temperatures

  • Rien ne va plus...

    Une équipe internationale de scientifiques américains, australiens, canadiens, européens et sud-africains ont revisité 1735 études portant sur les changements biologiques constatés au sein de la vie marine. Aucun des océans n’a été oublié et certaines études révèlent des tendances s’inscrivant sur quatre décennies: «le changement climatique a déjà eu un impact concret et significatif sur tous les écosystèmes (côtier et grand large), à toutes les latitudes (des polaires aux tropicales) et à tous les niveaux de la chaîne trophique (du plancton aux requins)» annonce la principale auteure de l’étude, Elvira Poloczanska, du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization (CSIRO, l’équivalent australien du CNRS)

    Les changements impliquent à la fois les aires de répartition des espèces et leurs périodes de reproduction. 81% des études sont parfaitement cohérentes avec les effets qu’on peut attendre d’une augmentation des températures de l’eau.

    Ainsi, en moyenne, les espèces marines sont remontées de 72 kilomètres par décennie vers des latitudes plus élevées. Sur terre, ce déplacement n’est que de six kilomètres. Le phytoplancton est le plus véloce avec 470 kilomètres tous les dix ans, devant les poissons osseux (277 kilomètres par décennie) et le zooplancton invertébré (142 kilomètres). Sans surprise, les mollusques, crustacés et grandes algues sont les plus lents.

    Les périodes de reproduction au printemps sont également perturbées. En moyenne, elles se déroulent quatre jours plus tôt que dans la décennie précédente, et cela peut atteindre même onze jours pour les larves de poissons.

    Les chercheurs ont par ailleurs mis en lumière un phénomène très subtil. Sur terre, les espèces n’ont souvent que peu de distance à effectuer pour monter en altitude et retrouver les conditions qui leur conviennent. Rien de tel en mer où les différences de températures sont moins marquées: «comme la surface des océans est relativement plate, les plantes et les animaux marins doivent parcourir de plus grandes distances pour retrouver leurs conditions de vie préférées » poursuit Elvira Poloczanska.

    Ces déplacements de  la vie marine auront de grandes conséquences sur les activités humaines et notamment sur l’alimentation puisque la moitié de l’Humanité dépend des produits marins pour ses apports en protéines, préviennent les auteurs de cette étude. Les conflits ont déjà commencé comme le démontre la «guerre du maquereau ». Article de Loïc Chauveau, Sciences et Avenir.6237915-les-poissons-remontent-vers-le-nord.jpg

    Avec les touristes qui descendent au Sud et les poissons qui remontent au Nord, c'est pas demain qu'on pourra manger local ! Heureusement, les poissons tropicaux remontent également : adieu soles et crevettes grises, bonjour les gambas, barracudas et autres capitaines. Va seulement falloir s'adapter et modifier un tantinet le livre de recettes de bonne-maman... 

  • Enfin du soleil...

    Cela fait quelques jours maintenant que nous bénéficions enfin d'un peu de soleil. Il était temps ! Nous n'avons, en effet, pas été gâtés ces 6 derniers mois. Avec 120 heures en octobre, 50 en novembre, 30 en décembre, 36 en janvier, 59 en février et 82 en mars, cela nous donne 377 heures d'ensoleillement en 6 mois... Pas terrible du tout...

    Bruxelles bénéficie normalement de 1.084 heures d'ensoleillement par an. Là on est bien en-dessous des normes. Et quand on sait que, par exemple dans le Var, la norme est de 2.800 heures de soleil par an, on se demande ce qu'on fait ici. 

    Et puis il y a le froid. Le mois de mars le plus froid depuis 1962 ! Et ce n'est pas fini : le printemps n'est toujours pas là, il faudra encore patienter jusqu'à la mi-avril au moins... Pas très bon pour nos agriculteurs qui ont perdu leurs semis, ni pour le prix de certains légumes de saisons qui grimpe de 30%...

    Vivement un peu de chaleur...

  • Petit redoux avant grands froids...

    Profitons de cette belle journée, car dès mardi, c'est reparti : le froid revient ! 

    On annonce des températures de plus en plus négatives au cours des nuits, puis des jours, avec de nouvelles chutes de neige, du verglas et tout le tralala... Il fera un froid de canard jusqu'au 23 décembre. Par contre, un flux de sud-ouest se mettra en place dès le 24 décembre, nous assurant une relative douceur pendant les vacances de Noël.

    Le froid reviendra à la rentrée, avec des conditions anticycloniques qui feront la part belle au soleil pendant tout le reste du mois de janvier. Nous en aurons bien besoin après ce début d'hiver si nuageux. Quant à février, il s'annonce comme l'année passée : froid, nuageux et neigeux...

    C'est du moins ce que disent les prévisions à long terme. Qui vivra verra !

  • Encore une belle journée...

    L'automne météorologique 2006 devrait être le plus chaud jamais enregistré en Belgique depuis 1833, année du début des relevés. La température moyenne devrait dépasser les 12,3°, précédent record qui date d'un an à peine. "Notre climat est très variable, mais il est clair aujourd'hui que le réchauffement se marque chez nous, notamment au travers de ces automnes plus doux", explique-t-on chez MétéoServices. Un autre signe remarquable du réchauffement dans nos régions est la hausse de la température de la mer du Nord. En octobre, elle était de 2,4° supérieure à la moyenne des années 1968-1993, selon l'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg (Allemagne). En octobre, la température moyenne de la mer du Nord était de 14,2 degrés, soit 2,4 degrés de plus que la moyenne calculée pour ce mois entre le début des mesures en 1968 et 1993 (11,8 degrés), et plus d'un degré de mieux que le précédent record mesuré en 2005. Et tous ces faits n'empêchent pas certains de nier le réchauffement en cours et de postposer la prise de mesures, pourtant urgentes, à adopter... Et comme ces mesures toucheraient de plein fouet les grandes multinationales, on commence à comprendre cette réticence à agir... Mais qui payera la facture finale ?