sentiments

  • Dégustation du lundi 269

    Clos à 5, sans celui qui doit maigrir suite à quelques abus, et à Saint -Josse pour changer, avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez de Rhône. Nez floral et bouche riche, mais qui manque de tension et de vivacité. Il y a de l'alcool et une amertume assez dure en finale. Par contre, pas de notes boisées ou de vanille et une belle minéralité. On hésite entre Bordeaux et Languedoc. On évoque un Calcinaires de Gauby pour ce Mas Julien 2011 en Vin de Pays de l'Hérault.

    On passe aux rouges avec un premier vin à la robe rubis foncé et au premier nez de framboises, qui passe ensuite sur le chocolat torréfié, en gardant le premier en parallèle, pour terminer, en troisième nez, sur un Pinot Noir travaillé. En bouche on retrouve ce parallélisme, sur un vin nature : framboises et épices. On évoque un mono-cépage (Grenache ?), pour ce vin assez long, sans artifices, qui manque de complexité avec la même chose du début à la fin de bouche. Tommy Ruff Barosa Valley Shiraz Mourvèdre 2011.

    On poursuit avec un vin à la robe plus foncée et au nez de vin nature, un peu réduit. En bouche, un style Gamay sur le fruit, intense, avec de la fraîcheur et de la vivacité qui fait qu'il passe au-dessus du premier. Pour moi, c'est juste un bon jus. Un vin qui s'exprime, pour les autres, en légèreté et sur le fruit : Montebruno 2012 Pinot Noir Kathken Vineyard en Orégon aux USA.

    La quatrième bouteille de la soirée présente une robe noire et un nez très torréfié, mais aussi fruité sur de la groseille et de la mûre. En bouche, c'est bon, généreux, frais et fin, sur le fruit. Pas de notes d'élevage boisées, beaucoup de fraîcheur, une verdeur intégrée, une certaine densité et une petite sucrosité plaisante à l'attaque. Bluffant quand on apprend d'où il provient : L'Hospitalitas 2012 (bouteille 5350 sur 8206) en Coteaux du Languedoc La Clape de Gérard Bertrand. Un gars qui produit 15 millions de bouteilles par an, nommé Wine Maker of the Year en 2012, mais qui a quand même 300 hectares en Biodynamie... Quoiqu'il en soit, le meilleur Gérard Bertrand goûté jusqu'à présent. 

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    Cinquième flacon de la soirée, à la robe noire avec des notes d'évolution et au nez classique sur de la compote de cassis, du noyau de cerises et du tabac. La bouche est fort belle, avec son petit côté mentholé, sans notes d'élevage (tout est fondu), une belle matière extraite et concentrée avec des notes de cabernet et de merlot sur de la cerise. C'est magnifique et somptueux : Château Beauséjour 2000 en Saint Emilion Grand Cru des Héritiers Duffau-Lagarosse.

    On acheva cette soirée de dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe foncée mais beaucoup plus évoluée que la précédente. Je suis toujours à Bordeaux, bien qu'il ai plus de notes épicées et de garrigues que dans le précédent, mais aussi un très beau fruité à l'attaque. On pense à un 1982 et on est en 1971 (le dernier bon millésime avant 82). Château Mouton Rothschild 1971 à Pauillac. Une fort belle bouteille et plein de respect pour son grand âge.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.