terra madre

  • De plus en plus Slow Food...

    Lu dans Le Monde : "En 6 mois, la communauté internationale a été incapable de réunir 30 milliards de dollars nécessaires à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (la FAO) afin de diminuer de moitié la malnutrition sur terre, mais, en 15 jours, a trouvé 2.000 milliards de dollars pour sauver des financiers canailles. " C'est sur ces mots que Carlo Petrini, président fondateur de Slow Food, a ouvert la 3éme édition de Terra Madre à Turin, réunissant plus de 4.000 agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et artisans issus de 153 pays. 7.000 participants, partisans d'une autre civilisation de l'alimentation, fondée sur la qualité des produits, la biodiversité et le respect des hommes ont débattu du sujet pendant 3 jours. Rescapés du génocide agro-industriel, résistants de l'économie locale, héritiers d'un savoir-faire et d'un patrimoine millénaire, les producteurs de raisins secs d'Hérat en Afghanistan, de poutargue du banc d'Arguin en Mauritanie, de miel du volcan Wenchi en Ethiopie, de câpres de Ballobar en Espagne, de riz sauvage du Minnesota aux USA, de sel noir de Kostroma en Russie, de kakis séchés de Hachiya au Japon, et tant d'autres, dont les produits menacés d'extinction ont été déclarés "Sentinelle du goût" par le mouvement Slow Food, et aidés en conséquence, afin de subsister. Il faut remettre ces communautés de la nourriture au centre du processus alimentaire, aujourd'hui annexé par les multinationales de la semence, de la malbouffe et de la grande distribution. Il faut restaurer la noblesse de l'agriculture, encourager la micro-entreprise rurale et convaincre la jeunesse d'aller cultiver la terre nourricière, avec respect et sans OGM. Aimable utopie souriront certains. C'est oublier que Slow Food, créé en 1989 compte plus de 85.000 adhérents dans 132 pays, que le secrétaire général  de l'ONU a envoyé un message de soutien pour l'ouverture de Terra Madre, le Prince Charles une allocution vidéo, et que l'ancien et le nouveau ministre de l'agriculture italien siégeaient au premier rang des invités, entourés de milliers de paysans du monde, dont les valeurs ne sont pas celles de la Bourse. Pas mal pour des utopistes... Aidez Slow Food en adhérant à l'association. Ils ont besoin  de vous, et la planète aussi. Terriens, il est temps d'agir...

  • Le Salon du Goût...

    La sixième édition du Salon du Goût se tient à Turin, en Italie, du 26 au 30 octobre 2006. Cette manifestation vedette de l’association Slow Food, organisée en partenariat avec la région Piémont, accueille des milliers de visiteurs, ainsi que la presse internationale, en proposant la formule habituelle : un immense marché de produits sélectionnés, des séances de dégustation commentées, les Ateliers du Goût, une œnothèque internationale avec des centaines de références à déguster au verre, ou encore des conférences, rencontres et animations pour les enfants. Si le Salon du Goût anime les halls du parc des expositions du Lingotto, le bâtiment contigu de l’Oval, construit à l’occasion des récents Jeux Olympiques d’hiver, héberge Terra Madre. Cette étonnante rencontre organisée par Slow Food avec de nombreux partenaires est un rassemblement de communautés nourricières, promouvant la qualité de petites productions alimentaires en danger de disparition. Leurs traditions, leur savoir-faire constituent leur richesse, et Slow Food a décidé d’en soutenir la constitution d’un réseau. En 2004, lors de la première édition, 1200 communautés se sont retrouvées à Turin. En 2006 elles sont 1600 et elles sont accompagnées par 1000 cuisiniers et par 200 universitaires du monde entier. Ces univers différents sont les protagonistes de cinq journées intenses pendant lesquelles les rencontres plénières alternent avec des ateliers. Cet événement coïncide aussi avec la sortie du nouveau numéro de COLORS – en kiosque au mois de novembre – qui, grâce au réseau constitué par les membres de Slow Food, a sillonné la planète, du Tibet à l’Alaska en passant par l’Australie, à la rencontre de tous ceux qui se battent pour la sauvegarde de choix alimentaires traditionnels, à contre-courant de l’uniformisation qui monopolise désormais les marchés. Je ne peux que saluer tant de bonnes initiatives et soutiens Slowfood plus que jamais... Pourquoi je ne suis pas à Turin ?