usa

  • Dégustation du lundi (96)

    Très bonne soirée sur le thème des vins américains, à 3, deux de nos compères rentrant, assez entamés,  de Loire. Trois bouteilles donc, avec, pour la première, une robe rubis évoluée au nez de Pinot. La bouche, chaude et évoluée elle aussi, est sur de l'humus, du terreau, un boisé fondu et évolué et un peu de fruits mûrs. Avant Garde Pinot noir 2004 du Domaine Carneros dans la Napa Valley.

    Second flacon, le piège de la soirée, à la robe noire et au nez de Cabernet. En bouche, jeunesse, extraction assez poussée avec de l'alcool et un peu de sécheresse en finale. On apprend alors que c'est un 2004, mais français...  Château Palmer 2004 Margaux. C'est un vin austère, l'archétype du vin serré et fermé qui va durer, mais sans jamais vraiment s'épanouir. En seconde bouche, il s'avère moins dur, plus complexe. Ce Palmer, côté 94/96 par Parker, et composé exceptionnellement de 47% de Merlot, 47% de Cabernet Sauvignon et de Petit Verdot pour le reste, semble être supérieur aux 2003, 2002 et 2001, et plus concentré. A voir dans le temps...

    Troisième flacon, à la robe noire légèrement évoluée sur les contours, et au nez de Cabernet. La bouche est concentrée, douce, dense avec de la matière, bien structurée, noble et racée, avec une très belle finale sur des mûres, des cerises et du tabac épicé. Très belle bouteille : Dominus 1999 Napa Valley de Christian Moueix. C'est un vin à la personnalité française très caractéristique.

    Une pensée émue à Philip Togny et son compère Shaffer, 2 vignerons de la Napa Valley que nous avions eu la chance de rencontrer il y a quelques années à Bruxelles, pour une dégustation mémorable, et une autre à ce fameux "Screaming Eagle" que nous ne goûterons peut-être jamais, tant la production est faible, et les bouteilles hors de prix...

    Lundi prochain, bouteille au choix : ce thème présente l'avantage d'éviter les bouteilles pièges. Bonne semaine à tous, et à lundi prochain.

     

  • USA : le changement attendu...

    C'est enfin fait : Barack Obama est le nouveau Président des Etats-Unis ! Quel bonheur après toutes ces années d'arrogance, de mensonges et de combines poltico-financières, qui se payent cash aujourd'hui, avec un peuple américain dont le moral est au plus bas et dont l'économie vascille. Osons espérer que ce nouveau Président sera celui du changement, des réformes, de la fin des monopoles, du respect du reste du Monde dans ses prises de décisions, d'une politique respectueuse de l'environnement. Il aura beaucoup de défis à relever, dans un contexte difficile, mais je le sens bien, ce premier Président noir. Bonne chance, Monsieur le Président...

  • Non aux OGM ...

    Notre environnement est constitué d'une multitude d'écosystèmes. Ceux-ci se sont développés pendant des millions d'années et garantissent la richesse quasi infinie de la faune et de la flore. Pendant des siècles, l'homme s'est appuyé sur cette biodiversité pour renforcer - par le biais de croisements successifs - certaines espèces naturelles. Auparavant, ces croisements n'intervenaient qu'entre espèces apparentées. Le génie génétique a aujourd'hui transgressé la barrière jadis imposée par la nature. Par la manipulation génétique, on parvient à présent à insérer un gène de poisson dans des fraises et même un gène humain dans des poissons. Tant que ces essais se déroulent en laboratoire, on peut estimer qu'ils présentent peu de risques. Mais, cédant aux sirènes de l'argent, l'industrie a commencé à disperser à grande échelle des organismes génétiquement modifiés dans l'environnement. Les manipulations génétiques entraînent l’apparition de nouveaux organismes vivants. Impossible de prévoir comment ces derniers se comporteront dans la nature. Les risques qui s'ensuivent pour la biodiversité sont énormes et, surtout irréversibles ! Une fois libérés dans l'environnement, ces organismes deviennent tout bonnement incontrôlables. Les OGM sont des organismes vivants. Pendant des générations, ils peuvent muter, se multiplier, se reproduire avec d’autres organismes vivants. Et lorsqu’on constatera qu’un de ces organismes est nocif, il sera trop tard… La dissémination des OGM dans l’environnement entraîne la perte de la biodiversité, l’augmentation de l’utilisation de pesticides, une résistance accrue chez les insectes nuisibles et les mauvaises herbes, la transmission des gènes vers d’autres espèces, l’apparition d’espèces envahissantes ou encore des effets indésirables sur des espèces non nuisibles. Les OGM peuvent en outre contaminer des cultures biologiques ou conventionnelles situées à proximité. Les risques pour la santé à long terme sont inconnus. C'est maintenant que nous devons refuser les OGM, afin de préserver la biodiversité existante et éviter de contaminer les cultures bio (dans l’Union Européenne, la consommation de produits issus de l’agriculture biologique croît de 25% chaque année et les surfaces cultivées pourraient atteindre 30% en 2010 si la tendance actuelle se maintient, et même 50% en 2020). Terriens, lisez le lien, et agissez. Il est grand temps !

  • Une tonne de CO2 par passager...

    Au sein de l'Union européenne, les émissions de CO2 provenant de l'aviation ont augmenté de presque 70% entre 1990 et 2002, tandis que le trafic aérien international s'est accru d'environ 14% en 2004. Pourtant l’aviation est encore à l’abri de toute réglementation sur son impact climatique. A titre d’exemple, un aller-retour Paris-New-York émet près d’une tonne de CO2 par passager et un voyageur émet environ 140 grammes de CO2 au kilomètre, contre 100 pour un automobiliste, qui, lui, s’acquitte d’une taxe sur le carburant… La taxe sur le kérosène n’a pas vu le jour, jugée trop dangereuse pour la viabilité économique de l'industrie du transport aérien. Cette situation devrait toutefois changer dans les prochaines années sous l’impulsion de la Commission européenne, qui a pour projet de faire entrer le transport aérien dans le système d’échange des quotas de CO2 (Kyoto). Car, même si le secteur ne représente encore que 3% des émissions totales de GES, les experts estiment qu’il atteindra 5% d’ici 2050. Un chiffre qui justifie pleinement son entrée dans le système d'échange de quotas, selon la Commission. Dans sa proposition annoncée en octobre 2005, elle suggère donc de plafonner les émissions de CO2 pour tous les avions au départ des aéroports européens et d'autoriser les compagnies à échanger leur éventuel surplus de crédits carbone sur le marché du CO2. Une limite des émissions serait fixée pour tous les vols au départ des aéroports européens et impliquerait un surcoût moyen de 9 euros par billet pour un vol aller-retour. Et devinez qui s'y oppose ? Les Etats-Unis, bien entendu ! Mais pendant combien de temps pourront-ils encore nier le réchauffement de la planète et le dérèglement du climat, eux qui sont de plus en plus touchés par des séries de cyclones ?