traitements

  • C'est grave, Docteur ?

    Voilà, c'est confirmé : le virus H1N1 est en train de muter, partout dans le monde, et de différentes façons. Les cas mortels sont en forte augmentation depuis la semaine passée.

    Une des mutations est que le virus H1N1 utilise D225G comme récepteur, ce qui cause des infections et des hémoragies pulmonaires et la destruction des 2 poumons en quelques jours. Dans ce cas, le vaccin ne fournit plus de réponse immunitaire. Une autre mutation est qu'il est devenu résistant au Tamiflu, un traitement antiviral. Dans certains cas, ces mutations se combinent.

    Nous nous trouvons donc face à un virus résistant aux vaccins et aux traitements antiviraux ! Que du bonheur ! En Belgique, les enfants sont vaccinés contre les pneumocoques (Vaccin Prevenar). Par contre, les aînés feraient bien de faire un petit rappel (Vaccin Pneumo 23).

    Apparemment, ce sont les jeunes qui sont le plus touchés : 49 décès pédiatriques aux USA la semaine passée. En France, l'âge médian des personnes touchées est passé de 17 ans à 13 ans en une semaine. Une personne sur 100 est aujourd'hui grippée en France, alors qu'en cette saison, c'est d'habitude une sur mille. Et ce n'est qu'un début...

    Vous ajoutez à cela le premier chat touché par la grippe porcine (USA) et les 2 premiers chiens (Chine), et vous comprendrez que ce virus traverse toutes les barrières, y compris celle des races. Ce qui risque d'être un facteur supplémentaire de mutation et de transmission...

    Attendons de voir comment tout cela évolue, et espérons qu'on ne doive pas vivre reclus chez soi, en évitant tout contact extérieur (adieu école, bureau, réunions, séminaires, restaurants, concerts, soirées, événements sportifs, réveillons, voyages, marchés de Noël) à moins de sortir masqué. Et en fuyant comme la peste les salles d'attentes médicales et les hôpitaux, ou tout autre lieu susceptible de nous mettre en contact direct avec des personnes déjà touchées... Quelle belle fin d'année !

     

  • Les vins bio...

    La Revue des Vins de France de ce mois de février aborde le sujet des vins Bio. La viticulture est l'une des activités les plus polluantes de l'agriculture moderne. A elle seule, la vigne a absorbé depuis 10 ans un tiers des 95.000 tonnes de pesticides épandus chaque année en France, premier utilisateur en Europe de ces produits ! Mais, si les vins bio ont l'avenir pour eux, et s'il convient de s'en féliciter, ils doivent encore progresser dans un certain nombre de domaines. Et, en particulier, dans le domaine du goût. Certains vins bio sont délicieux, et parfois même, supérieurs par leurs arômes aux vins traditionnels. Mais il existe aussi des vins bio qui ne sentent pas bon, d'autres qui sont même définitivement mauvais, imprécis, pas propres. Toutes les odeurs naturellement présentes sur terre ne sont pas nobles, et l'absence de soufre, dans le milieu très réducteur d'une cuve sans oxygène, peut développer des arômes terribles, qu'il ne fait pas bons de retrouver dans son verre... Un dossier de 10 pages à ne pas manquer. Et des vins bio à goûter, pour éviter les pesticides présents dans tous les autres, issus de la viticulture traditionnelle...