tromperie

  • Herbal Plus, Up and Up, Finest Nutrition et Walmart : la grande arnaque...

    "Des poursuites judiciaires ont été engagées lundi 2 février 2015 contre les quatre plus grands distributeurs de compléments nutritionnels aux Etats-Unis : Walmart, Walgreen, Target, qui sont des chaînes de supermarchés, et GNC, une chaîne spécialisée dans la distribution de produits nutritionnels. Ces quatre chaînes sont accusées de fraude et de tromperie des consommateurs. 

    En effet, les autorités ont testé leurs compléments nutritionnels les plus vendus. Elles se sont aperçues que 4 produits sur 5 ne contenaient pas la moindre trace des plantes médicinales ou nutriments indiqués sur leur étiquette. 

    Dans la plupart des cas, pilules et gélules ne contenaient que de la poudre de riz et de légumes (carotte, petits pois, etc.). De plus, certains produits prétendaient ne contenir ni blé ni gluten, alors qu’elles contenaient du blé et du gluten. Pire, certaines contenaient des toxines pouvant causer des problèmes de foie et de rein graves, et potentiellement fatals. 

    Beaucoup ne contiennent que des nutriments en quantité trop faible pour faire le moindre effet. Parfois, ce n’est que de la poudre de perlimpinpin. Tous les détails de l’affaire sont publiés dans les colonnes du New York Times. 

    La chaîne GNC est implantée dans les galeries de tous les grands centres commerciaux. Des millions d’Américains leur font confiance, et achètent en particulier la marque maison « Herbal Plus ». Analyses faites, les gélules de Ginkgo biloba « Herbal Plus » pour l’énergie et la mémoire, ne contiennent pas la moindre trace de Ginkgo. 

    Elles contiennent du riz, de l’asperge et… du sapin de noël (épicéas) réduit en poudre !! 

    Dans les supermarchés Target, l’équivalent de Casino en France, six produits de la marque populaire « Up and up » ont été testés. La moitié d’entre eux, Ginkgo Biloba, Millepertuis et valériane, ne contenaient aucune des plantes indiquées sur l’étiquette. 

    Chez Walgreens, une chaîne de pharmacie (drugstores), leur marque « Finest Nutrition » (« la meilleure nutrition ») ne contenait pas non plus la moindre trace d’aucun des ingrédients indiqués sur les étiquettes. Même leurs gélules d’ail ne contenaient pas d’ail. 

    Chez Walmart enfin (Walmart est l’équivalent de Carrefour), même topo : pas trace de Gingko Biloba dans leur produit Gingko biloba, ni de millepertuis dans leur produit millepertuis, ni de ginseng dans le ginseng, ni d’échinacée dans l’échinacée. Seul le complément alimentaire d’ail contenait, parfois, un peu d’ail. 

     

    Je n’ai jamais aimé les supermarchés. J’essaye de les éviter autant que possible. Je suis scandalisé ce qu’ils ont fait à nos paysages. Mais je suis encore plus effondré que les gens y achètent leur nourriture à l’aveuglette. 

    Que savent-ils de l’origine réelle de leur viande, leur poisson, leur fruits et légumes ? Maintenant, on mesure aussi ce dont les supermarchés sont capables avec les produits dont il n’est pas facile de juger de la qualité à l’œil nu. Comment savoir ce qu’il y a exactement dans une gélule ou un comprimé ?" Extrait d'un article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation.

     

    comple_ments_alimentaires_sante_.jpg

     

    Voilà certainement des milliers d'américains bernés, trompés et volés. Eux qui pensaient améliorer leur santé avec des compléments alimentaires naturels se rendent compte qu'ils n'ont avalé que de la poudre de riz... Voilà qui doit faire mal au moral. Le marché américain des compléments alimentaires pèse plus de mille milliard de dollars par an...

    Comme pour l'alimentation, il faut opter pour la qualité (qu'on ne trouve pas en grande surface, des marges bénéficiaires énormes ayant été négociées) et choisir des producteurs connus et sûrs. Mais pas besoin de compléments alimentaires si votre alimentation quotidienne est bonne et variée.

  • Il y a urgence...

    Il est du devoir des élus de nous protéger des dérives trop libérales de l'Europe et de l'ombre américaine qu'est le TTIP (Traité Transatlantique).

    ► Nous revendiquons de pouvoir consommer des produits naturels, dont nous connaissons la compositions exactes ainsi que l'origine de chaque ingrédient, transformé ou non.

    ► Nous revendiquons des terres arables, saines et sans produits chimiques pour les générations futures.

    ► Nous revendiquons une campagne de sensibilisation sur les effets des OGM et produits pétrochimiques utilisés dans l'industrie agroalimentaire sur l'être humain et son environnement.

    ► Nous revendiquons un étiquetage simple et compréhensif ainsi qu'un label biologique dans lequel nous pouvons avoir confiance.

    ► Nous revendiquons le droit de pouvoir s'échanger et partager des graînes ancestrales afin de préserver la biodiversité.

    ► Nous revendiquons le droit de récupérer sa souveraineté alimentaire en cultivant un potager individuel, familiale ou collectif. 

    Il y a urgence ! Pétition à signer :

    http://www.avaaz.org/fr/petition/Lettre_a_nos_elus_Nous_voulons_une_souverainete_alimentaire_saine_et_durable_pour_la_planete_1/?tQzOYab

  • Un contrôle sur trois dévoile des fraudes alimentaires...

    Tromperies sur l'origine et la qualité de la marchandise, falsifications chimiques de denrées alimentaires périmées pouvant entraîner des graves intoxications, importations clandestines de produits prohibés via de savants trafics d'étiquettes sur les emballages… Pour lutter contre les scandales sanitaires qui planent sur nos assiettes, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) multiplie les contrôles et traque les failles menaçant la solidité de la chaîne alimentaire. 

    «Environ 3 900 sociétés de l'alimentaire présentant un niveau de risque significatif font l'objet d'une visite régulière, confie au Figaro Stanislas Martin, chef de service en charge de la protection des consommateurs à la DGCCRF. Sur la seule filière viande, 650 entreprises sont surveillées systématiquement.» Selon nos informations, les agents de la DGCCRF ont prélevé à l'occasion de leurs «descentes» 34 500 échantillons alimentaires en 2012, donnant lieu à 250 000 analyses effectuées dans sept laboratoires spécialisés. Dans le lot, les limiers en blouse blanche ont mené 16 000 analyses bactériologiques et 7 500 analyses sur la «loyauté des produits» pour débusquer d'éventuelles tromperies. Une fois sur trois, ces vérifications révèlent des tromperies sur l'origine des marchandises. Le cas des lasagnes à la viande de cheval semble être passé entre les mailles du filet.

    En décembre dernier, sous l'égide d'Interpol et d'Europol, ces experts ont déclenché une opération visant des réseaux d'envergure internationale. Baptisée «Opson II», elle a débouché sur la confiscation d'une tonne de charcuterie impropre à la consommation humaine, deux tonnes de poissons et crustacés présentant des risques d'empoisonnement, 500 kg de viennoiseries corrompues ou encore 1,2 tonne de fausses brisures de truffes bourrées de collagènes.

    «Débutées en 2011, les investigations ont en outre démontré que 100 tonnes de poissons d'élevage et sauvages (anguilles, crevettes, brochets…), ont été commercialisées avec des actes de tromperie sur l'origine et sur les qualités substantielles, ont précisé l'Oclaesp et la DGCCRF. Par ailleurs, une commercialisation frauduleuse de plus de 5 millions de bouteilles de vin, a rapporté sur trois ans, 2,744 millions d'euros aux auteurs.»

    En vertu du Code de la consommation, les voyous de l'agroalimentaire encourent deux ans d'emprisonnement et 37 500 euros d'amende. À savoir des sanctions bien moins lourdes que pour les trafics d'armes ou de drogues pour des gains parfois colossaux. Au même titre que les déchets industriels, les trafics agroalimentaires représentent de nouveaux débouchés pour les gangs criminels organisés notamment depuis l'Italie, mais aussi des pays de l'Est. Source: Le Figaro.fr

  • La filière viande sur le grill...

    Findus, Nestlé (Buitoni et Davigel), Iglo, Panzani, Ikéa, Picard et les marques de distributeurs des principales enseignes (Carrefour, Cora, Picard, Monoprix,Casino et Auchan) ont procédé au retrait de produits (lasagnes, ravioli, hachis parmentier, sauce bolognaise, pizzas, Moussaka, et autres boulettes de haché), touchés par le scandale de la viande de cheval. Interpol enquête.

    Hier, c'était au tour de l'entreprise Castel Viandes d'être sur la sellette : la société est soupçonnée d'avoir vendu de la viande avariée à des clients, dont les restaurants Flunch. Une enquête a été ouverte pour "tromperie sur la qualité et falsification de documents", et une perquisition menée au siège de l'entreprise. On enquête.

    Cette semaine aussi, un agriculteur Bio de Saint-Ovin, dans la Manche, accuse l'abattoir Kermené (Côtes-d'Armor), détenu par le groupe Leclerc, d'avoir étiqueté en juillet 2012 "race à viande" deux carcasses qui lui avaient été vendues comme "race laitière". On enquête.

    Hier aussi, en Afrique du Sud,  90% des bâtonnets de viande séchée censée être du koudou (une antilope africaine) étaient en réalité composés de cheval, de porc, de girafe ou de kangourou. Alors que déjà de la viande d'âne, de buffle d'eau et d'autres ingrédients inattendus a été découverte dans près des deux tiers de hamburgers et de saucisses testés dans le pays. Là aussi, on enquête (un métier d'avenir !).

    Pour terminer, provisoirement, cette liste, les supermarchés Colruyt et OKay retirent les salades de viande de la marque "Everyday" de leurs rayons pour cause de présence de listéria... On va enquêter.

    Et partout, cela commence à sentir le roussi.

     

  • Findus : auto-contrôle et appât du gain des multinationales agro-alimentaires...

    "La fraude à la viande de cheval relevée dans plusieurs plats de la marque Findus aurait rapporté 300 000 euros, selon Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation. Dans un communiqué diffusé samedi, le ministre donne des précisions sur le circuit de production de la viande incriminée dans cette affaire et donne les premiers résultats de l'enquête menée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

    Indiquant que les lots concernés ont d'ores et déjà été retirés de la vente par Findus, Benoît Hamon précise que "l'enquête menée par les services de la DGCCRF a permis d'établir le circuit de commercialisation de la viande concernée. Le fournisseur de l'usine luxembourgeoise est le groupe français Poujol. Celui-ci a acquis la viande surgelée auprès d'un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s'étant fourni auprès d'un abattoir et d'un atelier de découpe situés en Roumanie". Benoît Hamon a demandé aux services de la DGCCRF "de se rapprocher sans délai de leurs homologues aux Pays-Bas et en Roumanie pour déterminer le stade auquel la fraude ou l'erreur de gestion des viandes doit être imputée". Il estime que cette opération relève avant tout d'une logique financière "qui aurait rapporté plus de 300 000 euros".

    Le ministre britannique de l'Environnement, chargé des questions alimentaires, a prévenu samedi qu'il fallait s'attendre à "d'autres mauvaises nouvelles" dans le scandale de la viande de cheval découverte dans des plats préparés censés être au bœuf. "Je pense que nous devons être réalistes", a déclaré Owen Paterson, à l'issue d'une réunion d'urgence à Londres avec les autorités sanitaires et les principales chaînes de supermarchés.

    Le groupe agroalimentaire Findus s'est dit samedi "trompé" et a annoncé le dépôt d'une plainte contre X par sa filiale en France à la suite de la découverte de viande de cheval dans des produits commercialisés sous sa marque, censés contenir uniquement du bœuf." Source Atlantico.

    Lasagnes pur boeuf, hachis parmentier pur boeuf, hamburgers surgelés pur boeuf et on en passe. Des plats produits par l'industrie agro-alimentaire, dont le but premier est la rentabilité. La qualité, le respect de l'environnement, la santé des CON-sommateurs  et le respect des normes passent bien après. Trouver les ingrédients les moins chers pour réaliser les plus gros bénéfices possibles.

    Le risque d'une amende maximale de 27.500 euros passe bien après un gain de plus de 300.000 euros ! Et ceci sera possible tant que l'on confiera aux entreprises elles-mêmes leur auto-contrôle, c'est-à-dire l'ensemble de la responsabilisation de la chaîne alimentaire. Le conflit d'intérêt de cette position est frappant.

    En conclusion, et c'est toujours la même, ne consommons plus de plats préparés par l'industrie agro-alimentaire ! Consommer quelque chose dont on ne connaît pas les ingrédients, dont on ignore s'ils sont OGM, dont on ignore la provenance et dont on ignore si les doses d'additifs indiquées sont respectées... Rien ne vaut une bonne lasagne pur boeuf ou un hachis parmentier boeuf-veau faits maison, avec de la viande locale. C'est plus goûtu, meilleur pour la santé, et moins cher.

     

     

  • Restos et plats préparés industriels...

    Dans "Questions à la Une" ce soir sur la RTBF, les plats préparés par l'industrie agro-alimentaire et servis à votre insu dans les restaurants que vous fréquentez.

    "Les surgelés au resto : l'arnaque généralisée ? Blanquette de veau " façon grand-mère ", Tarte Tatin " maison ", les restaurateurs aiment mettre en avant une cuisine traditionnelle à base de produits frais. Pourtant, dans les arrière-cuisines, les plats préparés séduisent en masse les chefs. En achetant surgelé, les cuisiniers gagnent du temps et de l'argent. Les industriels de l'agro-alimentaire l'ont bien compris et ils répondent à la demande. Du coup, un plat industriel congelé acheté 3 euros est parfois vendu 18 euros en salle. Une pure arnaque qui trompe des milliers de consommateurs." 

    De plus en plus de restaurants servent des plats cuisinés sous vide, des plats surgelés, des portions toutes prêtes, qu'il suffit de mettre au micro-ondes avant de garnir l'assiette. Il existe même des sprays artificiels de toutes les odeurs possibles que l'on vaporise au dernier moment sur l'assiette juste avant de servir...

    C'est catastrophique pour plusieurs raisons :

    1. Les jeunes générations auront leur goût et leur odorat formés par ces plats fades, insipides et artificiels. Et comme leur grands-parents ne leurs ont pas appris à cuisiner, et qu'ils n'auront pas pu humer ces fumets de plats traditionnels, ils ne pourront aimer et reproduire que ce qu'ils connaissent. Adieu la bonne cuisine et bonjour la malbouffe industrielle.
    2. Tout doit aller vite aujourd'hui, et on n'a plus le temps de ne rien faire. Ou plutôt, on ne prend plus le temps de faire son marché, d'acheter des aliments Bio, de les préparer et de faire mijoter un bon petit plat, comme autrefois, qui hume bon dans toute la maison. Or, c'est cela la base d'une bonne alimentation, mais surtout, la base d'une éducation du goût et de l'odorat. Il faut absolument se battre pour que cette éducation subsiste chez les jeunes, sous peine de voir disparaître le goût. Et de voir les industries agro-alimentaires nourrir la planète entière, avec leur plats artificiels et aromatisés.
    3. Un restaurant qui ne sent pas la cuisine à l'heure des repas est un restaurant où l'on ne cuisine pas. Mais méfiez-vous, car les sprays arrivent. Et il suffira de vaporiser une effluve de Coq au vin pour que vous vous croyez dans un bon restaurant. Il vous servira votre plat (acheté un euro trente et revendu 7 fois plus cher), et vous aurez été berné. Insistez pour demander si c'est préparé maison. Après cela, vous ne pourrez vous fier qu'à votre goût pour déterminer l'origine véritable du plat, et la façon dont il a été préparé. D'où l'importance de l'éducation au goût...
  • Les dindons de la farce...

    Il y a peu de temps, tous les états du monde lançaient des emprunts faramineux pour renflouer et sauver les banques arrogantes et malhonnêtes au bord de la faillite. Des milliards d'euro..., des centaines de milliards d'euro...

    Nous voilà en 2010, avec la crise de 2009 derrière nous, et les premiers états qui battent de l'aile, parce qu'ils éprouvent des difficultés à rembourser leurs dettes. Non seulement, ils ont ces milliards d'euro à rembourser, mais en plus, crise oblige, les rentrées ne sont plus ce qu'elles étaient !

    Les banques, toujours elles, qui ont prêté de l'argent à certains de ces états avant la crise, seraient à nouveau dans la tourmente si un état venait à tomber en faillite. Elles ont donc organisé la montée des taux d'intérêt pour tout nouveau prêt à un état en difficulté, et ont, en plus, fait pression sur l'Euro pour forcer l'Union européenne à intervenir.

    Les banques ont à nouveau gagné, puisqu'après avoir été renflouées, elles ont maintenant la certitude que leurs prêts seront remboursés, quoiqu'il arrive à la Grèce, l'Espagne ou le Portugal, 720 milliards d'euro ayant été libérés dans un fond européen.

    Et qui va payer tout çà ? Pas les banques, qui continuent de vivre sur un grand train, continuent de vous rouler dans la farine comme si rien ne s'était passé, continuent de payer des primes inavouables à leurs traders (qui n'ont rien changé à leur méthode), et continuent de vous assommer avec des taux ridicules pour l'épargne et des taux exorbitants pour les emprunts.

    C'est nous ! Les heureux gagnants ! Et les autorités politiques sont occupées à nous sortir quelques mesures très pratiques pour rembourser "la dette" : suppression des 13ème et 14ème mois des fonctionnaires, gel des salaires à moyen terme, recul de l'âge de la retraite, augmentation des taxes, diminution ou suppression du remboursement de certains médicaments et des soins de santé, etc, etc.

    Au lieu de faire payer les banques (qui re-dégagent des milliards de bénéfice) avec un impôt spécial, et de leur faire assumer le risque d'avoir prêté de l'argent à certains états pas très droits dans leurs bottes (corruption, budgets falsifiés, etc.), c'est plutôt nous qui sommes visés.

    Bref, et pour quelques années, nous voilà une nouvelle fois les dindons de la farce. Va falloir se serrer encore un peu plus la ceinture, nos banquiers arrogants ayant déconnés... Et demain, grosse farce supplémentaire, avec ces élections anticipées : quel que soit notre vote, ce seront les mêmes gugus que nous retrouveront au gouvernement, ceux-là mêmes qui s'octroient, à eux-mêmes et à leurs fonctionnaires, des pensions inavouables, et des avantages de toutes natures.

    Les dindons, nous sommes les dindons... Terriens, il est temps de changer...

     

  • Greenwashing...

    Depuis la flambée des cours du pétrole l’an dernier et la crise d'aujourd'hui, le phénomène du greenwashing a pris une ampleur jusqu’alors inégalée : de grandes entreprises multinationales dépensent des fortunes en publicités pleines de chlorophylle pour nous convaincre qu’acheter leurs produits, c’est presque faire un don au conservatoire du littoral. Bien entendu, au-delà de ses pubs à verts pâturages, la multinationale ne change rien à ses pratiques.

    La catastrophe écologique vers laquelle nous nous dirigeons est la conséquence directe du productivisme et de la recherche du profit à court terme, caractéristiques du capitalisme dérégulé. Tout programme qui n’envisage pas une rupture avec ce jeu des égoïsmes, notamment par une planification écologique, n’est donc que saupoudrage de bon sentiments. Du greenwashing.

  • Taillefine de Danone (suite)....

    L'entourloupe aura duré presque huit ans. A la fin de l'année, l'eau Taillefine, marque de Danone, sera retirée du marché. Ses péchés : ne pas être conforme à la loi, ne présenter aucun avantage pour la santé, et tromper allègrement la consommatrice à coups de messages minceur plus fantaisistes les uns que les autres.

    En 2001, lors de son lancement, Patrick Buffard, directeur marketing chez Danone, vantait un produit « décomplexé »… Effectivement, l'eau qui fait maigrir, fallait oser. Quitte à négliger la loi. En 2006, une directive européenne n'autorise sur le marché que trois catégories d'eau (de source, minérale, et rendue potable par traitement), dont elle définit des critères précis.

    Une eau minérale naturelle ne peut donc pas être enrichie. Or, le calcium et le magnésium contenus dans sa potion magique, Taillefine les a en partie injectés. Verdict de la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) : « L'eau de Taillefine n'a pas le droit d'être vendue. Nous avons demandé à Danone de mettre fin à ce produit. Il sera retiré du commerce le 31 décembre 2009. »

    Si Danone paie cher cet ajout de minéraux, la facture est aussi salée pour la consommatrice : 0,69 euros en moyenne pour l'eau Taillefine, contre 0,55 pour Evian et Volvic.  Et la marque en avait encore moins (de complexes) quand, avant 2006, elle affichait un très visible « 0,001% de sodium » sur fond rouge. Beaucoup de zéros et une formulation sortie de nulle part : le sodium s'affiche en mg/l, pas en pourcentage. Bizarrement, l'inscription a disparu depuis… pour afficher aujourd'hui un taux de 1,1 mg… pour 100 millilitres. Pas mal.

    Mais voilà la tromperie : sur Taillefine, le sodium se mesure en milligrammes pour 100 ml, alors que les autres bouteilles l'affichent en milligrammes par litre. Après traduction, on trouve 11 mg/l, comme dans la très démocratique Cristaline (0,19 euros). 

    Ces infos relevées sur le site Rue 89, prouvent qu'il faut vous méfier des arguments commerciaux trompeurs, dont nous sommes inondés à longueur de journée,  pour vous faire consommer des produits chers, source des monstrueux profits de ces groupes agro-alimentaires...

    Terriens, il est temps de changer vos habitudes d'hyper-consommation, il est temps de retourner vers plus de simplicité et vers les vraies valeurs...

     

  • Bistrot du Port à Nice...

    Le Bistrot du Port est le plus mauvais restaurant de Nice qu'il m'ai été donné d'essayer lors de ce voyage. En entrée, à la carte, le "Croustillant d'aubergine, parmesan et truffes" s'est révélé sans parmesan ni truffes : 2/10, c'est de l'arnaque commerciale et de la tromperie. Des espèces de feuilletés froids, industriels et farineux, sans goût, qui séparent les 4 morceaux d'aubergine, remplacent peut-être les copeaux de parmesan... Quant à la truffe, même au microscope, aucune trace... En plat, un "Dos de Loup sur peau, asperges et topinambours" se révéla être du Bar du Lac Victoria, mou, insipide et, de surcroît,  mal cuit : 0/10, une horreur gustative, et, à nouveau, une belle arnaque commerciale non précisée sur la carte. Vendre ce poisson de la sorte, c'est du vol, c'est un hold-up, et c'est prendre les clients pour des idiots. Un dessert pas top non plus, et un vin moyen (La Bernarde 2002) firent de ce repas le moins bon du séjour, et il fallait que cela se sache ! Dont acte.

     

  • Monsanto condamné pour publicité mensongère...

    Monsanto, propriétaire du premier désherbant vendu au monde a été condamné, fin janvier 2007, pour publicité mensongère, par le tribunal correctionnel de Lyon. Le fabricant a dû retirer les allégations « biodégradable » et laissant le « sol propre » après usage, qui pouvaient amener à utiliser le produit comme s’il était sans risque. Malgré l’homologation française du Round Up et celle européenne, de son ingrédient principal, le glyphosate, le professeur Gilles-Eric Seralini, chercheur en biologie moléculaire à l’Université de Caen, dénonce la toxicité du mélange tel qu’il est vendu, après des études sur les cellules, l’une est parue et l’autre à paraître dans la revue Environmental Health Perspective. « La réglementation n’est pas au niveau de la science et la science n’est pas au niveau de ce qu’elle devrait » en ce qui concerne les impacts sur la santé des pesticides, pour le chercheur, expert en éthique environnementale pour la Communauté européenne. L'alternative nous vient de la chaîne de jardineries "Botanic" (il y en a une cinquantaine en France) qui a pris un tournant radical en 2007 : ne plus vendre, en libre-service, les engrais, herbicides et pesticides de synthèse. Cette politique se fait au détriment des marques qui détiennent la plus grande force de frappe marketing, comme le Round Up de Monsanto, premier polluant des eaux de surface selon l’IFEN (Institut Français de l’Environnement). En revanche, les alternatives naturelles (plus de mille références labellisées « éco-jardinier ») pour l’entretien des jardins sont mises en avant et recommandées par les vendeurs, autour d’un Point Eco-jardinier, dans chaque magasin . La grande distribution prend cette fois l’initiative d’une pratique vertueuse, quitte à favoriser une tendance de consommation qui s’amorce. « Les gens sont prêts. Nous ne sommes plus sur un phénomène marginal mais de société ». Très bonne initiative : il est grand temps de penser à protéger notre environnement, et d'arrêter de le polluer avec tous ces produits chimiques vendus par des multinationales, qui se foutent éperdument de la pollution des sols et de votre santé ! Terriens, il est temps d'agir...