sauvegarde

  • 3.390.000 hectares...

    Le parc amazonien de Guyane a été enfin créé par le Décret n° 2007-266 du 27 février 2007. La création de ce 8ème parc national, à l’étude depuis treize ans, a été relancée en 2002 par le Président de la République lors du Sommet de la terre de Johannesburg. Elle répond à une double responsabilité de la France : écologique mais également éthique, explique le Ministère de l’écologie et du développement durable. La forêt guyanaise, seul massif tropical amazonien de l’Union européenne, fait partie du plateau des Guyanes (qui s’étend du Brésil au Guyana). Elle est un haut lieu de biodiversité et abrite aussi des communautés d’habitants tirant traditionnellement leurs moyens de subsistance de la forêt. Concernant une surface de 3.390.000 hectares, le parc dont le nom a été inscrit dans la loi du 14 avril 2006 relative aux parcs nationaux, aux parcs naturels marins et aux parcs naturels régionaux, est en particulier constitué d’un « cœur de parc » de 2.030.000 hectares de forêts primaires d’une valeur écologique exceptionnelle et concerne cinq communes où résident plus de 7.000 habitants. Le fonds mondial pour la nature WWF s'est réjoui de la création du parc Amazonien de Guyane en demandant cependant que la lutte contre l'orpaillage illégal soit renforcée. Cette création apparaît comme une avancée déterminante pour la lutte contre la déforestation, l’un des principaux facteurs du réchauffement climatique planétaire, estime le WWF. La création de vastes zones protégées sont un point essentiel pour la conservation des milieux rares, le maintien de processus écologiques et la survie à long terme d’espèces ayant besoin de grands territoires, comme le jaguar (Panthera onca) ou encore l’aigle harpie (Harpia harpyja), selon le WWF. Le parc amazonien de Guyane, frontalier au parc des Tumucumaque (dans l’Etat brésilien d’Amapa), renforcera la dynamique de coopération dans le domaine des aires protégées entre la Guyane et le Brésil, souligne le Ministère de l’écologie et du développement durable. Ces deux parcs formeront l’une des plus vastes zones terrestres protégées du monde ! Une excellente initiative qui pourrait peut-être inciter d'autres états à une plus grande protection de la forêt amazonienne, poumon de notre planète, et actuellement décimée jour après jour...

  • Adieu, délices de la mer...

    Les amateurs de crabes, huîtres, rougets et autres délices de la mer risquent bientôt de trouver leur assiette vide. Si les tendances actuelles se poursuivent, la pêche excessive et la pollution menacent en effet de faire disparaître la quasi totalité des espèces de poissons et de crustacés pêchés pour la consommation avant 2050. Des écologistes et économistes sonnent l'alarme dans un rapport paru vendredi dans la revue américaine Science. Les scientifiques expliquent que la perte de biodiversité réduit notamment la capacité des océans à produire des poissons et des crustacés, à résister au développement des parasites ainsi qu'à produire de l'oxygène. "Que l'on regarde les résultats d'expérimentations en laboratoires ou des études portant sur l'ensemble des océans, on fait le même constat, à savoir que la productivité et la stabilité de tout l'écosystème marin diminuent", explique Boris Worm, biologiste à l'université canadienne d'Halifax, un des co-auteurs de ce rapport. Au Japon, la moitié des espèces marines "sont à un niveau très bas de préservation", a confirmé l'agence de l'industrie de la pêche. A Hong Kong, selon l'ONG WWF, l'industrie de la pêche est dans un "état critique" et près de disparaître faute de poissons, après des décennies de pêche trop intensive et de pollution. En Thaïlande aussi, la pêche intensive a causé une forte diminution des populations de poissons de mer, tandis que la pollution et la déforestation menacent les espèces d'eau douce, selon un expert local du WWF. Les réactions ne se sont pas faites attendre. La solution, pour la Commission européenne, passe par une coopération internationale renforcée "pour mettre fin aux pêches illégales, qui sont un fléau international". Greenpeace a réclamé pour sa part l'inscription de 40% des océans au titre de sanctuaires marins. Le Royaume-Uni a rejeté l'idée d'un moratoire total sur le cabillaud car il signifierait "la fin de toute pêche" dans le pays. De son côté, la ministre norvégienne de la Pêche Helga Pedersen a déclaré : "Je ne pense pas que les océans seront vidés dans 50 ans. Ceci dit, nous devons travailler plus dur pour gérer de façon durable les réserves de poisson". En attendant, et tant qu'il y en a encore, je vais vite refaire des acras, dans les règles de l'art ! Ceci dit, la situation est grave et l'idée de Greenpeace me semble être une bonne solution. J'ai déjà eu l'occasion de faire de la plongée dans des sanctuaires marins, et la biodiversité et le nombre de poissons et crustacés y sont extraordinaires.Reste à voir si ces sanctuaires marins seront acceptés et pas pillés...

  • Le malaise du Chêne-liège...

    Les chênes-lièges et chênes verts souffrent d'une mortalité alarmante aux causes inconnues, a indiqué mercredi Luis Silva, responsable du Fonds mondial pour la nature (WWF), à l'ouverture d'un séminaire international sur ce thème, à Evora, dans le sud du Portugal. Le mal, dont on ignore l'origine, provoque la perte du feuillage persistant des arbres et leur dessèchement, et décime les chênaies dans tous les pays méditerranéens, a-t-il affirmé. Le séminaire, organisé par le WWF, l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Association internationale des forêts méditerranéennes (AIFM) et la Direction générale des ressources forestières du Portugal, réunit des experts du Portugal, d'Espagne, d'Italie, de France, d'Algérie, de Tunisie et des Etats-Unis. Ces organisations entendent mettre en place "de façon urgente" des programmes de recherche et de partage des connaissances pour chercher un remède au mal et revitaliser les forêts de chênes-lièges et chênes verts qui sont en train de dépérir.Il existe "deux écoles de pensée" sur ce mal, l'une qui penche vers la thèse d'une maladie due à un champignon ou à un élément pathogène, l'autre qui met en cause la gestion et les pratiques de culture de ces arbres, a-t-il expliqué, appelant à une "mobilisation de la communauté scientifique". Il est amusant de remarquer que personne n'aborde le problème de la pollution ou de l'effet de serre...Les chênes-lièges occupent 2,7 millions d'hectares en France, Espagne, Algérie, Maroc, Italie, Tunisie et Portugal, dont 730.000 hectares pour ce dernier pays, selon le WWF. Outre la disparition de ces arbres, ce qui m'inquiète le plus, c'est que des Chêne-lièges sont produits les bouchons de nos bouteilles de vins... Déjà que la qualité et la longueur de ces bouchons se dégrade d'année en année, vous n'allez pas me dire qu'on va devoir passer au bouchon en silicone ou à la capsule !

  • L'arche du Goût 2006...

    Elle se déroule dans tous les pays. En France, pour 2006, déjà 15 produits ont été sélectionnés : La noix de Bruis (ou "La Ronde) dans les Hautes-Alpes, la pêche Roussane de Monein (Pyrénées-Atlantiques), la poire Sarteau (Alpes du Sud), la volaille Coucou de Rennes (Ille-et-Vilaine), la brebis Brigasque (Alpes Maritimes), le porc Gascon (Hautes-Pyrénées), les races bovines Pie Noire (Bretagne) et Maine-Anjou (Pays de Loire), la race caprine Rove (Provence et Languedoc), le Sarganoa (Pyrénées-Atlantiques), les vins Rancios secs du Roussillon (Pyrénées Orientales), le vin "Cuvée des Vignes d'Antan" (Ardèche), l'oignon de Trébons (Hautes-Pyrénées), le navet noir de Pardailhan (Hérault) et le pois blond de la Planèze (Cantal). Si rien n'est fait, nous risquons fort de perdre à tout jamais ces espèces animales et végétales ! Et c'est là que j'apprécie énormément le travail de Slowfood ! Prenons un exemple : La Pêche Roussane de Moneinest une très vieille variété de pêche, réputée à la fin du XIXe. Le fruit est de couleur violacée, la chair jaune tâchée de rouge, juteuse, excellente. C'est une pêche relativement précoce, souvent abondante, mais qui supporte mal le transport, d'où son déclin. Quelques centaines de kilos sont actuellement produits. Ils se vendent plutôt lors des fêtes locales. Un groupe de 17 producteurs vient de se constituer dans l'objectif de reconstituer un verger. Et un autre : La brebis Brigasque. L'Est du département des Alpes-Maritimes (haute vallée de la Roya) comptait avant la dernière guerre plusieurs milliers de têtes de brebis Brigasques. Cette race a depuis fortement régressé, du fait de la réduction des pâturages d'hiver sur la Côte d'Azur, de la difficulté de circulation pour la transhumance, de la nécessité de la traite manuelle matin et soir pendant 9 mois de l'année, etc. La race est classée "en danger " par les autorités françaises. Ce qui prouve que la démarche de Slowfood est importante, si pas cruciale.