subjectivité

  • Dégustation du lundi 234

    Dégustation à 4 ce soir, le cinquième s'étant offert une envolée gastronomique au Cinquantenaire, en bonne compagnie. Deux vins blancs et trois vins rouges au programme de ce soir, avec un premier flacon à la robe claire et au nez fruité-floral et quelques traces d'hydrocarbures, tout en finesse. Une belle attaque, tempérée par un petit creux en milieu de bouche (plus plat et aqueux) avant de revenir sur une fort belle finale, toute en longueur. Roditis 2013 Pella Vin Blanc IGP Macédoine (Grèce).

    La seconde bouteille nous offre une robe claire un peu plus soutenue et un nez floral discret. La bouche est fort citronnée, avec en plus, ce petit côté fromage de chèvre sec qui fait penser au Jura et à Tissot. Et c'est exact : Empreinte 2012 Chardonnay en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot.

    Premier rouge, à la robe foncée et au nez peu expressif. En bouche, c'est chaud, sud, sur de la garrigue et de l'alcool. Il y a des traces de vanille et une recherche de puissance, mais sans fraîcheur et trop sucré. On pense à un Peyrose ou un autre Domaine phare du Languedoc : c'est un Richeaume tradition 2011, en Vin de France. Rien à voir avec le Richeaume 2009 Cuvée Columelle, dégusté il y a quelques semaines au Clos. Assez décevant.

    Le second rouge présente une robe noire et un nez complexe, avec un soupçon de réduction, du cassis, de l'animal, des notes de café et de cacao. En bouche, c'est beaucoup plus plaisant que le précédent, long, avec encore quelques tannins mais non asséchants. C'est un vin du Sud, mais propre, sans excès d'alcool, qu'ils verraient bien sur un beau morceau de viande. Ils sont en Rhône, puis en Languedoc, puis au Sud-Est. Tous les pays y passeront, puis tous les continents : une première au Clos, avec ce vin brésilien de circonstance ! Quinta Da Seival 2008 Casto Portuguesas de Miolo Campanha-RS-Brazil.

    Pour la petite histoire : "Premier vin brésilien élaboré à partir de cépages portugais autochtones. L'assemblage des trois cépages confère au vin un goût à la fois puissant et facile à boire. 

    L'histoire de la famille Miolo débute au Brésil en 1897 quand Giuseppe Miolo, prend possession d'un vignoble dans la vallée de 'Vale dos Vinhedos' près de Bento Gonçalves au Nord-Est de Rio Grande do Sul. Sur ce vignoble de 30 ha , la famille Miolo cultive des raisins d'une grande qualité. Après avoir vendu leur récolte pendant plusieurs années, Adriano Miolo, l'oenologue de la famille, décide, à partir de 1990, de vinifier lui-même leurs raisins, avec l'aide de l'expert oenologue, mondialement reconnu, Michel Rolland. Ce mariage entre le savoir-faire du terroir brésilien et les techniques modernes oenologiques s'avèrent être très réussi, car le domaine Miolo produit des vins d'une qualité encore jamais vu au Brésil." Vin acheté sur le site lespassionnesduvin.com

    La dernière bouteille de la soirée présente également une robe noire mais au disque évolué et un nez peu commun, à l'italienne. En bouche, c'est la même chose, à l'italienne, avec des tannins un peu rèches en fin de bouche. Nous ne sommes pas en Italie, mais encore en Grèce, chez le même producteur que le premier vin blanc de la soirée : Bucephale Xinomavro 2007 IGP Macédoine, en Grèce.

    La suite des aventures du Clos à 5 dès que notre comparse aura atterri. Bonne semaine à tous.

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  • Dégustation du lundi 167

    Dégustation à 4, ce soir, avec un premier vin, blanc, à la robe jaune et au nez très aromatique sur du muscat et de la violette. Pareil en bouche, frais, classique, aromatique, sur du citron et du menthol, avec des notes de violettes : Génération XIX 2009 en Sancerre d'Alphonse Mellot.

    Second flacon, à la robe pourpre. Au nez, un peu de réduction, puis des notes cuir et animal. Surprise en bouche avec une belle matière soyeuse et fondue, sur des noyaux de cerises, des cerises mûres, et un peu d'alcool en finale : Le Petit Lassolle 2005 en Côtes du Marmandais de Stéphanie Roussel. On est en vin naturel. Les Côtes du Marmandais, limitrophes de la Gironde, ont eu leur histoire longtemps liée à celle de Bordeaux, avant que ce vignoble n'ait été reconnu en V.D.Q.S. en 1955 et en A.O.C. en 1990. 

    Troisième flacon de la soirée, à la robe rubis et au contour de disque évolué. Le nez est plus classique que le précédent, mentholé, sur du réglisse. En bouche, une fort belle matière, puissante au départ, sur du fruit et du poivron, avant de passer sur une finale sur du cèdre et des noyaux de prunes. Les avis divergent : Bordeaux, Languedoc, Syrah, 2001, 2002, 2005 ? Si c'est Bordeaux, c'est alors un bon bordeaux, fin et solaire. Raté : Lafran Veyrolles Cuvée Spéciale 1998 en Bandol. Avec 95% de mourvèdre.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe foncée et au premier nez cuit. Le second nez, pas très expressif est sur des fruits rouges. Quant à la bouche, elle est puissante et concentrée sur des fruits rouges, avec l'alcool bien enrobé. Manque un peu de complexité. On est dans le sud, sur une Syrah bien solaire Le Pré Neuf "Cuvée Raoul Corbin" 2009 à Vinsobres. Grenache et Syrah, pour ce Domaine qui existe depuis 1860.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, après la taille des ceps programmée à 16H00.