terre

  • Incroyable cliché...

    Je ne peux m'empêcher de partager avec vous une magnifique photo publiée sur le site de la Nasa début novembre. Il s'agit d'une aurore boréale sur la Norvège, photographiée par Max Rive, dont je vous invite à visiter le site. Un grand photographe...

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    Au-dessus de la montagne, il y a un gars qui lève les bras en l'air. C'est ce qu'il devait faire s'il voyait une aurore et cela faisait 3 nuits qu'il montait là-haut dans l'espoir de trouver un ciel étoilé. La troisième fût la bonne ! Des couleurs magnifiques, un décor incroyable, le soleil dans le fond et la ville de Svolvear dans le bas. Incroyable cliché ! Quelle synchronisation d'éléments ! Je vous laisse l'explicatif en anglais ci-dessous.

    "Raise your arms if you see an aurora. With those instructions, two nights went by with, well, clouds -- mostly. On the third night of returning to same peaks, though, the sky not only cleared up but lit up with a spectacular auroral display. Arms went high in the air, patience and experience paid off, and the amazing featured image was captured. The setting is a summit of the Austnesfjorden fjord close to the town of Svolvear on the Lofoten islands in northern Norway. The time was early March. Our Sun has been producing an abundance of picturesque aurora of late as it is near the time of its maximum surface activity in its 11-year magnetic cycle".

     

     

  • Faites pousser une ferme...

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    Excellente initiative que celle de Terre de liens, qui, grâce à la mobilisation de citoyens, a permis l'installation de 70 fermes partout en France et l'acquisition de 1.900 hectares destinés à une agriculture biologique ou paysanne. C'est énorme !

     

    Convoitées, surexploitées et exposées à la spéculation immobilière, les fermes agricoles, socle de notre alimentation et de nos paysages disparaissent. 200 fermes sont rayées de la carte, chaque semaine, en France ! Et, toujours chaque semaine, 1.300 hectares d'espaces agricoles et naturels sont couverts de béton ou de bitume, sous la pression de l'urbanisation !

     

    La terre s'est transformée en marchandise spéculative (+ 40% en 10 ans) et devient inaccessible aux jeunes agriculteurs, tandis que les campagnes se vident des vieux agriculteurs qui ne parviennent plus à transmettre leur ferme, ni leur savoir.

     

    Devenez actionnaire solidaire (le prix d'une action est de 102 euros), choisissez le projet ou la région, et faites pousser une ferme ! Les engagements de Terre de liens sont simples : Préserver les fermes, restaurer les terres agricoles et les paysages. Favoriser la création d'activités rurales diversifiées (agricoles, culturelles, artisanales ou forestières). Accompagner, soutenir et installer des paysans pour dynamiser l'économie en milieu rural et encourager le développement d'une agriculture biologique, biodynamique et paysanne.

     

    C'est pas beau tout çà ? Allez, courrez sur www.terredeliens.org/campagne/


     

  • Soyez responsable de votre vie et de celle du monde...

    «L’homme est-il seulement un homo economicus ? Notre monde est malade, mais la crise économique actuelle, qui polarise toutes les attentions, n’est qu’un symptôme de déséquilibres beaucoup plus profonds. La crise que nous traversons est systémique : elle touche tous les secteurs de la vie humaine. Elle est liée à des bouleversements de nos modes de vie sans doute aussi importants que le tournant du néolithique, lorsque l’être humain a cessé d’être nomade pour devenir sédentaire. Il existe pourtant des voies de guérison. En m’appuyant sur des expériences concrètes, je montre l’existence d’une autre logique que celle, quantitative et mercantile, qui conduit notre monde à la catastrophe : une logique qualitative qui privilégie le respect de la Terre et des personnes au rendement ; la qualité d’être au « toujours plus ». Je plaide aussi pour une redécouverte éclairée des grandes valeurs universelles – la vérité, la justice, le respect, la liberté, l’amour, la beauté – afin d’éviter que l’homme moderne mû par l’ivresse de la démesure, mais aussi par la peur et la convoitise, ne signe sa propre fin».

    Essai – Editions Fayard, octobre 2012 – 19€90

    Après des siècles de religion, après une époque politique (nazisme, communisme, etc.), s'achève maintenant l'époque consumériste (acheter toujours plus et plus nouveau, bien au-delà de nos besoins). De dociles consommateurs, et nous rendant compte que nous ne pouvons plus faire confiance au système, nous cherchons à présent à comprendre le sens de notre vie, notre but sur terre. 

    Ceci nous amène à devenir plus responsable de nos choix au niveau consommation, environnement, banques, etc., mais nous force également à percevoir le monde et ses habitants d'un autre regard. Profitons chaque jour de la vie, en étant joyeux, solidaire, mais aussi responsable dans nos actions de tous les jours pour changer le monde comme nous désirons qu'il soit désormais.

    Il n'y a plus, aujourd'hui, de religion imposée à la naissance, ni de doctrine politique nous imposant de mourir pour la Patrie. Seule subsiste, encore pour peu de temps, la doctrine publicitaire qui lave les cerveaux et vous pousse à acheter n'importe quoi. Mais on s'en rend compte - enfin- et le nouveau changement de société qui pointe le bout de son nez naît de nos volontés individuelles et responsables de changer le monde. Un très beau livre.

  • Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

    Il paraît que c'est pour demain. La fin du Monde. Cela fait des mois ou des années que certains en sont convaincus et s'y préparent. Ils ont construit des bunkers, se sont réfugiés sur des montagnes, ont fait des provisions alimentaires pour 2 ans...

    On parle d'une méga éruption solaire, d'un méga tsunami, d'un méga virus, d'un méga tremblement de terre, d'une énorme comète heurtant la Terre et même d'extra-terrestres qui viendraient nous rendre visite ! Du n'importe quoi, auquel pourtant des milliers de personnes croient. Ils ont adhéré à des sectes et ont dépensé toutes leurs économies, en prévision de ce fameux vendredi 21 décembre 2012...

    Une fois de plus, ils seront déçus : rien de tout cela ne se produira ! 

    Samedi, ils se rendront compte qu'ils n'ont plus qu'à manger leurs réserves de riz (pendant 2 ans), dans leur trou, sans lumière naturelle. De quoi déprimer un sacré coup !

    Et dans quelques semaines, une nouvelle date fatidique sera annoncée, basée sur d'autres théories tout aussi farfelues, alarmant les plus crédules. Et un nouveau cycle recommencera, très profitable pour certains (vendeur d'abri anti-atomique, de groupes électrogènes, de filtres NBC (nucléaire-biologique-chimique), et autres conserves alimentaires.

    Pour la majorité, ce vendredi sera un jour normal. Pour d'autres, comme moi, l'occasion d'une grande fête (encore une), car non, rien à l'horizon pour Soeur Anne. 

  • Terre à l'agonie...

    Agronomes, Lydia et Claude Bourguignon considèrent que la plupart de nos sols cultivés sont à l’agonie. Au banc des accusés : le labour et les apports excessifs d’engrais et de pesticides. Le passage à la bio, côté agriculteurs et côté citoyens, garantirait le retour de la fertilité.

    Vous estimez qu’en Europe, 70 % des sols sont morts. Qu’est-ce que cela signifie ?

    Lydia Bourguignon : Dire qu’un sol est “mort” signifie qu'on ne mesure aucune activité biologique en laboratoire, dans l’échantillon de terre étudié. En fait, je préfère parler de sols “à l’agonie”. Dans la notion de “mort”, il y a une idée de non-retour. Or, avec une prise de conscience et du travail, ces sols peuvent retrouver leur fertilité. Cela demande de la patience car on ne récupère pas si facilement des sols labourés depuis plusieurs décennies de façon assez dure : il faut supprimer les produits chimiques de synthèse, mettre en œuvre des pratiques d’agriculture biologique.

    Que reprochez-vous au labour ?

    Claude Bourguignon : Ce type de travail du sol perturbe complètement son fonctionnement. Les charrues descendent à des profondeurs entre 25 et 40 cm : c’est trop ! Au final, la terre est tassée, les microorganismes qui ont besoin d’oxygène, en surface, pour vivre, sont transportés en profondeur. Là, ils ne peuvent plus se développer et faire leur “travail” : décomposer la matière organique, former de l’humus qui nourrit les plantes. Résultat, l’activité biologique est ralentie voire stoppée.

    Dans votre laboratoire, vous analysez les sols. Que mesurez-vous exactement ?

    LB : Certains nous disent qu’on est les médecins de la terre. C’est un peu vrai ! Nous mesurons l’activité biologique d’un sol afin de comprendre comment il fonctionne... s’il fonctionne. Pour cela, nous avons mis au point une méthode qui prend en compte plusieurs indicateurs : par exemple, nous comptons les acariens, les collemboles, etc. Depuis que nous avons commencé nos mesures en France en 1990, nous observons une baisse régulière de l’activité biologique des sols. Pour preuve la disparition des vers de terre ! Globalement, les terres agricoles se dégradent dans le monde entier, partout où le labour moderne est associé à d’importants apports d'engrais chimiques et de pesticides. Nous avons noté plus d’activité biologique en Tunisie dans des zones très désertifiées que dans certains sols français…

    La conversion à la bio permet-elle de faire revivre les sols ?

    LB : Sans aucun doute. Les sols cultivés en agriculture biologique sont plus vivants : ils sont beaucoup plus riches en organismes vivants et en biodiversité que ceux travaillés en agriculture conventionnelle. Ils sont moins compactés, c'est-à-dire moins tassés. Passer en bio, c’est adopter un autre regard sur le sol, c’est observer le vivant. Cependant, la démarche doit être progressive car ce passage demande une profonde réflexion de la part du producteur. Et tous les sols ne permettent pas une conversion rapide. Comme en médecine, on ne peut pas conseiller à un malade traité depuis des années avec des produits chimiques de passer du jour au lendemain à l’homéopathie. Lorsqu’un agriculteur fait appel à nous, nous réalisons d’abord la carte d’identité du sol puis entamons un travail de longue haleine, avec pour finalité l’arrêt de l’utilisation des produits polluants.

    À la campagne, vu de l’extérieur, les cultures ont l’air saines, vivantes. Qu’est-ce qui cloche ?

    LB : Ce beau visuel est trompeur. En réalité, on observe une baisse de rendement au niveau mondial, depuis 1984. Les statistiques de la FAO (1) le montrent. À quel prix obtient-t-on ces cultures si belles, si carrées ? Au prix de l’utilisation de beaucoup trop d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires. Tant que les sols vivent sous perfusion, ils se maintiennent en vie mais c’est artificiel.

    Pensez-vous qu’à un moment, ces sols vont tout simplement arrêter de produire ?

    LB : Dans les pays en voie de développement, nous avons vu des sols qui avaient totalement “décrochés”. En France, les sols tiennent encore le coup, perfusés et aidés par notre climat tempéré. Mais nous tirons une vraie sonnette d’alarme par rapport aux catastrophes écologiques, aux orages qui entraînent des glissements de terrain. Les conséquences de ces fortes pluies sont de plus en plus dramatiques : aujourd’hui, quand il pleut beaucoup, l’eau n’est plus absorbée car la terre est trop compactée. C’est cela qui provoque des catastrophes. Le “décrochage” est là !

    Qui doit agir : les agriculteurs ?

    LB : Le monde agricole est très long à bouger. Nous disons aux producteurs de reprendre possession de leur capital, de leur terre. Mais c’est un discours à contre courant. Nous vivons dans une civilisation de la peur. La liberté, ça se paie très cher. C’est aussi le regard citoyen qui doit changer. Personne ne devrait jamais dire : “Je veux payer mon alimentation le moins cher possible”. Il faut accepter de payer au juste prix les produits agricoles. Les dépenses ont été déplacées vers le médecin, mais une alimentation de qualité éviterait cela ! C’est un problème global.

    En ce moment, n’y a-t-il pas un mouvement dans ce sens ?

    LB : Oui, je crois que nous sommes à un tournant. Les gens sont à la recherche d’une agriculture de proximité, de relationnel avec les producteurs. Il y a une demande de vérité. Nous sommes de plus en plus sollicités pour des conférences grand public et les salles sont toujours pleines ! Certains disent que les produits bio ne pourront pas nourrir la planète. Nous disons le contraire. Si, dans le monde entier, les agriculteurs faisaient les rendements des bio français, ça serait tout à fait possible. Il faut aussi remettre tout le monde à sa place : arrêter de produire de la tomate en Hollande par exemple. Chaque sol, chaque territoire doit retrouver sa vocation et chacun doit renouer avec le bon sens. Il y a fort à faire mais ce n’est pas impossible. Passer à la bio, c’est refaire un monde. Propos recueillis par Adeline Gadenne et Myriam Goulette sur http://kales.over-blog.com/

    Claude Bourguignon est ingénieur agronome, avec une maîtrise de microbiologie des sols. Il a été l’un des derniers élèves de cette chaire disparue aujourd’hui. Lydia Bourguignon a une maîtrise de biologie et un diplôme d'œnologie. Cinq personnes travaillent dans le laboratoire Lams.

  • 7 milliards de terriens...

    Nous devrions être 7 milliards d'individus sur terre dès demain, 31 octobre 2011.

    Nous étions un milliard en 1800, deux milliards en 1930, et depuis lors, tout monte en flèche.

    Ceci dit, la courbe devrait s'inverser à partir de 2050, selon le graphisme ci-dessous.

    Club de Rome

    Prévisions faites en 1970 par le Club de Rome dans son livre "Les limites de la Croissance".

    Nous avons un défi important à relever, des obstacles à franchir, des solutions à trouver et à mettre en oeuvre. Nos enfants trouveront les solutions qui nous font aujourd’hui défaut, et réussiront là où nous ne sommes qu’en chantier.  Il faudra  développer les énergies renouvelables (et sortir du nucléaire cher, polluant et dangereux),  réduire notre consommation énergétique,  mieux répartir, sans les épuiser, les ressources naturelles dans le monde,  lutter contre la pollution, consommer local et Bio, préserver les ressources en eau, arrêter de gaspiller, penser durable, équitable, recyclable.

    Il faudra aussi remettre en cause nos systèmes de productions intensifs (cultures, bétail), sources de pollution, d'épidémies, de carences en éléments nutritionnels, de malbouffe, mais aussi de gaspillage en eau et en céréales. Et bannir les OGM.

    Un beau programme pour les générations Y. Et Z. Terriens, il est temps d'agir...

  • Statistiques mondiales en temps réel...

    http://www.worldometers.info/fr/

    Impressionnante, cette série de compteurs qui tournent en temps réel, sur une seule page web!

    Depuis le début de l'année 2010, il y a, par exemple 9.761.669 hectares de forêts qui ont été détruits, 5.201.717 hectares de terres arables perdues en raison de l'érosion des sols, et 12.847.171 hectares qui sont devenus des déserts...

    Depuis le début de l'année, 120.271 espèces ont disparu... Je savais la biodiversité en mauvaise posture, mais pas à ce point là !

    On peut aussi voir qu'il y a actuellement sur terre 344.027.792 obèses, alors qu'aujourd'hui, à l'heure ou j'écris ce message, 10.576 personnes sont déjà mortes de faim...

    Nous sommes actuellement 6.884.012.044 personnes sur notre planète, avec 120.669.715 naissances depuis le début 2010, et 52.724.364 décès, dont 61.328 aujourd'hui...

    Enfin, la température moyenne de la terre est à ce moment précis de 14°5. C'est bon, on est dans la moyenne !

  • 4.000 visites par mois...

    Voilà 2 petits mois que ce blog fût crée : 2.000 visites le premier mois et 4.000 le second ! Je suis vraiment positivement ébahi de ce succès, que je relativise quand même... N'empêche, vous êtes 133,33 à visiter ce blog chaque jour et cela m'épate ! Cela m'encourage aussi à persévérer dans cette voie et sur ces thèmes. De toutes façon, nous n'y échapperons pas : l'actualité, dans les années à venir, ne sera plus que consacrée au réchauffement de notre planète, aux catastrophes naturelles qui en découleront, à la pollution, aux produits bio et biodynamiques qui vont revenir en force, à la protection de la biodiversité (animale et végétale), aux énergies vertes et renouvelables (que nous serons contraints d'utiliser), à la chasse au gaspillage en tous genres, au recyclage (qui n'en est encore nulle part par rapport à ce qu'il serait possible de faire), au qualitatif alimentaire qui va reprendre le dessus (par rapport au quantitatif exécrable que nous connaissons aujourd'hui), bref, à tous ces changements que nous serons contraints de respecter, car nous sommes allés beaucoup trop loin, et sommes aujourd'hui au pied du mur : ou bien on change, et on redresse la situation, ou bien on fait l'autruche, et ce sera le déluge irréversible dans très peu d'années... Et je suis un grand optimiste ! Boycottons les produits des multinationales agro-alimentaires, luttons contre les OGM, changeons de fournisseur d'électricité pour un autre qui produit de l'énergie verte, achetez votre prochaine voiture en pensant au bio carburant, construisez votre nouvelle maison avec du bois et des matériaux naturels, isolez-la bien et équipez-la de systèmes d'énergies renouvelables, achetez des aliments locaux (et pas des trucs qui ont fait 20.000 KM en bateau ou en avion), privilégiez les produits de terroirs et les petits producteurs, respectez les produits et le rythme des saisons, arrêtons cette frénésie des achats induite par la publicité ou pour épater son entourage. En un mot, vivons plus simplement, en respectant notre environnement. Et profitons chaque jour de notre court passage sur terre, mais en pensant à ce que nous laisserons aux futures générations...

  • Une vérité qui dérange...

    Le film d'Al Gore, vice-président des Etats-Unis, écarté pour quelques voix par Bush, est LE film à aller voir ! " An inconvenient truth " démontre en 1h30 que le réchauffement climatique est une réalité et que la survie de la planète dépend de nous. Il montre la tournée de conférences données par cet homme, à travers l'Amérique mais aussi en Chine ou en Suède. Le film aligne l'une après l'autre les preuves irréfutables de l'existence du réchauffement climatique et de ses conséquences. Avec de nombreuses photos avant-après, des graphiques aux envolées angoissantes et quelques commentaires teintés d'humour noir, la démonstration d'Al Gore est d'autant plus réussie qu'accompagnée de solutions présentées comme étant à la portée de tous. Pour Nicolas Hulot, " Ce film lève les derniers doutes : les changements climatiques globaux mettent l'humanité au pied du mur. " Pour Yann Arthus Bertrand, " C'est le premier film catastrophe dont les responsables et les victimes sont dans la salle. Terriens, il est temps d'agir...

  • J'ai rencontré un paysan...

    J'ai rencontré un paysan, un agriculteur, un homme de la terre, un vrai. On a beaucoup discuté ensemble et j'ai appris beaucoup de choses. D'abord, il paraîtrait que nous, les citadins de l'an 2006, avons oublié que c'est la terre qui nourrit l'homme. Et qu'un petit lopin de terre cultivé peut nourrir toute une famille. Ensuite il m'a parlé de son inquiétude face à un nouveau problème : il s'est avèré que de plus en plus d'habitants de sa petite ville de province française souffrait d'une carence en magnésium, malgré leur alimentation saine. Suite à des analyses, il a été constaté que les légumes produits dans la région ne contenaient plus de magnésium : la terre avait été tellement traitée, avec un tas de cochonneries, que la plante ne parvenait plus à synthétiser le magnésium pourtant encore présent dans la terre ! Et voilà comment, en mangeant sainement, on est quand même obligé de prendre un apport journalier de magnésium, sous peine de tomber malade... Désormais, il cultive le colza pour en faire du bio carburant... Bientôt il va falloir qu'on analyse nos aliments pour vérifier si tout est bien dedans ! Mais où allons-nous ?