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  • Le Herve au lait cru menacé par l'Afsca...

    Communiqué officiel de Slow Food International :

    Les petits producteurs locaux se trouvent très souvent confrontés à des mesures rigides nécessitant des investissements disproportionnés et davantage applicables aux grandes productions industrielles.

    L'Agence Fédérale pour la Sécurité Alimentaire en Belgique (AFSCA) a dressé un Procès Verbal préventif interdisant à José Munnix, un des deux derniers producteurs de Herve au lait cru et Sentinelle Slow Food, de produire et de vendre son fromage, bien qu'aucune notification écrite n'ait à ce jour été rédigée. 

    L'AFSCA a également informé samedi dernier de sa volonté de détruire la totalité de la production de l'entreprise et de fermer la cave d'affinage.

    À ce jour, la décision définitive de l'AFSCA n'est pas encore arrêtée.

    Si Slow Food reconnaît que le respect des normes imposées incombe à tous les producteurs (qui doivent suivre les bonnes pratiques en matière d'hygiène), l'association invite les autorités compétentes au niveau national, régional et local à utiliser les marges de manœuvre prévues par la directive européenne en matière d'hygiène alimentaire.

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    Le Convivium Slow Food de Liège organise un moment de rencontre et d'échange entre les producteurs et les crémiers fromagers, ce jeudi dans le cadre du  Salon du Fromage et des Produits laitiers de Ciney,  pour préparer une rencontre avec l'AFSCA.

    Pour plus d’infos, merci de contacter le bureau de presse internationale de Slow Food :Paola Nano, +39 329 8321285 p.nano@slowfood.it

    http://www.fondazioneslowfood.com/en/raw-milk-herve-threatened-by-fasfc/

    Slow Food implique des millions d’individus dédiés et passionnés par une nourriture bonne, propre et juste. Cela comprend des chefs, jeunes, militants, paysans, pêcheurs, experts et universitaires de plus de 158 pays ; un réseau d’environ 100 000 membres Slow Food répartis sur 1 500 antennes locales (Conviviums) qui contribuent au mouvement par leurs cotisations et les évènements et campagnes qu’ils organisent ; et plus de 2 500 communautés de la nourriture Terra Madre qui produisent à petite échelle et de manière durable des aliments de qualité dans le monde entier.

    - See more at: http://slowfoodmetropolitan.be/fr/news/le-herve-au-lait-cru-menace-par-lafsca#sthash.eR11mXn3.dpuf

  • Slow Food et la restauration rapide dans les écoles...

    Lorsque Alice Waters vint explorer la France (comme toute jeune américaine) au début des années 70, elle a été fascinée par les marchés et la typicité des produits alimentaires qui s'offraient à elle, de région en région. Lorsqu'elle est rentrée en Caliornie, elle a décidé de mettre en valeur dans son restaurant les produits de sa vallée.

    Et depuis tout jeune, Jamie Oliver, originaire de l'Essex en Angleterre, né et élevé dans un pub, connait l'importance de l'apprentissage du goût auprès des jeunes, il en a fait un de ses combats.

    Il était naturel qu'un jour ces deux passionnés de "vraies nourritures" se rencontrent. Hughes Belin a assisté à cet évènement, lors du dernier Salone Del Gusto de Slow Food et vous le raconte : "Les visiteurs du Salone del Gusto à Turin fin octobre 2014 ne s’y sont pas trompés : l’événement le plus intéressant de cette petite semaine consacrée au slow food tous les deux ans, était sans conteste une conférence réunissant Carlo Petrini, Président-fondateur de Slow Food, Alice Waters, chef du Restaurant réputé Chez Panisse et Vice-Présidente de Slow Food International et Jamie Oliver, star anglaise de la cuisine saine.

     

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    Curieusement, c’était son premier passage au Salone. Ils étaient réunis pour la première fois devant une salle archi-comble pour nous aider à changer le monde et nous dire comment eux, ils ont fait leur part. Et bien vite, la restauration collective, dont celle des écoles, s’est imposée comme une cible de choix, car on prend plus de la moitié de nos repas à l’extérieur de nos foyers. Mais les écoles ont ceci de plus qu’elles « créent les citoyens du futur », comme le dit Carlo. Non seulement on garantit une bonne santé actuelle et future aux enfants, mais on les éduque à la nourriture bonne, propre et juste.

     

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    En d’autres termes, « c’est un investissement pour un changement de paradigme, ce n’est pas un coût », explique-t-il. « Il faut apprendre [la nourriture saine] aux enfants, tant qu’ils sont jeunes et ouverts »,  ajoute Alice. Mais « l’ennemi est très riche, très stratégique et très bien implanté, ce n’est pas une simple empoignade, mais un véritable combat », avertit Jamie.

    Alors, comment faire ? Jamie a tourné un documentaire « Jamie’s School Dinners » sur la nourriture dans les écoles du Royaume-Uni. Sorti au moment des élections de 2005, il a créé un choc et permis l’adoption d’une loi nationale garantissant pour la première fois des normes minimales pour la nourriture dans les écoles – il y en a depuis longtemps pour la nourriture pour chiens. « L’action auprès des gouvernements est essentielle, car l’effet de levier d’une loi est énorme », reconnaît Alice. Carlo cite l’exemple de l’interdiction de vendre des sucreries et des sodas dans les écoles italiennes décidée récemment. « Quand la politique se met au slow, les choses arrivent », s’amuse-t-il.

     

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    Mais on ne peut pas toujours compter sur l’Etat pour tout régler. Alice, elle, a agi en créant des jardins, depuis 20 ans. Dans les écoles, puis les prisons, les hôpitaux. Le jardin est non seulement un outil éducatif, mais il enseigne le partage, lorsqu’on donne les légumes. Il enseigne l’humilité face à la nature, les saisons, qui n’existent plus dans les supermarchés d’aujourd’hui. « C’est plus difficile de convaincre les enseignants que les enfants », constate-t-elle. Elle est toutefois convaincue que « la culture du fast food n’a pas détruit notre amour de la nature ». « Plus la population est ignorante, plus le système de la malbouffe triomphe », explique Carlo. Le travail est énorme mais il faut persister à informer et éduquer sur comment se transforment les produits.

    A travers la convivialité, les choses se passent plus simplement : « quand on cuisine et qu’on mange ensemble, il se passe de belles choses : faire à manger résout tous les problèmes », raconte Jamie. « Faire pousser des choses ensemble, c’est un moyen d’avancer ensemble », ajoute Alice.  Les gens changent quand l’effort pour changer vaut le coup. Dans les cantines scolaires britanniques, le repas de midi est souvent le repas le plus important de la journée rappelle Jamie. Le mot slow prend tout son sens lorsqu’on voit que la nourriture emballée qui sert aux déjeuners de nos chères têtes blondes est le plus souvent inappropriée. Si un enfant ne peut pas manger à la cantine, il devrait avoir un déjeuner « fait maison » - qui nécessite, certes, plus de temps à préparer.

    « L’éducation au goût des enfants commence dès la grossesse », concluent-ils, parce que l’accès à une nourriture saine « est un droit fondamental de l’enfant ». Bon, on fait quoi, nous ?"

    Oui, au fond, que savons nous de la cantine de vos enfants ? Comment faisons-nous pour leur apprendre d'où viennent les pommes de nos régions et qui les cultive, pourquoi il est important  de le savoir ?

    Alice Waters a expliqué pourquoi et comment une simple pêche pourrait convertir  le président Obama à Slow Food et changer profondément l'agro-business américain. (Texte publié par l'équipe du Convivium Slow Food Brussels).

    Il est important d'éduquer les enfants dès le plus jeune âge aux aliments naturels de saison, ceux qui ont du goût. Ils doivent cueillir des framboises, de vraies pommes et poires, cultiver des salades, des radis, du persil, des fraises et des potirons. Ils seront tellement émerveillés par le goût des aliments naturels qu'ils ne seront jamais, toute leur vie durant, des accros des fast food, de la malbouffe industrielle et de tous ces mauvais aliments bourrés d'additifs de toutes sortes vendus par les multinationales alimentaires.

     

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    Prenez le temps de cuisiner tous les jours des produits frais et locaux : ils garderont en mémoire ces recettes, le goût de ces plats familiaux, et les cuisineront plus tard à leurs enfants. C'est le meilleur bagage qu'on puisse leur offrir pour l'avenir : le goût des choses et la santé grâce des produits sains, saisonniers, variés et locaux.

     

  • Osteria Il Gusto Italiano à Bruxelles...

    Somptueux dîner, hier soir, à l'Osteria Il  Gusto Italiano, (Enoteca con cucina) située Avenue des Cerisiers à Woluwé Saint Lambert. Un restaurant ouvert il y a un an et dont j'ignorais l'existence... Une grave erreur !

    Des pâtes faites maison le jour même, des suggestions alléchantes, des produits qui ont du goût et une magnifique carte des vins italiens, à prix doux. Un patron sympathique, amoureux des bons produits et connaisseur en bons vins également. Et, en plus, branché Slow Food !

    Je vous invite à découvrir ce lieu : http://www.ilgustoitaliano.pro/fr/

    Ce fût un régal. Repas que nous avons terminé avec une magnifique assiette de fromages. Et pas n'importe lesquels : d'incroyables fromages italiens majoritairement au lait cru, dont certains font partie du Presidio Slow Food, et on comprend pourquoi.

     

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    En discutant de la qualité des produits avec le patron, celui-ci m'a remis le catalogue Valsana 2014-15, une entreprise qui recherche, sélectionne et distribue des produits italiens d'exception et authentiques depuis 25 ans. 500 fromages italiens et 400 produits de charcuterie composent ce magnifique catalogue... Il y a moyen d'acheter certains de ces produits au restaurant. A découvrir absolument !

    Voici 4 des fromages dégustés hier soir :

     

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    CASTELMAGNO DOP - ALPAGE

    Country: Italy
    Region: Piedmont
    Type of milk: Cow's milk  

    A typical Castelmagno, one of the greatest cheeses on earth  Castelmagno DOP - Alpage

     

     

     

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    GOATS CHEESE BIO TREATED WITH PROSECCO

    Country: Italy
    Region: Veneto
    Type of milk: Goat's milk  

    Organic goat cheese, matured with Prosecco wine marc  Goats cheese Bio Treated with Prosecco

     

     

     

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    CASTEL - MEDIEVAL CHEESE

    Country: Italy
    Region: Veneto
    Type of milk: Cow's milk  

    Raw milk cheese, a compact paste with an unmistakable aroma  Castel - Medieval cheese

     

     

     

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    TUMA PERSA - COW'S MILK CHEESE

    Country: Italy
    Region: Sicily
    Type of milk: Cow's milk  

    A unique cheese from Sicily, very rare, slightly spicy  Tuma Persa - Cow's milk cheese

  • Be Slow Food, c'est ce week-end ! Goûtez Bruxelles...

    Slow Food, un mouvement international qui ne cesse de s'amplifier.

    Face à une offre alimentaire uniformisée, industrialisée, à l'origine et aux saveurs souvent incertaines, Slow Food, mouvement international, propose de mettre dans nos assiettes une nourriture dont les maîtres mots sont : goût, traçabilité, proximité et éthique. Désormais, tant les producteurs, les éleveurs, les artisans, les chefs, les distributeurs que les consommateurs font partie d'une même révolution qui place l'humain au centre de l'agroalimentaire !

    Ce week-end, Slow Food organise un grand événement à Bruxelles :

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    Allez sur le site de Slow Food (slowfoodbrussels.be) découvrir l'incroyable programme de ce week-end, et surtout, allez-y, découvrez et participez à ce grand mouvement mondial qui refuse l'alimentation des industries agro-alimentaires (la malbouffe), qui préserve la biodiversité à l'échelle mondiale, qui protège les produits de terroir et le goût (le vrai) des aliments, et qui prône une alimentation locale, Bio et de saison. Même les plus grands Chefs étoilés s'y mettent, y compris Christophe Hardiquest (Bon Bon **).

     

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  • Be Slow Food à Bruxelles ces samedi 29/03 et dimanche 30/03...

    Les 29 et 30 mars, le convivium bruxellois Slow Food organise ainsi son premier week-end « Be Slow Food » (cf. ci-dessous), pour aider les Bruxellois à s’approvisionner en produits locaux de qualité, chose moins aisée en ville qu’à la campagne…

    Alors que le Slow Food International se fait de plus en plus actif à Bruxelles en termes de lobbying auprès de l’Union européenne, il se doit de montrer l’exemple en Belgique, où le mouvement peine à s’implanter. Mais les choses semblent enfin bouger. Il y a quelques semaines, on a ainsi assisté au lancement de la première Sentinelle Slow Food en Belgique, une dénomination privée destinée à soutenir la production d’un produit alimentaire en voie de disparition. Celle-ci concerne pour l’instant deux producteurs de fromage de Herve au lait cru et se veut beaucoup plus restrictive que l’Appellation d’origine protégée du Herve, qui tend à favoriser la production semi-industrielle. 

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    Cette constatation, on ne la trouve pas que dans le monde du fromage… Le procès d’Olivier Cousin devant le tribunal correctionnel d’Angers, le 6 mars dernier, a été largement médiatisé en France. La Fédération des viticulteurs de l’Anjou et de Saumur lui réclamait 5 000 € de dommages et intérêts avec sursis. Ce viticulteur d’une cinquantaine d’années basé à Martigné-Briand, dans le Maine-et-Loire, est accusé d’utiliser le mot « Anjou » sur ses étiquettes (il ose même écrire « AOC » pour « Anjou Olivier Cousin ».

    Or, producteur en biodynamie, « sans sulfite ni sucre ajouté », Cousin n’entre pas dans le cahier des charges de l’AOC, notamment parce qu’il utilise… un cheval de trait pour travailler ses 4 ha de vignes! Malin, le viticulteur s’est servi de cette affaire comme d’une tribune - et le bonhomme a un sacré bagou, comme on a pu s’en rendre compte l’autre matin alors qu’il était invité dans la matinale de France Inter. Il dénonce haut et fort le rôle des ses collègues (interprofessions et fédérations viticoles) dans « la standardisation des AOC » et surtout « la destruction des terres ». Le tribunal d’Angers rendra son délibéré le 4 juin prochain.

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    Cette histoire a passionné la France. Mais au-delà d’un petit côté Clochermerle tellement terroir qui amuse la presse parisienne, ce bras de fer est exemplaire… « Mon produit, complètement artisanal, ne peut pas entrer dans la catégorie des vins industriels. Et ne peut pas les concurrencer », affirme Olivier Cousin. Comme bien viticulteurs, il a choisi de sortir du jeu des AOC pour imaginer ses propres vins. Des vins « d’auteur », « de pays », « nature » que l’on s’arrache à l’export dans le circuit des vinothèques…

    Le Slow Food est exactement sur la même ligne avec ses Sentinelles, dont le cahier des charges est beaucoup plus strict que les appellations traditionnelles, et ce en vue de défendre une agriculture paysanne à échelle artisanale. Berceau du Slow Food, l’Italie est un bel exemple de ce qui peut être fait en la matière. On y compte en effet plus de 220 Sentinelles, regroupant plus de 1600 producteurs: fermiers, fromagers, pêcheurs, bergers, boulangers, pâtissiers… Surtout, leurs produits du terroir étiquetés « Presidii Slow Food » sont intégrés à un vrai circuit de distribution. Que ce soit à travers les chefs du réseau des « Osterie Slow Food », qui les mettent à l’honneur à leur carte, ou via la chaîne d'épiceries gourmet « Eataly », associée au mouvement.

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    Créées pour défendre les productions spécifiques à une région, les appellations existent depuis le XVIIIe siècle. Les producteurs de Porto défendent ainsi leur vin depuis 1756, lorsque le marquis de Pompal, Premier ministre portugais, créa un comité chargé de garantir un certain niveau de qualité. Le mot « Champagne » est, lui, protégé par la loi depuis la fin du XIXe siècle. Mais il faut attendre 1935 pour voir apparaître le système des AOC français, le premier au monde.

    Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et les appellations, plus ou moins officielles, plus ou moins commerciales, se sont multipliées: Label rouge, bio, AB, IGP… Tandis que les AOC s’alignent désormais sur les AOP (Appellations d’origine protégée) européennes. Mais il suffit de parler avec les producteurs, que ce soit d’huitres, de fromages, de vins, de charcuteries… pour se rendre compte des faiblesses de ces appellations, qui reposent essentiellement sur l’autocontrôle.

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    Aussi peu restrictives soient-elles, ces appellations sont par ailleurs menacées par la logique de production néolibérale. Elles sont en tout cas au cœur du Traité de libre-échange que l’Union européenne négocie en secret avec les États-Unis. Les industriels américains ignorent en effet la notion de terroir, préférant la marque à l’appellation. Ils plaident donc pour pouvoir utiliser sur leurs étiquettes les mots “Brie”, “Gouda”, “Champagne”, "Roquefort"…

    Les négociations viennent de reprendre à Bruxelles, ce 10 mars, et cette question capitale risque d’enrayer sérieusement les pourparlers. Cet accord de libre-échange transatlantique était d’ailleurs au cœur d’une rencontre organisée à Bruxelles jeudi 13 mars par l’association "Les amis de la Terre", à laquelle participait le Slow Food, pour alerter sur les conséquences de la signature d’un tel traité. Les interventions vidéo de Richard McCarthy, directeur exécutif de Slow Food USA, et d'Ursula Hudson, présidente du Slow Food Allemagne, sont à revoir en ligne sur le site Slowfood.com.

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    Cette année, « Goûter Bruxelles » a pour thème « la qualité dans nos assiettes ». C’est dans ce cadre que s’inscrit le premier week-end « Be Slow Food », consacré « à la promotion d’une alimentation de qualité, de proximité, avec une approche éthique du marché ». Ce rendez-vous des producteurs et des consommateurs se tiendra dans la Halle des Tanneurs. Au menu, une vingtaine de stands de producteurs et artisans recommandés par les différents conviviums du pays (Namur, Liège, Anvers, Ostende…) ou issus d’autres filières (Saveurs paysanes, BioWallonie, Nature et Progrès…). Mais le salon accueillera également des associations actives dans le domaines de l’alimentation durable et des entreprises « eco-friendly ».

    Par ailleurs, de nombreuses activités sont prévues, comme la projection de documentaires consacrés à la problématique (« LoveMeatTender », « Slow Food », « Les moissons du futur »…) et des micro-conférences sur le thème « Ralentir dans un monde de plus en plus virtuels », le samedi. Ou, le dimanche de 13h30 à 15h30, deux tables rondes, l’une pour les professionnels (« Vers un autre approvisionnement »), l’autre pour les particuliers (« L’accès à des produits de qualité »). Sans oublier, pour les gourmands, un apéro Slow Food suivi d’un cooking show, le samedi dès 19h, et un « slow brunch », le dimanche à midi.

    Be Slow Food, les samedi 29 et dimanche 30 mars à partir de 10h à l’Atelier des Tanneurs. 60 rue des Tanneurs 1000 Bruxelles.

    Rens. et programme complet: www.slowfoodbrussels.be.

    Les Ateliers des Tanneurs proposent un marché bio du mercredi au vendredi de 11h30 à 18h et le samedi et le dimanche de 10h à 16h.

    Article paru sur : La cuisine à quatre mains. Carnet de route de deux gourmets gourmands sur Lalibre blogs.

     

  • Slow Fish, la pêche durable selon Slow Food...

    Depuis 2004, l’organisation Slow Food, fondée par Carlo Petrini, organise "Slow Fish", un salon bisannuel dédié à la pêche durable dans la ville portuaire de Gênes, en Italie. Lors de cet événement, la gastronomie est toujours un beau point d’accroche, mais le questionnement sur l’état des mers est bien présent.

    Slow Food développe ainsi des projets de soutien des communautés de pêche artisanale responsable, et les membres du réseau multiplient les initiatives locales. L’idée est d’informer sur l’état des ressources halieutiques, de favoriser une pêche durable par la mise en avant de pêcheurs "résistants" et d’inviter à la consommation d’espèces négligées.

    En effet, rien qu’en Méditerranée, on compte plus de 500 espèces consommables; pourtant, dans la plupart des pays, on n’en consomme pas plus d’une vingtaine ! Beaucoup de poissons moins connus sont tout simplement rejetés à l’eau ou sous-payés aux pêcheurs. Pour Slow Food, le choix de chacun d’entre nous compte pour influer sur le marché et faire changer les choses dans un "système alimentaire globalisé basé sur l’exploitation intensive des ressources".

    Sur le site de Slow Fish (*), on trouvera tous les guides du poisson durable proposés par différentes organisations internationales ou nationales, mais aussi des infos sur les prémices du projet "Slow Fish Challenge". Une initiative lancée auprès de tout le réseau Slow Food et Terra Madre pour que chacun fournisse des recettes de poisson durable local et des informations sur l’espèce concernée.

    Pour promouvoir le poisson "bon, propre et juste", les bons conseils sont : choisir un poisson local (de mer ou de rivière) ayant atteint la taille minimale qui lui permette de se reproduire et qui a été pêché durant la bonne saison (hors période de reproduction). Source : Heyrendt Hubert sur La Libre.be

    (*) www.slowfood.com/slowfish.

  • Terroirs d'avenir, Rue du Nil à Paris...

    Terroirs d'avenir d'Alexandre Drouard et Samuel Nahon vient d'installer trois boutiques rue du Nil dans le premier arrondissement de Paris.

    La gamme complète des produits rares proposée aux restaurants d'auteurs parisiens (Septime, Frenchie, Galopin, etc.) se retrouve désormais à prix d'ami pour les particuliers. A vous les poulettes de la Cour d'Armoise, les poissons en arrivage quotidien de l'île d'Yeu ou de Saint Jean de Luz, les truites Banca, les agneaux de lait des Pyrénées, les morceaux de cochons Kintoa ou de Bigorre, les choux de Pontoises, les courges de Siam, les carottes sanguines, les navets de Pardailhan ou les poires de terre.

    L'offre varie au gré des jours et des saisons. Les prix pour ces merveilles de gastronomes sont à peu près semblables à ceux pratiqués à quelques mètres dans les Franprix et autres supérettes de la rue Montorgeuil. De quoi se ruer dans cette rue du Nil, devenue célèbre par le travail de Greg Marchand et ses Frenchie. 

    A ce propos Grégoire Marchand devrait ouvrir dans quelques mois, toujours rue du Nil, un Frenchie traiteur et vente à emporter. D'ici là, à quelques mètre de la poissonnerie Terroirs d'Avenir, l'Arbre à café d'Hippolyte Courty sera ouvert.  Il se murmure que Mr Vasseur pourrait bien installer, rue du Nil ( encore) sa seconde boulangerie Du pain et des Idées. Texte et photos publiés par Bruno Verjus sur son magnifique blog : http://foodintelligence.blogspot.be

    JP Géné évoque également cette fameuse Rue du Nil ce samedi dans M, le magazine du Monde : " Pour le démontrer, ils ont embauché un jeune boucher, Andriy Maximov, passé chez Desnoyer et Le Bourdonnec, qui vous pare un merlan de veau comme une première communiante, et Teshima Ryuji, japonais, qui vous emballe le poisson comme vous ne l'avez jamais vu". Tout cela donne bien envie d'y aller jeter un coup d'oeil...

    Terroirs d'Avenir, 7, rue du Nil Paris-2e. info@terroirs-avenir.fr

  • Les sentinelles du goût...

    Avec ses Sentinelles du goût, le mouvement Slow Food défend les spécialités régionales et leurs producteurs.

    Fin octobre, se tenait à Turin le Salon du Goût Slow Food, réunion bisannuelle de petits producteurs italiens et du monde entier. Fondé en 1986 par l’Italien Carlo Petrini, devenu international en 1989, le Slow Food s’est rapidement intéressé à la sauvegarde des spécialités régionales, menacées de disparition par l’uniformisation imposée par l’industrie agroalimentaire. Lancée dans les années 90, l’Arche du goût recense ainsi déjà un millier de produits à travers le monde. En clôture du 6e Congrès Slow Food, qui se tenait parallèlement au Salon du Goût, Petrini s’est donné comme objectif de décupler ce chiffre, pour arriver à 10 000 produits à sauvegarder, sous l’égide de la Fondation Slow Food pour la biodiversité, fondée en 2003. 

    A 32 ans, Francesca Baldereschi est responsable du projet en Italie. “Le Slow Food est né comme une association œnogastronomique portant sur la nourriture un regard économique et politique, explique-t-elle. On a commencé par éditer des guides recensant les produits régionaux. Et puis, en parlant avec les producteurs que nous rencontrions, on s’est rendu compte que cela ne suffisait pas, qu’il fallait aller plus loin.” Aller plus loin, cela signifiait ne pas se contenter de recenser des produits mais de les sauvegarder en s’engageant auprès des producteurs. C’est ainsi qu’est née l’idée des Presidi (“Sentinelles du goût” en français) pour protéger ces produits mis en valeur par le Slow Food qui commençaient à se faire une réputation et à être copiés dans les villages avoisinants. Le tout premier Presidio, le cappone di Morozzo (un chapon), a été mis en place par Carlo Petrini himself. Rien d’étonnant car celui-ci est très attaché à son Piémont natal, où est basé le mouvement, dans la petite ville de Bra près d’Alba. 

    Le Presidio est une appellation qui protège une spécialité locale en défendant la qualité, la biodiversité et les savoirs traditionnels, dans une vision durable de la production. Ce peut être un simple légume, un fruit, une céréale, une race… Ou encore une préparation simple : biscuit, pain, charcuterie, conserve, confiture, fromage… On est parfois à la limite de la recette avec, par exemple, dans le Veneto, l’oca in onto , un confit d’oie. Ou encore avec l’un des 25 nouveaux Presidi italiens, l’exceptionnel cicotto di Grutti en Ombrie, des abats de cochon cuits sous la porchetta. Désormais, “Presidio Slow Food” est également une marque, que seuls les producteurs reconnus peuvent utiliser sur leurs emballages, en échange d’une cotisation annuelle minime. 

    Aujourd’hui, il existe environ 400 Presidi dans 56 pays, dont 224 rien qu’en Italie (répartis dans toutes les régions, sauf le Val d’Aoste) et… aucun en Belgique. Même si l’on parle depuis des années de projets autour du sirop de Liège artisanal ou de l’ettekeis (fromage de Bruxelles). Né en Italie, le Slow Food y est arrivé à un niveau de maturité impressionnant. Avec ce projet, il ne se contente pas de sauvegarder un produit en lui conférant un label de qualité, il lui permet d’être vendu à l’échelle du pays. Notamment via la chaîne gourmande “Eataly”, implantée en Italie mais aussi à Osaka et à New York. Tandis que les osterie qui travaillent avec les Presidi sont répertoriées dans un guide dédié. 

    S’ils n’ont aucune reconnaissance officielle, les Presidi permettent néanmoins au Slow Food de faire un travail différent de celui des appellations existantes (AOP, IGP…). “Nous, nous travaillons avec les tout petits producteurs, explique Francesca Baldereschi. Pour obtenir une DOP, il faut avoir une vraie structure, passer par le ministère, se mettre d’accord avec les producteurs de toute une région… Par exemple, le culatello di Zibello est une DOP mais quelques producteurs ont décidé de suivre la tradition familiale et ont créé un Presidio, avec un cahier des charges beaucoup plus strict…” C’est le cas aussi pour le bitto storico, un excellent fromage d’alpage lombard. 

    A son bureau de Bra, Francesca Baldereschi reçoit toutes les demandes de reconnaissance de spécialités. Sur 100 projets présentés, 20 seulement déboucheront sur une Sentinelle. Soit que le produit n’entrait pas dans le cahier des charges. Soit qu’on n’ait pas trouvé de producteur qui lui permette d’exister. 

    Pour qu’un Presidio voie le jour, il faut compter une mise de départ d’environ 10 000€, à charge des producteurs, de sponsors, de la région… Une somme qui comprend le traitement du dossier, les diverses études mais aussi les outils de promotion. “On a beaucoup de techniciens (universitaires, professionnels…) qui travaillent gratuitement pour nous, en effectuant des visites sur place, en menant des études, explique Mlle Baldareschi. Tandis qu’on travaille aussi avec les membres Slow Food locaux, parmi lesquels on trouve des vétérinaires, des juristes, des économistes qui nous permettent de mener à bien ces projets.” L’idée n’est pas seulement d’identifier un produit, il s’agit aussi d’aider au développement économique d’une région. “On peut, par exemple, partir de la protection d’une race animale pour influer sur les divers produits qui en découlent. Ou faire le contraire. Comme pour le culatello di Zibello en Emilie-Romagne, où l’on a protégé cette charcuterie en transformant toute la filière de l’élevage porcin”, s’enthousiasme la jeune femme. 

    Les Sentinelles du goût sont aujourd’hui une vraie réussite en Italie. Espérons qu’elles connaissent le même succès à l’international. Elles sont en tout cas désormais officiellement soutenues par l’Union européenne par la voix de son commissaire à l’Agriculture, Dacian Ciolos. En marge du Congrès Slow Food, celui-ci a en effet présenté les Presidi comme un modèle pour valoriser la biodiversité au niveau européen…

     Reportage à Turin: Hubert Heyrendt & Laura Centrella, paru dans La Libre (Momento) de ce samedi.

     

     

     
  • Le goût à l'honneur à Bruxelles, toute la semaine prochaine...

    Slow Food organise pour la quatrième année consécutive la semaine du goût à Bruxelles. Dès ce lundi, l'alimentation de qualité est à l'honneur : promenades gourmandes, conférences, projection de films, rencontres, stands de dégustations, menus Slow Food dans 71 restaurants.

    Tout cela pour sensibiliser les bruxellois à l'importance de bien manger, à l'éducation au goût et aux plaisirs de la table, dans le respect de l'environnement et de la biodiversité. S'intéresser davantage à ce que l'on mange, tant au niveau culturel que de la santé, et savoir d'où vient le produit et de quelle manière il a été traité.

    Tout le programme de la semaine sur www.gouterbruxelles.be

  • Rencontres Slow Food...

    Voici la liste (et les liens) des activités programmées pour cette seconde édition des rencontres Slow Food consacrée à la gastronomie bruxelloise :


    • Portes ouvertes
      Du 21 au 27 septembre 2009, une semaine du patrimoine culinaire vivant sous forme de visites gourmandes, de démonstrations, d’échanges et de (...) 
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    • Slow Food au resto
      Du 21 au 27 septembre 2009, des restaurateurs bruxellois s’engagent à créer des menus Slow Food composés de produits « bons, propres et justes » (...) 
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    • Colloque : Bruxelles, capitale de la Gastronomie durable 
      Economie, culture, environnement : les 3 piliers de la triennale du tourisme en 2012 Ce colloque est une première rencontre entre acteurs (...), 14h Accueil 14h10 Introduction : La gastronomie durable comme perspective pour l’année du tourisme en 2012, Christos DOULKERIDIS, Secrétaire (...) 
    • Découvrez le miel de Bruxelles
      Découvrez le Miel de Bruxelles, rencontrez des apiculteurs et comprenez les enjeux de l’apiculture urbaine Mercredi 23 septembre rencontre avec (...) 
    • Apéros éphémères dans des parcs 
      Du mardi 22 au samedi 26 septembre, le temps d’un apéro, vous êtes invité à découvrir un potager, un verger ou un jardin d’herbes aromatiques au sein (...), Retrouvez-nous dans les parcs suivants : Mardi 22 septembre, parc du Rouge-Cloître avec les brasseurs de la Brasserie Cantillon Entrée : Stib : (...) 
    • Pique-nique
      Dimanche 27 septembre 2009 dans le Parc Royal de 12h00 à 16h00. Le droit d’entrée sur l’espace de pique-nique est un plat ou une boisson à partager (...) 
    • Venez jardiner à Bruxelles !
      Cours de jardinage bio de balcons, terrasses et petits jardins de ville donnés par Anne Bortels et José Veys, collectionneurs de légumes (...), Mercredi 23 septembre dans les locaux de l’asbl Tournesol, parc Tournay Solvay 14h00 - 16h00 : Conception et organisation d’un potager bio (...) 

    Avec le soutien de
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  • De plus en plus Slow Food...

    Lu dans Le Monde : "En 6 mois, la communauté internationale a été incapable de réunir 30 milliards de dollars nécessaires à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (la FAO) afin de diminuer de moitié la malnutrition sur terre, mais, en 15 jours, a trouvé 2.000 milliards de dollars pour sauver des financiers canailles. " C'est sur ces mots que Carlo Petrini, président fondateur de Slow Food, a ouvert la 3éme édition de Terra Madre à Turin, réunissant plus de 4.000 agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et artisans issus de 153 pays. 7.000 participants, partisans d'une autre civilisation de l'alimentation, fondée sur la qualité des produits, la biodiversité et le respect des hommes ont débattu du sujet pendant 3 jours. Rescapés du génocide agro-industriel, résistants de l'économie locale, héritiers d'un savoir-faire et d'un patrimoine millénaire, les producteurs de raisins secs d'Hérat en Afghanistan, de poutargue du banc d'Arguin en Mauritanie, de miel du volcan Wenchi en Ethiopie, de câpres de Ballobar en Espagne, de riz sauvage du Minnesota aux USA, de sel noir de Kostroma en Russie, de kakis séchés de Hachiya au Japon, et tant d'autres, dont les produits menacés d'extinction ont été déclarés "Sentinelle du goût" par le mouvement Slow Food, et aidés en conséquence, afin de subsister. Il faut remettre ces communautés de la nourriture au centre du processus alimentaire, aujourd'hui annexé par les multinationales de la semence, de la malbouffe et de la grande distribution. Il faut restaurer la noblesse de l'agriculture, encourager la micro-entreprise rurale et convaincre la jeunesse d'aller cultiver la terre nourricière, avec respect et sans OGM. Aimable utopie souriront certains. C'est oublier que Slow Food, créé en 1989 compte plus de 85.000 adhérents dans 132 pays, que le secrétaire général  de l'ONU a envoyé un message de soutien pour l'ouverture de Terra Madre, le Prince Charles une allocution vidéo, et que l'ancien et le nouveau ministre de l'agriculture italien siégeaient au premier rang des invités, entourés de milliers de paysans du monde, dont les valeurs ne sont pas celles de la Bourse. Pas mal pour des utopistes... Aidez Slow Food en adhérant à l'association. Ils ont besoin  de vous, et la planète aussi. Terriens, il est temps d'agir...

  • Miel bruxellois...

    L'abeille est une véritable sentinelle de la qualité de notre environnement. C'est non seulement un bio-indicateur remarquable, mais aussi un formidable vecteur de communication auprès du grand public, pour sensibiliser l'opinion à l'enjeu de la préservation de la biodiversité. L’abeille est aussi le maillon fort entre l’homme et la nature, responsable du renouvellement des plantes à fleurs, elle féconde 80% de nos plantes nourricières, l’abeille est un être vital pour l’homme.Notre ville est un écosystème privilégié, la température moyenne y est plus élevée, le vent y est atténué par les constructions, les pesticides y sont presque absent mais surtout il y a la richesse de sa biodiversité, sa multiplicité florale y est abondante grâce à nos nombreux espaces verts et jardins. L'ensemble de ces facteurs permettent aux apiculteurs bruxellois d'obtenir une récolte de miel de près du double de la moyenne nationale. Karikol - Slow Food de Bruxelles et Apis Bruoc Sella vont développer une filière miel à Bruxelles, le miel de notre ville est de très bonne qualité. Ils souhaitent populariser le "Miel de Bruxelles" et réfléchissent à sa production, sa labellisation et sa distribution. Le profit de la filière miel servira à soutenir des enjeux environnementaux. Je vous parle de ceci car j'en ai acheté hier, sur un marché Bio. Michel Hubert, apiculteur à Woluwé Saint Lambert, y vend un  miel "Toutes fleurs bruxelloises" vraiment fort bon. A adopter pour vos petit-déjeuners. Voir le site de www.apisbruoscella.be 


  • Goûtez Bruxelles... avec Slow Food

    Ce jeudi 18 débute la première action de Slow Food en Belgique : 4 journées dédiées au goût, et à une alimentation "bonne, propre et juste". Excellente initiative !

    Nous sommes persuadés que ce que nous mangeons doit avoir bon goût, être produit de manière à ne pas endommager l’environnement ou notre santé et que les producteurs alimentaires doivent recevoir une juste rémunération pour leur travail.

    Cette première édition des Rencontres Slow Food a pour ambition de montrer une autre image de Bruxelles ; celle d’une capitale éco-gastronomique, d’une ville verte où il fait bon se promener, d’une ville à parcourir en tous sens pour le plaisir des sens – une ville à découvrir et à goûter.

    Des chefs, des artisans, des producteurs, des transformateurs, professionnels et amateurs concoctent des menus ‘bons, propres et justes’ et partagent durant ces quatre jours leur passion et leur savoir.

    En 2008, l’évènement s’appuie par ailleurs sur un relais de choix puisque Bruxelles-Champêtre sera cette année consacré à l’alimentation durable. Un pique nique géant sera l’occasion de déguster dans un ambiance conviviale les produits du marché Slow Food de la Place des Palais.

    Liste des restaurants participants : 

    RESTAURANT RESOURCE - Christian Baby Yumbi - Menu Slow Food [+]
    RESTAURANT LE MAX - Roberto Pintus [+]
    RESTAURANT NICOLAS & PIMPRENELLE - Nicolas Leveaux [+]
    RESTAURANT LE CORIANDRE - Damien Vanderhoeven [+]
    SNACK TROP BON - Catherine Piette et Christine Lefèbvre [+]
    RESTAURANT MADOU’S PROVENCE - David Monier [+]
    RESTAURANT L’ATELIER DE MICHEL D - Michel Doukissis [+]
    RESTAURANT LES FLÂNERIES GOURMANDES - Alex Malaise [+]
    RESTAURANT LE PAIN ET LE VIN - Olivier Morland [+]
    RESTAURANT BON-BON - Christophe Hardiquest [+]
    RESTAURANT CHOU - Dominique Aubry [+]
    RESTAURANT STIRWEN - Alain Troubat [+]
    RESTAURANT LA MANDRAGOLA - Umberto Piccini [+]
    RESTAURANT ORPHYSE CHAUSSETTE - Philippe Renoux [+]
    RESTAURANT L’IDIOT DU VILLAGE - Alain Gascoin [+]
    RESTAURANT LA TRUFFE NOIRE - Luigi Ciciriello [+]
    RESTAURANT LA MEILLEURE JEUNESSE - Erwann Charrier [+]
    RESTAURANT LE COIN DES ARTISTES - Jean Yves Pletsier [+]
    RESTAURANT JALOA - Gaëtan Colin [+]
    RESTAURANT A’MBRIANA - Laura et Francesco Lucaccioni [+]
    OUPS, LE BAR DE TOUTES LES SOUPES - Nathalie Massoud [+]
    RESTAURANT LE CHALET DE LA FORÊT - Pascal Devalkeneer [+]
    ESTAMINET LA FLEUR EN PAPIER DORÉ - Danny Verbist - Danny Verbist [+]
    RESTAURANT DES CADRES BELGACOM : LE CENTRAL PARK - Christian Soltau [+]
    RESTAURANT INADA - Inada Saburo [+]
    RESTAURANT LE ZINNEKE - Michel Immerzeel [+]
    RESTAURANT SOCIAL K-FÊTE - La Chôm’Hier-AID [+]
    RESTAURANT SOCIAL SÉSAM’ - Bouillon de Culture asbl [+]

    En plus, Des producteurs repérés par les Conviviums Slow Food belges constituent un marché sur Bruxelles Champêtre, Place des Palais, le dimanche 21 septembre. Ce qui vous permettra de vous approvisionner pour le pic-nic organisé au même endroit. Et pourquoi ne pas en profiter pour vous faire membre de Slow Food ?

    Plus d'infos sur le site www.gouterbruxelles.be

     

  • Manger bon, propre et juste...

    « Manger bon, propre et juste » est la devise de Slow Food qui défend le retour des saveurs et des plaisirs de la table, grâce à la revalorisation de productions alimentaires locales bonnes pour la santé et l’environnement. Concernant la santé, notre régime alimentaire actuel contient trop de sucre, de sel, de viande, de graisses animales transformées. Il favorise l’hypertension, l’obésité, le diabète, l’émergence ou la résilience du cancer. En outre, les résidus de pesticides dans certains produits contaminent notre sang. Il est donc recommandé d’adopter un régime plus centré sur les fruits et légumes, évitant les aliments présucrés ou salés, snacks et sodas, diminuant la viande, restaurant l’équilibre entre acides gras oméga 3 et 6. Le bio présente enfin l’avantage de diminuer les substances toxiques dans le sang. Concernant l’environnement, notre régime alimentaire exerce une lourde pression sur les ressources naturelles par l’intensification agricole qu’il sous-tend. Si l’on réserve une grande partie des terres arables à la production d’aliments pour bétail, si l’on y ajoute la demande en agrocarburants, ces terres sont et seront bientôt toutes surexploitées. Une consommation plus végétarienne contribue donc à réduire cette pression et laisse la possibilité d’une meilleure redistribution des ressources alimentaires dans le monde. Choisir du bio permet de rendre sa fertilité au sol et de préserver les eaux des pollutions. Préférer les produits locaux écourte le transport et ses rejets polluants… Le choix de la santé colle donc avec celui d’un progrès pour l’environnement. Si par surcroît un mouvement comme Slow Food permet d’y trouver plaisir et saveurs, qu’attendons-nous pour effectuer un changement massif de comportement ? Le bio, c’est cher ! objecte-t-on. C’est vrai, un produit bio est plus cher que son équivalent non bio. Une étude menée en 2006 par le Crioc révèle cependant que 5 personnes sur 6 consomment des plats préparés. Si l’on compare un régime basé sur la viande et les plats préparés à un régime centré sur des légumes et des produits à préparer, mais de qualité bio ou labellisée, il n’est pas sûr que le choix de la qualité soit plus cher. L’obstacle suivant, d’ordre socioculturel, est la diminution de la taille des ménages et le mode de vie solitaire et nomade. Le capital des savoirs culinaires se perd au sein des familles. Les potagers sont délaissés au profit des gazons. La dictature du temps fait le reste : entre les sollicitations familiales, le boulot et les 26 programmes de télé, comment retrouver le temps de cuisiner ? Il suffit de le décider : faire son marché,cuisiner et bien manger sont des plaisirs ! Et en plus, c'est bien meilleur pour la santé...

  • Le Salon du Goût...

    La sixième édition du Salon du Goût se tient à Turin, en Italie, du 26 au 30 octobre 2006. Cette manifestation vedette de l’association Slow Food, organisée en partenariat avec la région Piémont, accueille des milliers de visiteurs, ainsi que la presse internationale, en proposant la formule habituelle : un immense marché de produits sélectionnés, des séances de dégustation commentées, les Ateliers du Goût, une œnothèque internationale avec des centaines de références à déguster au verre, ou encore des conférences, rencontres et animations pour les enfants. Si le Salon du Goût anime les halls du parc des expositions du Lingotto, le bâtiment contigu de l’Oval, construit à l’occasion des récents Jeux Olympiques d’hiver, héberge Terra Madre. Cette étonnante rencontre organisée par Slow Food avec de nombreux partenaires est un rassemblement de communautés nourricières, promouvant la qualité de petites productions alimentaires en danger de disparition. Leurs traditions, leur savoir-faire constituent leur richesse, et Slow Food a décidé d’en soutenir la constitution d’un réseau. En 2004, lors de la première édition, 1200 communautés se sont retrouvées à Turin. En 2006 elles sont 1600 et elles sont accompagnées par 1000 cuisiniers et par 200 universitaires du monde entier. Ces univers différents sont les protagonistes de cinq journées intenses pendant lesquelles les rencontres plénières alternent avec des ateliers. Cet événement coïncide aussi avec la sortie du nouveau numéro de COLORS – en kiosque au mois de novembre – qui, grâce au réseau constitué par les membres de Slow Food, a sillonné la planète, du Tibet à l’Alaska en passant par l’Australie, à la rencontre de tous ceux qui se battent pour la sauvegarde de choix alimentaires traditionnels, à contre-courant de l’uniformisation qui monopolise désormais les marchés. Je ne peux que saluer tant de bonnes initiatives et soutiens Slowfood plus que jamais... Pourquoi je ne suis pas à Turin ?

  • Fast food - Slow food

    Vous qui fréquentez les Fast food, vous avalez plus de lipides (+ 9 g), de sucres ajoutés (+ 26 g), et de boissons sucrées (+ 228 g) que les autres, et moins de fibres (-1,1 g), de laitages (- 65 g) et de fruits et légumes (- 45 g). Cette alimentation quotidienne vous fournit 187 Kcal de plus que les autres, ce qui explique les 3 kilos supplémentaires constatés chaque année chez les adeptes des Fast food, les futurs obèses belges. Moi, je suis adepte de Slow food. Cela ne signifie pas que je suis maigre : quand on aime la bonne chair et le bon vin, faut assumer... Mais tout en me faisant certainement autant plaisir que vous, je mange plus varié, plus équilibré, plus sainement, moins vite, meilleur (si, si, ça existe) et moins ! Vous ne feriez pas la même chose ? Histoire d'être mieux dans sa peau et d'oser se mettre en maillot l'été prochain (celui-ci s'étant achevé inopinément fin juillet !) sans devoir dévoiler vos premiers bourrelets...