences paysannes. Des 876 variétés potagères inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002. La raison de ces radiations ? Le poids de l’industrie semencière, qui, depuis cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques », estime le Réseau semences paysannes.

    « Ces contrôles sont effectués avec pédagogie pour protéger les consommateurs mais aussi les producteurs », assure pour sa part la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, Catherine d’Hervé. Cette action intervient alors que la législation sur la commercialisation des semences et des plants est en cours de révision à l’échelle européenne. (Source : article de Sophie Chapelle sur www.bastamag.net).

    Il va falloir résister à cette volonté des multinationales semencières de tout vouloir contrôler. Il va falloir lutter contre les pouvoirs politiques qui nous imposent des lois aidant les multinationales à parvenir à leur fin. Il va falloir protéger la biodiversité et toutes les variétés différentes de fruits et légumes, en les plantant partout, en s'échangeant les semences, et en boycottant les produits industriels issus des cultures intensives, formatées, traitées, sans goût. Terriens, il est temps d'agir...

  • Les bienfaits du régime alimentaire méditerranéen...

    Une alimentation basée sur le régime méditerranéen permet de réduire de près de 30 % le risque d'accident cardio-vasculaire: infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral et mort d'origine cardiaque. L'étude espagnole publiée ce lundi sur le site de l'une des principales revues médicales internationales, le New England Journal of Medicine , tombe à point nommé pour souligner l'importance d'une alimentation saine. (Source Le Figaro.fr).

    Le régime méditerranéen est une façon de manger qui associe modération alimentaire variété d'aliments et plaisir de manger.

    Ses principes de base sont les suivants :

    - Abondance de céréales complètes

    - Abondance de fruits et de légumes

    - Abondance d'ail, d'oignon, d'épices et d'aromates.

    - Utilisation de l'huile d'olive (première pression à froid) et faible consommation des acides gras saturés

    - Consommation quotidienne de légumineuses, de noix et de graines

    - Consommation faible de produits laitiers

    - Grande consommation de poisson (plusieurs fois par semaine)

    - Consommation limitée de poulet et d'œufs (quelques fois par semaine)

    - Consommation limitée d'aliments sucrés (quelques fois par semaine)

    - Consommation très limitée de viande rouge (quelques fois par mois)

    - Apport calorique quotidien raisonnable (de 1 800 à 2 500 calories par jour)

    - Consommation faible d'alcool ou une consommation modérée de vin rouge durant les repas

    Un autre bénéfice probable de ce régime est lié au temps accordé aux repas ce qui contribue à une bonne mastication et à une meilleure digestion.

  • Enfin une lunch box qui donne envie...

    BENTÔÔÔ

     

    BENTÔÔÔ : Contenant et contenu, le bentô cartonne. Sain et pratique, ludique et créatif, souvent délicieux,  la lunch box  à la nippone, vu par une japonaise à Paris. Cette petite boîte hermétique, divisée en cases, souvent à plusieurs étages dans lequel on dispose d'égales proportions de riz et légumes, poisson ou viande, permet de transporter son repas du déjeuner… au Japon. 

    Noriko Ishizaka, fondatrice de l'association "Hope & Love for Japan" pour les victimes du séisme, a été productrice photos et organisatrice de défilés. Parisienne depuis vingt ans, avec un fort tropisme pour la cuisine et l'esthétique, on découvre ses jolis bentô, de fait, très visuels. Les boules de riz côtoient  trois ou six accompagnements selon la boîte choisie. Ce jour là, plus de desserts. Le succès probablement.

    Mussubï, 89 rue d'Hauteville, 10ème, tel, 01 42 46 31 02, Bentô Spécial 13 €. Extrait d'un article de Christel Brion sur le site du Nouvel Observateur.

    C'est simple, coloré et attirant à l'oeil, varié, appétissant et sain : que du plaisir !

     

  • Calendrier des fruits et légumes de saison...

    Le Crioc publie un très intéressant calendrier des fruits et légumes de saison, que vous trouverez à l'adresse suivante : http://www.oivo-crioc.org/files/fr/3190fr.pdf

    Quel plaisir hier, avec ces premières fraises Bio ! Et le fait de les attendre, sans se laisser tenter par ces "fraises"(si on peut encore les appeler ainsi), présentes toute l'année sur les étals, traitées à mourir, sans goût, non parfumées et sans saveurs, décuple encore le plaisir. Mais il faut avoir le courage de résister...

    Cela me semble pourtant si logique de consommer des produits de saison et de les attendre. Par exemple, pour la compote de rhubarbe, c'est maintenant et jusque fin mai. Après il faudra attendre avril 2012. Et c'est cela qui est gai, et qui fait aussi que nous avons une alimentation variée qui nous fourni les différents nutriments dont notre corps a besoin. Ce qui est indispensable pour rester en bonne santé.

    Et n'oubliez pas non plus que les fruits et légumes Bio prennent un peu plus de temps que les autres : leur croissance n'est pas poussée avec un tas de produits chimiques. Ils prennent le temps qu'il faut. C'est la raison pour laquelle ils contiennent plus d'extraits secs et moins d'eau que leurs comparses de l'agriculture intensives, et donc plus de goût. Sans parler de l'absence de traces d'insecticides et de pesticides, puisqu'ils ne sont pas traités.

    Imprimez ce calendrier et consultez-le avant de faire vos courses : vous verrez, vous allez changer la liste de vos achats ! Pour le goût, pour varier vos repas, pour votre santé, pour acheter local et de saison et pour un tas d'autres raisons bonnes pour la planète et l'environnement. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Agriculteurs : changez !

    Après "Nos enfants nous accuseront", qui dénonçait l'empoisonnement des campagnes par les produits chimiques et les dégâts pour la santé publique, le réalisateur Jean-Paul Jaud prépare un nouveau documentaire en faveur d'une agriculture plus naturelle.

    Selon le cinéaste, "en France, un tout petit plus de 2% des terres sont cultivées de façon naturelle qu'on appelle bio. Donc manger bio et revenir à une alimentation naturelle peut rester un voeu pieux si on continue à polluer nos terres et à développer une agriculture que j'appelle chimique et mortifère. Voilà l'optique de ce second film".

    Jean-Paul Jaud ira à la rencontre du monde agricole dans plusieurs régions de France. Il se rendra également au Canada et au Japon.

    En Poitou-Charentes, le réalisateur s'intéresse notamment au combat de Paul François, un agriculteur charentais intoxiqué en 2004 par un herbicide fabriqué par le groupe Monsanto et retiré du marché français en 2007, qui demande réparation au groupe chimique américain.

    "Paul François peut être un des acteurs importants du changement dans le monde paysan parce qu'il a été lui-même touché", a précisé Jean-Paul Jaud.

    "Il faut aider les agriculteurs à changer, ils sont malades, ils sont pour la plupart endettés et on leur a supprimé le savoir. Ils sont devenus des exécutants des marchands de matériel, de produits chimiques (...). Il est important de les aider à retrouver ce savoir. Il y va tout simplement de notre survie et surtout de celle de nos enfants".

    Vu la forte progression de la demande d'aliments bio partout dans le monde, et vu la meilleure rentabilité de ces produits par rapport à ceux issus de l'agriculture et de l'élevage intensifs, la grande majorité des agriculteurs et éleveurs européens devraient se tourner vers cette façon plus saine de travailler. Ré-introduire les espèces végétales et les races locales, protéger les anciens vergers, mettre en avant les produits de terroirs, lutter contre l'uniformisation voulue et organisée par les multinationales agro-alimentaires depuis la seconde guerre mondiale, accroître la biodiversité en ré-introduisant les espèces oubliées et bannir tous les produits phytosanitaires commercialisés par les grands groupes semenciers. Quant aux autres continents, ils y reviendront bien aussi, un jour...

  • Le retour des paysans...

    Article intéressant dans Le Monde de ce week-end consacré à un livre prémonitoire d'Henri Mandras, paru en 1967, "La fin des paysans". Il annonce la disparition de l'état de paysan et l'émergence du métier d'agriculteur, suite au dernier combat de la société industrielle contre le dernier carré de la civilisation traditionnelle. Il raconte l'introduction du maïs hybride, où l'épi américain prend peu à peu la place des différents maïs français, et liste les conséquences pour le monde paysan d'alors qui vivait en autarcie et qui hésitait face "au progrès" : achat de semences, achat d'engrais, achat de matériel agricole,recours à la spécialisation et endettement. Et en une génération, la France a vu disparaître une civilisation millénaire, constitutive d'elle-même au profit d'un modèle agricole aujourd'hui en crise : pollution des eaux par les nitrates, élevages hors sol, monoculture, disparition de la biodiversité, etc. Aujourd'hui, certains veulent réhabiliter le paysan, dont le travail respecte le sol, l'animal, les arbres et la biodiversité, et qui refuse l'agriculture industrielle et l'élevage en batterie. Le mot paysan, devenu péjoratif, reste le terme qui convient le mieux aux éleveurs, céréaliers et viticulteurs qui ne se sentent pas agriculteurs. Et ils sont de plus en plus nombreux. Et, peut-être, que dans quelques années, nous pourrons à nouveau déguster dans chaque village français les légumes cultivés par ces paysans. Des légumes pleins de goût et de consistance, aux saveurs oubliées... Une vraie pomme de terre, une vraie tomate, une vraie salade : beaucoup d'entre vous ne savent même pas ce que c'est ! Il est temps de faire marche arrière. Terriens, il est temps d'agir...

  • Sonnette d'alarme...

    En juin 2007, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tirait la sonnette d’alarme face à la disparition alarmante des races anciennes d’animaux de ferme. Aujourd’hui, l’organisation lance un appel similaire, mais pour la très inquiétante érosion des variétés de plantes cultivées. Rappelant l’importance de la biodiversité pour la sécurité alimentaire, la FAO estime qu’environ les trois quarts de la diversité génétique variétale des plantes cultivées ont disparu au cours du XXe siècle. En fait, nous en sommes arrivés au point que l’essentiel de l’alimentation humaine, au niveau planétaire, repose sur seulement 12 espèces végétales et 14 espèces animales. La raison de cet appauvrissement est directement liée à la recherche d’une productivité toujours plus grande. Ainsi, que l’on parle d’élevage ou de culture, ce sont généralement les espèces et variétés anciennes qui font les frais de cette industrialisation à outrance pour toujours plus de productivité et des produits sur mesures. L’exemple de la production laitière est très éloquent sur ce point. Depuis la fin du XIXe, début du XXe siècle, de nombreux pays ont investi dans l’amélioration du rendement des vaches laitières. Des programmes d’amélioration génétique, par croisement, et l’optimisation des rations alimentaires ont permis de passer d’une production laitière moyenne d’une petite dizaine de litres à 26 litres par jour. L’évolution des caractéristiques de la production céréalière est du même niveau. Les chiffres des rendements se sont envolés. A titre d’exemple, grâce au travail des semenciers visant à améliorer le nombre et la taille des grains portés par chaque épi, le blé a vu son rendement mondial moyen à l’hectare passer de 1,1 tonne/ha, en 1961, à 2 t/ha en 2005 ; le record planétaire étant détenu par la Namibie avec 8,89 t/ha. Néanmoins, malgré ces chiffres de production record, alors que s’est ouvert hier, en Allemagne, la Conférence mondiale sur la biodiversité (du 19 au 30 mai 2008), la FAO considère aujourd’hui que cette perte de "…diversité génétique implique un recul des opportunités de croissance et d’innovation nécessaires pour relancer l’agriculture en pleine flambée des prix alimentaires". En outre, l’organisme de l’ONU estime que ce déclin de la biodiversité des principales sources de l’alimentation humaine concourt à rendre les approvisionnements alimentaires plus vulnérables et moins durables, notamment à l’heure du changement climatique avec la disparition annoncée, ou déjà constatée, de nombreuses races animales et variétés végétales comportant pourtant des traits uniques, comme la résistance aux maladies ou la tolérance aux conditions climatiques extrêmes. En conséquence, l’agriculture devient de moins en moins capable de s’adapter aux défis environnementaux que la planète doit relever (changement climatique, désertification, pénurie d’eau, etc.). Achetons des produits bio et locaux : nous aiderons ceux qui cultivent des espèces de fruits et légumes anciens et élèvent des races de bétail anciennes. C'est plus sain, c'est souvent meilleur et c'est bon pour le maintien de la biodiversité. Sans parler du goût... Terriens, à vous d'agir...