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  • Saint-Tropez désert ce 5 décembre 2015...

    Temps doux et pluvieux ce samedi à Saint-Tropez : une météo propice à des clichés inhabituels de cette cité habituellement envahie de milliers de touristes... Pas un chat sur le Port, et tous les commerces fermés, si ce n'est Sénéquier.

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    Même spectacle Place des Lices, où même le Marché avait été annulé et déplacé, pour je ne sais quelle raison. Tout cela paraissait bien gris...

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    Heureusement, le Bistro Des Lices était ouvert, avec un petit menu sympa à 25 euros et des assiettes ensoleillées.

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    Le tout accompagné d'un très bon Pibarnon 2011, qui rehaussa encore ce très bon lunch. Une visite à la Maison Mer (superbe boutique rue Gambetta) et mon escale hivernale tropézienne prenait déjà fin.

    Même dans le sud, il y a des saisons.

  • Rien ne va plus...

    Une équipe internationale de scientifiques américains, australiens, canadiens, européens et sud-africains ont revisité 1735 études portant sur les changements biologiques constatés au sein de la vie marine. Aucun des océans n’a été oublié et certaines études révèlent des tendances s’inscrivant sur quatre décennies: «le changement climatique a déjà eu un impact concret et significatif sur tous les écosystèmes (côtier et grand large), à toutes les latitudes (des polaires aux tropicales) et à tous les niveaux de la chaîne trophique (du plancton aux requins)» annonce la principale auteure de l’étude, Elvira Poloczanska, du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization (CSIRO, l’équivalent australien du CNRS)

    Les changements impliquent à la fois les aires de répartition des espèces et leurs périodes de reproduction. 81% des études sont parfaitement cohérentes avec les effets qu’on peut attendre d’une augmentation des températures de l’eau.

    Ainsi, en moyenne, les espèces marines sont remontées de 72 kilomètres par décennie vers des latitudes plus élevées. Sur terre, ce déplacement n’est que de six kilomètres. Le phytoplancton est le plus véloce avec 470 kilomètres tous les dix ans, devant les poissons osseux (277 kilomètres par décennie) et le zooplancton invertébré (142 kilomètres). Sans surprise, les mollusques, crustacés et grandes algues sont les plus lents.

    Les périodes de reproduction au printemps sont également perturbées. En moyenne, elles se déroulent quatre jours plus tôt que dans la décennie précédente, et cela peut atteindre même onze jours pour les larves de poissons.

    Les chercheurs ont par ailleurs mis en lumière un phénomène très subtil. Sur terre, les espèces n’ont souvent que peu de distance à effectuer pour monter en altitude et retrouver les conditions qui leur conviennent. Rien de tel en mer où les différences de températures sont moins marquées: «comme la surface des océans est relativement plate, les plantes et les animaux marins doivent parcourir de plus grandes distances pour retrouver leurs conditions de vie préférées » poursuit Elvira Poloczanska.

    Ces déplacements de  la vie marine auront de grandes conséquences sur les activités humaines et notamment sur l’alimentation puisque la moitié de l’Humanité dépend des produits marins pour ses apports en protéines, préviennent les auteurs de cette étude. Les conflits ont déjà commencé comme le démontre la «guerre du maquereau ». Article de Loïc Chauveau, Sciences et Avenir.6237915-les-poissons-remontent-vers-le-nord.jpg

    Avec les touristes qui descendent au Sud et les poissons qui remontent au Nord, c'est pas demain qu'on pourra manger local ! Heureusement, les poissons tropicaux remontent également : adieu soles et crevettes grises, bonjour les gambas, barracudas et autres capitaines. Va seulement falloir s'adapter et modifier un tantinet le livre de recettes de bonne-maman... 

  • Gonflé à bloc...

    Onze jours d'escapades provençales et me revoilà déjà au pays, la tête pleine de couleurs et de senteurs, mais aussi pleine de souvenirs. Nice est une ville magnifique, sous le soleil d'hiver. Adepte de l'ambiance des marchés provençaux et des produits de terroir qu'on y trouve, j'ai évidemment ramené quelques trésors qui m'aideront à passer le reste de l'hiver : têtes d'ail violet, tapenades Bio, bouteilles de Bandol, confitures de griottes, olives et condiments, nougats artisanaux : que du bonheur ! De quoi rapidement oublier la météo et la politique exécrables de ce pays...


  • Dégustation du lundi (69)

    Fort belle dégustation à 5 ce lundi estival, dédié au Sud-Ouest. Ce Sud-Ouest mal situé par certains, que l'on se place du côté géographique, ou du côté des appellations... Le premier vin , dégusté à l'aveugle comme d'habitude, présenta un nez bourguignon, complexe et doté d'une belle fraîcheur. La robe était évoluée et un peu trouble, donc non filtrée. La bouche, fort agréable, avec un beau fruit à la bordelaise : très bonne "buvabilité". Soula Le Casot des Mailloles 1999, en vin de table, de Ghislaine Magnier et d'Alain Castex : fort belle bouteille, très au Sud et très à l'Ouest, mais pas Sud-Ouest... Le second présenta un nez massif et assez neutre, sur une robe noire au contour évolué. La belle bouche concentrée, typique du Tannat, appelait une assiette landaise : Château Bouscassé 2000 en vieilles vignes, Madiran. Le troisième, avec son nez de fruits mûrs mais frais, mentholé comme une syrah australienne, présenta une bouche fort sucrée : Peyre Rose 2002, Clos des Cystes en Coteaux du Languedoc. Cette Syrah 100% ne fait donc pas partie de l'appellation Sud-Ouest ! Le quatrième vin, une bombe, avec un nez crémeux et fruité nous offrit une bouche composée d'un bel élevage, d'un beau fruit, riche et chaude mais sans excès. The New Black Wine 2000 en Cahors, série limitée. On acheva cette fort belle dégustation par un vin blanc liquoreux magnifique et inhabituel, au nez de pomme, coing, cire, abeille, très complexe et sans lourdeur. La robe était d'un jaune soutenu, nucléaire, presque fluorescente. Vînt ensuite la bouche, très pure et fruitée, puis pénétrante avec une fort belle fraîcheur : un toast grillé, beurré, et une confiture d'abricots bio ! La rétro-olfaction s'avéra magnifique ! Comte Philippe de Nazelle, Cabidos 2001 en vin doux, vendanges passérilisées. Sublime ce petit Manseng ! Lundi prochain : bouteilles surprises, pour cause d'anniversaire.

  • Senteurs provençales et accent chantant...

    Voilà, c'est fini ! Adieu vie trépidante et nuages de diesel : je m'en vais rejoindre mon petit havre de paix et de bonheur -une modeste maison de pêcheur, les pieds dans l'eau- sur la grande bleue. Ce soir, j'aurai un énorme plaisir devant une petite soupe de poissons de roche du Golfe, avec sa rouille et ses croûtons frottés à l'ail violet, accompagnée d'un beau rosé à la robe claire ou d'un bandol, et certainement suivi d'un poison grillé au fenouil. Le paradis ! J'irai humer toutes ces senteurs provençales au marché matinal, et m'approvisionnerai en produits locaux goûtus auprès de tous ces commerçants, à l'accent qui chante, que je connais depuis des années. Le bonheur absolu ! J'irai voir les pêcheurs, dans l'espoir de trouver une belle daurade royale, un pageot ou autres sars, dentis, rascasses, s'il y en a encore...De la terrasse, je nourrirai Gertrude, un goeland peu craintif, de quelques sardines fraîches, et vérifierai si le niveau de la mer monte toujours : des rochers accessibles dans le passé sont aujourd'hui immergés en permanence. Nous nous promènerons aussi dans tous ces lieux mythiques, avant qu'ils ne soient envahis cet été par des hordes de touristes : à cette époque, les gens ont encore le temps de discuter, de blaguer, de vous recevoir en toute convivialité, sans stress. Un privilège. Bref, une fort belle semaine qui s'annonce bien sous tous les rapports.