tradition bordelaise

  • Dégustation du lundi (37)

    C'est, enfin, à 3, que nous nous retrouvâmes ce lundi pour affronter ce mildiou présent dans la vigne, vu les magnifiques conditions météo de ces dernières semaines... Après un rognage conséquent, et l'élimination de toutes les jeunes pousses atteintes, et un traitement sévère à la bouillie bordelaise en prévision des averses à venir, nous reprîmes enfin notre rythme de dégustations hebdomadaires... Pour commencer, un vin rouge au très beau nez de violette (normal, quand on vient de se laver avec un savon ST !) et aussi avec de la fraise. La bouche, un peu moins avenante, se termine sur une légère astringence, vu le jeune âge du flacon, et un boisé légèrement trop marqué. Vosne-Romanée 2002 en vieilles vignes du Domaine Bizot . On passa ensuite à beaucoup plus sérieux avec un magnifique Château Montrose 1990 en Saint Estèphe : jamais nous n'avions dégusté un aussi beau Saint Estèphe ! Une concentration formidable augurant encore de belles années de garde, un nez de vieux bordeaux rond, puissant, plein, typique d'une année chaude, et une bouche parfaite et longue sur un cabernet bien mûr : la plénitude ! Magnifique. Normal pour un vin coté 100/100 par Parker. La suite des événements lundi prochain.

  • Dégustation du lundi (34)

    Beau petit clos à 5+1, ce soir, relevé de la présence d'un célèbre pâtissier bruxellois. Mise en bouche avec un Pouilly-Fuissé "La Roche" 1997 de Guffens-Heynen : du gras, du beurre, des agrumes, de la puissance, et une belle longueur avec une petite acidité. Pas mal du tout. Cela aurait bien été avec les madeleines aux amandes de plus tard... Suivi un vin léger, avec des fruits mûrs, rond et fondu : un Monthélie-les-Duresses 1997, tout en finesse. On attaqua ensuite un vin au nez étranger, avec des esters qui ressortent, du cassis et de la violette : une Syrah du Languedoc : un Mas Lumen Prélude 2004 en Coteaux du Languedoc de Pascal Perret, adepte du bio. On poursuivit avec un vin au très beau nez, concentré et déjà rond, malgré son jeune âge : un Domaine de Chevalier 2003 en Pessac Léognan, Grand Cru classé de Graves d'Olivier Bernard. C'est un vin que j'apprécie personnellement depuis fort longtemps, et que j'adore. Il faut juste lui laisser le temps de se faire, même si ce vin fût contesté par certains d'entre nous. On poursuivit avec un vin plus âgé, au beau nez fruité, et de longueur moyenne : un Léoville Barton 1996 en Saint Julien. On dégusta ensuite une vin très jeune pour son âge et concentré, français pour la majorité d'entre nous : un Almaviva 1998 du Chili, du Baron Philippe de Rothschild ! On acheva cette belle dégustation hebdomadaire par un vin au nez étranger, fruité et fondu mais pas net. Un vin facile, avec de l'alcool mais sans défaut majeur : un Chafandin 2003 Ribera Del Douro. Et on goûta enfin les fameuses madeleines de Nihoul, toutes fraîches, sur un Fonsecha Vintage Porto 1985 merveilleux. Bref, un très bon lundi, plein d'anecdotes. La suite lundi prochain.