solaire

  • Il y a du boulot...

    L’Union européenne s’est fixé l’objectif d’atteindre 21% de consommation d'électricité provenant des énergies renouvelables en 2020. Il y a du boulot... Pour l’éolien, l’Allemagne arrive en tête de la production, suivie par l’Espagne, et le Danemark, qui totalisent, à eux trois, 84% de la capacité de production européenne. Les énergies renouvelables pourraient ainsi fournir, dès 2020, un quart de l'alimentation électrique en Allemagne, permettant d’éviter l'émission de 110 millions de tonnes de CO2 ! La biomasse, qui représente un potentiel important pour la production d'électricité et de chaleur au sein de l’UE, reste en revanche insuffisamment exploitée. Elle souffre d’un manque de soutien financier et seuls le Danemark, la Finlande et le Royaume-Uni connaissent actuellement des courbes de croissance importantes pour cette source d'énergie. De même, la production d'électricité photovoltaïque est encore faible et ne pourra se développer qu’avec une véritable politique de soutien pour rentabiliser les investissements des producteurs. Selon une enquête d'opinion Eurobaromètre, publiée le 9 janvier par la Commission européenne, les Européens s'expriment très largement en faveur du solaire (80 %), de l’éolien (71 %) et de l’hydroélectricité (65 %). Enfin, au plan économique, le marché des énergies renouvelables représenterait, selon le Programme des Nations Unis pour l’Environnement, entre 40 et 78 milliards de dollars par an d’ici 2010. Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) estime de son côté que les technologies liées à l’efficacité énergétique pourraient atteindre 87 milliards de dollars sur les trente prochaines années. Rappelons par ailleurs qu’en Europe, ce secteur devrait créer, à l’horizon 2010, 1 million d’emplois ! Bref, il y a du boulot ! On s'y met quand ? Optons déjà tous pour un fournisseur d'électricité verte : ce sera un bon début ! Et si nous construisons ou rénovons, pensons énergies renouvelables, et devenons indépendant à ce niveau. C'est amorti en 7 ou 8 ans, et puis c'est gratuit ! A vie !

  • Energie consommée sur terre...

    L’énergie consommée en 2004 par les six milliards de Terriens vivant sur la planète bleue équivaut à environ 9 milliards de tonnes de pétrole (9 Gtep ou gigatonnes d’équivalent pétrole). Une consommation qui est mal répartie, puisque le milliard de personnes vivant dans les pays industrialisés s’approprie 80% de l’énergie disponible. Etant donné que les cinq milliards de personnes défavorisées aspirent à rejoindre les standards de consommation des pays développés, on peut prévoir sans risque d’erreur que le besoin énergétique de l'humanité se situera, en 2050, entre 25 et 30 Gtep pour les 8 à 10 milliards de personnes qui vivront alors sur terre. Même déséquilibre entre les différentes sources d’énergie à l’échelle de la planète : plus de 80% de l’énergie produite est polluante et non renouvelable (énergie fossile : 7,5 Gtep, nucléaire : 0,6 Gtep) et moins de 20% est propre et renouvelable (biomasse : 1,1 Gtep, hydraulique : 0,7 Gtep, énergies renouvelables : 0,02 Gtep). La fin de l'ère du tout pétrole a sonné, les constructeurs auto cherchent d'autres voies pour propulser leurs véhicules. Le monde de l'automobile se prépare à dire adieu au pétrole poussé par une double urgence : des réserves en or noir qui s'épuisent et un parc grandissant qui accentue encore la pollution par gaz à effet de serre. Longtemps délaissées par les constructeurs, les alternatives à l'essence et au gazole (98% de l'énergie consommée dans les transports) font désormais l'objet de toutes les attentions et de toutes les recherches. Du GPL à l'énergie solaire en passant par les biocarburants ou par les prometteuses piles à combustibles fonctionnant à l'hydrogène, tout est étudié. Mais le plus intéressant aujourd'hui semble être le moteur à air comprimé, qui offre plusieurs avantages indéniables : disposer d’une ressource gratuite, propre et en quantité infinie : l’air, ne pas diminuer ni dégrader cette ressource, ne pas polluer,rouler sans carburant inflammable et sans risque d'explosion. Plusieurs projets s’emploient à améliorer la conception et le rendement de tels moteurs. En France, la société française MDI de l’ingénieur Guy Nègre propose une voiture à air comprimé, la MiniCat's qui fonctionne selon un cycle thermodynamique à 5 temps et à 3 chambres séparées (2 chambres cylindriques d'aspiration et d'expansion et 1 chambre sphérique de compression reliée par un injecteur d'air électronique à deux réserves d'air comprimé de 300 litres à 300 bars). Ce véhicule dispose d’une autonomie de dix heures en cycle urbain. Le réapprovisionnement se fait à une station-service ou en compressant l’air dans le véhicule lui-même au moyen d’un compresseur électrique. Son moteur de 35CV permet de rouler jusqu'à 110 km/h avec une autonomie de 200 km en cycle urbain. L’économie réalisée grâce à ce mode de propulsion est importante, puisque l’air est... gratuit. Alors, votre prochaine voiture, à essence ou à air comprimé ?