tarte

  • La saison des quetsches....

    Les premières quetsches d'Alsace apparaissent sur les marchés (dépêchez-vous : cela ne durera que 2 semaines). Fesses pointues, peau bleue violacée recouverte de pruine (poudre blanche qui la protège des maladies), forme ovoïde de 3 à 4 cm, chair jaune ambré à maturité, ce fruit délicieux (la meilleure des prunes ?) est aujourd'hui menacé.


    Menacé par les tonnes de prunes bleues, également vendues sous le nom de quetsches, en provenance des pays de l'Est (plus grosses, plus rondes, moins délicates, à rendement plus élevé, meilleur marché, et dont la période de maturité est plus longue et s'étale du10 juillet au 30 septembre).


    Menacé par les tempêtes de juillet 1984 et de décembre 1999, qui ont décimé 80% des vergers alsaciens, et par l'urbanisation des villages (les vergers sont souvent situés en bordure de ceux-ci, et sont les premiers à disparaître face à la pression immobilière), la production a été inférieure à 2.000 tonnes en 2008.


    C'est donc le moment de préparer une bonne tarte aux véritables quetsches d'Alsace, comme le faisaient nos grands-mères : fine pâte brisée tapissée de poudre d'amandes, de semoule de blé et de sucre, à parts égales, et fruits mûrs coupés en quarts, alignés avec précision, juste pour la beauté.


    Sortie du four 2 heures avant d'être consommée, la tarte est encore tiède. Et là, vous savourez quelque chose de magique, d'odorant, et de goûtu. C'est tout simple, et pourtant, quel plaisir.


  • Cela faisait des années...

    Cela faisait des années que je n'avais plus mangé de tarte aux groseilles vertes... Ma grand-mère en préparait de délicieuses, et c'est sûrement la raison pour laquelle j'ai flashé sur cette tarte ce midi ! Elle était sublime, et cela m'a rappelé plein de souvenirs d'enfance. C'est fou comme la mémoire du goût ne se perd pas avec le temps. Un délice, avec des fruits de saisons, comme le faisaient nos grands parents. Ce sont des choses qui se perdent, car les gens ne cuisinent plus et mangent souvent la même chose. En plus, ils ne se soucient plus des produits de saisons. Ils ont donc une alimentation déséquilibrée, certains nutriments essentiels ne faisant plus partie de leur alimentation. Nos grands-parents mangeaient de tout, selon les saisons, et je pense que c'est pour cela qu'ils vivent si vieux. Les jeunes qui n'auront pas eu la chance d'avoir connu une grand mère gastronome et excellente cuisinière partent dans la vie sans repères et n'auront pas appris à se nourrir... Ils ne goûteront jamais une tarte aux groseilles vertes, et c'est bien dommage.