scandale

  • Dégustation du mercredi (2)

    Après avoir posé le filet (énorme) sur le vignoble (minuscule), on entama cette seconde dégustation du mercredi, avec un premier vin au nez léger sur des fruits rouges, quelques relents de biodynamie, un soupçon de réduction et quelques effluves de fermentation... Un bouche acide et légèrement pétillante sur un beau petit fruité suivie de notes plus animales ou fermentées, le tout sans complexité ni longueur : St Joseph 2000 du domaine Vincent Paris à Cornas. Difficile de deviner la Syrah : on était plus sur du Pinot Noir. Second vin, au nez étranger (j'utilise ce mot quand je pense hors France), de goudron, de coccinelle écrasée, avec un côté sucré parfumé : une espèce de concoction technique fort travaillée... En bouche : pas de fruits, sec à mourir et beaucoup de bois ! Bref, tellement déséquilibré qu'imbuvable ! Un Saumur, Château de Fosse-Sèche (il porte vraiment bien son nom), "Réserve du Pigeonnier" (il fallait être un pigeon pour l'acheter!) de la Famille Keller à Brossay. Ce divin flacon est importé et chaudement conseillé par les Etablissements De Coninck pour la modique somme de 29 euros. Un scandale. Troisième bouteille, au nez rond et vanillé. Mes 4 comparses l'ont trouvé gourmand, sur de la groseille, et fin. Moi, je l'ai trouvé fort proche du premier, avec de l'astringence et un boisé non fondu en finale...  Côte Rôtie "Les Jumelles" 2005 de Paul Jaboulet Aîné. Ils remettent en question la façon de vinifier et repartent à zéro. Pourquoi pas? A revoir plus tard sur un vin moins jeune. La quatrième bouteille, sur un nez magnifique de Cabernet Franc présenta une belle matière, de beaux fruits et une belle longueur, mais assez travaillée : Château L'Evangile 1994 en Pomerol. Bien supérieur à celui de la semaine passée. Et pour terminer, un vin au nez superbe, avec de la vivacité et de l'évolution, sans la lourdeur d'un liquoreux. Superbe en bouche aussi, avec un retour de cacao et de moka somptueux. On est parti dans toutes les directions, en écartant le Sauternes, car manquant d'amplitude et de richesse. Et pourtant, Château La Tour Blanche 1989, 1er Cru en Sauternes, Donation Osiris. Fort belle bouteille quand même... La semaine prochaine, retour des dégustations à thème avec, pour commencer la saison : Jura, Arbois,Savoie. Qui vivra verra.