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  • Il est grand temps de semer ses pépins de tomates...

    Profitons de ce magnifique week-end ensoleillé et étonnamment doux (17° ! ) pour réaliser les semis de tomates, à l'intérieur, bien entendu.

    Car début mai, dans quelques semaines, pour pourrez sortir vos jeunes plants de +- 15 cm et les planter dehors, en pleine terre ou en pot, sur votre terrasse. Plein soleil, évidemment.

    Cette année, outre ma collection personnelle de semences Bio provenant des meilleures tomates que j"ai dégusté ces dernières années, Je me suis ré-approvisionné chez Kokopelli (via le net) après une étude minutieuse des centaines de variétés qu'ils proposent. Le choix est difficile.

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    Comme on est dans le nord, il faut éviter les variétés tardives qui mettent plus de temps à pousser. Il faut donc acheter des variétés précoces ou de mi-saison. Et ensuite, c'est à vous de jouer, en fonction de vos critères.

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    En précoces, j'ai opté pour la Marmande et les tomates cerises Matt's Wild Cherry. En mi-saison, la rose de Berne, la Cornue des Andes, la Livingston's Favourite, la Santa Clara Canner, la Thessaloniki, et la Roma Paste. Une exception en tardives, la Miel du Mexique, que j'adore...

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    Bref, tous ces petits pépins vont se retrouver aujourd'hui dans des petits pots de terreau Bio pour semis et boutures, le long d'une fenêtre. Pour nous offrir des tomates mûres, incroyablement parfumées et goûtues à souhait durant tout l'été, et même plus tard.

     

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    Ce qui vous changera des tomates OGM, qui ne sentent rien, qui goûtent la farine et qui se conservent des semaines, vendues toutes l'année dans vos grandes surfaces préférées...

  • Les conserves de tomates goutûes pour l'hiver, c'est maintenant...

    Nous voilà en pleine saison de tomates de terre, la seule vraie tomate, celle qui a du goût. C'est donc le moment d'en profiter en en consommant beaucoup, mais c'est également le moment de penser aux tristes soirées d'hiver en préparant quelques réserves.

    Il suffit d'acheter au marché (pas en grandes surfaces, qui continuent à vous vendre n'importe quoi, malgré la pleine saison) quelques kilos de tomates bio. D'anciennes variétés oubliées, par exemple...

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    Vous les lavez, enlevez la queue, les coupez en quartiers, éliminez la pulpe et les pépins, et faites cuire la chair dans une grande casserole avec un fond d'huile d'olive et un peu de sel.

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    Vous laissez cuire jusqu'à ce qu'elles soient fondantes. Puis vous versez le contenu de la casserole dans une passoire pour éliminer l'eau. Il vous reste la chair de tomate, rouge, parfumée aux senteurs de l'été, que vous aurez beaucoup de plaisir de retrouver en hiver !

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    Laissez refroidir, avant de surgeler, en portions adaptées à vos futurs besoins. 

    Et un dernier petit conseil : tant que vous y êtes, goûtez chaque variété de tomate et prélevez quelques pépins de celles que vous préférez. Vous les planterez en avril prochain, et vous aurez de magnifiques pieds de tomates chez vous, avec la même variété que celle qui vous avait tant plu ! Easy.

  • Il est temps de penser à vos pieds de tomates...

    Il est temps de retrouver les pépins de tomates que vous avez conservé depuis l'été passé ou les étés précédents : ceux que vous avez séchés au soleil après avoir dégusté une délicieuse tomate au goût et à la texture incroyables lors de vos vacances à l'étranger, ou même ici, en Belgique, provenant des marchés Bio, en juillet ou en août.

    Je viens de semer 8 pépins dans des pastilles de tourbe humidifiées, sous mini-serre plastique sur un radiateur devant une fenêtre. Il n'a pas fallu 4 jours pour que ces pépins, datant de 2009 à 2013, donnent naissance à une petite tige de 3 à 4 cm de haut, munie de 2 feuilles...

     

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    Dès qu'elles auront une dizaine de centimètres et que les racines commenceront à s'épandre au-delà de la pastille de tourbe, je les mettrai dans de petits pots de 8 cm sur 8, remplis d'une bon terreau Bio, dans lesquels j'aurai planté un tuteur. Et les laisserai poursuivre leur croissance au bord de la fenêtre, sans couvercle.

    Et dès que les racines sortiront de ces pots, je les transvaserai une dernière fois dans leur pot définitif (le plus grand possible), toujours rempli de terreau Bio de qualité et dans lequel vous aurez planté un tuteur en bambou de 2 mètres de haut, auquel vous lierez le pied. Sur la terrasse, ou dans le jardin, bien exposé au Sud.

    Il suffit alors d'arroser abondamment une fois par jour (matin ou soir) pour voir grandir à vitesse VV' des plants de tomates imposants sur lesquels, très vite, des fleurs vont apparaître. Chaque fleurs donnera naissance à une délicieuse tomate, à condition qu'elle soit pollinisée par les abeilles ou des bourdons. Si vous n'en voyez pas, vous pouvez le faire vous-même, en touchant les pistils des fleurs entre le pouce et l'index, et en passant de fleurs à fleurs.

    Si le printemps est tardif, comme en 2013, les premières tomates ne seront mûres que fin juillet. S'il est précoce, comme cette année, cela pourrait être fin juin. Tout dépendra de la chaleur des 3 mois qui arrivent. Notez aussi qu'il y a des années tomates et d'autres sans. Certaines années, j'en ai récolté des centaines, et l'année suivante aucune car tous les pieds étaient atteints d'une maladie et les tomates pourrissaient sur pied avant de mûrir... Et comme je ne traite pas mes plantes avec des produits phyto-sanitaires chimiques, et bien, on ne récolte rien...

    Mais quel plaisir de voir grandir ces pieds, de récolter pendant 3 mois de magnifiques fruits mûrs à souhait, de les déguster dans des recettes estivales et de préparer le reste pour le surgeler et profiter de tous ces arômes parfumés en automne et en hiver. Alors, n'hésitez pas : semez vos pépins, c'est le moment !

    Et si vous n'en avez pas, achetez-en sur le site de Kokopelli. Des centaines de variétés de tomates anciennes et oubliées sont disponibles ! Bon jardinage.

  • Derniers jours...

    Ce n'est pas le petit épisode froid et pluvieux des derniers jours qui doit nous faire penser que l'hiver est déjà là. Il suffit de regarder sur les étals des marchés pour nous sentir encore en été : prunes, pêches de vigne, cavaillons, tomates abondent, avec leurs senteurs estivales et leurs parfums prononcés.

    Il faut donc en profiter pour préparer des conserves ou des sachets surgelés qui nous raviront tout l'hiver. Mes 10 kilos de tomates Bio achetés samedi passé au Marché se sont transformés en 10 petits sachets surgelés de chair de tomates réduites, rouges et mûres à souhait, parfumées à mourir, au goût incroyable, qui viendront colorer un plat de pâtes en plein hiver. Un régal qu'il faut préparer maintenant ! On est en pleine saison. Et je vous assure que cela n'a rien à voir avec les tomates fades, farineuses et sans goût que vous trouvez dans votre grande surface préférée...

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    Et si, parmi toutes ces anciennes variétés de tomates, l'une d'entre elles devait vous plaire énormément, prélevez-en quelques pépins que vous faites sécher quelques jours sur un papier absorbant. Mettez-les ensuite dans une enveloppe, au sec. Et en mars 2014, ou même 5 ans plus tard, plantez ces petites pépins dans un peu de terreau humide. De jeunes plants de tomates naîtront, identiques à celle que vous aviez appréciée.

    En mai, après les derniers risques de gelées, replantez ces jeunes plants sur votre terrasse ou dans votre jardin, et arrosez les chaque jour. Et vous aurez rapidement le plaisir de déguster des dizaines de tomates de la même variété. Je vous assure que c'est un réel plaisir.

    Bon marché demain matin, en attendant l'été indien.

  • Que faire ce week-end : Valériane à Namur ou une sauce tomate ?

    Nature & Progrès vous accueille pour cette 29ème édition du salon du bio et des initiatives écologiques !

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    Près de 300 exposants venus de Belgique et de toute l’Europe vous attendent : alimentation et agriculture, artisanat, associations environnementales, habillement, jardinage, éco bioconstruction, santé, tourisme, vignerons ...

    Rigoureusement sélectionnés pour la qualité de leurs produits et de leurs services, ils ont aussi à coeur de partager leur savoir-faire et d’inviter le public à adopter un mode de consommation plus réfléchi.

    Mais, le salon Valériane Namur, c’est aussi et surtout un panel riche et diversifié de conférences, d’ateliers et de rencontres tout au long du week-end. Cette année, les producteurs bio wallons sont les invités d’honneur et le thème du salon ! 

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    Et, si vous n'avez pas le temps de passer à Namur, prenez au moins le temps d'aller acheter quelques kilos de tomates bio bien mûres au marché.

    Choisissez les variétés oubliées les plus goûtues, coupez-les en morceaux et mettez le tout à cuire dans une grande casserole.

    Une fois cuites, supprimez le jus excédentaire (vous pouvez en faire du jus de tomates) et laissez refroidir la chair colorée, avant de la surgeler par portions.

    Vous serez ravis, tout l'hiver durant, de pouvoir consommer des tomates d'été Bio au goût incroyable ! Un très bon week end à tous !


  • Enfin mes premières tomates...

    Il aura fallu patienter, mais elles arrivent : mes 6 pieds de tomates de plus de 2 mètres de haut et garnis de fruits verts vont commencer à me régaler. Deux pieds de Cornues des Andes, deux autres de Miel du Mexique et Rose de Berne pour les 2 derniers. En bio, bien entendu.

    Voilà donc l'occasion d'une première "tomates mozzarella basilic" et huile d'olive première pression à froid comme je les aime : des tomates bien mûres et goûtues, une vraie Mozzarella Di Bufala Campana DOP, goûtue elle aussi (rien à voir avec ces morceaux de plastiques blancs industriels sans goût ni saveur communément appelés mozzarella dans les grandes surfaces), un filet d'huile d'olive douce et légèrement parfumée, quelques feuilles de basilic bio, fleur de sel de Guérande et poivre noir juste moulu, et le tour est joué. Un repas royal.

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    Le foutu printemps 2013 (et le début de l'été) n'ont pas été très bénéfiques pour mes 6 plants de tomates, qui, exposés à tout vent et aux averses fréquentes, ont particulièrement souffert du froid et d'un manque criant de chaleur. Heureusement, les choses ont changé depuis la mi-juillet et les choses rentrent dans l'ordre. Je devrais donc en profiter encore pendant les 2 mois qui viennent, si la météo veut bien rester clémente...

  • Culture industrielle et intensive des tomates hors sol...

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    Culture de tomates hors-sol ou hydroponique. En production industrielle, les plants sont alimentés au goutte-à-goutte avec une solution adaptée. © Carlos Yo, cc by sa 3.0

    Pauvres "tomates" F1 ou OGM, qui poussent sans terre et sans soleil, sur de la laine de verre humidifiée avec un cocktail industriel de produits chimiques pour qu'elles poussent vite et bien et se conservent longtemps...

    Comment voulez-vous que ces tomates goûtent quelque chose ? Impossible. A moins de leur injecter des arômes artificiels de tomates...

    Croyez-moi, tant que des Con-sommateurs achèteront de telles tomates, farineuses, sans goût et traitées, les industriels continueront à inonder le marché de ces fruits bas de gamme. Et ils osent même vendre de telles tomates provenant de nos pays nordiques dans le sud de la France ! Une hérésie.

    Pour la vraie tomate, bio, qui aura pris le temps de pousser, qui aura eu sa dose de chaleur et de soleil, qui se sera nourrie des nutriments qu'elle aura trouvé dans la terre saine qui l'héberge, vous devez encore un peu attendre. Mais elle sera incomparable et délicieusement parfumée, naturellement. Et comme je n'en ai plus mangé (de fraîches) depuis l'été passé, elle me goûtera énormément ! J'en suis sûr.

  • Légumes clandestins...

    tomates.jpgL’inscription ironique figure sur les pancartes que des jardiniers et des consommateurs brandissent ce 4 juin sous les fenêtres de la direction régionale de la concurrence et de la consommation à Toulouse. Ils dénoncent la pression sur les petits producteurs qui commercialisent des variétés de légumes non inscrits au catalogue officiel.

    Quinze jours plus tôt, le 17 mai, des petits maraîchers ont reçu la visite d’un agent de la répression des fraudes, sur le marché de Lavelanet, en Ariège. Leur délit : vendre des plants de tomates non inscrites au catalogue officiel et ne pas disposer de la carte du GNIS, l’interprofession nationale des semences et des plants. Ils encourent une amende potentielle de 450 euros...

    « Bien que pour eux qui vendent moins de 10 000 plants par an, cette carte soit gratuite, pour le moment du moins, cette visite a causé un certain émoi, d’autant plus que jusqu’ici cette activité annexe était tolérée et que ces maraîchers ignoraient même que cette carte était obligatoire », réagissent plusieurs organisations dans une lettre commune. Ces dernières voient dans ce contrôle « un abus s’inscrivant complètement dans une logique de généralisation du fichage de toutes les activités et de toutes les personnes qui échappent au contrôle des multinationales ».

    L’élu écologiste François Calvet, Vice-Président de la commission agriculture du Conseil régional Midi-Pyrénées, considère également ce contrôle comme « inopportun ». « La vente de plants par les maraîchers peut-être un revenu complémentaire non négligeable, écrit-il. Au moment où l’économie agricole est en crise, il n’est pas acceptable que ces paysans soient mis en difficulté par une application zélée de la réglementation sur la propriété intellectuelle ».

    Plus largement, les organisations associatives et paysannes demandent à « répondre à la forte demande des jardiniers de pouvoir trouver sur le marché des plants leur permettant de cultiver toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être toutes inscrites au catalogue. » Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue selon le Réseau semences paysannes. Des 876 variétés potagères inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002. La raison de ces radiations ? Le poids de l’industrie semencière, qui, depuis cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques », estime le Réseau semences paysannes.

    « Ces contrôles sont effectués avec pédagogie pour protéger les consommateurs mais aussi les producteurs », assure pour sa part la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, Catherine d’Hervé. Cette action intervient alors que la législation sur la commercialisation des semences et des plants est en cours de révision à l’échelle européenne. (Source : article de Sophie Chapelle sur www.bastamag.net).

    Il va falloir résister à cette volonté des multinationales semencières de tout vouloir contrôler. Il va falloir lutter contre les pouvoirs politiques qui nous imposent des lois aidant les multinationales à parvenir à leur fin. Il va falloir protéger la biodiversité et toutes les variétés différentes de fruits et légumes, en les plantant partout, en s'échangeant les semences, et en boycottant les produits industriels issus des cultures intensives, formatées, traitées, sans goût. Terriens, il est temps d'agir...

  • Avis aux amateurs de tomates anciennes et Bio...

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    Avis à ceux qui ont la main verte : ce week-end, sur nos marchés bruxellois, Bee Green vendra ses excédents de plants de tomates anciennes. Cette année, Bee Green cultivera plus de 200 variétés de tomates anciennes! Il y aura donc du choix et chaque plant vous sera proposé au prix de 2,50 euros. Même si vous ne possédez pas de jardin, un gros pot, une terrasse ensoleillée protégée par un mur, de l'amour et beaucoup d'eau suffisent pour voir s'épanouir un plant de tomate.

     

    Bee Green sera ce samedi matin Place Saint Lambert à Woluwé-St-Lambert et ce dimanche matin Place Jourdan (sur la chaussée de Wavre) à Etterbeek. Ces plants seront aussi en vente au magasin sur le lieu de production (à Lens-St-Servais, en Hesbaye) pendant 3 jours (vendredi, samedi et dimanche prochains) de 15h à 19h.

     

    Une aubaine pour les amateurs de tomates goûtues, que les magasins ne commercialisent plus aujourd'hui. La Cornue des Andes, la Miel du Mexique, la Rose de Berne sont de purs délices auxquels nos palais de bouffe industrialisée ne sont plus habitués. Retrouvez le vrai goût de la tomate en la cultivant chez vous, ou en l'achetant à un producteur Bio lors de la saison.

     

    Et si une tomate vous paraît vraiment extraordinaire, n'oubliez pas d'en prélever quelques pépins que vous sécherez quelques jours avant de les emballer à l'abri de la lumière et au sec. Vous pourrez les replanter dans un an ou dans 5 ans et retrouverez alors des plants chargés de la même tomate. Un pur bonheur.


  • Tomates : à la recherche du goût perdu...

    Insipide, trop ferme, farineuse… Depuis les années 1990, la tomate n’éveille plus le désir. Certes, les consommateurs peuvent désormais la trouver toute l’année dans les grandes surfaces. Certes, grâce à la mutation du gène RIN (ripening inhibitor), inhibiteur de maturation, des variétés comme la Daniela se conservent trois semaines au lieu d’une.

    Mais dans ces corps lisses, high-tech et standardisés, les arômes, eux, sont en berne… Et les ventes, en baisse. A cette époque, Mathilde Causse, chercheuse à l’unité de Génétique et amélioration des fruits et légumes de l’Inra, voit débarquer dans son labo des sélectionneurs – les sociétés semencières qui produisent les variétés – inquiets.

    Il est urgent de partir à la recherche du goût perdu. « Pendant longtemps,les tomates n’ont pas été sélectionnées en fonction du goût, car on pensait qu’il leur était inhérent », se souvient Mathilde Causse. Pourtant, conditions de culture, maturité à la récolte, conservation : tout contribue à contrarier les 400 molécules aromatiques identifiées par son équipe, dont une trentaine, en très faible quantité, sont essentielles à l’arôme de tomate.

    «Nous avons voulu voir s’il y avait – et malheureusement il y a – des relations opposées entre rendement et qualité », conclut la scientifique. Au niveau génétique, les chercheurs croisent une petite tomate sucrée, aromatique et acide avec une grosse tomate à bon rendement et résistante, et identifient sur la descendance une dizaine de régions chromosomiques où se trouvent des gènes intervenant sur la qualité. En 2005, ils parviennent à montrer qu’il est possible d’utiliser la sélection assistée par marqueurs, outil d’autant plus utile que le génome de la tomate est publié en 2012.

    Ce regain d’intérêt pour la diversité encourage les semenciers à étendre leur palette : longues, côtelées, bosselées, jaunes, violettes, marbrées de noir… Les variétés anciennes font même leur retour. De quoi ravir les « traditionnalistes », sensibles à leur texture fondante.

    D’après une étude réalisée en Hollande, France et Italie, on retrouve cette catégorie de consommateurs dans tous ces pays, avec « les gourmets », plus nombreux, qui aiment les tomates savoureuses et juteuses comme des tomates cerise, les « classiques », friands de fermeté, rondeur et sucré, et les « indifférents » pour qui toutes les tomates se valent, pourvu qu’elles soient fermes.

    Les quantités ingurgitées, en revanche, varient considérablement : 12 kg par an en moyenne pour les Français, contre 56 pour les Grecs ! (Article de Julie Pêcheur, Sciences et Avenir, 5/04/13)IMGP5176.jpg.

  • Sauces tomates...

    Au lieu d'acheter dans 2 mois des tomates traitées, pâles, farineuses, sans goût ni saveurs et sans vitamines dans le rayon frigo de votre grande surface préférée, à un prix exorbitant, c'est maintenant, en pleine saison de la tomate bien mûre vendue sur les marchés, qu'il faut penser à préparer les sauces qui ensoleilleront nos repas hivernaux.

    Rien de plus facile : choisir de belles tomates bien rouges et parfumées, si possible bio et ne sortant pas d'un frigo. Faire fondre oignons, échalotes et ail violet avec de l'huile d'olive première pression à froid dans une grande casserole. Y ajouter ensuite les tomates découpées grossièrement et débarrassées de leur jus et pépins. Faire mijoter à feu doux, avec du sel et du poivre noir jusqu'à ce que le jus se réduise et ai la bonne consistance.

    Ceux qui le désirent peuvent ajouter du concentré de tomate (bio lui aussi) pour lier la sauce et des herbes fraîches (basilic, origan ou thym). Ensuite, on laisse refroidir, avant de préparer les portions dans des sachets de congélation qu'on place directement au freezer. Le grand plaisir sera de retrouver ces senteurs estivales et toutes ces vitamines en plein hiver. Bonheur garanti !

  • Pour goûter une tomate de qualité...

    La tomate n'aime pas le frigo ! Une conservation au froid (inférieure à 12°) stoppe le processus de maturation, casse le potentiel aromatique de la tomate, rend le fruit farineux, plus acide et moins sucré, et lui fait perdre 20 à 30% de son potentiel en vitamine C.

    Une tomate cueillie avant maturité sera plus fade, moins riche en arômes et sucre et plus acide. Elle sera aussi moins riche en vitamines C.

    Les qualités gustatives (farinosité, équilibres sucres et acides, arômes) et nutritionnelles (vitamines) sont meilleures en période estivale.

    La variété de tomate joue également un grand rôle, les différences nutritionnelles et gustatives étant fort importantes d'une variété à l'autre. Le type de culture est également fort important (hors terre, sous serre, en pleine terre, bio, non traité, alimentation hydrique, micronutriments présents dans la terre, etc...).

    Conclusions de ce qui précède : acheter ses tomates localement (circuit court, sans frigo), des fruits mûrs, non traités et soignés avec amour. Choisir une variété ancienne, réputée pour son goût et la qualité de sa chair. Le calibrage, la couleur uniforme, les défauts n'ont aucune importance.

    Et si vous tombez sur cette magnifique tomate goûtue que vue vous désespériez de ne plus jamais retrouver, veillez à en conserver les pépins dans du papier absorbant. Rangés à l'abri de la lumière, vous pourrez les replanter au printemps prochain, ou les années suivantes : vous obtiendrez les mêmes tomates savoureuses !

  • Pourquoi les tomates n'ont plus de goût?

    Belles, bien rouges et bien rebondies, fermes mais peu goûteuses... les tomates de nos rayons frais déçoivent souvent les papilles. «Les tomates n’ont plus de goût»… peut-on souvent entendre. 

    Pour Mathilde Causse, qui se préoccupe du goût de la tomate à l’Inra depuis 15 ans, l’appréciation de ce fruit est en bonne partie subjective. Texture saveur, arômes... Tous les consommateurs n‘ont pas les mêmes préférences… Cependant, « lorsque la sélection des variétés de tomate a été organisée à partir des années 50, elle ne s’est pas préoccupée du goût», reconnaît la directrice de recherche au GAFL (laboratoire Génétique et amélioration des fruits et légumes, Inra, Avignon). Résistances aux maladies et aux ravageurs, rendements, précocité, texture et conservation étaient prioritaires. «Le goût semblait inhérent au fruit..» 

    Pourtant, au fil des sélections et des hybridations, les qualités gustatives de la tomate ont trinqué. Ce fruit originaire d’Amérique du Sud, a commencé à être cultivé sous serre, toute l’année, y compris dans des pays du nord de l’Europe. « Les variétés ont été adaptées aux conditions de culture sous abri et avec moins de lumière, or la chaleur et la lumière sont déterminantes pour le goût » résume Mathilde Causse. Un autre palier a été franchi dans les années 80 :« des sélectionneurs israéliens ont mis sur le marché une variété –Daniela- pouvant se conserver 3 semaines après récolte, grâce à une mutation sur le gène rin, relate la scientifique. Mais cette mutation a un défaut très net : le fruit est plus ferme et mûrit moins vite. A la fin des années 80, les consommateurs ont commencé à se rebeller contre la perte de goût !».

    Les sélectionneurs ont donc tenté de corriger le tir mais ils ne sont pas les seuls en cause dans cette histoire de goût : toute la chaîne est impliquée, de la culture au frigo du consommateur. Les tomates sont cueillies avant maturité, lorsqu’elles sont oranges en France ou encore vertes aux Etats-Unis, alors que « les arômes se dégagent dans les dernières phases de maturité », précise la spécialiste. Ensuite il y a le transport, le stockage, puis la conservation chez le consommateur. Lorsqu’on les met dans le réfrigérateur, elles perdent leurs arômes. Il faudrait les sortir au moins 24h avant de les servir en salade pour récupérer leur saveur.

    Fin juin des chercheurs américains ont publié une étude dans la revue Science montrant qu’en surexprimant le gène SIGLK2 dans des tomates ont augmentait la quantité de sucres. Ce gène étant inactif dans les variétés vendues en supermarché, Ann Powell (University of California, Davis, USA) et ses collègues y voient un moyen d’améliorer le goût des tomates. 

    Face à ces travaux, Mathilde Causse est sceptique. « Il y a d’autres moyens d’augmenter le taux de sucres dans la tomate sans passer par ce gène qui donne des tomates bicolores, avec un collet vert, pouvant devenir jaunes s’il y a trop de lumière. Et puis le sucre ne suffit pas à faire une bonne tomate, il faut aussi de l’acidité, et des arômes… ». Ces arômes sont des molécules volatiles perçues par le système olfactif. Il y a plus de 400 composés volatils dans la tomate, produits par la dégradation de lycopènes, de carotènes, d'acides aminés...

    Tous les composants du goût –texture, saveur (sucré/acide), arômes- dépendent donc d’un très grand nombre de gènes, dont certains ont déjà été identifiés. « Cependant créer des combinaisons est complexe, nuance la chercheuse, et les contraintes sont fortes : il est difficile de revenir en arrière sur les rendements, les résistances aux maladies ou la conservation».

    En attendant que la génétique fasse progresser le goût des tomates adaptées à des circuits de production et de distribution de masse, le chemin le plus court vers une tomate savoureuse est le suivant: s’approcher au plus près d’un pied de tomate bien exposé au soleil et cueillir le fruit à maturité…

    Extrait de l'article de Cécile Dumas sur Sciences et Avenir le 13/07/12.

    Pour ma part, plutôt que d'acheter vos tomates sans goût toute l'année en grande surface, consommez les en été en vous approvisionnant uniquement chez des petits producteurs bio près de chez vous. Et faites des conserves (en bocal, ou surgelées) pour pouvoir profiter de ces magnifiques saveurs le reste de l'année.

    Et pour ceux qui ont la chance d'avoir un jardin ou une terrasse, plantez vos pieds de tomates ! Il suffit de conserver quelques pépins d'une magnifique tomate dégustée cet été, et de les replanter en avril prochain dans un peu de tourbe à l'intérieur, avant de les sortir début mai dans de grands pots ou en pleine terre.

     

  • Petite vague de chaleur bien sympathique...

    Quel bonheur ce long week-end, baigné d'une météo estivale ! Nous avions une carence en soleil, voilà l'équilibre rétabli !

    A peine plantés en terrasse, les pieds de tomates grandissent à vue d'oeil et les premières fleurs apparaissent déjà. Les groseilles rouges et les framboises commencent à se colorer, tandis que le figuier, contrarié par un hiver trop froid, est enfin reparti, tout comme le pied de muscat.

    L'énorme buisson de thym est en fleurs et particulièrement odorant, les premières roses grimpantes éclosent et le chèvrefeuille va fleurir de mille fleurs d'ici peu. Ce coup de chaud nous fait du bien, tout comme à la végétation, privée trop longtemps de soleil et de chaleur... N'oublions pas de les arroser, mais aussi et surtout de les nourrir avec un apport d'engrais ou de fumier bio.

    Au niveau des échecs, la mort de mes deux oliviers en pots, pourtant protégés du gel avec du plastique bulle. Sans doute que les 2 derniers hivers particulièrement froids leur auront été fatals. Il y a aussi mon baobab, qui n'a pas réussi à s'acclimater.

    Par contre, essai réussi avec une graine de bananier géant vous savez, ceux qui font 5 à 6 mètres de haut ! Pour le moment, la bête est dans le living. Mais va bientôt falloir le sortir, avant que je ne sache plus... Le tout est de trouver un pot à sa mesure et de remonter quelques centaines de litres de terreau...

    Que du bonheur...

  • Quelles tomates.... !

    2008 avait été une année CATASTROPHIQUE pour ma récolte de tomates oubliées, plantées sur la terrasse. Il ne faut jamais désespérer, et ce sont donc 25 plants d'espèces oubliées de tomates qui occupent une bonne partie de la terrasse aujourd'hui ! Déjà 65 tomates cueillies, et plus de 200 en formation, sans parler des fleurs qui continuent d'apparaître. Bref 2009, année EXTRAORDINAIRE pour les tomates ! Et, par cette chaleur, la petite tomate/mozzarella/basilic/huile d'olive fût un véritable délice ! Pour réussir ce plat tout simple, il faut -comme toujours- de bons ingrédients. D'abord les tomates : bio, cultivées en pleine terre, odorantes et goûtues à souhait (évitez celles élevées sous serre en Flandres ou aux Pays-Bas, insipides et farineuses). Ensuite la mozzarella : di buffala évidemment, et pas Galbani ou St Lucia du groupe industriel Lactalis (produits sans goût). Le basilic, de préférence bio aussi, c'est meilleur pour la santé (pas de pesticides). Ensuite l'huile d'olive, première pression à froid et délicatement parfumée. Pour terminer, fleur de sel et poivre noir moulu et c'est prêt ! Un véritable délice, de saison.

     

  • Les conserves de tomates...

     Lu dans "Le Soir" : Michel Lievens, bio-ingénieur nutritionniste, a examiné les nutriments entre, d'une part, une tomate fraîche du supermarché et, d'autre part, des conserves telles que la pulpe de tomate, la purée de tomates, la verdurine (concentré de tomate avec des légumes et du basilic) et le double concentré. Surprise : dans la grande majorité des cas, le produit préparé à partir de tomates présente de meilleurs taux en nutriments que le légume-fruit original. « Il y a à cela une raison simple. La tomate fraîche que nous achetons dans notre pays a été cueillie bien avant sa maturité. Elle n'a pas eu le temps d'emmagasiner tous les nutriments du sol et de bénéficier du soleil dont bénéficient par contre les denrées qui sont conditionnées dans les pays chauds à pleine maturité », explique Michel Lievens. Que ce soit en matière de fibres, mais aussi de vitamine A, E et B3, les taux observés sont plus élevés, voire décuplent. Ainsi, 100 grammes de pulpe en conserve contiennent 16,5 % des besoins quotidiens en vitamine E (antioxydant et anticoagulant qui joue un rôle dans la protection des membranes cellulaires) quand la même quantité de fruit frais n'en couvre que 4,5 %. Plus spectaculaire : pour la vitamine A, si importante pour le maintien de la vision et facteur d'immunité, les taux grimpent de 5 % des besoins quotidiens à 65 % dans la purée et 110 % avec de la verdurine. Et une étude réalisée par le professeur Fiorenzo Pastoni, spécialiste de l'alimentation, montre que dans 100 grammes de double concentré de tomate, on trouve près de 30 milligrammes de lycopène, soit jusqu'à six fois plus que dans une tomate fraîche. Le lycopène confère sa couleur à la tomate et il est connu pour ralentir le développement de différentes maladies cardio-vasculaires et de certains cancers, notamment celui de la prostate. On lui attribue également souvent la faculté de contribuer à protéger la peau des phénomènes d'oxydation induits par l'exposition solaire. En résumé : ne consommons pas ces tomates fades et sans goût produites dans le nord de l'Europe. C'est de la flotte. Rien d'autre. Consommons, en saison, les tomates bio provenant du Sud, toutes les autres étant couvertes de pesticides. Et, en hiver, abusons des conserves. Bio si possible, toujours pour éviter ces pesticides.

  • Dégustation du lundi (40)

    Chouette petit lundi à 3, où pour la troisième fois consécutive, nous eurent le plaisir de déguster, en plus des vins, des espèces de tomates oubliées, qui goûtent vraiment la tomate ! De toutes les formes et de toutes les couleurs, elles ont chacune leur spécificité et leur goût propre : un vrai plaisir ! Les miennes furent dégustées il y a 2 semaines, celles d'un potager du Hainaut la semaine passée, et aujourd'hui, l'un d'entre nous nous fit découvrir les 3 espèces cultivées sur sa terrasse. La leçon à retenir, c'est que pour redécouvrir le vrai goût des tomates, il faut les cultiver soi-même : c'est mille fois meilleur que ce qu'on trouve dans le commerce et bien moins cher... Côté vin, on attaqua calmement avec un Domaine des Mélanies 2001 en Corbières (en agriculture biologique), avec un nez agréable et élégant sur des fruits mûrs, mais à la bouche plutôt rustique, sur des pruneaux, avec de l'alcool, mais aussi de la fraîcheur. On poursuivit avec un Spadina Una Rosa, un Nero d'Avola 2003 de Sicile, au nez très frais, présentant en première bouche une masse incroyable de fruits mûrs et croquants, avant de s'aplatir sur un peu de vanille et un petit côté boisé... Vin très technique et bien fait, mais sans personnalité ni terroir. On termina par un Château Pradeaux 2000 en Bandol, au nez discret, avec une pointe d'élégance et une autre d'alcool. Sa finale manquant de corps, mais longue et fraîche me trompa. Rien à voir avec un Pibarnon 2000 dégusté récemment : les Bandols 2000 et 2001 sont beaucoup plus concentrés et expressifs. Lundi prochain : des vins italiens. Et cette fois-ci, on s'y tient !

  • La saveur des tomates oubliées...

    Et voilà, c'est fait ! C'est peut-être un peu tôt, mais j'ai profité de cette belle journée pour lancer aujourd'hui les semis de 48 pieds de tomates, dans une mini serre intérieure. Je les mettrai en terre sur la terrasse dans 5 semaines, en espérant qu'il fera chaud, et surtout qu'il ne gèlera plus ! Mais avec la hausse des températures que nous connaissons, je ne prends pas beaucoup de risques... A la mi-mai, je devrais commencer à pouvoir récolter les tomates précoces "Tondino di Maduria" (variété de type Roma, produisant une grande abondance de fruits rouges en forme d'oeufs, d'une quarantaine de grammes, et assez juteux). Suivront les 4 autres variétés de tomates oubliées, plantées elles aussi : "Opalka" (variété à fruits très allongés de type tomate-piment, à la très bonne saveur, et à la chair ferme, avec très peu de graines et de jus), "Muscat" (variété magnifique produisant une abondance de fruits de belles taille et de très bonne saveur jusqu'aux gelées)," Livingston's Favourite" (la préférée d'un ancien spécialiste de la tomate, aux fruits lisses, d'un beau rouge, et à la saveur excellente) et la tomate rouge "Des Andes" (variété de fruits très allongés en forme de corne ou de piment. Très bonne saveur, avec très peu de graines et de jus : une des meilleures tomates, paraît-il !). Je me suis procuré ces semences de tomates oubliées issues de l'agriculture biologique auprès de l'Association Kokopelli. Cela me changera de ces graines de tomates F1 en vente au brico, sans saveur, sans goût et pleines d'eau... Je vous confirme cela dans 70 jours !

  • CONSommateurs, révoltons-nous !

    Impossible de créer un tel blog, sans évoquer Jean Pierre Coffe, un gars sympa qui n'arrête pas, depuis 20 ans, de gueuler haut et fort tout ce qui ne va pas en France au niveau de l'agro-alimentaire. Et si, au lieu de tous gueuler chacun dans son coin, on s'unissait pour gueuler ensembles, on parviendrait peut-être à faire changer les choses ! J'ai lu avec un grand plaisir son livre "CONSommateurs,révoltons-nous !". On y apprend des choses édifiantes sur les décisions prises par nos aieuls au niveau de l'agro-alimentaire français, sur les stratégies des groupes multinationaux, pourquoi une seule race de vaches a remplacé les centaines de races différentes de bovins qui existaient en France, comment Monsanto s'est rendu indispensable, grâce à une stratégie machavélique, auprès des paysans français, pourquoi on produit aujourd'hui une seule espèce de tomate sans goût mais plus productive et qui conserve mieux, au lieu de toutes ces espèces de tomates différentes, qui avaient chacune sa spécificité et ses caractéristiques particulières. Un grand Monsieur, ce Jean Pierre Coffe : filez voir son site !