sans ogm

  • Avec ou sans ?

    L’Allemagne s'engage dans une rénovation de sa législation visant à apporter davantage de transparence et de sécurité en matière d’OGM, tant dans le domaine agricole que dans celui de la consommation. Au regard de ce qu’impose la législation européenne, les avancées sont sensibles en revoyant à la hausse les contraintes de plantation, de responsabilité et de commercialisation des OGM. Les agriculteurs allemands qui souhaitent cultiver des variétés transgéniques devront dorénavant se référer aux 'bonnes pratiques agricoles' qu’imposent les nouveaux textes en matière de culture d’OGM. Ainsi, des distances d'isolement, pour limiter les risques de pollution génétique des cultures conventionnelles, sont imposées aux cultures d’OGM. A titre d’exemple, l’agriculteur qui sème du maïs OGM doit prévoir un couloir de 150 m vierge d’OGM entre sa parcelle et celle de son voisin (si celle-ci est semée en maïs conventionnel), cette distance passant à 300 m dans le cas d’un voisinage avec du maïs biologique. Bien que cette disposition soit très loin d’éloigner le risque de contamination, elle apparaît novatrice. En outre, le principe de 'responsabilité sans faute' pour les cas de dissémination/pollution involontaire d’OGM est maintenu, sauf lorsque les nouvelles distances d’isolement des OGM ne sont pas respectées en accord avec l’agriculteur conventionnel, lequel ne pouvant logiquement plus se plaindre s’il venait à voir ses cultures contaminées. Pour le reste, les Allemands se sont attachés à clarifier l’étiquetage des produits alimentaires, notamment avec la distinction des produits sans OGM. Ainsi, les produits d’origine animale (laitages, œufs, viande…) ou végétale, obtenus sans aucun recours aux OGM, pourront dorénavant être facilement identifiés par les consommateurs grâce à une nouvelle étiquette 'sans OGM'. Cet étiquetage constitue une réelle avancée en terme de transparence, d’autant que l’étiquetage actuel 'contient des OGM', imposé à tout produit alimentaire contenant plus de 0,9 % d’organismes génétiquement modifiés, ne concerne pas les produits d’origine animale. L'initiative est louable, mais insuffisante : il faut les interdire tout simplement ! La distance de 300 mètres n'est pas suffisante (cela a été démontré) et les cultures bio seront donc contaminées ! Boycottons les produits avec OGM (qui sont déjà fort nombreux, et à votre insu), battons-nous pour les interdire, et achetons bio. Le bon goût des aliments n'a pas de prix, notre santé non plus.

  • Bio Corner Place St Job

    J'ai découvert, par hasard ce midi, un magasin bio sympa. Cela fait des années que je ne suis pas rentré dans un magasin bio : je les trouvais vieillots. Un peu à l'avance au rendez-vous fixé pour déjeuner au Relais St Job, j'ai donc poussé la porte de ce temple dédié au bio ! Ouvert le dimanche (mais fermé le mardi), 5 à 6 clients dans ce magasin self-service, un personnel jeune, accueillant et souriant, et surtout, des rayons bien présentés et bien achalandés : il ne m'en fallait pas plus pour faire des emplettes imprévues... En lisant attentivement tous les ingrédients des produits présentés, on est vraiment rassuré sur le fait qu'ils ne contiennent ni matières grasses hydrogénées, ni OGM, ni traces de pesticides ! C'est déjà très bien. Mais ce qui m'a surpris, c'est la diversité des produits présentés : le secteur bio a vraiment fait des efforts pour diversifier ses produits ! Outre les fruits et légumes frais, les charcuteries et viandes, et les fromages et produits laitiers, on y trouve des pâtes fraîches alléchantes, des quenelles au Comté ou à la Ricotta et aux épinards, et une foule de nouveaux produits, faciles à cuisiner. J'y ai aussi notamment trouvé des variantes aux biscuits Borg, qui étaient les seuls, à ma connaissance, à ne pas contenir de graisse hydrogénée, ainsi qu'un choco à tartiner, dépourvu des mêmes substances cancérigènes... Je passe sur les jus (100% myrtilles), les conserves de lentilles vertes (délicieuses, avec une simple vinaigrette), des pâtes à tartes ou pizza (là aussi, sans matières grasses hydrogénées), des tartelettes au citron ou à la framboise à tomber, et des herbes fraîches bio. Que du bonheur, que des senteurs, que des produits sains, de qualité, sans OGM, pesticides ou graisses hydrogénées. De tels commerces représentent l'avenir vers lequel les consommateurs européens vont se tourner. C'est déjà le cas d'un français sur 4 ! Et vous, vous vous y mettez quand ?