toxicité

  • Plein les poumons...

    "Cancérogènes, allergènes et repro-toxiques, les molécules issues des produits d’entretien sont redoutables pour la santé. C’est ce qu’affirme l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) qui vient de publier les premiers résultats plutôt angoissants de son étude sur le sujet.

    Pour déterminer ces émissions, l’Ineris a testé 54 produits en condition réelle d’utilisation au sein de la «maison laboratoire » du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) en région parisienne. Les chercheurs ont sélectionné un échantillon représentatif du marché des nettoyants multi-usages et spécifiques, couvrant l’ensemble des conditionnements (liquide, crème, lingettes, poudre) et n’oubliant aucune des marques.

    Les mesures ont été effectuées selon deux types de scénario : un test individuel de chaque produit et la reconstitution d’un ménage nécessitant des produits différents plus proche de la réalité. Deux campagnes de mesures ont eu lieu en été et en hiver. L’ensemble des composés organiques volatils (COV) et aldéhydes ont été recherchés et quantifiés. 

    «Les principaux enseignements de l’étude des produits en situation d’usage confirment que la réactivité chimique des substances émises, entre elles et avec d’autres composés présents dans l’air intérieur, conduit à la formation de composés dits secondaires dont l’impact sur la qualité de l’air n’est pas négligeable » affirme l’Ineris.

    91% des produits testés ont émis du formaldéhyde, cancérogène certain selon le classement du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) à l’origine de cancers du nasopharynx. Ce composé organique est également considéré comme un toxique pour les organes de la reproduction.

    Les COV réagissent avec d’autres particules présentes dans l’air intérieur formant des aérosols organiques secondaires (AOS). Le formaldéhyde réagit notamment avec l’ozone. Le limonène, COV émis par 43% des produits, s’avère aussi très réactif avec ce gaz irritant. Ainsi, de nombreuses particules d’une taille inférieure à 100 nanomètres et des composés oxygénés sont émis dont les effets sur la santé sont avérés ou suspectés.

    La mesure des émissions effectuée, il va falloir désormais évaluer l’exposition des utilisateurs pour pouvoir quantifier les risques encourus par les particuliers, mais aussi par les professionnels du nettoyage. Cette première étape confirme cependant la dangerosité de ces produits de consommation courante." Source : Loïc Chauveau sur Sciences et Avenir.

    Il faut revenir aux produits de nettoyage d'antan, qui fonctionnent aussi bien, si pas mieux, que tous ces cocktails chimiques en vente dans vos grandes surfaces : le vinaigre, le bicarbonate de soude, l'eau de javel, le savon de Marseille. Point barre.

  • Le riz contient trop d'arsenic pour les enfants, selon les Danois...

    alimentation,toxicité,poison,dose admissible,santé,cuisineLes autorités sanitaires danoises se sont adressées aux parents mercredi 16 mai, leur déconseillant d’incorporer trop de riz dans l’alimentation de leurs enfants, et d’y être « particulièrement attentifs ». « Évitez les boissons au riz et le lait de riz », ont-elles suggéré, afin de protéger les enfants de la concentration en arsenic du riz, qu’on retrouve également dans les céréales soufflées et les gâteaux à base de riz. La présence d’arsenic inorganique est naturelle dans les produits à base de riz.

    Les autorités sanitaires ont indiqué que « les personnes consommant des aliments avec de l’arsenic inorganique quotidiennement courent un risque accru de cancer ». L’arsenic inorganique est lié aux cancers de la peau, des poumons et de la vessie. 

    Le Danemark est pour l’instant le seul pays à avoir alerté les consommateurs sur les dangers liés à la consommation de riz. Ces recommandations tombent après l’annonce, en septembre 2012, d’analyses à venir de la Food and Drugs Administration (l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) afin de déterminer les réels dangers du riz et des aliments qui en contiennent. Un projet de loi, baptisée Reducing food-based Inorganic and organic Compounds Exposure Act, soit le R.I.C.E Act, a vu le jour pour fixer des limites sur le taux d’arsenic autorisé. 

    Jean-Yves Dionne, directeur en pharmacologie, explique : « Dès qu’on parle d’arsenic, les gens paniquent. Des taux significatifs ont été détectés, mais une bonne partie de cet arsenic est déjà métabolisé par le riz, ce qui signifie qu’il a perdu une grande part de sa toxicité ». Il souligne cependant que « la capacité de détoxification des bébés est moins forte que celle des adultes ». Source : www.terrafemina.com

     
  • H5N1, c'est reparti...

    Supervirus H5N1

     

    Paru sur Buzz santé, un article passé inaperçu, concernant un élevage de canards en Allemangne, touché par le H5N1. Les 200.000 canards ont été abattus. Un petit élevage artisanal sans doute, avec des canards en pleine nature (on peut rêver). Vu le nombre, c'est plutôt un élevage industriel, avec des canards qui n'ont jamais connu la pelouse ou la prairie...

    Bref, le H5N1, c'est reparti. Avec les risques de contamination des volatiles sauvages, d'autres élevages de volailles, et de l'homme, comme d'habitude, en fin de chaîne alimentaire.

    Décidément, il va être de plus en plus difficile de se nourrir sainement sur cette planète ! Adieu plats préparés de l'industrie agro-alimentaire, adieu fruits et légumes sans goût bourrés de pesticides, adieu poissons d'élevages intoxiqués et nourris de farines de carcasses animales, adieu viandes rouges traitées aux antibiotiques, aux hormones de croissances et aseptisées à l'acide lactique. Il reste le Bio, mais pour combien de temps ?

     

  • Tout savoir sur la nocivité éventuelle d'un produit...

    Dans les supermarchés, la scène n'a pas pu vous échapper. Des mères de famille, décidées à préserver à tout prix la santé de leur progéniture, tournent et retournent les emballages. Ceci pour déchiffrer une liste interminable d'ingrédients potentiellement toxiques inscrits en lettres minuscules sur les boîtes de conserve, les yaourts aux fruits rouges ou les shampooings jaune phosphorescent.

    Depuis le 29 novembre, c'en est fini de cette corvée parano. N'importe qui pourra télécharger gratuitement sur son smartphone une application permettant d'obtenir d'un glissement de pouce toutes les informations sur sa lessive, son plat préparé ou sa crème de nuit. Son nom ? Noteo.

    Le mode d'emploi est enfantin. Il vous suffira de scanner le code-barres du produit choisi afin d'obtenir illico un feu rouge, orange ou vert. Soit une notation de 0 à 10 pour caractériser les risques sur la santé et l'environnement. Dans le même temps, les "bonnes ou mauvaises pratiques sociales" des industriels cotés en Bourse seront également évaluées, selon son concepteur.

    L'arme numérique se veut redoutable. D'autant que Noteo - qui a déjà référencé plus de 45.000 produits alimentaires, d'entretien et de beauté ou de nourriture pour bébés - ne vous abandonnera pas quand votre lessive liquide "source de fraîcheur, perles de rosée et fleurs de lys" obtiendra la note globale de 1,3 sur 10 - autant dire exécrable. Il est prévu que l'application suggère toute une gamme de produits alternatifs. Plus sains, moins nocifs, et parfois moins chers. 

    Cette première en Europe doit beaucoup à l'entêtement et au travail d'apothicaire d'un jeune Nantais de bonne famille, Baptiste Marty. Après avoir fait ses classes comme consultant en développement durable et en responsabilité sociale d'entreprise, il crée seul en 2007 l'Institut Noteo, une association loi 1901, pour "permettre aux consommateurs de prendre le pouvoir". "Tous les consommateurs, insiste Baptiste Marty. Pas seulement l'élite bobo qui a déjà la connaissance et les moyens financiers pour acheter proprement."

    Cette croisade verte lui coûte d'abord très cher. Pour salarier 22 collaborateurs, traiter la plupart des grandes banques de données, réunir 400 informations par produit, mettre sur orbite un comité de veille scientifique capable de valider et d'actualiser les données toxicologiques, il casse sa tirelire. "J'ai d'abord mis 600.000 euros de ma poche, confie-t-il, et, cette année, j'ai emprunté le même montant auprès de ma famille." Le reste, soit un sixième de la mise de fonds, vient de la banque pour l'innovation Oséo et de financiers privés, les "business angels".

    L'air de rien, ce garçon aux allures d'adolescent idéaliste s'apprête à révolutionner la consommation par la transparence. Celle de l'étiquette. Jean-Louis Borloo en avait rêvé à son arrivée au ministère de l'Ecologie. Mais, au final, ce ne fut qu'un capharnaüm de labels partiels qui brouillèrent un peu plus le jugement des consommateurs. 

    Si Baptiste Marty est si sûr de son affaire, c'est que le grand frère de Noteo prospère aux Etats-Unis depuis 2007, en vendant en outre sa compétence aux entreprises. La notation, c'est d'abord un service gratuit, mais ça peut aussi devenir aussi une bonne affaire. Fondée par un professeur de Berkeley, l'agence californienne s'appelle Good-Guide. Sur les 180.000 produits américains évalués, on trouve la nourriture pour chiens et chats, mais aussi les portables et les voitures. 

    Avec ses 45.000 références, l'équipe nantaise de Noteo a du pain sur la planche. Rien qu'en passant au crible les 3 000 produits d'entretien, ses experts constatent que, pour 20% d'entre eux, la liste complète des molécules n'est pas toujours accessible sur les sites internet des industriels. Ce qui est en contravention avec l'obligation légale. Dans ce cas, Noteo, qui a mis au point cette application au bout de cinq ans de travail acharné, pénalise le produit mal ou pas documenté par un malus "opacité".

    La bataille, que Baptiste Marty veut "vertueuse", parce qu'elle donne au client le pouvoir de bonifier la loi du marché, sera tout de même très rude. Sur les 10.000 produits de beauté et d'hygiène passés en revue par Noteo, 50% contiennent encore au moins une des substances parmi les dix les plus préoccupantes. A commencer par les parabens, connus pour être des perturbateurs endocriniens et pourtant toujours présents dans 32% des produits de beauté. Source : Le Nouvel Observateur. Voir le site : http://www.noteo.info/

    L’application Noteo est disponible sur Google Play et sur l’Appstore.

     

  • L'avenir sera Bio, et sans plastiques...

    L'Union européenne interdit (enfin) les biberons contenant du bisphénol A, plusieurs études prouvant la toxicité de ce composé chimique depuis belle lurette, et certains états dont la France et le Danemark, l'ayant déjà interdit sur leurs territoires respectifs.

    Pour la Belgique, il faudra attendre encore 7 mois (d'empoisonnement) pour que la mesure soit effective.

    Et sans doute faudra-t-il encore attendre quelques années pour que ce poison soit interdit dans la fabrication de tous les autres récipients plastiques ? Pourtant, on connaît les effets désastreux de ce bisphénol A et des autres phtalates qui rentrent dans la composition de tous les plastiques.

    A quoi sert cette mesure si votre enfant continue de manger dans des récipients en plastique, de boire de l'eau minérale en bouteille plastique, de manger des desserts en petits pots plastique, avec des couverts en plastique, puis de sucer ses jouets en plastique?

    Evidemment, interdire tout ce qui est en plastique mettrait à mal quelques multinationales... d'où, sans aucun doute, l'absence de décision des autorités, qui vont même jusqu'à occulter la nocivité humaine de ces produits.

    Alors, en attendant que ces multinationales s'organisent, et inventent de nouveaux plastiques (qui seront tout aussi nocifs, mais avec de nouvelles molécules, qu'on mettra des années à analyser pour quand même admettre, à la fin, qu'elles sont tout aussi nocives que les précédentes), soit vous continuez à vous empoisonner tous les jours (en utilisant des tupperware, en cuisinant avec des ustensiles en plastique, en consommant de l'eau en bouteilles ou bonbonne plastique, ou des canettes de soft dont l'intérieur est plastifié, etc.), soit vous faites comme moi, et vous jetez tout cela et passez au verre, au bois, à la fonte, à l'inox, au grès émaillé, à la terre cuite, à la porcelaine et au Pyrex.

    C'est quand même beaucoup plus sûr..., et c'est d'ailleurs ce qui a permis à nos grands-parents de vivre si vieux, ce qui ne sera visiblement pas notre cas, et encore moins celui de notre progéniture...