talbot

  • Dégustation du lundi (49)

    Il y a 3 lundis, nous avons dégusté des Gamay. Et je n'aime pas les Gamay... On commença par un Moulin à Vent 2006 au nez de Gamay et d'alcool, à la bouche un peu restrictive, au fruit caché, pas assez opulent ou gourmand. On passa à un Gama-Sutra, Vin de Table d'Olivier Lemasson en Vins de Touraine (SARL Les Vins Contés). Un nez bio, avec un soupçon de réduction. Gentil mais pas terrible. Par contre, une belle bouche et une belle longueur sur des fruits acidulés. On passa ensuite à un Fleurie 2006 d'Yvon Matras. Un nez bio de ferme et de CO2 qui efface le fruit toutefois présent, mais une belle bouche sur un Gamay avec une finale fort acidulée. Parfait sur un groin farci... On profita de l'entracte pour ouvrir un Marsannay Clos du Roy 2005 d'Hervé Charlopin, histoire de changer de cépage. Un nez puissant, boisé, vanillé et chaleureux, mais une bouche pas terrible malgré une belle finale. On dira un vin trop travaillé dans le chai, et pas assez dans la vigne... On poursuivi ensuite avec un Pinot d'Aunis "Les Mortiers" Coteaux du Loir 2005 de Nathalie et Christian Chaussard. Un nez étranger à mourir, poussiéreux, d'insectes noirs écrasés. Une bouche avec du fruit et d'autres choses fort dérangeantes, très désordre... Bref, un vin non conforme fait par un vigneron non conforme... On passa à la suivante : un Morgon 2003 de Guy Breton, au nez de semoule de riz aux raisins, à la bouche de Porto sans l'alcool, et à la robe qui scintille de mille feux, bourrée de petites paillettes (radioactives ?). Très spécial. Heureusement, cette dégustation s'acheva sur un très beau Château Talbot 82, Grand Cru Classé en Saint Julien : un fort beau nez de tomates confites, de boisé fondu et de café, une très belle robe âgée et soyeuse et une magnifique bouche sur des fruits et des tannins fin, avec une belle matière. Mais il devait encore être bien meilleur il y a 5 ans. Gruaud Larose 82 en a encore sous la pédale, Talbot plus.