simplicite

  • Envies non assouvies...

    Ce week-end, j'avais quelque chose de personnel à fêter. Plutôt que d'aller au restaurant (on n'est jamais mieux servi que par soi-même), j'ai jeté mon dévolu sur quelques langoustines de Guilvinec fraîchement pêchées, des bestioles de 200 grammes... Une vieille envie non assouvie...

    Cuites juste comme il faut, au court bouillon, et servies tièdes avec une petite mayonnaise maison minute et une baguette à l'ancienne encore tiède, l'affaire était dans le sac : un repas magistral et le bonheur absolu ! Beaucoup trop copieux, mais qu'est-ce que c'était bon ! Impossible de se voir servir ce plat au restaurant, la matière première étant trop chère.

    Ne supportant pas et n'appréciant pas les vins blancs, et plutôt tourné vers les vins rouges puissants et tanniques, j'ai décidé de me faire plaisir et de goûter, ce week-end, 3 bouteilles du Domaine du Gros Noré en Bandol : 2004, 2007 et un 2010 en Cuvée Antoinette.

    Je m'étais toujours demandé si le propriétaire du Domaine du Gros Noré était gros et bon vivant ? Et bien non : après l'avoir rencontré lors du dîner des Vignerons et à la Fête du Millésime à Bandol en décembre dernier, je peux vous dire qu'Alain Pascal n'est pas gros. Par contre, son frère, très très sympathique, l'est. Et pas un peu...SourireMais le nom du Domaine date d'Honoré, leur père, bon vivant et surnommé ainsi pour son imposante stature et son calme. 

    2004 et 2007 sont 2 très grands millésimes à Bandol, 2010 est un cran en-dessous, si pas 2 à en croire Pascal Périer dans son dernier livre "Patrimoine du vin" dédié au vin de Bandol. Mais cela ne signifie pas que les vins sont mauvais : ils sont différents, c'est tout. Plus légers, moins de matière, moins d'alcool aussi, et moins de garde.

    Mais dans le cas présent, les 3 bouteilles affichent 15% d'alcool... Moi, en tout cas, j'ai adoré les 3 flacons, bien que certainement bus trop jeunes. Il faut encore patienter. Le 2004 est encore fermé, avec l'alcool qui marque la finale. Pour le 2007, avec plein de lies dans la bouteille, c'est moins perceptible, et encore moins le lendemain. Il faut carafer les Bandols : ils doivent s'oxygéner et sont souvent encore meilleurs le lendemain. Quant au 2010 : impeccable, la fraîcheur du fruit et l'acidité prenant le dessus. La finale est encore un peu tannique mais déjà fondue. Il faut lui laisser du temps. J'ai adoré !

    Et je les achève ce soir, vu le forfait de 3 de mes comparses du Clos pour ce soir. La prochaine dégustation du lundi aura donc lieu lundi prochain...

  • Vivons simplement...

    La simplicité volontaire est un mouvement qui existe depuis des millénaires, même si le terme est très récent. Il y a 2500 ans, Socrate vivait une existence très simple et il croyait que celui qui possédait peu était plus près des dieux et de l'univers.

    L'idée est de chercher la simplification pour améliorer sa qualité de vie. Cette philosophie de vie est née de la constatation que la consommation n'apporte pas le bonheur, mais que seule la spiritualité apporte le bonheur véritable, que nul ne peut nous ôter. Dans la société de consommation, on consacre son temps à gagner toujours plus d'argent pour satisfaire des besoins matériels. Le principe de la simplicité volontaire est de moins consommer, donc d'avoir moins besoin d'argent et moins besoin de travailler. En vivant en dessous de ses moyens, on gagne alors du temps pour ce qui est important pour soi.

    La simplicité volontaire n'est pas la pauvreté ni le sacrifice. C'est un choix de vie délibéré.

    La simplicité volontaire, dans le sens où elle limite la consommation de biens matériels, contribue à ralentir la destruction des ressources naturelles. De la même façon, le refus du gaspillage permet d'économiser l'eau, l'électricité et toutes les formes d'énergie.

    La simplification commence par remettre en cause les habitudes prises parfois sous l'influence de la publicité et de la télévision. Mais a-t-on vraiment besoin de 20 détergents différents (un pour chaque type de surface)? A-t-on besoin de 10 crèmes de beauté différentes (une pour chaque partie du corps)? A-t-on besoin du dernier lecteur DVD sorti sur le marché? La simplicité volontaire est une démarche propre à chacun qui commence par la définition de ses vrais besoins et envies.

    C'est aussi alléger sa vie de tout ce qui l'encombre et privilégier l'Être plutôt que l'Avoir. La simplicité volontaire valorise les relations humaines et la solidarité : l'entraide permet en effet de résoudre bien des problèmes. On peut citer l'exemple des systèmes d'échanges locaux (SEL) basés sur le troc.

    Pratiquer le désencombrement. Par exemple, ne garder que les papiers vraiment importants et les livres que vous adorez. Vous avez alors besoin de moins de meubles de rangement, de moins d'espace, et donc de moins de produits d'entretien.

    Le service public est utile quand on veut se simplifier la vie. Le recours aux transports collectifs, aux piscines ou bibliothèques publiques évite des achats (par exemple l'achat d'une voiture).

    La simplicité volontaire implique souvent de chercher l'autosuffisance, c'est-à-dire faire soi-même au lieu d'acheter, par exemple en jardinantcuisinantcousant, de même qu'en construisant ou retapant sa maison.

    L'idée est aussi de privilégier la valeur d'usage : avoir pour avoir n'a aucun intérêt. N'ayez que des choses que vous utilisez vraiment. Un livre que vous n'avez pas relu depuis dix ans, c'est un livre qui aurait plutôt sa place dans une bibliothèque. Un vêtement que vous n'avez pas porté depuis un an pourrait être déposé dans une association. Vous allez rapidement vous rendre compte qu'en fait vous n'avez pas besoin de grand-chose!