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  • Le nivellement par le bas...

    La qualité fout le camp, partout, dans tous les domaines. Et c'est bien dommage.

    Que ce soit dans l'enseignement, par manque de moyens, mais aussi parce que l'on ne peut faire doubler tout le monde, des milliers de cancres sous-éduqués sont jetés dans le monde du travail ou des études supérieures chaque année. Et cela ne s'améliore pas, que du contraire...

    Que ce soit dans le milieu des soins de santé où rentabilité passe avant santé, et où là aussi, faute de moyens et de personnel qualifié, on engage n'importe qui. Et ce sont ces gens, souvent étrangers et manquant d'expérience qui vous soigneront, ou tenteront de le faire, avec toutes les erreurs de diagnostics possibles, sans parler du reste.

    Que ce soit dans le milieu alimentaire, ou à force de vouloir toujours produire plus, plus vite et pour moins cher, on se retrouve aujourd'hui avec des "aliments" ne contenant plus d'éléments nutritifs, et qui goûtent tous la même chose car ils n'ont plus de goût. Sans parler de ces milliers d'hectares morts tellement le sol a été traité.

    Et quand il subsiste un produit qualitatif quelque part, c'est alors la commission européenne qui se charge, à force de directives, de faire en sorte que ce produit pourtant protégé par une AOC et une réglementation stricte de production, devienne moins qualitatif en autorisant des pourcentages de ceci ou de cela.

    Dernier exemple en date, le 1er avril, avec le règlement UE n°61/2011 modifiant les caractéristiques physiques et chimiques des huiles d'olive. Désormais, une huile d'olive vierge extra pourra contenir 150mg/kg d'esters d'alkyle, alors qu'elle n'en contient aujourd'hui que 15mg/kg, quand les olives sont pressées immédiatement après la cueillette. Cela ouvre la porte à des mélanges avec d'autres huiles moins qualitatives, produites à base d'olives fermentées, et qui, à cause de leur goût désagréable, seront désodorisées en la chauffant à 130-150° et en injectant de la vapeur sous vide.

    On ne s'étonnera pas, par conséquent, que dans quelques années, toutes ces huiles d'olive vierge extra goûtent toutes la même chose. Adieu le terroir, adieu le goût, adieu la qualité et vive la mondialisation et ses produits médiocres et vive la rentabilité, avant tout.

    Mais dans quel monde vivons-nous ? Et qui se cache derrière ces règlements qui vont à l'encontre du bon sens ? Dans quel but final ? Terriens, il est temps d'agir...