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  • Photos des manifestations anti-MONSANTO de ce samedi dans le monde...

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    Un succès planétaire...

  • Réhabiliter les droits des agriculteurs sur leurs semences...

    Les lois de la commercialisation et l’octroi de droits de propriétés industrielles ont peu à peu défait les agriculteurs de leurs droits à conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences, à les protéger de la biopiraterie et de l’intrusion d’OGM brevetés. De fait, comme le souligne l’ONG les Amis de la Terre, les semences commerciales aujourd’hui disponibles ne sont majoritairement plus reproductibles par les agriculteurs.

    Outre le retrait du rôle premier de l’agriculteur, l’appropriation des semences par de grandes multinationales a abouti à la standardisation des semences. En conséquence de quoi, celles-ci sont devenues plus gourmandes en engrais et en pesticides chimiques. Démunis de leur droits, les paysans ne sont plus en mesure de sélectionner des semences adaptées à une agriculture plus saine. Alertant sur la perte de biodiversité cultivée, la FAO (1) estime que 75 % des variétés cultivées ont disparu dans le monde entre 1900 et 2001. 

    Aussi, une coalition d’organisations paysannes, environnementales et d’artisans semenciers (2) a lancé une campagne visant à plaider, lors des prochaines élections, en faveur de la promulgation d’une loi de reconnaissance des droits des agriculteurs et des jardiniers sur les semences. Cet appel à ne plus réduire les agriculteurs au seul rôle de consommateurs  de semences industrielles s’adresse tant aux citoyens et aux organisations de la société civile qu’aux élus et candidats. Une première manifestation est d’ores et déjà prévue le 19 novembre prochain à Angers, lors de « la nouvelle bourse aux semences de la Saint Martin ». 

     

    1- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. 

    2- Font partie de cette coalition : Agir pour l’environnement, les Amis de la Terre, Artisan du Monde, ASPRO PNPP, ATTAC, Chrétiens dans le Monde Rural, Confédération paysanne, Croqueurs de carottes, Demeter France, Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques, Fondation Sciences Citoyennes, Générations Futures, Minga, Mouvement d’Agriculture Biodynamique, Nature & Progrès, Ogm Dangers, Réseau Semences Paysannes.

    Article de Cécile Cassier sur Univers-Nature

  • Limagrain, Monsanto, Sygenta, Pionner et consorts...

    Vous ne connaissiez peut être pas la société Limagrain. C'est une coopérative agricole spécialisée dans les semences et à ce titre concurrente des grands du secteur, l'américain Monsanto, le suisse Syngenta ou l'autre américain Pioneer (Groupe Du Pont de Nemours). Le groupe possède le pain Jacquet bien connu mais surtout Vilmorin qui en est la filiale de fourniture de semences cotée en bourse. Classé quatrième semencier mondial et premier semencier européen, elle opère sur le marché mondial et à ce titre offre à la vente des semences OGM en concurrence avec celles des autres semenciers.

     

    Pour se développer, Vilmorin a besoin de cash et a annoncé une augmentation de capital de 200 millions que les agriculteurs de Limagrain n'ont pas les moyens de suivre. Le FSI, Fonds Stratégique d'Investissement, et bras armé de l'Etat pour soutenir l'industrie française, a considéré que cette activité était une activité stratégique et a décidé d'investir dans la holding du groupe Limagrain à hauteur de 150 millions d'euros. C'est le premier investissement du FSI dans une activité agro-alimentaire.

    Le marché des semences est estimé à 20 milliards d'euros dans le monde et croit régulièrement (9% en 2008), tiré qu'il est par l'accroissement de la population mondiale et par l'abandon progressifs des semences produites à la ferme pour des semences industrielles. Celui des semences OGM est lui en progression de 20 pct par an grâce à des surfaces cultivées en progression constantes dans le monde (+7%) malgré un recul en Europe (-12%). Quant aux prix de vente, ils sont supérieurs de 50 à 100% à ceux des semences classiques.

     

    Du fait de la situation européenne sur les OGM, Vilmorin a pris du retard dans le développement des nouvelles semences OGM. D'où ce besoin d'investissement pour rester dans la course mondiale.

    Vilmorin pense que, tôt ou tard, l'Europe basculera vers les semences OGM. Le FSI juge néanmoins utile d'ajouter au sujet de cet investissement "qu'il ne faudrait pas en conclure que l'Etat français investit dans les OGM". Ah bon ? Il aurait mieux fait d'investir (avec notre argent) dans Kokopelli, qui distribue des semences Bio de légumes et fruits oubliés : c'est quand même plus agréable de planter et déguster la tomate cornue des Andes que la F1 d'un semencier industriel... Et surtout, c'est plus goûtu et meilleur pour la santé.

    Luttons contre la formation de ce monopole planétaire de l'alimentation organisé par une poignée de multinationales avides de profits, au détriment de tout le reste : la qualité, la diversité, le goût, la santé, la préservation de l'environnement et de la biodiversité, la gratuité des semences entre paysans, les produits locaux et de terroirs. Achetez des semences Bio, et mangez Bio.

     

     

     

     

  • OGM, semences et destruction...

    J'en termine avec Monsanto, avec ce dernier message concernant le livre "Semences de destruction" : 

     

    Au-delà des controverses scientifiques sur les bienfaits ou les dangers des OGM, William Engdahl retrace la saga du projet malthusien défendu par de puissants intérêts privés qui, dès les années trente, visaient au contrôle des populations, et qui se trouvent à l'origine de la diffusion et de la prolifération des OGM.

    À coups de pressions politiques, de fraudes et de mensonges, ces intérêts sont maintenant à une ou deux décennies d'atteindre une complète hégémonie sur les capacités nourricières de la planète.

    « Semences de destruction » mène le lecteur au cœur du pouvoir américain, dans les laboratoires où sont expérimentées les semences génétiquement modifiées et brevetées, derrière les portes soigneusement verrouillées des conseils d'administration de Monsanto et d'autres multinationales qui contrôlent le monde à l'égal des compagnies pétrolières. La crise alimentaire qui ravage le tiers-monde sera-t-elle pour ces géants aux ambitions sans limite l'occasion d'imposer partout les semences OGM brevetées? Si ce livre se lit comme un roman noir, c’est qu’il en est un. 

    Cet ouvrage de William Engdahl "OGM: Semences de destruction. L'arme de la faim est l'un des meilleurs sur le sujet. Il est disponible en boutique Kokopelli.

  • Furadane : bientôt plus dans nos assiettes...

    Tueur d’oiseaux et reconnu dangereux pour l’homme, on espérait ne plus entendre parler du carbofurane. Mais cette substance active utilisée comme insecticide et commercialisée sous le nom de Furadane, interdite en Europe depuis 2007, est toujours utilisée dans un certain nombre de pays, dont les Etats-Unis. Cela dit, peut être pas pour longtemps… 

    Déjà, en 1994, les USA bannissaient son utilisation sous forme de granules et, depuis lundi 11 mai, le carbofurane est dans le collimateur de l’EPA (U.S. Environmental Protection Agency) pour une interdiction complète. L’EPA entend bien réduire sa limite résiduelle à zéro dans toutes denrées alimentaires. 
    Encore utilisé aux Etats-Unis sous sa forme liquide dans le traitement des cultures de pommes de terre, de blé ou de soja, le carbofurane est suffisamment mobile et persistant pour être entraîné par lessivage dans les sols et les eaux souterraines. Contaminant l’eau, mais aussi les aliments, toxique par inhalation pour ses utilisateurs, ce composé de la famille des carbamates est un neurotoxique qui peut se signaler par des symptômes allant de soubresauts musculaires, tremblements, diarrhée et vomissements jusqu’à de graves œdèmes pulmonaires en cas d’exposition aiguë. Aux cotés des risques pour l’homme, ses effets sont surtout dévastateurs chez les oiseaux. Dans les années quatre-vingt, l’EPA estimait que le carbofurane était responsable de la mort par empoisonnement de près d’un million d’oiseaux chaque année. Cette hécatombe très largement médiatisée par les protecteurs de l’avifaune, touchant des espèces aussi emblématiques que l’aigle royal, la buse à queue rousse et de nombreux oiseaux migrateurs, conduisit aux restrictions de 1994, mais ne parvient qu’aujourd’hui à motiver une interdiction complète aux USA. 

    Les mesures pour proscrire toute présence de carbofurane dans l’alimentation des Américains pourraient bien avoir des implications au niveau international. Elles s’appliquent en effet également aux produits d’importation, comme le riz, le café ou le sucre de canne. Or, de nombreux pays en voie de développement utilisent encore cet insecticide de façon totalement incontrôlée, notamment le Kenya, pays d’où la BBC reportait encore l’année dernière un empoisonnement massif des grands mammifères via cette substance. La restriction d’accès au marché américain est peut-être, à défaut de strictes réglementations internationales, une voie vers un changement plus global. 

    Deux conclusions :

    1.Le Furadane étant bientôt totalement interdit, les groupes semenciers lanceront un nouveau pesticide aussi toxique que celui-là, mais avec une toute autre composition. Et dans 20 ans, quand on s'en apercevra, ils recommenceront...

    2.Ceux qui mangent Bio n'ont aucun souci à se faire, puisque l'usage des pesticides est interdit. Aujourd'hui, comme demain. C'est le seul choix possible de ne pas s'empoisonner...

  • 80% des français ne veulent pas des OGM...

    Les syndicats agricoles français continuent de se déchirer sur la question des organismes génétiquement modifiés (OGM), qui reste une pomme de discorde à quelques mois de l'élection présidentielle. "Aucun homme politique français n'est assez courageux pour poser le problème dans sa totalité", regrette Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA, le syndicat majoritaire. La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a reconnu mardi que le gouvernement attendait "un créneau" pour faire passer le projet de loi sur les OGM devant les députés. Ce texte vise à encadrer les cultures et les essais OGM et à autoriser les cultures d'OGM en plein air à des fins de recherche et de commercialisation, sous réserve pour les agriculteurs concernés de déclarer les parcelles consacrées à des plantes transgéniques. Pour la FNSEA, "il y a urgence a transposer les directives européennes et laisser la recherche publique travailler". Mais Mme Lambert reconnaît que "si 80% consommateurs français ne veulent pas des OGM, cela pose pour les agriculteurs la question de savoir s'il faut en cultiver ou non". Philippe Meurs, le président des Jeunes Agriculteurs, le syndicat le plus favorable aux OGM, estime que "tous les citoyens sont trompés car il y a des OGM qui entrent tous les jours dans la production alimentaire pour les humains et les animaux". "Aux hommes politiques de prendre leurs responsabilités car en cas de problèmes on ne veut pas être montrés du doigt comme lors de la maladie de la vache folle", affirme M. Meurs. Le président de la Coordination rurale François Lucas dénonce le fait que dans le projet de loi "les agriculteurs sont tenus responsables en cas de problèmes alors que ceux-ci devraient être imputés aux semenciers". Les deux syndicats les plus opposés aux OGM sont la Confédération paysanne et le Modef (Mouvement de défense des exploitations familiales). "Nous demandons un moratoire immédiat sur les OGM", rappelle Régis Hochart, porte-parole de la Confédération paysanne. Il affirme que s'il n'y avait pas eu d'actions de son organisation dès 1997, "il y aurait des OGM partout en France" alors que 5.000 hectares seulement portent des cultures OGM, selon différentes estimations. Pour Xavier Compain, le président du Modef, "ni nous ni nos vaches ne veulent manger des OGM". Le syndicat proche du PCF se prononce toutefois "pour la recherche publique car sinon on risque de laisser la voie libre aux OGM américains". De son côté, le leader altermondialiste et ancien porte-parole de la Confédération paysanne José Bové, placé jeudi en garde à vue pendant six heures pour le fauchage d'un champ de maïs transgénique en Haute-Garonne, laisse entendre que ce sujet va animer la campagne présidentielle.