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  • Et si le futur projet pour une Europe transparente, heureuse et unie était celui-ci ?

    Une petite vidéo de 25 minutes, mais quel discours ! Regardez-là, c'est incroyable.

    https://youtu.be/XzMIbWq1gqY

    Voilà un programme rêvé pour l'Europe ! A méditer et à mettre en oeuvre immédiatement.

    Merci à Pierre Lance pour ce coup de gueule et ce coup de génie.

  • 165 milliards d'euros. Pas cher le nucléaire...

    Alors que le Japon commémore ce samedi le sixième anniversaire de la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011, la région de Fukushima est toujours prise au piège de la contamination

    Six ans après le séisme et le tsunami qui ont dévasté les réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi, dans le nord-est du Japon, la préfecture nippone vit toujours à l’heure de la catastrophe nucléaire. Quelque 80 000 personnes déplacées de la zone ravagée connaissent encore des conditions de vie précaires.
    La radioactivité fait obstacle au démantèlement et à la reconstruction économique, alors que les dégâts provoqués par le désastre nucléaire et les coûts pour décontaminer la zone ne cessent d’augmenter. Les fuites radioactives se poursuivent et les dernières découvertes sur le site, effectuées début février 2017 par des robots, ont de nouveau fait monter d’un cran l’inquiétude.


    Grâce aux dizaines de milliers de travailleurs (plus de 42 000) qui se sont succédé à Fukushima-Daiichi depuis 2011, le pire a été évité et la situation s’est améliorée. Le combustible de la piscine du réacteur 4, la plus importante et la plus endommagée en mars 2011, a été retiré en décembre 2014 et la radioactivité a beaucoup baissé depuis la catastrophe. Mais pas sur les réacteurs 1, 2 et 3 où les cœurs ont fondu pour former un magma hautement radioactif (corium) dont on ne sait toujours pas exactement six ans après où il est passé.

    La radioactivité est telle qu’une personne qui y serait exposée mourrait presque instantanément et les robots, dans les cas les plus difficiles, n’y résistent pas mieux que l’homme et meurent souvent en cours de route, avant même d’avoir achevé leurs investigations. En cause : des radiations trop intenses. "Dès qu’ils s’approchent des réacteurs, les radiations détruisent leurs câbles électriques et les rendent ainsi inutilisables", explique à l’agence Reuters, Naohiro Masuda, responsable du démantèlement de Fukushima chez Tepco, opérateur de la centrale de Fukushima.

    Le recours à la robotique est toutefois indispensable pour tenter de déterminer la méthode d’extraction du combustible fondu, qui devrait démarrer au mieux en 2021, dix ans après la catastrophe. Car on ne sait toujours quasiment rien sur l’emplacement, la taille et la forme du combustible fondu. Des images prises le lundi 29 janvier 2017 dans l’enceinte de confinement du réacteur 2 de la centrale accidentée par le robot Sasori ("scorpion"), un bras télescopique équipé de dosimètres et d’une caméra, chargé de l’explorer ont montré, pour la première fois, la présence possible de combustible fondu. Le 3 février, grâce au robot, Tepco annonçait avoir observé des niveaux de radiation "pouvant atteindre 530 sieverts par heure".


    Une découverte qui fait craindre de nouveaux retards dans le démantèlement de la centrale déjà prévu pour durer au moins encore 40 ans et des dérapages de coût supplémentaires. En novembre 2016, le gouvernement avait déjà revu à la hausse l’enveloppe globale à 165 milliards d’euros (20 000 milliards de yens), soit le double de l’estimation précédente.

    Au total, plus de 160 000 habitants ont quitté la zone après la triple catastrophe de Fukushima, sur ordre des autorités ou par peur des radiations. Depuis, le gouvernement japonais a conduit une opération de décontamination, qui s’apparente au rocher de Sisyphe et dont les coûts devrait atteindre 37 milliards d’euros (4 500 milliards de yens). Mais seuls 13% des habitants – surtout des personnes âgées – sont rentrés dans les fameuses "zones décontaminées". La plupart d’entre eux s’inquiètent des risques de radiation.


    A compter du mois d’avril 2017, près de 70% des territoires interdits seront de nouveau décrétés habitables par les autorités, qui veulent contraindre les personnes déplacées à retourner chez elles, alors que beaucoup de zones voisines sont encore contaminées, à l’instar de la région d’Itate, un village situé à environ 35 km de Fukushima, ainsi que l’a révélé la semaine dernière Greenpeace, dans son rapport "No return to normal" ("Pas de retour à la normale"). S’appuyant sur des mesures sur le terrain, le groupe écologiste affirme que la zone évacuée n’est toujours pas habitable du point de vue sanitaire.

    On connaît le nombre de victimes du tsunami : la vague noire géante, haute de plus de 15 mètres, a tué 1 607 personnes. Concernant le bilan sanitaire de la pollution nucléaire, qui peut induire troubles cardio-vasculaires, leucémies, tumeurs, cancers thyroïdiens et endocriniens.…, le bilan est plus difficile à établir. Les autorités ont reconnu officiellement que l’atome avait provoqué 1 656 décès indirects. A ce jour, un seul lien lien officiel a été établi par les autorités japonaises, en décembre 2015, entre un ouvrier souffrant d’une leucémie et la radioactivité de la centrale.

    En août 2014, une étude sur l’impact des radiations de la catastrophe de Fukushima a révélé que plus d’une centaine de jeunes âgés de moins de 18 ans au moment de l’accident nucléaire de 2011 avaient développé un cancer de la thyroïde, confirmé par chirurgie ou fortement soupçonné. Sans que la relation avec le désastre atomique soit toutefois entièrement établie. Le rapport de deux ONG antinucléaires publié le 9 mars 2016, indiquait que la pollution radioactive de Fukushima pourrait causer 10 000 cancers supplémentaires.


    La population doit toujours se soumettre à un suivi médical, notamment, les enfants, pour des examens de la thyroïde, ce qui ne simplifie pas la vie quotidienne et fait obstacle à la revitalisation de la région.

    Les autorités de Fukushima, qui veulent relancer l’économie de la région, troisième plus grande préfecture du Japon et quatrième pour sa surface agricole, se heurtent à la méfiance des consommateurs nippons et des pays voisins importateurs (Taïwan, Corée du Sud…). Si les contrôles réguliers des taux de contamination des produits alimentaires et des poissons et crustacés issus de la région de Fukushima montrent désormais leur innocuité, agriculteurs et pêcheurs peinent toujours à les vendre.


    En matière énergétique, la préfecture qui a décidé dès 2011 de sortir du nucléaire, affiche l’ambition de devenir un territoire 100% énergie renouvelable, en développant l’éolien, le solaire, la biomasse et la géothermie, et espère devenir en 2020 la base de production de l’hydrogène qui alimentera le village olympique des Jeux olympiques mde Tokyo. Un challenge qui s’annonce difficile à relever au vu des contraintes que la radioactivité continue de faire peser sur la population. Source : Sud Ouest.fr 

    Un beau cadeau pour les générations futures... Et ce n'est sûrement pas AREVA qui va payer, ni Tepco. Une belle crasse, le nucléaire... 

  • Europe : l'urgence de changements radicaux...

    Quand je lis les 5 possibilités de futur pour l'Union européenne proposées par Jean Claude Juncker la semaine passée, je pense sincèrement qu'ils sont,  encore une fois, tout à fait à côté de la plaque... Et cela me fait énormément de peine de lire tous ces articles anti-européens provenant du reste du monde, mais aussi de chez nous, d'Europe !

    Est ce que ces gens qui dirigent la première puissance économique mondiale se rendent-ils compte qu'ils sont as been ? Se rendent-ils compte que les européens en ont marre de la corruption, des scandales financiers, du lobbying incéssant et croissant des multinationales, des décisions unilatérales de la commission contraires à la volonté du peuple européen ?

    Ont-ils compris ce que le vote du Brexit, l'élection de Donald Trump, et la débâcle actuelle en France signifient ?

    Se rendent-ils compte que les nouvelles générations ont une autre vision du monde idéal ? Se rendent-ils compte du mode de vie actuel, connecté, en réseau, collaboratif, sain ? J'ai un immense doute...

    Ce qu'il faut, et tout de suite, pour notre Europe, c'est un projet fédérateur, sans compromis. Un projet auquel tous les européens ne peuvent qu'adhérer. Un projet qui rendra l'Europe plus forte et plus soudée que jamais. Je pense à l'éducation, à la santé, au financement de la recherche, à l'aide aux jeunes entrepreneurs, à la protection de l'environnement et des terroirs européens, à la lutte contre la corruption, au contrôle plus strict de nos dirigeants et députés. Avec beaucoup plus de communications, d'éthique et de transparence...

    Fini le lobbying des multinationales auprès des commissaires européens, terminés les accords et négociations secrets imposés aux européens contre leur gré, stop aux avantages financiers personnels ou postes promis dans des multinationales, bye bye le Codex Alimentairius ( l'alimentation mondiale régie par ce code dicté par les multinationales agro-alimentaires), et out la suprématie absolue de l'autorité nucléaire sur l'OMS, etc.

    Le peuple européen attend des changements importants et radicaux. A mettre rapidement en oeuvre, sous peine de voir notre Europe imploser.

    Ce que personne ne souhaite vraiment... Et je veux bien venir aider à mettre tout cela en oeuvre, si c'était nécessaire.

     

  • Nouveau tour de passe passe de la Commission européenne (encore elle) à propos des perturbateurs endocriniens...

    Cosmétiques, produits d’hygiène, matières plastiques ou encore résidus de pesticides dans nos assiettes : les perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques susceptibles de modifier le système hormonal et d’être à l’origine de diverses maladies, sont à peu près partout. Et nous en sommes tous imprégnés.

    Ce mardi, la Commission européenne soumet une nouvelle fois au vote sa définition des PE. Le but : mettre en place la première réglementation au monde sur le sujet. Car l’utilisation des PE n’est pour l’instant nulle part encadrée, alors que, comme l’écrivaient en décembre une centaine de scientifiques dans le Monde, «jamais l’humanité n’a été confrontée à un fardeau aussi important de maladies en lien avec le système hormonal : cancers du sein, du testicule, de l’ovaire ou de la prostate, troubles du développement du cerveau, diabète, obésité, non-descente des testicules à la naissance, malformations du pénis et détérioration de la qualité spermatique.»

    D’une définition de Bruxelles plus ou moins restrictive découlera une réglementation plus ou moins sévère. Celle de l’Organisation mondiale de la santé - «une substance ou un mélange exogène, possédant des propriétés susceptibles d’induire une perturbation endocrinienne dans un organisme intact, chez ses descendants ou au sein de sous-populations» - fait consensus chez les scientifiques.


    Mais les résistances à toute réglementation ambitieuse sont «très fortes». Et vont de pair avec une «tentative d’instrumentalisation de la science», déplore Rémy Slama, épidémiologiste environnemental à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). «Les preuves et connaissances scientifiques élémentaires sont mises en doute à des fins politiques, comme cela a été le cas pour le tabac ou l’est encore avec le changement climatique. Les perdants ne sont pas les scientifiques, mais la société», s’insurge-t-il. Le lobby de l’industrie chimique a tout fait pour affaiblir les critères retenus dans la définition des PE par la Commission. Et ainsi éviter qu’ils ne soient mieux réglementés dans l’UE.

    Bruxelles a ainsi établi en 2016 qu’«un PE est une substance qui a des effets indésirables sur la santé humaine, qui agit sur le système hormonal et dont le lien entre les deux est prouvé». La définition a provoqué un tollé, tant le niveau de preuves qu’elle demande est élevé.

    En décembre, la Commission avait échoué à convaincre les Etats de voter pour sa définition. Si «quelques progrès» ont été réalisés dans la version présentée ce mardi, selon l’ONG Générations futures, la définition que va soumettre la Commission «demande toujours un niveau de preuves trop élevé et prévoit des dérogations inacceptables». Impossible de se prononcer sur l’issue du vote. «Il suffirait que certains pays passent de l’abstention à un oui pour changer la donne», décrit François Veillerette, directeur de Générations futures, qui se méfie des «Etats flottants» (Italie, Malte…). Même si le non l’emporte, ces allers-retours ne pourront durer éternellement. La Commission, avec sa réforme de la «comitologie» , comptabilisera différemment les abstentions, pour forcer les Etats à assumer leur position.

    Dans la lutte contre les PE, la France fait figure de leader au sein de l’UE. Elle interdit le Bisphénol A dans les contenants alimentaires depuis 2015, alors qu'il reste autorisé dans le reste de l'Union à l'exception des biberons. Et le 21 décembre 2016, elle s’était opposée, avec la Suède, à la définition controversée des PE proposée par la Commission, l’obligeant à revoir sa copie. «Un recul dans l’action de l’Union de protection de la santé de nos concitoyens et de notre environnement», déplorait la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, dans une lettre au président de la Commission, Jean-Claude Juncker. La France appelle à une classification des PE en trois catégories : avérés, présumés, suspectés. Comme pour les cancérigènes.

    Le 22 février, le Sénat s’est saisi de la question, en adoptant une résolution appelant le gouvernement à «interdire l’utilisation des phtalates dans les jouets, les produits cosmétiques et dans tous les dispositifs médicaux», à accentuer la «lutte contre l’exposition des enfants aux PE» dans les crèches et les écoles, et à «interdire la pulvérisation de produits chimiques aux abords des zones d’habitation et des écoles».

    Les perturbateurs endocriniens se sont d’ailleurs invités dans la campagne française : Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon évoquent leur volonté de s’y attaquer, quand Emmanuel Macron ménage la chèvre et le chou : tout en préconisant une «interdiction progressive de certains PE», il estime que leur «éradication complète n’est pas possible». De son côté, le Front national fait de cette question une nouvelle preuve que «la protection du vivant et des consommateurs ne peut se faire dans le cadre de l’Union». C’est ce qu’écrit le parti dans un communiqué intitulé «Seul le Frexit nous protégera des perturbateurs endocriniens !»


    Mais c’est Benoît Hamon qui s’y attaque le plus frontalement : il veut interdire «les perturbateurs endocriniens, les nanoparticules et les pesticides dangereux» dans l’alimentation, en vertu du «principe de précaution». Principe que François Fillon juge «dévoyé et arbitraire», et veut enterrer. Les industriels jurent qu’autoriser l’exposition à des faibles doses de PE ne poserait pas de risques pour la santé.

    Mais, souligne Rémy Slama, «on sait que les hormones naturelles ont des effets sur le système hormonal à des doses extrêmement faibles. Par ailleurs, nous sommes exposés à une "soupe" de substances qui, ensemble, peuvent produire un "effet cocktail" nocif, et l’identification des "doses sans effet" s’appuie parfois sur une démarche simpliste».

    A ses yeux, cela justifie la décision du Parlement européen, en 2009, de suivre une logique «d’exposition zéro» pour les PE présents dans les pesticides. Décision qui revient à appliquer le principe de précaution en interdisant les pesticides contenant des PE. «Le travail des industriels consiste à créer de nouvelles substances, efficaces et plus sûres,avance par ailleurs Rémy Slama.Les CFC ont été interdits dans les réfrigérateurs car ils détruisaient la couche d’ozone. Nous avons toujours des réfrigérateurs aujourd’hui. Suivre la même logique pour les perturbateurs endocriniens répondrait à une urgence de santé publique, et cela pourrait faire émerger de nouveaux acteurs industriels.»

     Source : Isabelle Hanne , Coralie Schaub , BIG , Estelle Pattée dans Libération du 28/02/2017.

    A force de voter ou faire voter des lois et règlements qui privilégient les multinationales au dépend de la santé des citoyens européens, la Commission européenne est en train de se mettre la population à dos.

    Et çà, c'est très grave. Car on ignore à quoi cela va aboutir. Une révolte, une révolution, ou la désintégration de l'Europe ? C'est ridicule.

    Il est donc grand temps que les eurocrates, députés européens et autres membres de la commission européenne changent RADICALEMENT leur fusil d'épaule et protègent enfin le peuple européen et renvoient ces multinationales pourries et corrompues ailleurs.

    Il faut lancer de vrais projets européens, dans lesquels chacun se retrouve et adhère. Des projets d'éducation, des projets environnementaux et sociaux durables, et une chasse à la malbouffe et aux diverses pollutions. Nous retrouverons alors une Europe forte, unie, dans laquelle il fera bon vivre...

     

  • Bientôt du boeuf irradié canadien dans nos supermarchés européens ?

    Mercredi, le gouvernement fédéral canadien a autorisé la vente de bœuf haché traité par un procédé d'irradiation. Il s'agit d'exposer la viande à des rayons ionisants (rayons gamma, X et faisceaux d'électrons) dans le but de détruire les bactéries, les moisissures, les parasites et les insectes, peut-on lire sur le site Internet de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Cette même agence affirme que l'irradiation des aliments est "reconnue comme un procédé sécuritaire et efficace pour réduire les charges de germes néfastes dans les produits alimentaires. Les aliments irradiés peuvent être consommés sans danger". Les produits traités doivent porter le symbole caractéristique et international de l'irradiation.

     

    Le Canada autorisait déjà ce procédé pour traiter les pommes de terre, les oignons, le blé, la farine, la farine de blé entier, les épices entières et moulues et les assaisonnements déshydratés. La viande de bœuf hachée est donc désormais ajoutée à cette liste, afin, principalement, de lutter contre la bactérie E. coli et les salmonelles mais aussi de prolonger sa durée de conservation. Cette décision satisfait l'Association canadienne des éleveurs qui plaidait en ce sens depuis près de 20 ans.


    L'Union européenne et le Canada ont récemment validé l'accord de libre-échange Ceta, qui englobe les produits agricoles dont le bœuf. Les consommateurs européens vont-ils à l'avenir trouver du bœuf canadien irradié dans les rayons des supermarchés ou leurs assiettes ? C'est la question que se pose l'eurodéputé socialiste Marc Tarabella. "A ce stade, je n'ai rien contre la viande irradiée mais il faudra apporter des garanties via une étude scientifique européenne. Il faudra que le consommateur européen sache s'il achète du boeuf irradié, le symbole de l'irradiation n'étant peut-être pas clair ou connu chez nous", souligne-t-il. Marc Tarabella a donc demandé vendredi, en urgence, des précisions sur l'aspect sanitaire et l'étiquetage à la Commission européenne. La réponse pourrait arriver dans quinze jours. "La Commission doit se prononcer sur ce sujet. Dans le cadre des discussions sur le Ceta, elle s'était focalisée sur la problématique des hormones et des OGM. L'irradiation est-elle sur son radar ?", indique l'eurodéputé belge. Marc Tarabella veut ouvrir le débat, qui pourrait "ne faire que commencer car les réponses de la Commission pourraient ne pas nous satisfaire". Source : La Libre de ce week-end.

    Voilà ce qui arrive quand des traités intercontinentaux sont négociés, en secret, par la commission européenne, et en ne privilégiant que les multinationales internationales et leur puissant système de lobbying. Et pas le consommateur européen que nous sommes.

    L'irradiation de ces aliments est nécessaire car les normes d'hygiène dans ces énormes élevages industriels étrangers sont bien moins strictes qu'en Europe. Ce qui signifie moins de frais, donc moins cher.

    Or, nos éleveurs belges et français souffrent déjà énormément du prix bas de la viande. Ils ne s'en sortent pas. Certains se suicident. Et voilà que l'on va importer en Europe une viande "fraîche" de moins bonne qualité (animaux mal élevés, mal nourris et sans doute maltraités) qui sera moins chere (malgré le traitement d'irradiation et le transport). C'est de l'aberration. 

    Achetez votre viande chez votre boucher de quartier qui en connaît l'origine exacte et les conditions d'élevage et d'alimentation, et évitez la malbouffe des multinationales agro-alimentaires qui inondent les rayons des grandes surfaces, et dont on ne connaîtra jamais les conditions d'élevage et les traitements chimiques de conservation. Et par conséquent la qualité nutritive de la viande traitée.

     

  • Nuisances sonores Zaventem : de quel droit ?

    Tous les matins, dès 6H00 (donc plutôt en fin de nuit) des dizaines d'avions charters bruyants décollent de Zaventem et passent juste au-dessus de ma tête.

    Je pense avoir le droit de dormir fenêtre ouverte. Et bien, même quand elle est fermée, en hiver, je suis réveillé. Avec un boucan dont les décibels dépassent allègrement tout ce qui est autorisé en Région Bruxelloise, de jour comme de nuit.

    De quel droit ?

    De quel droit des gens décident-ils de me priver de plusieurs heures de sommeil par semaine ? Et d'écourter mon éventuelle grasse matinée du week-end ?

    De quel droit choisissent-ils d'exploiter des routes aériennes surpeuplées d'habitants ?

    Il est temps d'arrêter les compromis et de faire respecter les normes légales de bruit en Région Bruxelles-Capitale, et d'appliquer les amendes en cas d'infraction.

    Même s'il y en a 20.000 la première année, même si des compagnies de fret migrent vers Liège, où ce problème de survol de zone habitée n'existe pas. Même s'ils brandissent des menaces de pertes d'emplois.

    Arrêtons d'être les éternels dindons de la farce et défendons-nous ! Nous sommes dans le droit. Eux pas. Nous subissons un dommage, eux pas.

  • Ces traités, négociés en secret, dont nous ne voulons pas...

    Le Parlement européen a ratifié hier, mercredi 15/02/2017, le traité de libre-échange UE-Canada, ou Ceta, à une large majorité, par 408 voix contre 254 (et 33 abstentions). La droite, les libéraux et la plupart des socialistes ont voté pour le texte, tandis que les Verts, l’extrême gauche, l’extrême droite ainsi que certains socialistes s’y sont opposés.

    Considéré par les opposants comme le «cheval de Troie des Etats-Unis», ce pavé de 2 344 pages prévoit une augmentation des échanges commerciaux entre l’UE et le Canada via une baisse des droits de douane et la simplification des procédures. L’accord, âprement négocié depuis sept ans entre la Commission européenne et Ottawa, devrait entrer en application «provisoire» dès le 1er mars. En bref, cela ne concernera que les domaines de compétences communautaires, soit près de 90 % du traité. Seules les dispositions les plus controversées, comme le système de résolution des conflits en matière d’investissements, ne seront pas appliquées pour le moment. Le texte doit désormais passer devant les 38 Parlements régionaux ou nationaux. Un processus qui pourrait durer des années.

    Les oppositions au Ceta sont nombreuses, notamment en Autriche, aux Pays-Bas ou en France. Et personne ne sait ce qu’il adviendra si un ou plusieurs Etats européens venaient à ne pas ratifier l’accord. Rien n’est prévu dans le traité à ce sujet. Pour Marianne Dony, présidente de l’Institut d’études européennes de l’Université libre de Bruxelles, interrogée par Libération, «si un seul Etat manque à l’appel, le traité ne pourra pas entrer en vigueur et ce dans sa totalité, y compris donc les parties relevant de la compétence de l’Union». Retour sur les points clés du traité.

    Croissance et emploi : des doutes sur l’efficacité
    Alors que l’opinion publique rejette de plus en plus la «mondialisation heureuse» tant vantée depuis une vingtaine d’années (le Brexit et l’élection de Donald Trump en sont la preuve), l’UE poursuit malgré tout sur cette voie. A l’image du Ceta, devenu le symbole pour la Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, de la lutte contre le protectionnisme revendiqué du nouveau président américain. Cet accord commercial de «nouvelle génération» viendra «stimuler la croissance et l’emploi dans toute l’Europe», assure la Commission européenne, dans un document de 16 pages qui ne s’intéresse, comme son titre l’indique, qu’aux «avantages du Ceta». Des promesses chiffrées : Bruxelles estime que le Ceta devrait accroître de près de 25 % le commerce des biens et des services entre l’UE et le Canada et entraîner une augmentation du PIB de l’UE de près de 12 milliards d’euros par an, une bagatelle comparé aux 14 600 milliards d’euros de PIB de l’Union en 2015… Côté emploi, chaque milliard d’euros d’exportation européenne «soutiendrait» (et non créerait) 14 000 emplois, calcule à la louche la Commission. Outre-Atlantique, le gouvernement canadien revendique la création de «80 000 nouveaux emplois». A quel horizon ? On n’en saura guère plus.

    Des perspectives alléchantes que la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen a rejetées en bloc. C’est d’ailleurs la seule commission parlementaire à avoir invité les eurodéputés à rejeter le texte. Au mieux, le Ceta entraînerait «des augmentations marginales globales ne dépassant pas 0,018 % pour l’emploi dans l’Union sur une période d’exécution de six à dix ans», écrit-elle dans un avis daté du 8 décembre. Au pire, le Ceta provoquera «des pertes d’emplois effectives s’élevant à 204 000 dans l’ensemble de l’Union, dont 45 000 en France, 42 000 en Italie et 19 000 en Allemagne», ajoutent les eurodéputés, en référence à une étude publiée en septembre par deux chercheurs de l’Université Tufts (Massachusetts), Pierre Kohler et Servaas Storm.

    Alimentation : pas d’inquiétude pour le moment
    Bœuf aux hormones, poulet au chlore, OGM… Le Ceta faisait craindre l’arrivée massive dans nos assiettes de ces produits interdits par l’UE. «Il n’y a pas de convergences des normes vers le bas», a martelé mercredi l’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy (lire ci-contre), sur France Inter. Pas d’inquiétude, donc, pour le moment. «Mais le risque se pose à long terme, en raison des mécanismes de coopération réglementaire et de la pression des lobbys agro-industriels, qui répètent publiquement leur impatience», nuance l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec) dans un document intitulé «Nouveau Ceta ou mystification ?» publié au lendemain de la signature du traité le 30 octobre.

    Agriculture : les petits éleveurs préoccupés
    Alors que les filières d’élevage sont particulièrement fragiles en Europe et en France, le Ceta prévoit des quotas d’exportations pour le Canada limités à quelque 50 000 tonnes de viande bovine (contre 4 162 actuellement) et 75 000 tonnes de viande porcine (contre 5 549) par an, au-dessus desquels les droits de douane sont maintenus. Une concurrence accrue qui inquiète les petits éleveurs. D’autant plus que ces quotas ne prennent pas en compte la sortie de l’UE du Royaume-Uni, comme le souligne l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev), qui déplore que la Commission européenne «n’a proposé aucune étude d’impact du Ceta sur le secteur de la viande bovine». Autre source d’inquiétude : les appellations d’origine contrôlée, car sur les 1 400 que compte l’UE, seules 143, dont 42 françaises, seront protégées au Canada. Une liste qui pourra être élargie à l’avenir, promet l’UE. Le rocamadour ou le maroilles, par exemple, n’en font pas partie. Ils pourraient être copiés par des producteurs canadiens.

    Climat : un accélérateur pour le réchauffement ?
    «Vous prétendez parler au nom des citoyens européens et qu’est-ce que vous leur direz, monsieur Juncker [président de la Commission européenne, ndlr], quand la Commission fera enfin son boulot sur les perturbateurs endocriniens et que Bayer et Monsanto feront condamner l’Europe pour les mesures prises ? Qu’est-ce que vous direz, monsieur Tusk [président du Conseil européen], aux citoyens européens quand l’Europe refera son boulot de leadership sur le climat et que ce seront les firmes canadiennes des sables bitumineux, du pétrole et du gaz de schiste qui attaqueront l’Europe ?» Dans une intervention remarquée le 27 octobre au Parlement européen, l’eurodéputé vert et candidat à l’élection présidentielle, Yannick Jadot, a exprimé les craintes des défenseurs de l’environnement.

    Le Ceta permettra en effet aux multinationales, via le mécanisme de règlement des différends, d’attaquer un Etat dès lors qu’elles se sentiront lésées par une réglementation prise, par exemple, sur l’environnement. Le Suédois Vattenfall, exploitant de deux centrales nucléaires en Allemagne, réclame devant une cour d’arbitrage internationale à Washington 4,7 milliards d’euros à l’Etat, qui a engagé une sortie du nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima en 2011. Idem en Argentine, qui avait dû indemniser à hauteur de 600 millions de dollars (567 millions d’euros) plusieurs entreprises transnationales, pour avoir fixé un prix maximal d’accès à l’eau et à l’énergie. Les organisations de défense de l’environnement s’inquiètent en outre que ce traité contribue à «saper l’objectif» visant à contenir le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés, voire de 1,5, fixé par l’accord de Paris sur le climat entré en vigueur en novembre 2016. «De l’aveu même de l’étude d’impact de la Commission européenne, le Ceta va engendrer une hausse des émissions de gaz à effet de serre», s’inquiète Aitec. Un récent rapport, «Ceta et climat», rédigé par le Commissariat général au développement durable et le Conseil économique émet plusieurs recommandations pour que la mise en œuvre du Ceta «se fasse de la manière la plus respectueuse possible pour l’environnement».

    Tribunaux d’arbitrage : des tensions à venir
    C’est le point qui cristallise toutes les tensions : l’existence du «système judiciaire sur l’investissement» (ICS, pour Investment Court System), qui permettra aux multinationales d’attaquer les Etats si elles s’estiment discriminées ou lésées. C’est-à-dire qu’elles considèrent que leur profit attendu n’a pas été matérialisé du fait d’un changement de législation en matière notamment d’environnement, de santé ou encore de protection du consommateur. Un dispositif à sens unique puisque les Etats ne pourront pas attaquer les investisseurs.

    Le tribunal sera composé de «quinze juges professionnels», nommés pendant cinq ans. Selon une déclaration commune de 101 professeurs de droit, l’ICS ne garantit pas complètement l’impartialité et l’indépendance des juges sélectionnés. «Les juges ne seront pas employés à plein temps et, outre des honoraires mensuels de 2 000 euros, ils seront rémunérés au cas par cas.» Une procédure d’appel est désormais possible mais elle reposera sur les mêmes informations que la procédure initiale. Seule nouveauté apportée par le coup de force wallon en octobre, la Cour de justice de l’UE va être saisie d’ici quelques mois sur la compatibilité du mécanisme d’arbitrage avec les traités européens.

    SOURCE : Ceta : comment va-t-on être traité ? Par Estelle Pattée — Libération, 15 février 2017 à 20:46

  • CETA et le petit village gaulois...

    L'Europe entière était prête à signer très prochainement ce grand traité commercial entre le Canada et l'Europe. Toute l'Europe sauf un petit village gaulois : la Wallonie.

    La majorité des européens et des canadiens ne savent même pas où se situe la Wallonie. C'est marrant. Et une très bonne chose.

    Il serait peut-être temps que les pouvoirs publics, nationaux et européens, expliquent clairement ce qu'est ce CETA avant d'engager toute la population européenne dans des accords négociés secrètement avec les multinationales (et leur puissant lobbying) et les pouvoirs publics canadiens.

    Il faudrait dresser une longue liste des avantages (il doit y en avoir) et des inconvénients (il y en a certainement), et de la soumettre à la population, avant de décider et de signer.

    Personnellement, sur ce blog, je m'intéresse au goût des aliments, à la protection des terroirs, à une alimentation de qualité locale et de saison, et évidemment Bio. Je lutte contre la malbouffe, l'uniformisation du goût imposé par les multinationales agro-alimentaires, et aussi contre les aliments "morts" (ne contenant plus les nutriments nécessaires et essentiels à la bonne santé du consommateur) de l'agriculture et de l'élevage intensifs.

    Qu'adviendra-t-il du dernier producteur de fromage de Herve au lait cru pourchassé par l'AFSCA (dont la bible est le Codex Alimentarus, rédigé par les multinationales agro-alimentaires) et protégé par SLOW FOOD?

    C'est juste cela que je souhaite savoir. Si quelqu'un peut me répondre...

    L'autre point qui m'interpelle, c'est le fait qu'une entreprise puisse attaquer l'état belge pour entrave au libre échange (ou commerce) et que ce soit des juges qui n'en sont pas qui arbitrent les litiges... 

    Si ce traité était bien ficelé, les litiges ne devraient pas exister.

    Pour rappel, le Canada qui a signé un traité avec les Etats-Unis, semblable au traité transatlantique (qui a heureusement du plomb dans l'aile) a perdu 98% des litiges avec les multinationales américaines, et a dû payer des amendes énormes et adapter sa législation (en moins bien).

    Est-ce cela qui attend l'Europe et les différents pays qui la constituent ? si quelqu'un peut me répondre...

    Bref, beaucoup plus de clarté et de transparence et moins d'accords secrets et de négociations opaques sont aujourd'hui essentiels avant d'engager les générations européennes futures à vie. Et un traité rendu public, en français et en néerlandais, Belgique oblige...

  • Dieselgate : un scandale touchant toutes les marques...

    Allez, encore un scandale de plus : celui du diesel !

    Oui, Volkswagen a triché et menti sur ses émissions de particules fines. Et s'en sort pas trop mal : le cours de l'action n'est pas tombé à zéro et les actions en justice, amendes ou dommages et intérêts s'avèrent minimes au regard de la fraude...

    Mais il n'y a pas que Volkswagen, Audi et consorts, il y a également les autres marques. Comme s'ils s'étaient tous mis d'accord de mentir et tricher pour respecter les normes euro 5 et euro 6 ! Des tests truqués, des appuis politiques nationaux pour protéger les marques du pays, bref, des faux et encore des faux.

    Un scandale d'éthique, mais, beaucoup plus important, un scandale de santé publique quand on sait combien de citoyens européens décèdent suite à cette pollution massive de l'air que nous respirons tous les jours !

    Deux tableaux : 

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    Celles et ceux d'entre-vous qui roulent au diesel devraient être fort embarrassés de leur choix et de la pollution mortelle qu'ils infligent aux passants, cyclistes, enfants à la sortie des écoles et autres motards...

    Avec la circonstance atténuante que c'est l'Etat qui a poussé le diesel, dieu sait pourquoi... Et que c'est toujours l'Etat qui a caché ces tests frauduleux et la pollution réelle des moteurs diesel. Et là encore, pourquoi ? Juste pour protéger l'industrie automobile et son lobbying.

    Comme toutes les autres industries. L'état ne protège plus le citoyen, mais les multinationales. Et dans tous les domaines : agro-alimentaire, pharmaceutique, nucléaire, industriel, chimique... , et chaque fois, au dépend de notre santé. 

    C'est fou non ? Ces histoires de gros sous. Il est temps que cela change et cela fait des années que je le crie. Quel monde de pourris.

  • La semaine de tous les dangers...

    Quelle semaine ! Et tout est lié..

    D'abord l'annonce du rachat de Monsanto par Bayer ! Si c'est accepté par la Communauté Européenne, c'est la catastrophe. On assisterait à la naissance d'un monstre de l'Agro-alimentaire fournissant à tous les fermiers de la planète les semences OGM, les engrais et les pesticides en un coup. Le pack complet pour mal se nourrir, tuer le sol et la biodiversité, et tomber malade ! Une catastrophe écologique mondiale... Espérons que les euro-députés oseront dire non à ce mariage, malgré les puissants lobbying des multinationales et les pressions politiques.

    Ensuite, une petite newsletter de Pure Santé, basée sur une série d'études scientifiques, et annonçant tout simplement qu'il faut absolument arrêter de consommer du poisson et des fruits de mer, tellement ceux-ci sont pollués en métaux lourds, PCB et autre dioxine... Moi qui en mange une à deux fois par jour depuis 42 ans, je devrais déjà être mort depuis longtemps...

    J'ai donc lu ce matin une étude sur la toxicité du thon (frais ou en conserves, boites et bocaux). La conclusion est que cela dépend de l'espèce et du lieu de pêche, ainsi que de la cuisson s'il est frais. Ils conseillent maximum 130 grammes par semaine (et 50 gr pour les enfants)... Les autres poissons carnassiers sont quasi au même niveau de toxicité (plus il est petit, moins il est toxique), et, à part les anchois qui ne vivent pas longtemps et les crevettes, tout le reste ne vaut guère mieux... Y compris les moules et autres mollusques... Que du bonheur !

    Je pense qu'il faut être attentif à ce genre d'alertes, varier les espèces et les provenances, opter pour du poisson sauvage ou d'élevage Bio, et vraiment se faire plaisir quand on en a envie ! Petit conseil personnel : ne jamais manger la peau et les parties brunes (qui contiennent les graisses où se concentrent les métaux lourds), ni le corail (crustacés et noix de Saint Jacques) ainsi que le ventre (ventrêche) très gras également. Juste le filet blanc et quel délice !

    Je vous laisse, j'ai un petit cabillaud à l'ostendaise qui m'attend. Et journée sans voiture demain : un peu de pollution (particules fines des diesels Audi et autres) en moins...

     

  • Plus que jamais, vous devez veiller à votre alimentation...

    « Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et 2015, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

    Ces travaux, résumés dans l’étude de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute, confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.

    Même dans les aliments réputés sains, les teneurs en vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisées par 2, par 25, voire par 100 en un demi-siècle.
    Cela paraît invraisemblable. Mais pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

    Prenons l’exemple de la pomme.

    Hier, quand nos grands-parents croquaient dans une transparente de Croncels, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os.

    Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apporteraient que 4 mg de vitamine C chacune, selon Philippe Desbrosses, pionnier de l’agriculture biologique.

    Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme.

    Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux apports journaliers recommandés (AJR) – en vitamine A.

    Aujourd’hui, il faudrait manger 21 oranges pour ingurgiter la même quantité de cette précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaudrait à 26 pêches aujourd’hui et les pommes de terre, l’oignon, le brocoli n’apporteraient quasiment plus de calcium. La viande, elle, apporterait beaucoup moins de fer que jadis… »


    C’est ce que je vous disais au début de cette Lettre : pas franchement gai, comme nouvelle… Et puis en réfléchissant deux minutes, je me suis dit : et si cette situation absurde était au contraire une « chance ». Une opportunité pour des millions de personnes de reprendre enfin le contrôle sur ce qu’elles mettent dans leur assiette.

    Reprenons le cas de la pomme. Il ne faut plus tendre la main pour attraper le sachet de granny sans se poser de questions. Elles sont bio, OK. Mais d’où viennent-elles ? Comment ont-elles été cultivées, récoltées, transportées etc. ?

    Si le producteur ne sait pas répondre (ou ne veut pas répondre), choisissez-en un autre. Aujourd’hui de nombreuses associations pratiquent le circuit court (du producteur directement au consommateur) : parlez avec elles, adhérez-y, impliquez-vous.

    C’est un premier pas, mais il est déterminant. Il n’y a aucune raison d’être (ou de demeurer) des zombies de la consommation. D’acheter sans poser de questions ce que mangerbouger.fr vous demande d’acheter.

    C’est votre argent, c’est votre santé. Et les producteurs, comme les entreprises qui veulent nous vendre des aliments, nous doivent la vérité.

    Alors voici quelques conseils de bon sens, pour en finir avec ces « calories vides ». Choisissez :

    Des fruits frais de saison et de proximité si possible bio : il ne s’agit pas de fruits en compote ou cuits, car la cuisson détruit les vitamines et fait perdre aux fruits leurs qualités gustatives et leurs nutriments (fructose, vitamine C, minéraux dont le calcium végétal et le magnésium pour l’équilibre et l’humeur).

    Si vous avez des problèmes de côlon, choisissez des fruits à fibres douces, tels que petites bananes, poires ou pommes sans la peau, kiwis, mandarines, mais ni oranges, ni pamplemousse ou ananas aux fibres trop agressives.

    L’idéal est de consommer 4 à 6 fruits frais par jour, longuement mastiqués : 2 au petit-déjeuner puis au repas de midi et du soir et/ou entre les repas à la place des viennoiseries, des sucreries, crèmes et autres pâtisseries qui apportent trop de sucres raffinés ou cachés.

    Des salades contenant des végétaux de toutes les couleurs : laitue (qui possède un excellent antivieillissement, antioxydant: la lutéine, essentielle à l’entretien de notre rétine) ; les tomates fraîches, qui contiennent un antioxydant anticancer : le lycopène ; des amandes, noix, noisettes, du persil… avec leurs vitamines et leurs minéraux : calcium pour les os, magnésium pour réguler l’humeur ; de l’avocat et ses excellents acides gras, des bonnes fibres, des vitamines C et du groupe B (B1 à B6), nécessaires à votre cerveau, et les vitamines A (vision), E (neurones et fertilité), K (circulation-coagulation).

    Des légumineuses comme les lentilles, pois chiches, haricots qu’il faut faire cuire à la vapeur douce (pas plus de 95-97°C) et rapide de quelques minutes, afin de les consommer al dente, ce qui oblige à bien mastiquer chaque bouchée. Ainsi les fibres, les nombreuses vitamines, les phytohormones sont conservées et assimilées au mieux par notre organisme.

    Des produits animaux issus d’une saine agriculture : bio ou biodynamique avec le minimum de pesticides, insecticides, antibiotiques, perturbateurs endocriniens (dopage hormonal des animaux…), et de farines animales.


    Les protéines animales les meilleures sont dans les mers et océans. Les petits poissons gras, comme les sardines, maquereaux, harengs ou anchois sont les plus riches en acides gras oméga-3 qui offrent d’innombrables bienfaits pour la santé [2]. Ils contiennent aussi d’intéressants apports de vitamine D, de sélénium, de phosphore et de protéines de haute qualité.

    Sur terre, choisir en priorité les animaux qui ont des ailes pour leur viande blanche facilement digestible, issus d’élevages bios : poulet, dinde, pintade, pigeon…

    La viande rouge est indiquée une à deux fois par semaine. Elle contient des graisses cachées qui augmentent l’artériosclérose et les risques d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et/ou d’infarctus du cœur. Une bonne côtelette, un bon steak (non haché), vous apporteront du fer facilement absorbé par le tube digestif (à éviter si vous avez trop de fer dans le sang). Source : Pure Santé.

    C'est ce que je répète inlassablement sur ce blog, depuis sa création... Et, croyez-moi, je suis plutôt satisfait de constater aujourd'hui que beaucoup de jeunes se rendent au marché Bio et prennent enfin soin de leur alimentation. Bien manger Bio, local et de saison coûte 1 euro de plus par jour : c'est le meilleur investissement que vous puissiez faire !

    Je suis également très heureux de voir capoter ce fameux traité transatlantique dont personne ne voulait en Europe (excepté la Commission Européenne et les multinationales, qui se foutent éperdument de votre santé).

    Bref, je me sens bien : mes efforts de communication et de lancements d'alertes n'auront pas été vains ! 

     

  • L'été arrive, et la mayonnaise aussi. Quelle huile saine choisir pour la faire ?

     

    Avec l'été qui arrive, les plats froids accompagnés de mayonnaise seront la norme pour beaucoup.

    Une bonne mayonnaise maison est incomparable au niveau goût et texture, par rapport à toutes les mayonnaises industrielles, y compris celle de Devos-Lemmens, dont j'adore pourtant la publicité. Il faut fuir les produits industriels.

    Mais, même un mayonnaise maison faite avec amour peut se révéler très nocive pour la santé : tout dépend de l'huile utilisée... Et là, je pense que vous allez tomber par terre avec ce qui suit.

    Les huiles de tournesol, mais, arachide et pépins de raisins sont à fuir à tout prix. Ces huiles industrielles sont extraites à haute température ou à l'aide de solvants pétrochimiques et regorgent d'omégas 6 et de quasi pas d'omégas 3. Or le ratio idéal dont notre corps a besoin est de 3 omégas 6 pour 1 oméga 3.

    Trop d'omégas 6 augmente le risque d'infarctus et de maladies cardiaques, favorise les maladies inflammatoires chroniques (arthrose, diabète, etc...) et est soupçonné de provoquer des cancers, et en particulier, celui du sein.

    L'huile de Tournesol a un ratio catastrophique de 71 pour 1, l'huile de mais 57 pour 1, l'huile de pépins 72 pour 1 et l'huile d'arachide 380 pour 1. Les consommer régulièrement, c'est se donner toutes les chances de tomber malade.

    L'huile d'olive est beaucoup plus équilibrée, avec un ratio de 11 pour 1. Ce n'est pas encore l'idéal, mais elle a tellement d'autres atouts, qu'il ne faut pas s'en priver. Elle contient de nombreux polyphénols qui ont des effets anti-oxydants, anti-inflammatoires et anti-cancers.

    Et, pour respecter le ratio idéal omégas 6-omégas 3, il suffit de la mélanger, pour moitié, avec une huile riche en omégas 3 : l'huile de colza, dont le ratio est de 2 pour 1.

    Concernant l'achat de vos huiles, privilégiez toujours les huiles extra-vierges (et si possible, première pression à froid) contre les huiles raffinées obtenues industriellement par des procédés qui suppriment les bons anti-oxydants (polyphénols, vitamines E, etc...) dégrade les omégas 3 et contribue à la formation de nouvelles molécules néfastes pour la santé.

    Elles sont plus chères, conditionnées dans des verres foncés pour les protéger de la lumière et se conservent moins longtemps. Mais la qualité est au rendez-vous et les bienfaits pour la santé aussi !

    Allez, courage, jetez vos huiles d'arachide, de mais, de tournesol et de pépins de raisins et allez acheter une bonne huile d'olive et une bonne huile de colza et essayez ! Plus aucun remord de manger une bonne mayonnaise maison. (Inspiré d'un article de Xavier Bazin dans Santé Corps Esprit à propos des huiles de cuisine et, grâce à qui, j'ai encore appris plein d'autres choses).

    Bon été et bons plats froids !

  • L'EDF veut reporter le démantèlement des vieilles centrales nucléaires au XXII ème siècle...

    Le démantèlement des 6 plus vieilles centrales nucléaires françaises risque, suite à une nouvelle demande de l'EDF, de prendre cinquante à soixante ans de plus que prévu. Et la facture devrait s’alourdir de plusieurs milliards d’euros.

    Il s'agit de 6 réacteurs de type uranium naturel graphite-gaz construites entre 1963 et 1972 à Saint-Laurent-des-Eaux, Chinon et Bugey.

    C’est l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui a dévoilé l’affaire, jeudi 2 juin. Dans une note, le « gendarme du nucléaire » a indiqué qu’EDF lui avait soumis une nouvelle stratégie pour démanteler ses réacteurs de première génération, et que celle-ci aboutirait à « décaler de plusieurs décennies » les travaux prévus. Une mesure technique, selon EDF. Une preuve de la « lâcheté » des industriels du nucléaire, qui « ne cessent de reporter dans le temps les problèmes insolubles qu’ils génèrent », s’indigne pour sa part Stéphane Lhomme, de L’Observatoire du nucléaire.


    Entre ces deux points de vue, il reviendra aux pouvoirs publics de trancher. Toute décision sur le sujet est soumise au feu vert de l’ASN, et à la publication de nouveaux décrets par le gouvernement.

    En l’occurrence, rien n’est acquis. Jusqu’à présent, EDF avait prévu d’achever le démantèlement des réacteurs concernés en 2045. Sa nouvelle stratégie reporte la « fin globale » de ce travail « au début du XXIIe siècle », a indiqué Fabien Schilz, un des dirigeant de l'ASN. (Lu dans Le Monde de ce samedi).

    C'est de nouveau reporter aux calandes grecques un travail qui aurait déjà dû être entamé, selon la législation française. Et léguer aux générations futures la sale besogne et les coûts gigantesques, avec tous les risques que ce report comporte (accident sur des vieilles installations de plus d'un siècle, disparition de la mémoire de ceux qui les ont construites et qui seront décédés, risque que l'EDF ne puisse plus prendre à sa charge les frais de démantèlement, etc...). Sans parler du fait u'on ne sait toujours pas quoi faire des déchets radioactifs...

    Un beau bordel, ces centrales nucléaires, et une belle crasse. Energie propre : NON ! Energie bon marché : NON ! 

     

  • Tchernobyl provoque toujours des cancers de la thyroïde chez les belges, 30 ans après...

    Alors que le trentième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl approche, une étude réalisée par des médecins de l’hôpital universitaire de Mont-Godinne (UCL) tend à démontrer qu’elle a également eu des conséquences néfastes sur la santé des jeunes Belges de l’époque, rapporte le «Soir mag» dans son édition de mercredi.

    Les résultats de l’étude, publiés récemment dans le journal officiel de la Société royale belge de chirurgie, indiquent que le taux de cancer de la thyroïde chez les Belges qui avaient moins de 15 ans lors de l’accident nucléaire, le 26 avril 1986, est, depuis 30 ans, plus élevé que dans le reste de la population.

    Les chiffres tiennent compte de tous les patients nés avant avril 1986 et qui ont été opérés pour des lésions de la thyroïde à l’hôpital de Mont-Godinne entre avril 1986 et avril 2015, soit 2.349 personnes. Parmi celles-ci, 2.164 avaient plus de 15 ans en 1986, dont 8,1% ont développé un cancer papillaire de la thyroïde, qui peut être induit par les radiations. Le taux grimpe à 19,5% parmi les patients étudiés qui étaient plus jeunes au moment de la catastrophe.

    «Nous pensions que plus le temps passerait, plus le taux de cancer diminuerait chez les plus jeunes (...). Ce n’est pas le cas. Le temps de latence peut donc être très long pour le cancer de la thyroïde induit par les radiations», commente dans les pages du Soir mag le professeur Luc Michel, spécialiste des glandes endocrines à l’UCL.

    Il aurait fallu distribuer immédiatement des cachets d'iode à toute la population, ne pas cacher la vérité ni sous estimer le danger, et assurer un meilleur suivi médical depuis l'accident. Comme d'habitude, rien n'a été fait par le pouvoir politique en place. Pire encore en France où on nia carrément que le nuage de particules radioactives était présent sur le territoire ! Et ce fût la même chose pour Fukushima.

    Deux scandales. Que des milliers d'européens payent cher encore aujourd'hui, 30 ans après... Le nucléaire, l'énergie propre. Mais oui, mais oui...

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  • Les aliments que nous consommons ont perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive en 50 ans...

    A regarder ce soir sur FR 5 à 20H40 : Manger plus pour se nourrir moins.

    Aujourd'hui, dans les pays industralisés, la majeure partie de la population mange à sa faim. Pourtant, de nombreuses personnes souffrent d'une insuffisance en micronutriments comme le fer, le zinc, mais aussi en acides gras et en vitamines, entraînant de nombreuses carences et maladies inflammatoires chroniques.

    En effet, au cours des cinquante dernières années, les aliments auraient perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive (vitamines, minéraux, acides gras essentiels, oligo-éléments, omégas 3, etc...). Ainsi, pour retrouver l'apport en vitamine C d'une pomme des années 50, il faudrait en consommer une centaine. Un constat dont se soucient peu les industriels de l'agro-alimentaire...

    Cela serait pareil pour la majorité des fruits et légumes les plus consommés ainsi que pour la viande, le lait frais ou le blé. En cause, la révolution agricole des années 50, la mécanisation, la recherche variétale, la monoculture. Les coûts ont baissé certes, mais au détriment de la qualité. Enquête, des Etats-Unis à l'Allemagne, de l'Angleterre à la France".

    Documentaire interpellant, exposé dans une enquête extrêmement soignée, alimentée en infographies, recherches probantes et reportages éclairants.

  • Malbouffe déguisée : vous pensez manger sain et vous avalez les pires cochonneries...

    Beaucoup de boulot et peu de temps libre, et voilà ce blog abandonné depuis quelques temps. C'est en lisant une newsletter de "Santé Nature Innovation" que je me dis qu'il faut absolument partager ces informations importantes avec vous. Me voici donc de retour...

    La malbouffe est la cause principale de l’épidémie d’obésité et de maladies cardiaques dans nos sociétés.

    Or beaucoup croient manger sain alors qu’ils avalent les pires cochonneries.

    Voici 15 aliments dits « diététiques » qui sont de la malbouffe déguisée :

    1. Les aliments transformés « pauvres en graisses » et « 0 % de matières grasses »

    La guerre contre les graisses saturées est la pire erreur de l’histoire de la nutrition.

    Aujourd’hui, il a été démontré que le raisonnement était complètement erroné.

    Mais les clichés ont la vie dure et les groupes industriels continuent d’inonder le marché de produits allégés en matières grasses.

    Ce qu’ils n’expliquent pas, c’est qu’un produit allégé en graisse n’a plus aucun goût. Pour compenser la fadeur, les industriels ajoutent du sucre.

    Pourtant les études sont formelles [1] : autant les graisses saturées sont sans danger, autant le sucre consommé en excès est sérieusement nuisible à la santé [2].

    Lorsque vous lirez les mots « pauvre en graisses » et « 0 % de matières grasses » sur l’emballage, vous saurez que c’est un aliment fortement transformé et bourré de sucre.

    Si cela vous étonne, vous n’êtes pas seul. La majorité de la population reste persuadée que les graisses sont responsables de l’épidémie d’obésité qui touche nos pays. Faites le test, posez la question autour de vous.

    2. Les huiles végétales polyinsaturées

    On conseille souvent les huiles polyinsaturées qui réduisent le cholestérol [3]. Notamment l’huile de tournesol, l’huile de pépins de raisins, l’huile de maïs et de soja [4].

    Mais attention : le cholestérol est un facteur de risques et non une maladie en soi. À ce titre, les huiles végétales n’ont pas démontré leur capacité à réduire votre risque de crise cardiaque, d’AVC, or c’est cela qui compte.

    Au contraire, plusieurs essais cliniques ont montré que ces huiles polyinsaturées peuvent accroître la mortalité par maladie du cœur et par cancer [5] [6]. C’est la teneur en acides gras oméga-6 de ces huiles qui serait particulièrement impliquée.

    C’est pourquoi il vaut mieux consommer des graisses comme le beurre ou l’huile de noix de coco pour la cuisson, et l’huile d’olive, l’huile de noisettes, l’huile de noix ou l’huile de lin pour l’assaisonnement.

    3. La margarine censée protéger votre cœur

    La beurre a longtemps été diabolisé car il est riche en graisses saturées.

    Depuis des décennies, les experts les plus en vue font la promotion de la margarine. On sait aujourd’hui que ce mauvais conseil a eu des effets désastreux sur la santé publique.

    La margarine est faite d’huiles hydrogénées riches en graisses trans assemblées à des composants chimiques (dont des colorants). Cet ensemble artificiel doit imiter l’apparence et la texture du beurre.

    Pourtant, l’Etude Framingham sur le Cœur a montré que les personnes qui remplacent le beurre par de la margarine ont plus de risques de mourir d’une maladie du cœur [7] [8].

    Aujourd’hui, la majorité continue de voir la margarine comme une alternative saine au beurre. Je ne peux que vous encourager à faire connaître la vérité autour de vous.

    Pour améliorer votre santé, consommez plutôt du beurre bio et évitez la margarine et autres faux aliments.

    4. Les produits enrichis en phytostérols pour protéger votre cœur

    Certains vous diront que les margarines de « dernière génération » sont moins riches en graisses trans et qu’elles sont enrichies en phytostérols dont il est prouvé qu’ils réduisent le cholestérol [9].

    Les produits phare sont les margarines « Fruit d’Or pro-activ » et « Saint-Hubert Cholégram ».

    Les fabricants ont créé d’autres produits enrichis en phytostérols comme des yaourts. Exemple : « Danacol » de Danone, et autres « spécialités laitières ».

    Mais des études ont montré que les phytostérols sont malgré tout mauvais pour la santé du cœur. Ils pourraient même accroître le risque de maladie du cœur et de décès [10] [11], notamment chez les femmes ménopausées [12].

    5. Les jus de fruits : du sucre liquide

    Les jus de fruits créent l’illusion qu’ils sont un choix diététique. Si le jus est à base de fruits, on en déduit qu’il est aussi sain que les fruits.

    En réalité, l’appellation « jus de fruits » est trompeuse. Certains jus de fruits que l’on trouve en grandes surfaces ne contiennent aucun fruit… juste des arômes artificiels d’orange ou d’ananas. Au fond, c’est de l’eau sucrée à l’arôme de fruit.

    Certes, vous pouvez mettre le prix et acheter du jus 100 % fruits frais. Mais cela reste une mauvaise idée.

    Un vrai jus de fruit, c’est comme un vrai fruit sauf qu’il lui manque toutes les bonnes choses telles les fibres. La seule chose qui reste, c’est le sucre du fruit. La revue médicale The Lancet a montré que l’on trouve autant de sucre dans un vrai jus de fruit que dans une boisson sucrée comme les sodas [13].

    Chaque jus est une décharge de sucre pur qui fait grimper votre taux de sucre dans le sang. À terme, ces pics favorisent le surpoids et le risque de diabète.

    Si vous mangez une orange entière, ses fibres freinent l’absorption du fructose par votre corps et l’étalent dans le temps. Ainsi vous vous épargnez les effets néfastes du fructose et bénéficiez à 100 % des bienfaits du fruit.

    6. Les produits « complets » censés protéger votre cœur

    La plupart des produits « complets » ne sont pas faits de grains de blé entiers.

    Le blé a été pulvérisé en farine et raffiné de sorte qu’il est prêt à être digéré. Le travail de votre mâchoire et de vos sucs gastriques de décomposition est réduit au minimum.

    C’est pourquoi les glucides de la farine entière font grimper votre taux de sucre sanguin aussi vite que les glucides de la farine blanche. D’ailleurs, la farine blanche et la farine complète sont classées dans la même catégorie pour leur effet glycémiant (qui augmente le taux de sucre dans le sang) [14].

    À vrai dire, je déconseille aussi de consommer des grains de blé tout entiers. Le blé moderne n’a rien à voir avec celui que consommaient nos grands-parents.

    Dans les années 60, la recherche agronomique fit de rapides « progrès » pour développer des céréales plus résistantes, plus productives, et plus riches en gluten.

    Hybridations et rétrocroisements aboutirent à l'apparition d'espèces totalement nouvelles, que l'on appelle encore « blé » mais qui sont aussi éloignées du blé naturel qu'un éléphant d'une souris.

    Le « blé » moderne créé dans les années 1970 – qui s'appelle Lerma Rojo 64, Siete Cerros, Sonora 64 ou Super X – a en effet quarante-deux chromosomes là où l'engrain de nos ancêtres n'en avait que quatorze !! Chez l'être humain, le fait d'avoir un seul chromosome en trop provoque des handicaps (comme dans la trisomie 21) ou la mort.

    Le blé moderne a moins de valeurs nutritives, notamment moins de minéraux [15]. Il provoque des réactions plus violentes chez les personnes intolérantes au gluten [16] [17]. D’autres études montrent qu’il pourrait accroître l’inflammation du corps [18] et abimer vos artères [19].

    Mon meilleur conseil serait de consommer le moins de blé moderne possible, qu’il soit entier, complet ou raffiné.

    7. Les céréales « minceur » du petit-déjeuner

    Beaucoup de céréales du petit-déjeuner sont présentées comme diététiques (ex : Special K). Sur la boîte en carton, on peut lire en gros « riche en vitamines », « riche en minéraux », « au blé complet », « pauvre en graisses ».

    …et écrit en petit, on découvre que les ingrédients sont des céréales raffinées, du sucre et des additifs chimiques. C’est vraiment très trompeur.

    Mais ce qui me met le plus hors de moi, ce sont les céréales qui visent les enfants avec des emballages multicolores et des jouets à collectionner.

    8. Les aliments plaisir « sans gluten »

    Depuis que la population se soucie de sa consommation de gluten, les industriels se sont engagés dans la brèche.

    Tous les produits sont déclinés en version « sans gluten ». Cela permet de remplir des rayons entiers de produits dits « diététiques » et fait facilement illusion.

    Seuls les quelques consommateurs qui lisent systématiquement la liste de tous les ingrédients éviteront le piège. Ceux qui sont fatigués après une grosse semaine seront moins attentifs à ces petites arnaques.

    Ces produits sans gluten sont tout aussi transformés, raffinés et riches en féculents que leurs versions avec gluten.

    C’est une évidence : une cochonnerie sans gluten reste une cochonnerie.

    Alors choisissez des aliments qui, par nature, ne contiennent pas de gluten : les légumes, les fruits, les viandes, le poisson, les œufs, etc.

    9. Les aliments transformés étiquetés « bio »

    Les industriels ont d’autres ressorts pour vous vendre des aliments soi-disant diététiques. L’autre mot magique qui fait vendre est « bio ».

    Tout peut être « bio », même les aliments mauvais pour la santé : les barres de céréales, les chips, et le sucre de canne. Ils contiendront sans doute moins de pesticides, mais toujours autant de sucre et de glucides…

    Les aliments transformés étiquetés « bio » ne sont pas forcément sains. Lisez toujours l’étiquette pour savoir de quoi ils sont faits.

    10. Les aliments plaisir « vegan »

    Le dernier venu parmi les mots magiques qui font vendre, c’est « vegan ».

    Vegan désigne ce qui n’est ni animal (viande, poisson), ni produit par des animaux (œuf, lait, laine, cuir). Vegan est associé à une alimentation diététique.

    Or les industriels se sont mis à produire des substituts vegan hyper-transformés, comme du bacon et des saucisses vegan.

    Pour créer l’illusion du bacon et des saucisses, les producteurs utilisent des agents épaississants, des agents de texture, des arômes chimiques de bacon, des colorants, et des agents conservateurs… une quantité d’ingrédients artificiels que je déconseillerai à tous, y compris les vegans.

    11. Les sauces et assaisonnements tout faits

    Les légumes sont excellents pour la santé.

    Mais certains se plaignent qu’ils n’ont pas beaucoup de goût. Cela ne m’étonne qu’à moitié quand on connaît les méthodes de production des légumes non bio (surtout le non-respect des saisons).

    C’est pourquoi on les assaisonne avec de l’huile, du vinaigre et des épices.

    Mais la restauration rapide « diététique », les supermarchés et de nombreux restaurants utilisent des assaisonnements tout prêts. Le problème est qu’ils sont bourrés de sucres, d’huiles végétales à bas coût, d’acides gras trans, d’agents conservateurs, d’agents chimiques de texture et de colorants artificiels. Ils sont dans des bouteilles en plastique et couvrent un rayon entier dans les supermarchés.

    Avec ces assaisonnements industriels, les bienfaits des légumes se retrouvent anéantis.

    Faites-le savoir autour de vous ! C’est urgent, car les salades à emporter et celles servies dans les restaurants sont le plat préféré des femmes soucieuses de leur alimentation.

    12. Le sirop d’agave 

    Depuis que la population a conscience des effets néfastes du sucre, elle est à la recherche d’une alternative plus saine.

    Parmi les produits naturels sucrés, il y a le sirop d’agave qui est fréquemment utilisé dans les produits présentés comme diététiques.

    Le problème est que le sirop d’agave n’est pas meilleur que le sucre. Il est même bien pire.

    Le sucre contient beaucoup de fructose qui fait prendre du poids lorsqu’il est consommé en excès [20].

    Pour vous donner une idée, là où le sucre contient 50 % de fructose… le sirop d’agave contient entre 70 et 90 % de fructose !

    C’est pourquoi, mis face à face, le sirop d’agave est pire que le sucre de table.

    Il devient clair qu’un produit naturel n’est pas forcément un produit diététique.

    13. Le sirop de riz brun

    Le sirop de riz brun est un autre produit sucrant qui est souvent pris pour une alternative diététique au sucre.

    Or c’est un aliment hautement transformé : pour fabriquer du sirop de riz brun, il faut mélanger du riz cuit et des enzymes qui font décomposer les féculents du riz en sucres simples.

    Le sirop de riz brun contient du glucose, mais pas de fructose. C’est mieux que le sirop d’agave… Mais son indice glycémique est tout de même de 98, ce qui signifie qu’il va faire bondir votre taux de sucre dans le sang [21] – un facteur de surpoids, de diabète et de maladies cardiaques.

    Le sirop de riz brun subit une transformation telle qu’il ne contient plus aucun des nutriments essentiels. Il ne contient que des « calories vides ».

    Certains scientifiques ont observé que le sirop de riz brun pouvait être contaminé à l’arsenic, un poison mortel. Voilà une raison supplémentaire de s’en méfier.

    Il existe d’autres produits sucrants pauvres en calories et moins mauvais pour la santé, comme la stevia et le xylitol.

    Petite règle de survie au supermarché

    Si l’emballage crie « je suis un produit diététique », c’est que le produit n’a rien de diététique.

    Les vrais aliments sains n’ont pas d’allégations santé. Vous les reconnaîtrez parce qu’ils sont crus, entiers, non préparés, non raffinés.

    Une nourriture saine n’a pas de liste d’ingrédients, ELLE est le seul ingrédient !

    Jean-Marc Dupuis


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    Sources :

    [1] Adverse metabolic effects of dietary fructose: results from the recent epidemiological, clinical, and mechanistic studies

    [2] Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease

    [3] Effects of canola, corn, and olive oils on fasting and postprandial plasma lipoproteins in humans as part of a National Cholesterol Education Program Step 2 diet

    [4] LES GRAISSES POLYINSATURÉES, QU'EST-CE QUE C'EST ?

    [5] Use of dietary linoleic acid for secondary prevention of coronary heart disease and death: evaluation of recovered data from the Sydney Diet Heart Study and updated meta-analysis

    [6] INCIDENCE OF CANCER IN MEN ON A DIET HIGH IN POLYUNSATURATED FAT

    [7] Margarine intake and subsequent coronary heart disease in men

    [8] Butter vs Margarine – Why I Trust Cows More Than Chemists

    [9] Controversial role of plant sterol esters in the management of hypercholesterolaemia

    [10] Serum plant sterols as a potential risk factor for coronary heart disease

    [11] Controversial role of plant sterol esters in the management of hypercholesterolaemia

    [12] Independent association of serum squalene and noncholesterol sterols with coronary artery disease in postmenopausal women

    [13] Fruit juice: just another sugary drink?

    [14] Glycemic index and glycemic load for 100+ foods

    [15] Evidence of decreasing mineral density in wheat grain over the last 160 years

    [15] Lack of intestinal mucosal toxicity of Triticum monococcum in celiac disease patients

    [16] Search for atoxic cereals: a single blind, cross-over study on the safety of a single dose of Triticum monococcum, in patients with celiac disease

    [17] Effects of Short-Term Consumption of Bread Obtained by an Old Italian Grain Variety on Lipid, Inflammatory, and Hemorheological Variables: An Intervention Study

    [19] Characterization of Khorasan wheat (Kamut) and impact of a replacement diet on cardiovascular risk factors: cross-over dietary intervention study

    [20] Consuming fructose-sweetened, not glucose-sweetened, beverages increases visceral adiposity and lipids and decreases insulin sensitivity in overweight/obese humans

    [21] Organic Rice Syrup/Rice Malt Syrup

     

  • Le saumon AquaAdvantage autorisé à la vente, après 20 ans de lobbying...

    On lui a donné le surnom de Frankenfish et, comme d’autres animaux mutants, ou animaux OGM, il attendait d’être mis sur le marché depuis une vingtaine d’années. Le projet vient des Etats-Unis où l’idée d’un saumon grossissant très vite a fait du chemin. Le saumon AquAdvantage est transgénique : il s’agit d’un saumon atlantique, issu du Massachusetts, auquel on ajoute deux gènes d’un saumon chinook, la plus grosse espèce de saumon du Pacifique. On ajoute également des gènes de loquette d’Amérique, une sorte d’anguille.
    La manipulation agit sur la croissance du poisson, qui grossirait deux à quatre fois plus vite que son homologue non modifié génétiquement. 

    Depuis le 19 novembre 2015, il est autorisé de vendre ledit poisson sur le marché américain, une première mondiale pour un animal génétiquement modifié. L’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux, la FDA, a annoncé cette autorisation, déclarant qu’ « après une analyse scientifique exhaustive et rigoureuse », elle considère que le « Le saumon Aqua est aussi sûr à manger que n’importe quel saumon atlantique non génétiquement modifié ».
    Il sera disponible d’ici deux ans sur les étals. D’un point de vue nutritif, il n’y aurait selon l’agence américaine, pas de différence.

    Des points de vue du bien-être animal et environnemental, les associations s’insurgent, repris par certaines personnes du ministère canadien des Pêches et des Océans. Le saumon OGM souffrirait de problèmes respiratoires et d’une plus grande sensibilité à la bactérie Aeromonas salmonicida. Il y aurait également un risque non négligeable que le poisson s’échappe dans la nature, l’entreprise arguant que les poissons élevés pour la consommation seront tous femelles et stériles. Les poissons sont pour l’instant élevés dans des fermes au Canada et au Panama. D’autres rappellent aussi que les produits contenant des OGM ne sont pas clairement étiquetés dans le pays, ce qui inquiète les associations de consommateurs.
    L’entreprise AquaBounty pourrait maintenant demander des autorisations pour d’autres animaux génétiquement modifiés comme des truites, des tilapias et de l’omble arctique. Une raison de plus de rappeler l’importance de lutter contre TAFTA (le dossier controversé d’un accord commercial transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis). Source Conso-Globe.

    Déjà que le saumon actuel n'en est plus (rien à voir avec le saumon commercialisé dans les années 70 et 80, tant au niveau du goût que de la texture), ce saumon Aqua-advantage va permettre aux industriels de nourrir de crasses leur poisson pendant 2 ans au lieu de 4. Fameux gain économique ! Mais pour quel résultat ? Encore pire qu'aujourd'hui, c'est sûr (si cela existe) !

    La malbouffe a encore de beaux jours devant elle et les lobbies de l'industrie agro-alimentaire aussi. Bien triste réalité, tant qu'il y aura des Cons-sommateurs qui achèteront de tels produits...

     

  • Au revoir Bee Green, bonjour La Ferme du Peuplier...

    Petit émoi samedi passé au marché de Woluwé Saint Lambert : mon producteur de fruits et légumes Bio n'était pas là ! Cela fait un fameux vide.

    Heureusement, ce samedi, Guillaume Le Hardy (Bee Green) était bien là et discutait avec des clients. Je remarque que les étals ont changé; la disposition est autre, c'est plus ordonné et de belles étiquettes de prix ont fait leur apparition. L'absence du week-end passé s'explique peut-être par ce changement qui a dû être mis au point.

     

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    Et bien non. Guillaume Le Hardy arrête provisoirement pour raisons personnelles, et cède son emplacement à Gwenael Du Bus, de la Ferme des Peupliers, un gars qui a la même philosophie et avec qui il a souvent travaillé et échangé des produits. Et il était là, ce samedi matin, pour expliquer son départ à ses nombreux anciens clients.

    Les fruits et légumes Bio de la Ferme des Peupliers sont parfaits, ultra frais, bien présentés, et le plaisir de se rendre au Marché le samedi matin va donc se poursuivre avec ce nouveau maraîcher, pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives et de notre santé. Et bonne route à Guillaume.

     

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    Marché : le samedi matin à Woluwé-St-Lambert sur la Place Saint Lambert (08h à 13h).

  • Le Traité Transatlantique négocié en secret et dans l'ombre depuis 2 ans...

    "J'exclu la possibilité que le parlement allemand ratifie le traité du TTIP (Traité du partenariat transatlantique de commerce et d'investissement) entre l'Union européenne et les Etats-Unis, car le Bundestag ne peut ni contrôler l'exécution de cet accord, ni l'influencer d'une manière quelconque", a déclaré l'homme politique allemand au groupe de média allemand Funke Mediengruppe.

     

    Norbert Lammert partage entièrement l'opinion du ministre de l'économie Sigmar Gabriel. "L'ambassade américaine fournit une information insuffisante, c'est pour cette raison que ni le gouvernement ni le parlement n'ont rien à discuter", a déclaré M.Lammert cité par le journal allemand Die Zeit.

    Norbert Lammert a convenu avec le président de la Commussion européénne Jean-Claude Junker sur le fait que les documents présentés aux négociations devraient être accessibles à tous les Etats-membres de l'Union européenne, a souligné le président du Bundestag.

    L'Union européenne mène des négociations à huis clos sur le TTIP depuis juillet 2013. Le TTIP est censé réduire les coûts et éliminer les barrières dans les relations commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Les opposants au TTIP estiment qu'il ne reflète que la position des multinationales intéressées par une réduction des contrôles et un affaiblissement des mesures de régulation économique en Europe." (Source : Sputnik France).

    Si même le Parlement allemand n'est pas mis au courant par la Commission européenne de ce qui est négocié depuis 2 ans avec les Etats-Unis, en secret et dans l'ombre, qu'en est-il du citoyen lambda européen qui souhaiterait comprendre les enjeux et faire valoir son adhésion, ou non, à ce méga-Traité dont les conséquences seront lourdes, pour chacun d'entre-nous, au niveau environnement, santé, alimentation, énergétique, et j'en passe ? La démocratie, vous vous rappelez de ce que c'était ?

     

  • La viande rouge et les charcuteries sont cancérigènes selon l'OMS...

    Les amateurs de bidoche vont se sentir mal...

    Déjà que les horribles images provenant des abattoirs sont dures à digérer, et que la pollution des élevages intensifs (principale cause d'émission de CO2 dans le monde, principale cause du déboisement des forêts primaires pour créer des cultures intensives OGM pour nourrir le bétail, principale cause de la pollution des cours d'eau, nappes phréatiques et océans) pèsent sur la conscience des carnivores, voilà l'info qui tue :

    "Les soupçons se confirment. Dans un document mis en ligne lundi 26 octobre et publié parallèlement dans la revue médicale The Lancet Oncology, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé le classement de la consommation de viande rouge comme « probablement cancérogène pour l’homme » (Groupe 2A). Celle des produits carnés transformés a été classée comme « cancérogène pour l’homme » (Groupe 1). Ces conclusions rejoignent celles avancées par l’Institut national du cancer (INCa) dans un état des lieux des connaissances publié en juin, qui considérait comme un facteur de risque « les viandes rouges et charcuteries pour le cancer du côlon-rectum ». Le Dr Christopher Wild, le directeur du CIRC, explique :

    Le terme de viande rouge comprend « tous les types de viande issus des tissus musculaires de mammifères comme le bœuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre ».

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    Les produits carnés transformés (encore appelés viande transformée) font, eux, référence à « la viande qui a été transformée par salaison, maturation, fermentation, fumaison ou d’autres processus mis en œuvre pour rehausser sa saveur ou améliorer sa conservation ».

     

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    « La plupart des viandes transformées contiennent du porc ou du bœuf, mais elles peuvent également contenir d’autres viandes rouges, de la volaille, des abats ou des sous-produits carnés comme le sang », précise le CIRC. C’est le cas du jambon, des saucisses, du corned-beef, de même que des viandes en conserve, des préparations et des sauces à base de viande." (Source : Le Monde.fr)

     

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    Moi qui n'ai plus consommé le moindre atome de viande-par dégoût- depuis mes 16 ans (excepté un blanc de poulet une à deux fois par an), je n'ai aucun souci. Mais, si j'étais un gros amateur de bidoche, d'entrecôtes, de steaks, de gigots, d'andouillettes et autres boudins, saucisses et saucissons, je ne le vivrais pas bien du tout...

     

     

     

  • Le moustique tigre colonise la France...

    Inconnu en France il y a encore quelques années, le moustique tigre - une espèce tropicale, vecteur de maladies (le chikungunya et la dengue)- a d'abord fait une timide apparition dans le sud de la France.

    Puis, année après année, il est remonté vers le nord pour être aujourd'hui présent dans quasi tous les départements français, et en Belgique aussi : j'en ai vu à Bruxelles il y a 2 ans !

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    Pas de panique cependant. Pour qu'une épidémie survienne, il faut qu'une personne porteuse de la maladie et revenant de l'étranger, se fasse piquer, et qu'à votre tour, vous vous fassiez piquer par le même moustique...

    Donc pas trop de problèmes en vue, d'autant plus qu'il est facilement reconnaissable.

     

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  • Comprendre les différences entre fromages au lait cru et fromages morts (pasteurisés)...

    Quelle est la différence entre un fromage au lait cru et un fromage industriel pasteurisé, thermisé, ionisé ou filtré ?

    Avant, il y avait des fermiers qui avaient des troupeaux de vaches de races locales selon les régions, et qui produisaient leur fromage local juste après la traite, avec un lait hyper frais. Ces vaches avaient une alimentation différente des autres selon les régions et selon les saisons. Ceci est important au niveau du goût et de la typicité des fromages.

     

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    Après la seconde guerre mondiale, il fût politiquement décidé de remplacer toutes ces espèces différentes et ancestrales par une seule : la vache Holstein qui produisait plus de lait. Heureusement, quelques cheptels originaux furent conservés, ce qui permet aujourd'hui de ré-introduire ces espèces de vaches adaptées à leur milieu selon les régions. 

     

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    Puis arrivèrent les industriels, avec leurs grands besoins de lait pour la production de masse. Comme le lait était moins frais car il venait de loin, ils décidèrent de pasteuriser le lait et d'y ajouter des conservants. Et inventèrent de nouveaux fromages pour inonder les rayons des magasins de pseudo-fromages.

     

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    Remarquez les slogans publicitaires trompeurs: Meule de campagne, Variez les saveurs, Pâturages, etc... 

     

    Lors de la production d'un fromage au lait cru, le lait ne subit aucun traitement thermique La flore bactérienne du lait est conservée. On parle de laits frais locaux qui sont mis en œuvre au maximum quelques heures après la traite des animaux. C’est généralement le cas des fromages fermiers ou artisanaux. En conservant cette flore bactérienne naturelle et sauvage, on favorise la production de goûts d’odeurs, d’arômes et de saveurs particuliers dans des fromages qui sont plus subtils et élaborés ! Avec, en plus, des variations gustatives et qualitatives sur le produit fini, qui dépendent de la saison, du producteur et de l'affinage. C'est un vrai fromage, qui vit, qui évolue, qui s'affine, qui se donne et qui s'auto-protège (les bonnes bactéries empêchant les mauvaises de proliférer).

     

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    Lors de la production d'un fromage pasteurisé, on chauffe le lait pour éliminer tout germe pathogène (mauvais microbe) qui serait présent dans ce lait, issu de mélanges de provenances diverses et parfois lointaines. Comme toute la flore bactérienne est détruite, il faut rajouter beaucoup de ferments lactiques, ce qui donnera des fromages  standardisés avec des goûts et des saveurs uniformes et moins atypiques . La pasteurisation confère au produit un goût neutre, une texture molle qui ne garantit pas une totale transformation de la matière crayeuse en crème. Et comme les bonnes bactéries qui auto-protègent le fromage sont détruites, on comble ce manque d’immunité naturelle par l’utilisation de conservateurs.

     

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    Pour les laits thermisés ou micro-filtrés, on arrive quasi au même résultat : uniformisation des goûts, absence de typicité, manque de caractère. Et surtout, une matière morte bourrée de conservants.

     

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    Les industriels tentent maintenant de faire croire que les fromages au lait cru sont dangereux pour la santé, ce qui leur permettraient de produire en masse des fromages AOC (Origine d'Appellation Contrôlée). Certaines AOC exigent que le fromage soit issu de telle race de vaches ou de chèvres dans telle région, afin de conserver la typicité d'un fromage élaboré depuis la nuit des temps. C'est le cas du camembert fermier moulé à la louche, du reblochon fermier, du fromage de Herve dont on a beaucoup parlé ces derniers temps, et de ces centaines de variétés de fromages fermiers ou artisanaux qui font le plaisir de nos papilles gustatives.

     

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    Rien à voir avec les pseudo-fromages des grandes multinationales agro-alimentaires, issus de laits lointains ou même étrangers, morts, et bourrés d'additifs chimiques pour leur donner un semblant de goût, un semblant de texture, un semblant de couleur, un semblant d'onctuosité. Il en existe même en boîtes de conserves. Si cela vous dit...

     

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    Une dernière chose à savoir : la plupart des intoxications alimentaires dues au fromage sont le fait de la consommation de fromages pasteurisés et non de fromages au lait cru, comme on pourrait le penser. Quand une bactérie se développe dans un fromage pasteurisé, elle prolifère car les bactéries sensées la combattre ont été tuées lors du chauffage du lait. Ce qui n'est pas le cas d'un fromage au lait cru, qui s'auto-protège. La nature est bien faite, on n'arrête pas de vous le dire...

     

  • Le Round-Up de Monsanto enfin interdit en France...

    Décidément, quelle belle journée ! Je viens d'apprendre que le Round-Up est enfin interdit de vente en France. Cela fait 40 ans qu'il est commercialisé et qu'il fait des ravages au niveau environnemental et au niveau santé ! Il était temps !

    Pour celles et ceux qui l'ignorent, "Roundup est le nom commercial (nom de marque) d'un herbicide produit par la compagnie américaine Monsanto et commercialisé depuis 1975. Il est utilisé en épandage et peut l'être en pulvérisateur manuel.

    C'est un herbicide non sélectif, d'où le qualificatif d’« herbicide total », dont la substance active (herbicide) est le glyphosate. C'est un produit toxique, irritant et écotoxique. En France, il est considéré comme un cancérigène probable.

    Son usage massif par les agriculteurs depuis la fin des années 1990 (c'était alors l'herbicide le plus vendu au monde) a conduit à l'apparition de mauvaises herbes résistantes au glyphosate."

    Pour la Belgique, la même mesure devrait suivre assez rapidement. Pas trop tôt ! Les apiculteurs vont pouvoir être soulagés, et leurs abeilles aussi.

     

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    Je suis furieux contre Monsanto qui a trompé tout le monde en mentant sur la composition du Round-Up et en faisant établir de faux rapports d'innocuité du produit.

    Je suis furieux contre l'OMS (l'Organisation Mondiale de la Santé) qui n'a reconnu que le 20 mars 2015 le glyphosate comme "cancérigène probable", 40 ans après sa commercialisation ! Combien de milliers de cancers faut-il pour appliquer le principe de précaution ?

    Je suis furieux contre le monde politique (belge et européen) qui s'est laissé manipulé par les lobbies de l'industrie chimique pendant tant d'années, sans réagir ni vérifier quoique se soit. Et qui a fait l'autruche face aux lanceurs d'alertes.

    Je suis furieux contre les chaînes de grands magasins (Brico et autres) qui ont continué de vendre (sur un rayon entier) ce poison aux particuliers, alors que de fortes présomptions de nocivité et de cancers étaient démontrées.

    Je suis furieux contre l'Afsca, qui au lieu d'aller persécuter un honnête producteur de Herve au lait cru, ferait mieux d'analyser tous les poisons présents dans les produits industriels commercialisés par les multinationales chimiques et agro-alimentaires. 

    C'était mon coup de gueule du dimanche soir. Et cela fait du bien !

  • Suppression des vols de nuit à Brussels Airport (Zaventem)...

    Article intéressant d'un ingénieur polytechnicien français publié dans l'Echo de ce samedi. Jean-Noël Lebrun affirme que si on supprimait tous les vols entre 22H00 et 07H00, l'état économiserait 100 millions d'euros en frais de santé, dépensés (et remboursés par la mutuelle) par les 250.000 personnes survolées et fortement dérangées (et en ne prenant en compte que 10% des dépenses médicales de ces personnes sur un an).

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    Et, toujours d'après lui, cela ne produirait qu'une perte de 1,4 % sur le trafic passager (306.000 sur 21,9 millions) et de 3,6 % sur le fret (16.342 tonnes sur 454.000 tonnes). L'aéroport de Francfort l'a fait en 2011 et cela s'est très bien passé.

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    Levée de bouclier, évidemment, chez Brussels Airport qui vise une extension sans fin de l'aéroport et par conséquent un accroissement des nuisances pour les populations survolées, dont je fais partie.

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    Pendant ce temps, les 12 associations anti survol de Bruxelles, de Flandre et de Wallonie ont décidé de se regrouper (une première) avec des revendications fermes et communes qui vont notamment dans ce sens, mais qui, en plus, souhaitent limiter à 220.000 par an les mouvements sur l'aéroport (pour 231.528 en 2014, en hausse de 14,6% par rapport à 2013). Et demandent aussi une délocalisation de certaines activités de Brussels Airport vers des aéroports régionaux.

     

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    Les nuisances sonores de Brussels Airport imposées aux zones survolées, tant à l'atterrissage qu'au décollage, sont épouvantables et entraînent des soucis majeurs de santé aux habitants de ces zones. De quel droit ? 

  • Magnifique week-end et bientôt l'été...

    Quel superbe week-end ! On sent l'été qui pointe le bout de son nez et les vacances qui approchent à grands pas.

    Quel bonheur au marché Bio hier matin : fruits rouges parfumés à profusion, melons de Cavaillon mûrs à souhait et à la chair sucrée, premières tomates goûtues de pleine terre (variété précoce, il faut encore attendre fin juillet pour les autres), salade Rougette lourde et croquante au goût délicieux et frais, les premiers artichauts, et toujours les asperges, blanches ou vertes. On se serait cru dans le sud de la France.

    Une petite envie de se faire du bien et de manger léger et frais avec une salade de Baby homards hier midi (salade Rougette, échalote ciselée, persil et mayonnaise maison), avec une baguette à l'ancienne encore tiède, un pur délice. Et une petite salade de fruits rouges pour terminer en beauté.

     

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    Hier soir, une tomate de crevettes grises épluchées main (pendant une demi-heure) : le bonheur gastronomique et la fraîcheur des produits est à ce prix. Bref, mes premières tomates fraîches cette année, et j'ai bien fait d'attendre : quel parfum et quel goût ! Et la saison ne fait que commencer...

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    Ce midi, 4 magnifiques fonds d'artichauts m'attendent, mais j'ignore encore comment je vais les préparer. Simplement avec une vinaigrette maison, ou poêlés à l'huile d'olives, avec des poivrons rouges allongés Bio eux aussi, achetés hier, du fenouil, quelques pointes d'asperges vertes et de l'ail violet ? Ou farcis de dés de saumon fumé et d'une sauce Mornay, puis gratinés ? On verra bien.

    Et puis il y a encore ce melon charentais qui embaume tout l'appartement : ce sera pour ce soir. 

    Bref, la saison des plats odorants, parfumés et colorés a débuté et il faut en profiter autant que possible pendant l'été qui arrive. Pour le plus grand plaisir gustatif de chacun. Avec des produits Bio uniquement, bien entendu. Car seuls ceux-là ont vraiment du goût.

     

     

  • Le Herve au lait cru menacé par l'Afsca...

    Communiqué officiel de Slow Food International :

    Les petits producteurs locaux se trouvent très souvent confrontés à des mesures rigides nécessitant des investissements disproportionnés et davantage applicables aux grandes productions industrielles.

    L'Agence Fédérale pour la Sécurité Alimentaire en Belgique (AFSCA) a dressé un Procès Verbal préventif interdisant à José Munnix, un des deux derniers producteurs de Herve au lait cru et Sentinelle Slow Food, de produire et de vendre son fromage, bien qu'aucune notification écrite n'ait à ce jour été rédigée. 

    L'AFSCA a également informé samedi dernier de sa volonté de détruire la totalité de la production de l'entreprise et de fermer la cave d'affinage.

    À ce jour, la décision définitive de l'AFSCA n'est pas encore arrêtée.

    Si Slow Food reconnaît que le respect des normes imposées incombe à tous les producteurs (qui doivent suivre les bonnes pratiques en matière d'hygiène), l'association invite les autorités compétentes au niveau national, régional et local à utiliser les marges de manœuvre prévues par la directive européenne en matière d'hygiène alimentaire.

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    Le Convivium Slow Food de Liège organise un moment de rencontre et d'échange entre les producteurs et les crémiers fromagers, ce jeudi dans le cadre du  Salon du Fromage et des Produits laitiers de Ciney,  pour préparer une rencontre avec l'AFSCA.

    Pour plus d’infos, merci de contacter le bureau de presse internationale de Slow Food :Paola Nano, +39 329 8321285 p.nano@slowfood.it

    http://www.fondazioneslowfood.com/en/raw-milk-herve-threatened-by-fasfc/

    Slow Food implique des millions d’individus dédiés et passionnés par une nourriture bonne, propre et juste. Cela comprend des chefs, jeunes, militants, paysans, pêcheurs, experts et universitaires de plus de 158 pays ; un réseau d’environ 100 000 membres Slow Food répartis sur 1 500 antennes locales (Conviviums) qui contribuent au mouvement par leurs cotisations et les évènements et campagnes qu’ils organisent ; et plus de 2 500 communautés de la nourriture Terra Madre qui produisent à petite échelle et de manière durable des aliments de qualité dans le monde entier.

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  • Lobby puissant et pouvoir corrompu...

    L’Union européenne a donné le feu vert à la commercialisation de 19 OGM, dont 11 de l’américain Monsanto. Une réforme prévoit que chaque Etat membre pourra individuellement les bannir.

    Tapis rouge pour Monsanto. L’Union européenne a autorisé vendredi l’importation et la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d’interdire leur utilisation sur leur territoire.

    Onze produits de la multinationale américaine Monsanto (soja, maïs, colza et coton) figurent au nombre des OGM autorisés, a précisé la Commission européenne dans un communiqué. Les huit autres sont des produits de la firme américaine Dupont et des groupes allemands Bayer et BASF. Dix-sept de ces OGM sont destinés à l’alimentation animale et humaine, deux sont des fleurs coupées.

    Pas de majorité pour ou contre

    Ces autorisations « étaient en suspens », car les Etats membres ne sont pas parvenus à constituer une majorité pour ou contre leur commercialisation. L’autorisation est immédiate et vaut pour dix ans.

    Si les gouvernements européens approuvent la réforme présentée mercredi, ils pourront interdire l’utilisation des OGM sur leur territoire. Dans le cas contraire, les règles applicables seront celles qui ont conduit la Commission européenne à autoriser la commercialisation des OGM ne présentant aucun risque pour la santé animale et humaine dans l’ensemble de l’UE, solution réclamée par les grands groupes.

    Greenpeace a accusé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, « de ne pas avoir l’intention de rapprocher l’Europe des citoyens, comme il l’a promis, et d’agir en faveur des intérêts des Etats-Unis et de Monsanto ».

    Source: L’Express

    Et comme les étiquettes "contenant des OGM" ne sont pas prêtes d'être apposées sur les emballages des denrées alimentaires de vos supermarchés préférés (toujours à cause du même lobby), il ne vous reste plus qu'à consommer BIO, pour être sûr de ne pas en avaler...

  • Adieu Bisphénol A, bonjour Bisphénol F et S...

    Le Bisphénol A est totalement interdit en France depuis le 1er janvier de cette année. Les industriels ont donc dû trouver des solutions et l'ont discrètement remplacé par du Bisphénol F ou S, tout aussi nocifs...

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    Qu’il soit A, S ou F, le Bisphénol est dangereux pour la santé. Voici donc six règles pour éviter le bisphénol – et d’autres perturbateurs endocriniens tels les phtalates – au quotidien :

    1. Évitez surtout le plastique au four à micro-ondes, car le fait de réchauffer des emballages en plastique facilite la migration des produits chimiques vers les aliments. Privilégiez absolument les récipients en Pyrex ou céramique résistant à la chaleur. En notant que la mention « compatible micro-ondes » ne signifie aucunement que le récipient est inoffensif, jusque qu’il résistera au passage au micro-ondes.

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    2. Évitez les boites de conserves, et choisissez plutôt des aliments frais ou surgelés. Ou des conserves en bocal de verre. Evitez aussi les bonbonnes d'eau en plastique, les boîtes de soft ou de bières, etc...

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    3. Cuisinez plus souvent des produits frais chez vous. Et si vous sortez, choisissez des restaurants qui servent des produits frais. Il a été démontré que les personnes qui prennent davantage de repas à l’extérieur présentent des taux de BPA plus élevés.

    4. Utilisez en général des récipients alimentaires en verre ou inox, car les aliments et boissons stockés dans du plastique absorbent les substances du plastique, surtout s’ils sont gras ou acides.

    5. Connaissez vos plastiques. Si vous ne pouvez éviter les emballages plastique, évitez le PVC (Chlorure de Polyvinyle), le PS (Poly Styrène), le PC (Poly Carbonate) et privilégiez le PET (Polyéthylène téréphthalate), le HDPE (Polyéthylène de haute densité), le LDPE (Polyéthylène de basse densité) et le PP (Polypropylène). Ces codes de recyclage des plastiques sont donnés sur l’emballage. Mais évitez les plastiques autant que possible !

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    6. Préférez les cafetières sans plastique, type cafetière italienne ou cafetière à piston en verre, aux cafetières électriques qui peuvent contenir BPA et phtalates dans leurs bacs et tubulures. Idem pour les purificateurs d'eau, les cuiseurs vapeur, les presse-fruits, les centrifugeuses : pas de plastique ! (Article basé sur une parution dans Conso Globe de ce jour).

    Terriens, il est temps d'agir...

  • CULTIVONS un autre monde avec les semences bio d’Oxfam...

    J'ai acheté quelques sachets de semences dans une boutique Oxfam. D'abord, j'aime bien le concept. Ensuite, j'y ai trouvé un mélange de semences pour abeilles et papillons, des insectes pollinisateurs en voie de disparition suite à l'utilisation de tous des pesticides et insecticides utilisés dans la culture traditionnelle. 

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    J'ai aussi trouvé de magnifiques graines de capucines "Tropaeolum Majus", des fleurs comestibles au goût incroyable sur un carpaccio de Saint Jacques, ou dans des salades. Une capucine grimpante (jusqu'à 3 mètres) qui fait des fleurs jusqu'aux premières gelées. Je vous dirai quoi !

     

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    Choisissez les semences CULTIVONS pour vos jardins et pots cette année. Vous retrouverez parmi l'assortiment Oxfam des herbes aromatiques, des légumes, des salades, des fleurs comestibles et un mélange spécial pour prendre soin des abeilles et papillons.

     

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    Pourquoi Oxfam-Solidarité s'est-elle lancée dans la commercialisation d'une vingtaine de variétés de semences ? Avec les semences CULTIVONS, Oxfam-Solidarité appelle à l'action et à mettre littéralement la campagne CULTIVONS dans nos assiettes. Il s'agit de promouvoir l’agriculture locale, base d’un développement réellement durable, ainsi que la biodiversité.

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    En choisissant des semences CULTIVONS, vous payez un prix juste et vous contribuez à la biodiversité en ne vous limitant pas aux variétés courantes vendues en magasins. Vous diminuez également votre impact sur l’environnement. Car du jardin à votre cuisine, pas d’émissions de gaz à effets de serre. Enfin, vous éliminez tous les éléments d’emballage dans le processus qui mène les produits de la ferme à votre assiette.

     

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    Oxfam a mis au point d’un mélange unique pour abeilles et papillons. Avec ces semences, vous obtiendrez en un an ou deux un joli coin fleuri dans votre jardin ou sur votre terrasse dont vous pourrez profiter chaque été. Mais pas seulement… Vous créerez aussi un endroit unique où papillons et abeilles se sentiront comme chez eux. Parfait, puisque des insectes sont essentiels pour réaliser une agriculture durable.

    Biosano importe et distribue des produits secs, des vins et des semences biologiques. A l’écoute des producteurs, Biosano les encadre et leur assure une juste rémunération. Le partenaire d'Oxfam privilégie également les petites entreprises bio et les coopératives de petits paysans tout en se penchant sur le développement social.

    Pour ses semences, Biosano collabore entre autres avec Bingenheimer Saatgut, une coopérative de plus de 100 jardiniers d'Allemagne, des Pays-Bas, de France et d'Italie. Cette société fournit des semences biodynamiques aux jardiniers professionnels et amateurs et aux magasins d'alimentation biologique. Bingenheimer travaille aussi bien avec de nouvelles variétés issues de l'amélioration biologique qu'avec des variétés traditionnelles héritées de la cuisine de grand-mère. Les sachets de semences CULTIVONS ont été remplis dans l'atelier social de Bingenheimer.

     

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    Informations pratiques

    Le prix des semences varie en fonction du chiffre indiqué en haut à droite du sachet :

    1 = 1,75€; 2 = 2,59 €; 3 = 2,95 € ; 4 = 3,95 €.

    Pour trouver la boutique la plus proche, consultez la liste des points de vente Oxfam.

     

  • Zéro pour cent, c'est nul et dangereux...

    Vous êtes en surpoids et aimez bien ce qui est gras ou sucré. Vous adorez le beurre, les fromages et les boissons sucrées comme le coca.

    Ne vous inquiétez pas, l'industrie agro-alimentaire a pensé à vous et vous propose des produits 0% de matières grasses, ou 0% de sucre pour vous permettre de continuer à vous empiffrer, mais sans remords.

    Grave erreur. Il faut fuir tous ces produits 0% ou allégés comme la peste car ils sont nocifs pour votre santé. J'avais déjà écrit sur ce blog un article sur les margarines et leur composition d'huiles de mauvaises qualités, hydrogénées et bourrées d'acides gras trans cancérigènes : un scandale !

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    "Aujourd'hui, ils sont tout simplement interdits à la vente. Mais pour les remplacer, nous avons les produits à « 0 % de matière grasse ». 

    Tous les produits contenant de la graisse sont aujourd'hui proposés dans les supermarché en version « allégée », voire « zéro pour cent ». Le problème est que c'est la graisse qui donne une texture onctueuse. Si vous l'enlevez d'un produit, il vous reste une sorte de carton… Mais il existe une ruse : remplacer la matière grasse par des farines ou de l'amidon (maïzena par exemple) pour servir d'épaississant. 

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    Or l'amidon est un sucre qui se transforme aussi vite, et même plus vite, en glucose dans votre estomac que si vous mangez des sucres en morceaux. En effet, l'amidon, bien qu'il n'ait pas le goût sucré, n'est qu'une simple chaîne d'atomes de glucose. Il commence à être décomposé dès le contact avec la salive par une enzyme, l'amylase salivaire. 

    Les sucres en morceaux sont faits en saccharose, c'est-à-dire la combinaison de fructose et de glucose. Ils font donc monter le sucre sanguin (glycémie) moins vite que l'amidon. 

     

    Si vous cherchez à maigrir, il faut à tout prix éviter les aliments à haute charge glycémique, et donc tous les produits « allégés en matière grasse » mais enrichis en farine ou amidon qui sont des sucres à index glycémique élevé." (Extrait d'un article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation).

    Vous n'avez qu'un corps : prenez-en soin ! Ne croyez jamais aux slogans publicitaires de l'industrie agro-alimentaire et ne consommez pas leurs produits. Nourrissez votre corps d'aliments naturels, de saison, bio si possible, et sans faire d'excès (sauf occasionnellement bien entendu) : c'est le seul moyen, aujourd'hui, de rester en bonne santé.

     

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    Vous pensez vraiment que les centenaires qui meurent aujourd'hui allaient, dans leur jeunesse, au supermarché acheter toutes les crasses qu'on y trouve aujourd'hui ? Réfléchissez un peu... Yoplait, Danone, Activia, Flora, Becel, Pro-Activ, Elle & Vire, Coca-Cola, Pepsi et Fanta n'existaient pas... Tout comme les supermarchés, d'ailleurs...