saisons

  • Arnolfo, le meilleur restaurant d'Italie ?

    Je ne peux m'empêcher de partager avec vous les dernières créations d'Arnolfo **, mon restaurant préféré en Italie. L'Arnolfo B&B occupe une maison de campagne rénovée dans le centre historique de Colle Val D'Elsa, en Toscane. Un endroit incroyable et une table fabuleuse de créativité, de saveurs, de justesse, d'équilibre et de perfection. J'en rêve encore...

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  • Si un financier bruxellois pouvait faire la même chose...

    Cédric Naudon, la quarantaine, financier de retour à Paris fortune faite aux Etats-Unis, passionné de design et de gastronomie, pour qui "le bon est naturel, le beau est accessible et le goût est unique" a racheté le restaurant de l'île Saint-Louis voici deux ans et l'a lancé avec succès avec le chef Antonin Bonnet. Ils cherchaient un autre endroit et sont tombés amoureux de l'angle Volta - Vertbois. L'affaire conclue, le propriétaire avait d'autres locaux voisins disponibles et ainsi de suite. Il a fallu à peine un an pour conquérir plus d'une trentaine de pas-de-porte et démarrer la Jeune Rue, une opération éthico-gastronomico-esthético-immobilière. Une idée de bobo pur jus, qui doit redonner vie au quartier et mettre en relation directe les producteurs des meilleurs produits et la clientèle citadine. Avec style et éthique.

    Dans les prochains mois ouvriront une boucherie de viandes de races anciennes, une fromagerie au lait cru, une boulangerie-pâtisserie qui plante, récolte et moud son blé, une poissonnerie de petits pêcheurs, une épicerie quincaillerie, un minimarché couvert de fruits et légumes en permaculture (encore mieux que le bio pour les rendements et la biodiversité) auxquels s'ajouteront bars à tapas et à huîtres (fermé l'été en période de reproduction), restaurant italien, street food coréen, bistrot, speakeasy, galerie d'art et bien d'autres lieux dont un cinéma MK2 vers 2015 si les pourparlers aboutissent.

    Des sourceurs sillonnent la France à la recherche des meilleurs produits de bouche qui aboutiront sur une plateforme privée de 1 000 m2 à Bercy où les ateliers de découpe et de préparation fourniront la Jeune Rue en direct et en exclusivité. Une trentaine de personnes travaillent déjà à Behind the Scene, "éditeur de lieux à vivre et à manger", la société fondée par Idéalbobo qui espère créer entre 200 et 250 emplois.

    Une vingtaine de designers renommés (Jaime Hayón, Michele De Lucchi, Tom Dixon, José Lévy, Jasper Morrison, Paola Navone et d'autres) sont chargés chacun d'aménager et de dessiner une enseigne. Energie, émotion, famille, éthique, cercle vertueux ont scandé les propos d'Idéalbobo lors de sa présentation en présence d'un nombreux public et de Pierre Aidenbaum, le maire du 3e arrondissement. Tout a été pensé, décidé, financé pour faire bien, beau et bon. Avec, à terme, l'idée d'une fondation destinée à préserver l'agriculture de qualité.

    En découvrant la Jeune Rue on ne peut cependant s'empêcher de penser à la rue du Nil voisine, devenue en un an un rendez-vous gourmand autour de Frenchie et de Terroirs d'avenir, lequel propose également des produits de qualité en direct de la ferme. C'est la même idée pour une version artisanat de luxe, avec les moyens d'un financier qui vous monte un pool bancaire en un tour de main. Nul doute que la qualité, obtenue dans le respect de la nature, des bêtes et des gens, sera présente dans la Jeune Rue où ses promoteurs assurent que la baguette ou la volaille seront vendues à "juste" prix. Rendez-vous au premier marché. (Article de JP Géné dans M, le Magazine du Monde).

    Si un financier bruxellois pouvait entreprendre la même démarche à Bruxelles, ce serait quand même top. Avec, en plus, un petit marché provençal hebdomadaire, avec des produits tout frais de là-bas. C'est un vieux rêve, mais, parfois, les rêves se réalisent...

  • Slow Fish, la pêche durable selon Slow Food...

    Depuis 2004, l’organisation Slow Food, fondée par Carlo Petrini, organise "Slow Fish", un salon bisannuel dédié à la pêche durable dans la ville portuaire de Gênes, en Italie. Lors de cet événement, la gastronomie est toujours un beau point d’accroche, mais le questionnement sur l’état des mers est bien présent.

    Slow Food développe ainsi des projets de soutien des communautés de pêche artisanale responsable, et les membres du réseau multiplient les initiatives locales. L’idée est d’informer sur l’état des ressources halieutiques, de favoriser une pêche durable par la mise en avant de pêcheurs "résistants" et d’inviter à la consommation d’espèces négligées.

    En effet, rien qu’en Méditerranée, on compte plus de 500 espèces consommables; pourtant, dans la plupart des pays, on n’en consomme pas plus d’une vingtaine ! Beaucoup de poissons moins connus sont tout simplement rejetés à l’eau ou sous-payés aux pêcheurs. Pour Slow Food, le choix de chacun d’entre nous compte pour influer sur le marché et faire changer les choses dans un "système alimentaire globalisé basé sur l’exploitation intensive des ressources".

    Sur le site de Slow Fish (*), on trouvera tous les guides du poisson durable proposés par différentes organisations internationales ou nationales, mais aussi des infos sur les prémices du projet "Slow Fish Challenge". Une initiative lancée auprès de tout le réseau Slow Food et Terra Madre pour que chacun fournisse des recettes de poisson durable local et des informations sur l’espèce concernée.

    Pour promouvoir le poisson "bon, propre et juste", les bons conseils sont : choisir un poisson local (de mer ou de rivière) ayant atteint la taille minimale qui lui permette de se reproduire et qui a été pêché durant la bonne saison (hors période de reproduction). Source : Heyrendt Hubert sur La Libre.be

    (*) www.slowfood.com/slowfish.

  • AMAP, défense de l'Agriculture Paysanne et du Goût...

    "Bonjour, Producteur de fruits et légumes dans le Var, je suis avec mon épouse initiateur des AMAP en France. Par ailleurs partenaire de Gilles Demaure, chef et patron de l'Atelier du Goût à Bandol dont vous avez pu apprécier le savoir faire et qui soutient notre ferme mais aussi celle d'autres producteurs, éleveurs ou volailler, pêcheurs aussi, petites fermes porteuses de savoir faire, malheureusement mis à mal par une économie dominante mortifère qui a provoqué ces 20 dernières années la disparition de 3 paysans sur 4 en France...

    L'adhésion d'un chef comme Gilles ou Christophe Morret de Lassere , ou Gerald Passédat du Petit Nice et des restaurants du Mucem au concept AMAP est un signe qui montre que les chefs, parmi les meilleurs, ont compris l'urgence de soutenir et défendre l'agriculture paysanne en France en acceptant même d'adhérer à un concept qui est un véritable challenge pour eux. En effet, ils sont soumis au rythme des saisons, aux aléas du climat, aux compétences de leurs paysans, à une gamme de produits dont ils ne choisissent ni la gamme, ni la quantité, suivant les caprices du jardin. Ils acceptent de payer pour çà le juste prix de ces productions, pas celui défini par un marché spéculatif mais celui qui permet aux paysans de vivre dignement de leur travail.

    Ce qui se passe là est un événement d'une grande importance. Les citoyens avertis ont déjà donné le ton, en 10 ans 6 000 producteurs sont entrés en AMAP qui participent à nourrir 1 million de consommateurs. L'arrivée des chefs de cuisine va booster encore plus ce phénomène et c'est tant mieux pour aujourd'hui , pour demain, pour la planète et les générations futures.

    Les paysans en AMAP de France se retrouvent les 14 et 15 Décembre en Corse, à l'initiative du Centre de Ressource pour l'Essaimage des AMAP, CREAMAP France,site amap-france.org, pour échanger sur leurs expériences, faire part de leur difficulté et mutualiser les savoirs faire. Vous semblez être sensible aux valeurs que nous partageons, c'est pourquoi je me suis permis de vous importuner, veuillez m'en excuser. Cordialement Daniel Vuillon"

    AMAP : Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne est un partenariat producteur/consommateur contractualisé.

    - Le consommateur s’engage à payer à l’avance le juste prix de la production, à partager les aléas de cultures et du climat.

    - Le producteur s’engage dans la transparence à produire sainement,  sans engrais de synthèse, sans pesticide ni herbicide ni OGM. 

    http://www.amap-france.org/

     

  • Pourquoi ceux qui mangent Bio ne sont pas gros...

    Quel est le portrait des consommateurs réguliers de produits Bio?

    Ils ont un niveau plus élevé d’éducation et sont physiquement plus actifs, mais ont un niveau de revenus comparables aux non-consommateurs Bio.

    Ils mangent plus équilibré, en privilégiant les aliments considérés comme sains  : produits d’origine végétale et peu raffinés comme les fruits, les légumes, les légumes secs, les céréales complètes, les noix, les amandes, les noisettes…,… et  mangent moins d’aliments considérés comme peu sains : les  charcuteries (31% de moins), les boissons sucrées (hommes : 34% de moins ; femmes : 46% de moins) ou alcoolisées (hommes : 18% de moins ; femmes : 8% de moins) les produits des  »fast-food » (hommes: 22% de moins ;  femmes: 25% de moins).

    Résultats de ces choix alimentaires : leurs rations caloriques journalières sont comparables à celles des autres participants, mais leurs apports en vitamines, minéraux, oméga-3 et fibres sont supérieurs.

    Donc ils mangent autant, mais mieux ! Conséquences sur le poids :  ils sont moins souvent en surpoids (-36% pour les hommes, -42% pour les femmes) ou obèses (-62% et -48% respectivement). Pour les consommateurs occasionnels, les résultats en termes de surpoids sont intermédiaires entre ceux des consommateurs réguliers et des non-consommateurs.

    Les chercheurs soulèvent aussi un autre argument pour expliquer cette réduction de surpoids et d’obésité parmi les consommateurs de bio : le fait que ces aliments sont moins contaminés. « L’hypothèse d’une influence des pesticides sur le développement de l’obésité », une « corrélation » entre les deux phénomènes ont déjà soulignées dans des publications médicales, notent-ils dans la discussion de l’étude.

    Autre explication sur le poids sans surpoids : « A apport d’énergie pratiquement équivalent, les mangeurs de bio prennent plus de nutriments tels des polyphénols ou des bêta-carotènes qui ont des effets régulateurs sur la capacité du tissu adipeux à stocker des graisses », disent les chercheurs.

    Ce portrait du mangeur bio demande à être encore affiné. Un suivi est prévu sur encore 5 ans. L’étude Nutrinet-Santé recrute toujours de nouveaux Nutrinautes (+ de 18 ans). Inscrivez-vous sur le site  www.etude-nutrinet-sante.fr. (Source Conso-Globe).

     

     

  • Dur dur de trouver du vrai miel...

    2013 ne fait pas le miel des apiculteurs. Avec une récolte quasi inexistante au printemps, la profession souffre. Au point que son déclin, amorcé il y une quinzaine d’années, pourrait rattraper celui des abeilles.

    « A quelques exceptions près, dans tout le pays, personne n’a rien récolté avant juillet », soupire Henri Clément, le porte-parole de l’Unaf, l’Union nationale de l’apiculture française. A première vue, la cause de cette pénurie est simple : les abeilles ne sortent pas butiner sous la pluie. Sophie Dugué, apicultrice dans la Sarthe, a donc nourri ses ouvrières elle-même jusqu’en juin. « Les reines étaient à la diète, l’éclosion des œufs au ralenti, explique-t-elle. Alors cet été, le soleil a beau être revenu, on a moins de monde pour butiner. » 

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    « La France est déficitaire en miel depuis plus d’une décennie », rappelle Joseph Benazra, négociant en produits de Compagnie apicole, dans le Loiret. Bon an mal an, les Français mangent 40 000 tonnes de miel. Une demande stable que les apiculteurs français comblent de moins en moins. Les chiffres sont éloquents. En quinze ans, la quantité de nectar français a été divisée par deux, passant de 33 000 tonnes en 1995 à 16 000 tonnes l’an dernier. Un triste record, « et cette année, le bilan sera encore plus mauvais » déplore Henri Clément. Logique puisque entre un tiers et la moitié de la récolte a normalement lieu au printemps. Résultat, les prix ont beaucoup grimpé cette année. Parfois jusqu’à 20% de plus lors de la vente en gros et jusqu’à un euro par pot de plus que l’an dernier.

    Aux consommateurs qui veulent tartiner local, négociants et apiculteurs conseillent les miels d’été : châtaignier, fleurs et tilleul. Car au début du mois de juillet, les récoltes ont repris. Oui mais après ? Dans les années à venir si la chute de production se poursuit, « le risque c’est que les supermarchés ne parviennent plus à s’achalander et que nos produits soient déréférencés » estime François Servel, président de la coopérative Provence miel.

    Sur les étals, les miels d’eucalyptus, d’oranger, de citronnier ou encore d’acacia hongrois remplacent peu à peu les pots de lavande et de tournesol. Sans que la couleur soit toujours annoncée. En mai dernier, le Centre d’études techniques apicoles de Moselle (Cetam), seul laboratoire français indépendant de contrôle du miel, a révélé que 10% du miel vendu comme français était frauduleux, c’est-à-dire mal étiqueté. Pire encore, le cas du miel artificiel. En Chine, premier pays producteur mondial de miel, du sirop sucré et coloré serait vendu comme du miel sans jamais avoir vu d’abeilles. Parmi les autres nectars chinois « vendus en France à des prix défiants toute concurrence » selon le Cetam, beaucoup sont « adultérés, c’est-à-dire coupés avec des sirops de différentes origines ».

    En France, la production nationale reste donc prisée et respectée. « L’apiculture a deux forces : une bonne image auprès des consommateurs et l’attractivité du métier », se réjouit Henri Clément. Dans son dernier audit sur la profession, France Agrimer parle d’un « chassé-croisé de générations ». « Heureusement qu’il y a toujours des têtes brûlées pour s’installer, confirme Joseph Benazra, mais elles ne sont pas assez. » Le revendeur s’est fixé comme défi de travailler avec au moins 80% de miel français. Un cap difficile à tenir. « Pour les années à venir, la relève n’est pas assurée », confie t-il. A l’échelle nationale, toujours selon France Agrimer, deux tiers des apiculteurs ont plus de 50 ans et 10% envisagent d’arrêter dans les cinq ans.

    Alors, fatalement, les effectifs dégringolent. Entre 2004 et 2010, la France a perdu 4 500 apiculteurs par an, pour un total de 42 400 cessations d’activité non remplacées depuis 1995. Un chiffre considérable pour une profession qui en 2012 ne comptait plus que 68 200 personnes. « L’apiculture est le plus vulnérable des métiers agricoles, il cumule les aléas de la culture – tributaire de la météo – et ceux de l’élevage, avec des cheptels affaiblis ou en proie aux maladies », rappelle Joseph Benazra. Car le fond du problème est là. Les apiculteurs perdent 30% de leurs abeilles chaque année, contre à peine 5% il y a quinze ans.

    Ainsi, dans le grand domaine apicole des Chezelles, dans l’Indre, 650 des 1 600 ruches ont été anéanties au printemps. En cause ? Des facteurs multiples parmi lesquels les néocotinoïdines, les plus efficaces des insecticides, soupçonnés de fragiliser et de déboussoler les abeilles. En décembre, leur utilisation sera suspendue dans l’Union européenne. « Trop tard, les cultures auront déjà été plantées », tranche Marie-Cécile Hernaez-Mary, responsable du domaine des Chezelles. Autre problème, « ces produits restent dans la nature deux ans », ajoute Henri Clément. 

    En attendant l’embellie, chaque année, les apiculteurs reforment leurs troupes. En plus de sa production de miel, Sophie Dugué vend des reines et des essaims à ses confrères. Ce business est florissant, « là encore on a trop de demande », constate l’apicultrice. Enfin un signe de bonne santé du métier ? Pas vraiment : « On vend bien quelques essaims à de nouveaux arrivants mais le gros de nos produits servent à compenser les pertes. »

    A plus de 100 euros l’essaim, les hécatombes coûtent cher. Surtout en l’absence de récolte. « C’est pour les jeunes qui s’installent que c’est catastrophique », souligne l’apicultrice « comme pour ceux qui ont réaliser de gros investissements » ajoute Henri Clément. « Honnêtement, je ne vois pas comment la filière pourrait remonter la pente », soupire-t-il. Dans un élan de nostalgie le président de l’Unaf regrette l’Europe des douze (avant 1995), époque bénie où l’apiculture française était leader sur le marché du miel dans la Communauté. (Article paru sur terraeco.net).

  • Rien ne va plus...

    Une équipe internationale de scientifiques américains, australiens, canadiens, européens et sud-africains ont revisité 1735 études portant sur les changements biologiques constatés au sein de la vie marine. Aucun des océans n’a été oublié et certaines études révèlent des tendances s’inscrivant sur quatre décennies: «le changement climatique a déjà eu un impact concret et significatif sur tous les écosystèmes (côtier et grand large), à toutes les latitudes (des polaires aux tropicales) et à tous les niveaux de la chaîne trophique (du plancton aux requins)» annonce la principale auteure de l’étude, Elvira Poloczanska, du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization (CSIRO, l’équivalent australien du CNRS)

    Les changements impliquent à la fois les aires de répartition des espèces et leurs périodes de reproduction. 81% des études sont parfaitement cohérentes avec les effets qu’on peut attendre d’une augmentation des températures de l’eau.

    Ainsi, en moyenne, les espèces marines sont remontées de 72 kilomètres par décennie vers des latitudes plus élevées. Sur terre, ce déplacement n’est que de six kilomètres. Le phytoplancton est le plus véloce avec 470 kilomètres tous les dix ans, devant les poissons osseux (277 kilomètres par décennie) et le zooplancton invertébré (142 kilomètres). Sans surprise, les mollusques, crustacés et grandes algues sont les plus lents.

    Les périodes de reproduction au printemps sont également perturbées. En moyenne, elles se déroulent quatre jours plus tôt que dans la décennie précédente, et cela peut atteindre même onze jours pour les larves de poissons.

    Les chercheurs ont par ailleurs mis en lumière un phénomène très subtil. Sur terre, les espèces n’ont souvent que peu de distance à effectuer pour monter en altitude et retrouver les conditions qui leur conviennent. Rien de tel en mer où les différences de températures sont moins marquées: «comme la surface des océans est relativement plate, les plantes et les animaux marins doivent parcourir de plus grandes distances pour retrouver leurs conditions de vie préférées » poursuit Elvira Poloczanska.

    Ces déplacements de  la vie marine auront de grandes conséquences sur les activités humaines et notamment sur l’alimentation puisque la moitié de l’Humanité dépend des produits marins pour ses apports en protéines, préviennent les auteurs de cette étude. Les conflits ont déjà commencé comme le démontre la «guerre du maquereau ». Article de Loïc Chauveau, Sciences et Avenir.6237915-les-poissons-remontent-vers-le-nord.jpg

    Avec les touristes qui descendent au Sud et les poissons qui remontent au Nord, c'est pas demain qu'on pourra manger local ! Heureusement, les poissons tropicaux remontent également : adieu soles et crevettes grises, bonjour les gambas, barracudas et autres capitaines. Va seulement falloir s'adapter et modifier un tantinet le livre de recettes de bonne-maman... 

  • En Mai, ne te découvre pas d'un fil...

    Tout fout le camp, même les dictons ! Avec ce foutu changement climatique, les saisons n'ont pas facile... Déjà qu'on s'est tapé un interminable hiver froid, humide et sombre, puis on s'est tapé un printemps qui n'a pas voulu montrer le bout de son nez pendant 3 semaines, et nous voilà dans cette seconde moitié de Mai, froide et humide.

    Rassurez-vous, nous aurons une courte amélioration mercredi, avant de replonger pour le reste de la semaine en-dessous des 10° ! Que du bonheur. Espérons seulement que Juin et Juillet nous apportent le soleil, tant attendu et mérité, et enfin un peu de chaleur... Mais ce n'est pas gagné d'avance. C'est en effet au mois d'août que nous devrions enfin nous sentir en été. Le vrai.

    Et si on pouvait bénéficier d'un été indien jusqu'en Novembre, alors on pardonnera tout ce qu'on vient de subir et d'endurer. Courage, le soleil reviendra bien un de ces jours.. Mais pas vendredi prochain, en tous cas...

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  • Le Food Revolution Day : c'est ce samedi 19 mai...

    food-revolution-day-02.jpgSamedi 19 mai, c’est le Food Revolution Day ! Par là il faut entendre des manifestations en faveur d’une alimentation saine, joyeuse et durable. L’initiative vient de l’activiste Jamie Oliver, militant pour l’apprentissage du bien manger.

    L’événement est international et touche en  2013 environ 45 pays. L’idée est de partager un moment en famille, à l’école, ou en entreprise, autour d’une alimentation vivante et variée. Il s’agit de promouvoir une philosophie de vie et réfléchir à ses habitudes alimentaires. Une noble cause, qui semble a priori une goutte d’eau dans un océan de malbouffe.

    Il s’agit néanmoins de sensibiliser le grand public aux risques de santé liés à une mauvaise alimentation (en France, cela peut paraître dérisoire – quoique -, mais les programmes de ce type ne font pas légion partout). Il s’agit donc de milliers de personnes faisant l’apologie d’une alimentation plus saine.

    Participez au Food Revolution Day !

    Pour cela, rien de plus facile, vous pouvez consultez la liste des événements autour de votre localité en consultant la carte directement sur le site : http://activities.foodrevolutionday.com/search (uniquement en anglais pour le moment). Source Conso-globe.

     

  • Enfin du soleil...

    Cela fait quelques jours maintenant que nous bénéficions enfin d'un peu de soleil. Il était temps ! Nous n'avons, en effet, pas été gâtés ces 6 derniers mois. Avec 120 heures en octobre, 50 en novembre, 30 en décembre, 36 en janvier, 59 en février et 82 en mars, cela nous donne 377 heures d'ensoleillement en 6 mois... Pas terrible du tout...

    Bruxelles bénéficie normalement de 1.084 heures d'ensoleillement par an. Là on est bien en-dessous des normes. Et quand on sait que, par exemple dans le Var, la norme est de 2.800 heures de soleil par an, on se demande ce qu'on fait ici. 

    Et puis il y a le froid. Le mois de mars le plus froid depuis 1962 ! Et ce n'est pas fini : le printemps n'est toujours pas là, il faudra encore patienter jusqu'à la mi-avril au moins... Pas très bon pour nos agriculteurs qui ont perdu leurs semis, ni pour le prix de certains légumes de saisons qui grimpe de 30%...

    Vivement un peu de chaleur...

  • Le printemps : un lointain mirage...

    Dur dur cet hiver interminable... et ce printemps qui n'arrive pas ! Et la nouvelle offensive hivernale annoncée pour ce week-end ne va pas arranger les choses. Pourtant, un peu de soleil et de vitamines D nous feraient le plus grand bien, après ces 6 mois de grisaille, de pluie, de vent et de neige. Reste à patienter encore un peu. Jusqu'au 1er avril ? Quant aux grosses chaleurs, elles sont annoncées pour fin juillet et tout le mois d'août...

    En attendant, remontons-nous le moral avec une petite cure de vitamines D, la préparation de semis de plants de tomates à l'intérieur ( en attendant des températures extérieures plus clémentes pour pouvoir les sortir) et la consommation de repas aux senteurs méditerranéennes estivales, juste pour le plaisir. Cela fait toujours du bien !

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  • Les bienfaits du régime alimentaire méditerranéen...

    Une alimentation basée sur le régime méditerranéen permet de réduire de près de 30 % le risque d'accident cardio-vasculaire: infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral et mort d'origine cardiaque. L'étude espagnole publiée ce lundi sur le site de l'une des principales revues médicales internationales, le New England Journal of Medicine , tombe à point nommé pour souligner l'importance d'une alimentation saine. (Source Le Figaro.fr).

    Le régime méditerranéen est une façon de manger qui associe modération alimentaire variété d'aliments et plaisir de manger.

    Ses principes de base sont les suivants :

    - Abondance de céréales complètes

    - Abondance de fruits et de légumes

    - Abondance d'ail, d'oignon, d'épices et d'aromates.

    - Utilisation de l'huile d'olive (première pression à froid) et faible consommation des acides gras saturés

    - Consommation quotidienne de légumineuses, de noix et de graines

    - Consommation faible de produits laitiers

    - Grande consommation de poisson (plusieurs fois par semaine)

    - Consommation limitée de poulet et d'œufs (quelques fois par semaine)

    - Consommation limitée d'aliments sucrés (quelques fois par semaine)

    - Consommation très limitée de viande rouge (quelques fois par mois)

    - Apport calorique quotidien raisonnable (de 1 800 à 2 500 calories par jour)

    - Consommation faible d'alcool ou une consommation modérée de vin rouge durant les repas

    Un autre bénéfice probable de ce régime est lié au temps accordé aux repas ce qui contribue à une bonne mastication et à une meilleure digestion.

  • Qui a tué la diversité alimentaire ?

    Sur la question bovine par exemple, la variété a été tuée par un certain nombre de lois et de programmes de modernisation de l’agriculture à la fin des années 1950. Il existait à l’époque plus de trois cents races bovines dans notre pays et, pour des questions de rentabilité financière, on les a éradiquées pour en inventer d’autres comme la blonde d’Aquitaine, qui est une invention pure, la Limousine ou la Charolaise que nous avons même internationalisée. Ce sont des races avec de grosses carcasses qui permettent de produire plus efficacement de grandes quantités de viande, ce sont des races à rendement. On a fait en quelques sortes des bébés éprouvette pour remplacer les vaches locales par des usines à viande. 

    Nous avons également compartimenté les vaches laitières et les vaches à viande alors qu’historiquement, une vache passait par les deux phases dans sa vie, d’abord le lait puis la viande. Nous sommes donc dans un système productiviste. Là-dessus, la boucherie de proximité a été tuée par la grande distribution qui est ravie d’acheter de grandes quantités pour pas cher et qui nous a donc poussé à être encore plus inventifs sur le plan de la productivité. Nous n’avons finalement aujourd’hui que trois ou quatre races à viande.

    La question du gibier est toute autre, car celui-ci est conditionné par sa dimension sauvage. Un faisan d’élevage n’aura jamais le même goût que son homologue chassé dans la nature. Cela rend donc ces viandes naturellement rares puisque lorsqu'on élève les animaux, elle a beaucoup moins d’intérêt. Pourtant, la vraie cause de la disparition du gibier est sociologique : nous ne cuisinons plus. Or, ces produits nécessitent une importante préparation, au même titre que tout ce qui demande un petit peu de temps et de travail.

    Est-ce le même phénomène que celui qui fait également disparaître les ris de veau et autres parties des animaux qui ont fait la richesse de notre gastronomie ?

    Cela est surtout dû à la crise de la vache folle, car ces abats sont le plus souvent les parties endocriniennes de l’animal, qui sont donc plus sujettes à la contamination. Ils avaient donc en grande partie été retirés des magasins. Il faut dire qu’il n’en restait déjà que très peu dans les étals et que les triperies se faisaient déjà rares. C’est là que l’on rejoint effectivement la problématique du gibier, car les abats avaient commencé à disparaître à cause de la diminution du temps accordé à la préparation du repas. Pour faire un ris de veau il ne suffit pas de le passer au feu cinq minutes ! On en trouve toujours dans certains restaurants, qui les préparent par tradition et par amour de ces produits, mais dans la consommation courante la triperie a presque totalement disparue. Il existe cependant un syndicat qui essaie en ce moment de la relancer.

    La redécouverte des « légumes anciens » est très à la mode. Les Français cherchent-ils à élargir leurs perspectives alimentaires ?

    Une partie de l’agriculture bio s’est remis au maraîchage à l’ancienne et a drainé derrière elle cette tendance à un retour aux anciens produits. On recommence donc à cultiver des légumes qui avait été abandonnés faute de rentabilité ou de succès à grande échelle, tout comme on réintroduit de plus en plus d’anciennes races animales dans plusieurs endroits en France. La Bretagne est particulièrement orientée dans cette logique du retour à des produits originaux et traditionnels. Bien que cela ne corresponde pas pour l’instant à une logique généraliste, il y a une véritable attente du public vis à vis de ces produits et je pense qu’une vraie dynamique est en train de se mettre en place. Les choses vont probablement évoluer très vite dans ce domaine et en bien.

    En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/qui-tue-diversite-alimentaire-perico-legasse-656421.html#Bgdm5gpacVkvx1Zw.99 

  • Fromages en voie de disparition...

    Bleu de Termignon, vacherin des Bauges, vacherin d’Abondance, persillés de Tignes des Aravis ou de Semnoz, reblochon du Mont-Cenis, colombier des Aillons, galette du Mont-d’Or, ... et une multitude d’autres fromages dont on a oublié le nom ont complètement disparu ou sont en passe de s’éteindre... En 30 ans, plus d’une cinquantaine de fromages ont ainsi été rayés de la carte ! Alors que la proportion des fromages industriels ne cesse de croître, celle des fromages au lait cru diminue pour ne représenter aujourd’hui qu’environ 7% de notre consommation. Si les Français sont les 2ème consommateurs de fromages au monde avec 23,9 kg par personne et par an, ce chiffre cache pourtant une réalité cruelle pour les fromages de terroirs. Les causes de ce désastre en marche : une uniformisation du goût galopante qui laisse de moins en moins de place à l’expression et à la diversité des goûts, des productions artisanales qui jettent l’éponge faute d’encouragements, des pressions sanitaires sporadiques qui laissent planer des dangers chimériques... et aussi, une confusion des genres savamment entretenue dans laquelle on perd son latin.

    Saviez-vous que seulement 13 % des fromages consommés sont des AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) et, que malheureusement, près de la moitié d’entre eux, est fabriquée avec du lait pasteurisé ? Un véritable coup de canif dans le contrat dont tous les amateurs de fromages et gastronomes devraient s’émouvoir. Cantal, maroilles, munster, bleu d’Auvergne, morbier, bleu de Gex, fourmes d’Ambert et de Montbrison, chaource, langres ... fabriqués au lait pasteurisé, ont le droit à l’étiquette AOC ! Si l’étiquette est trompeuse, le goût, quant à lui, ne peut faire illusion... Nul besoin d’être un gastronome averti pour faire la différence. Un fromage au lait cru, fabriqué et affiné dans les règles de l’art, est incomparable en goût et en saveur. Comme un vin, il révèle le caractère et l’identité de son terroir ; il émerveille nos sens. D’ailleurs, les jeunes enfants ne s’y trompent pas : ils préfèrent spontanément les fromages typés au lait cru !

    Alors pourquoi s’en priver ? On a même tout à y gagner ! Côté santé, l’apport nutritionnel d’un fromage au lait cru est sans commune mesure avec une pâte industrielle vidée de toute substance vivante. Côté porte-monnaie, il est fort à parier que tout compte fait, une création industrielle « marketée » à grand renfort de publicité soit plus chère. II suffit de regarder le prix au kilo ! Enfin, côté plaisir, vous serez comblés ! À toutes ces bonnes raisons vient s’ajouter celle du geste citoyen qui rend hommage au travail de ceux qui respectent le terroir et luttent, contre vents et marées, pour maintenir des savoir-faire millénaires et des secrets de fabrication qui se sont transmis de père en fils. Si tous les amateurs éclairés, les amoureux de bonne chère et les jeunes générations ne prennent pas en main notre mémoire collective, notre « exception fromagère » unique au monde, sera dans peu de temps de l’histoire ancienne ! Pour en savoir plus : www.fromages-de-terroirs.com.

     
  • Le rôle considérable des parents dans les habitudes alimentaires des enfants...

     

     

     

    "Il est clair que l'on prend prend des mauvaises habitudes alimentaires dans l'enfance comme celle de ne pas manger à table à heures fixes, de privilégier les fritures et les pommes de terre,... elles continuent à l'âge adulte. C'est rarement à l'âge adulte que l'on adopte ce mode de consommation, et manger beaucoup, très salé, très sucré, tout ça se détermine dans l'enfance.

     

    Le rôle des parents est considérable dans ces comportement, tout comme celui de la cantine. Ce sont les parents qui déterminent les comportements alimentaires des enfants. Il y a des efforts qui sont faits aujourd'hui dans les cantines pour aller vers plus de fruits et légumes, plus de produits frais, moins de friture et féculents,… mais qui sont encore insuffisants. Malheureusement, l'élément déterminant dans le choix des menus est encore le coût du repas.

     

    Les parents, quant à eux eux, doivent jouer un rôle dans l'apprentissage des comportements alimentaires. Malheureusement, le type des loisirs et d'activités des jeunes aujourd'hui ne permet pas d'avoir de bonnes habitudes. La précarité, les difficultés financières, les déstructurations familiales font qu'il y a beaucoup de familles dans lesquelles on ne cuisine plus. On achète des produits quasiment déjà préparés, mais trop gras, trop salés.

     

    Les parents doivent essayer d'éviter qu'il y a ait un trop gros temps passé devant l'écran. Ce serait mieux de manger des pommes que des chips, c'est vrai, mais c'est encore mieux de ne pas être tout le temps devant la télé!

     

    Il ne faut pas accepter ce qu'on appelle en médecine la "westernisation", on perd nos habitudes et on prend celles venues des États-Unis, qui font qu'on ne mange plus à table en famille à heure fixe, on grignote, on mange trop salé, trop sucré, trop de calories, on ingurgite trop de matières grasses, des féculents, et du sucre. C'est typiquement ce qu'on appelle la junk food, comme les pizzas, et tout ce qu'on grignote devant la télévision avec des packs de bières.

     

    La "westernisation" propose des recettes qui n'ont pas d'histoire, contrairement à nos recettes traditionnelles en Europe qui sont cuisinées depuis des générations et des générations de mères. Les plats américains ont par exemple des portions trop grandes.  On a tendance à faire des énormes plâtrées d'aliments trop riches, et le signal qu'on donne au corps n'est plus structuré.

     

    Il faut manger en suivant les saisons (les aliments sont souvent moins cher ) faire varier son alimentation : l'alimentation européenne qui est très diverse alors que l'alimentation "westernisée" est très pauvre en nombre d'aliments différents (constituée de 30 aliments). Il faut aussi diversifier les modes de cuisson, avoir un équilibre nutritionnel correct par rapport aux dépenses énergétiques. L'exercice régulier physique réduit le risque de cancers, de diabète et de maladies cardio-vasculaires, qui sont les grandes maladies." Extrait de propos recueillis par Ann-Laure Bourgeois sur atlantico.fr dans l'article "Sommes-nous en train de préparer les cancers de nos enfants ?"

     

    Toujours la même rengaine : une alimentation équilibrée, variée, de saison, si possible Bio. Des repas pris à heure régulière, en famille. Des courses faites en famille et des recettes de grands-mères cuisinées ensemble, pour apprendre aux jeunes comment faire et leur inculquer le goût des bonnes choses. Bannir les plats préparés de l'industrie agro-alimentaire, bannir les softs et les snacks, bannir les aliments issus de l'agriculture intensive et des élevages industriels. Et enfin, éduquer les jeunes au goût : le vrai fromage au lait cru, le vrai fruit ou légume de saison, les différentes espèces animales et les différents morceaux ou produits, tout ce qui permettra au jeune, plus tard, de pouvoir juger de la qualité d'un aliment. Ce qui est essentiel.

     

    Les jeunes auront alors acquis un héritage nutritionnel familial qu'ils pourront, à leur tour, transmettre à leurs enfants.

     

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  • Choisir ses légumes...

    Les légumes de Asafumi Yamashita font courir le tout Paris de la haute gastronomie. Un luxe potager que sept tables parisennes se partagent jalousement. William Ledeuil – Ze Kitchen Galerie - est l’un d’eux.

    Asafumi Yamashita gare sa petite camionnette sur le trottoir étroit de la rue des Grands Augustins. Il sort ses barquettes jaune et bleu, couleurs d’une enseigne de grande distribution réservée aux professionnels. À l’intérieur, rangés artistiquement, les trésors de son potager. Ce jour là, un bon lot de branches d’épinards, du kabu (navet japonais), deux grosses poignées de tomates cerises, trois tomates d’un calibre à peine supérieur (oui, trois), quelques haricots “sugar“ mange-tout, de petites aubergines pourpres, et ses fameux épis de maïs, tendres et juteux comme des fruits, dont le millésime 2012, avec son goût de lait concentré, est pour lui le meilleur. Il n’y a là que de petites quantités et tout est trois ou quatre fois plus cher que n’importe où ailleurs. Mais c’est comme ça et pas autrement. À prendre ou à laisser.

    Ancien boxeur, ancien golfeur, ancien spécialiste du bonsaï, Yamashita ne cultive qu’une cinquantaine de variétés de légumes, tous d’origine japonaise, dans son “petit “ jardin de 3000 m2, à Chapet dans les Yvelines.  L’agencement des semis naît graphiquement dans sa tête. Tous les plants bénéficient d’une attention individualisée. Chaque légume est un prototype.

    July 2010 014

    “ Tous les maraîchers ont un rôle à jouer, explique-t-il. Il y a ceux qui font de grosses quantités pour nourrir la planète. Il y a ceux qui font beaucoup de variétés, pour rompre l’ennui des cuisiniers. Moi, je ne fais pas de légumes oubliés parce que, si on les a oubliés, c’est qu’il y a une raison. Mon rôle, c’est de faire de bons légumes. Quand on me demande 50 navets, je choisis les meilleurs. Et si je n’en ai pas 50, tant pis. »

    Sans fausse modestie, sûr de l’excellence de son travail, il ne sert que sept chefs parisiens, Pierre Gagnaire, Pascal Barbot - L’Astrance -, Eric Briffard – George V -, Sylvain Sendra – Itinéraires -, Laurent Delarbre – La Tour d’Argent – William Ledeuil – Ze Kitchen Galerie -, et - Anne-Sophie Pic, qui vient d'ouvrir à Paris.

    C’est lui qui décide avant nous mais, avant lui, c’est la nature qui décide“ , sourit ce dernier. Mais, quand la récolte arrive au restaurant, c’est Noël deux fois par semaine.

    “ Je viens de la campagne, raconte William Ledeuil. Mon père était artisan boucher et faisait du troc avec les voisins qui avaient tous des jardins. Avec les légumes de Yamashita, je retrouve cette sensation du produit qui vient d’être arraché. Il y a un soin incroyable dans la façon de cultiver, de récolter, de livrer. C’est bon et en plus c’est beau. »

    C’est Yamashita qui choisit les cuisiniers avec lesquels il se met en affaire. Il en refuse, il en congédie. Certains éconduits se revendiquent même de lui auprès de leurs clients, comme le lui a raconté récemment la cliente japonaise d’un palace, qui espérait du coup pouvoir acheter chez lui en direct.

    William Ledeuil, rencontré par l’intermédiaire de Patrick Jeffroy – Hôtel de Carantec -, au salon Gastronomades, à Angoulême, n’a pas échappé à la règle. “ J’ai regardé comment il préparait les légumes, j’ai goûté sa cuisine, se souvient Yamashita. J’ai trouvé ça trop asiatique. “ Un comble. “ Mais c’est William qui avait raison “, a-t-il fini par reconnaître. Cela n’a pas empêché le chef de s’adapter. Avec bonheur puisque sa créativité est sans cesse stimulée.

    “Yamashita m’a fait découvrir des légumes différents, reconnaît-il. Son brocoli, par exemple, il nous le livre entier et on cuisine tout. Avec la tige, la moelle, les feuilles et les sommités, on a trois ou quatre textures différentes sur un même légume. “ Orfèvre du maraîchage, le paysan japonais cultive mais enseigne aussi l’art de la transformation.

    “ Au début, son kabu, je le trouvais beau mais, pour moi, ça n’était qu’un navet, admet William Ledeuil. Il m’a fallu du temps pour comprendre. Il y a peu, il nous a appris une autre façon de l’utiliser en épluchant la peau sur deux ou trois centimètres. Elle a un goût piquant de radis alors que le cœur est plus doux. On utilise aussi la tige et la feuille, on ne jette rien. “ Il n’y a pas ici de relation unilatérale de producteur à client. D’égal à égal, ils parlent le même langage.

    “ Je pense que Yamashita a le sens de la cuisine, analyse William Ledeuil. Si on le met aux fourneaux, il va y arriver. Et si, demain, il me prend avec lui pour la culture, il sait que je vais le faire bien. Quand on veut un beau légume, quand on sait ce qu’il y a au bout, on y met forcément du soin. “ Article paru dans le Nouvel Observateur.

     

  • Trois mois de pluie...?

    Voilà les prévisions pour le mois prochain... Et, pour tout vous dire, pour les 3 mois prochains! Mêmes cartes toutes noires pour les mois de Novembre, Décembre et Janvier, avec 50% de pluie en +, 20% de soleil en - et un peu plus de douceur que les normes saisonnières habituelles. Un hiver sombre, doux et pluvieux.

    Profitons donc bien de ces dernières journées estivales !

    www.meteolafleche.com, un site habituellement fiable pour les prévisions à long terme.

  • Un panier Bio chaque semaine, quel bonheur...

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    Quel bonheur de se faire livrer, chaque semaine, un panier Bio. Tout d'abord, le fait de devoir cuisiner et manger des légumes et des fruits que l'on aurait peut-être pas achetés : on est un peu forcés de manger équilibré, c'est à dire une alimentation variée, de saison et locale. C'est mieux que le Quick et Pizza Hut. Et en plus, c'est moins cher.

    Ensuite, le bonheur de retrouver les saveurs des légumes et des fruits d'antan, ceux cultivés sans pesticides, herbicides, hormones de croissances et autres OGM... Quel bonheur de retrouver le vrai goût des tomates, des salades, des carottes, des fraises... C'est magnifique ! Comment avons-nous pu mal nous nourrir pendant toutes ces années ?

    Enfin, le bonheur de créer un partenariat avec un agriculteur Bio. Une véritable relation de confiance mutuelle, profitable aux deux parties. Je lui assure un revenu mensuel, il m'assure des produits qualitatifs, goûtus, mais surtout, des légumes et des fruits qui ont pris le temps de pousser naturellement et qui contiennent donc beaucoup plus de matières sèches (et donc moins d'eau) que les pseudos légumes et fruits distribués en grande surface. Plus de matières sèches signifie plus de nutriments, plus de goût.

    Cette semaine, dans mon petit panier Bio : Oignons jaunes, ail et échalotes, 3 pieds de fenouil (femelles, les meilleures), une botte de cresson de jardin, 1kg de carottes (qui sentent bons la carotte), un petit Potimarron, 1 kg de Pommes de Terre nouvelles grenaille cherry, une magnifique salade feuille de chêne blonde, et un kg de Poires conférence.

    J'ai une semaine pour cuisiner et déguster tout cela, me faire plaisir, tout en apportant à mon corps les nutriments dont il a besoin; nutriments qui ne sont plus synthétisés par les légumes et les fruits "conventionnels" (c'est-à-dire de culture intensive), poussant sur un sol mort, asphyxié par les produits chimiques aspergés sur les cultures depuis des années.

    Bee Green est mon fournisseur. Guillaume Le Hardy s'est lancé, par conviction personnelle, dans la reprise d'une exploitation en Hesbaye et bosse dur pour développer son affaire et contenter ses nombreux clients, tous passionnés, autant que lui, par le goût, la santé, la qualité, les anciennes variétés oubliées, le terroir et les produits de saison. Que du bonheur je vous dis...   Infos : Guillaumelehardy@hotmail.com

     
  • Hivers froids et réchauffement...

    Le fait peut sembler étrange et pourtant, selon des scientifiques, les hivers rigoureux qui se succèdent en Europe depuis dix ans sont liés, en grande partie, au rechauffement climatique.

    Au premier regard, la froideur glaciale qui s'est abattue sur l'Europe semble peu compatible avec la hausse moyenne des températures attendue d'ici la fin du siècle et qui pourrait atteindre de 5 à 6 degrés. Aux climato-sceptiques qui y voient la preuve que le changement climatique n'existe pas, certains scientifiques répondent que ces vagues de froid sont un refroidissement temporaire, au sein du réchauffement global.

    Mais, une nouvelle étude va plus loin, et montre que la hausse du thermomètre est précisément à l'origine de ces hivers enneigés et particulièrement froids.

    Le coupable serait la fonte de la calotte glaciaire arctique. Le réchauffement, deux à trois fois supérieur à la moyenne, a entraîné sa réduction de 20% ces 30 dernières années. Elle pourrait même disparaître entièrement durant les mois d'été d'ici la fin du siècle. Les rayons du soleil, qui ne sont plus repoussés par la glace, réchauffent encore un peu plus la surface du globe à cet endroit. Une mer sans glace, et c'est tout le système de pressions qui s'en trouve bouleversé.

    "Mettons que l'océan soit à zéro degré", explique Stefan Rahmstorf, spécialiste du climat au prestigieux Institut Potsdam (Allemagne) pour la recherche sur l'impact climatique. "Il est ainsi beaucoup plus chaud que l'air ambiant dans cette zone polaire en hiver. Vous avez alors un important flux chaud qui remonte vers l'atmosphère, que vous n'avez pas quand tout est recouvert de glace. C'est un changement énorme", ajoute-t-il.

    Le résultat, selon une étude publiée au début du mois par le Journal de Recherche Géophysique, est un système de hautes pressions qui pousse l'air polaire, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, vers l'Europe. 

    "Ces anomalies pourraient tripler la probabilité d'avoir des hivers extrêmes en Europe et dans le nord de l'Asie", y explique le physicien Vladimir Petoukhov, qui a dirigé l'étude.

    D'autres explications pour ces hivers atypiques, comme une baisse de l'activité solaire ou des changements dans le Gulf Stream, "ont tendance à en exagérer les effets", ajoute Vladimir Petoukhov.

    Il souligne également que lors de l'hiver glacial de 2005-2006, quand les températures étaient de 10° inférieures à la normale en Sibérie, aucune anomalie n'avait été constatée dans l'oscillation nord-atlantique, phénomène météorologique avancé par certains comme une explication possible de ces hivers rigoureux.

    Les chercheurs soulignent que ces hivers particulièrement froids en Europe ne reflètent pas la tendance globale constatée sur l'ensemble du globe, où 2010 devrait être l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

    "Quand je regarde par ma fenêtre, je vois 30 cm de neige et le thermomètre dit -14°", raconte Stefan Rahmstorf, qui s'exprimait au téléphone depuis Potsdam. "En même temps, au Groenland, nous sommes au-dessus de zéro en décembre"! Source : Nouvel Obs et AFP.

     

  • Les fruits et légumes de saison...

    Les fruits et légumes de saison (en Belgique), pour mieux vous guider dans vos achats :

    calendrier des fruits de chez nous - Belgique

     

    Printemps

    Eté

    Automne

    Hiver

     

    Mars

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    Mai

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    Nov

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    Janv

    Fev

    cassis

    Cassis

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    cerises

    Cerise

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    fraises

    Fraise

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    framboises

    Framboise

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    griottes

    Griotte

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    groseilles à mquereau

    Groseille à maquereau

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    groseille rouge

    Groseille rouge

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    melon

    Melon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    mures

    Mûre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    myrtilles

    Myrtille

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    poires

    Poire

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    pommes

    Pomme

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    prunes

    Prune

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    raisins

    Raisin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

             

    calendrier légumes de chez nous - Belgique

     

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    asperges

    Asperge                        

    aubergines

    Aubergine                        

    Bette

    Bette                        

    betterave rouge

    Betterave rouge                        

    brocoli

    Brocoli                        

    carotte conserver

    Carotte à conserver                        

    carotte en botte

    Carotte en botte                        

    celeri vert

    Céleri vert                        

    celeri-blanc

    Céleri blanc                        

    celeri-rave

    Céleri rave                        

    champignonc

    Champignons                        

    endive

    Endive                        

    chou blanc

    Chou blanc                        

    chou chinois

    Chou chinois                        
    chou de Bruxelles Chou de Bruxelles                        
    chou de milan Chou de Milan                        
    chou-fleur Chou-fleur                        
    chou frisé Chou frisé                        
    chou-rave Chou-rave                        
    chou rouge Chou rouge                        
    concombre Concombre                        
    courgette Courgette                        
    cresson Cresson                        
    chicon Chicon                        
    chicorée Chicorée                        
    epinard Epinard                        
    fenouil Fenouil                        
    germe de soja Germe de soja                        
    haricot à couper Haricot à couper                        
    haricot vert Haricot vert                        
    laitue Laitue                        
    mache Mâche                        
    mais Mais                        
    navet Navet                        
    oignon Oignon                        
    panis Panais                        
    petit pois Petit pois                        
    pleurote Pleurote                        
    poireau Poireau                        
    poivron Poivron                        
    pomme de terre Pomme de terre                        
    potiron Potiron                        
    pourpier Pourpier                        
    radis rose Radis rose                        
    radis noir Radis noir                        
    rhubarbe Rhubarbe                        
    Rutabaga                        
    salsifi Salsifis                        
    tomate Tomate                        
    topinambour Topinambour                        

    sources : ibge

  • Rencontres Slow Food...

    Voici la liste (et les liens) des activités programmées pour cette seconde édition des rencontres Slow Food consacrée à la gastronomie bruxelloise :


    • Portes ouvertes
      Du 21 au 27 septembre 2009, une semaine du patrimoine culinaire vivant sous forme de visites gourmandes, de démonstrations, d’échanges et de (...) 
      Lire la suite Lire la suite 
    • Slow Food au resto
      Du 21 au 27 septembre 2009, des restaurateurs bruxellois s’engagent à créer des menus Slow Food composés de produits « bons, propres et justes » (...) 
      Lire la suite Lire la suite 
    • Colloque : Bruxelles, capitale de la Gastronomie durable 
      Economie, culture, environnement : les 3 piliers de la triennale du tourisme en 2012 Ce colloque est une première rencontre entre acteurs (...), 14h Accueil 14h10 Introduction : La gastronomie durable comme perspective pour l’année du tourisme en 2012, Christos DOULKERIDIS, Secrétaire (...) 
    • Découvrez le miel de Bruxelles
      Découvrez le Miel de Bruxelles, rencontrez des apiculteurs et comprenez les enjeux de l’apiculture urbaine Mercredi 23 septembre rencontre avec (...) 
    • Apéros éphémères dans des parcs 
      Du mardi 22 au samedi 26 septembre, le temps d’un apéro, vous êtes invité à découvrir un potager, un verger ou un jardin d’herbes aromatiques au sein (...), Retrouvez-nous dans les parcs suivants : Mardi 22 septembre, parc du Rouge-Cloître avec les brasseurs de la Brasserie Cantillon Entrée : Stib : (...) 
    • Pique-nique
      Dimanche 27 septembre 2009 dans le Parc Royal de 12h00 à 16h00. Le droit d’entrée sur l’espace de pique-nique est un plat ou une boisson à partager (...) 
    • Venez jardiner à Bruxelles !
      Cours de jardinage bio de balcons, terrasses et petits jardins de ville donnés par Anne Bortels et José Veys, collectionneurs de légumes (...), Mercredi 23 septembre dans les locaux de l’asbl Tournesol, parc Tournay Solvay 14h00 - 16h00 : Conception et organisation d’un potager bio (...) 

    Avec le soutien de
    • Bruxelles-Capitale
    •  
    • Commission Communautaire Française - COCOF
    •  
    • Bruxelles Environnement - IBGE
    •  
    • Nostalgie
    •  
    • Lampiris
    •  
    • Etopia
    •  
    • Biosain
    •  
    • Le Chaudron du Dagda
    •  
    • La Ville de Bruxelles

  • Le temps des mois à venir...

    Après ce très beau mois d'août, annoncé, que nous réserve l'avenir ? Sur base de certains sites annonçant la météo à long terme, voici ce qu'il en ressort :

    Septembre : devrait être beau et chaud, avec moins de pluie que d'habitude, mais avec quelques épisodes orageux. Et une grosse baisse passagère des températures vers la mi-septembre (4 jours).

    Octobre : sera doux et très pluvieux. Pas beaucoup de soleil et beaucoup d'humidité, et quelques belles tempêtes en mer.

    Novembre : sec et froid la première quinzaine, avec du soleil et de la neige, puis, fin du mois beaucoup plus doux et humide.

    Décembre : Doux et humide au début, puis 15 jours de temps sec, froid et ensoleillé, avant de terminer l'année sous les précipitations.

    Janvier et février : froids et neigeux, sans trop de soleil.

    Si tout ceci se révèle exact, cela signifie qu'on vendange fin septembre et qu'il y aura de la neige pour les sports d'hiver, mais peu de soleil. Et une longue période de froid. Et si c'est faux, ne m'en voulez pas...

  • La renaissance des terroirs ...

    Lu dans Le Monde de ce week-end : "Saint-Ouen-l'Aumône, ancien faubourg agricole sur la rive gauche de l'Oise au sein de l'agglomération de Cergy (Val-d'Oise), recèle d'anciennes carrières de pierre à bâtir exploitées au Second Empire pour construire le Paris haussmannien. Dans un quartier pavillonnaire calme et propret, une villa cossue et fleurie abrite la famille Spinelli, champignonnistes depuis trois générations. Sur le côté du jardin, une dorsale rocheuse couverte de végétation laisse entrevoir l'entrée d'une ancienne carrière.

    L'exploitation de la pierre a été réalisée d'abord à la lance de carrier, puis à la haveuse, ménageant des salles hypostyles aujourd'hui réservées à la culture du champignon de Paris. C'est une des dernières exploitations régionales, car désormais les champignons de Paris sont cultivés dans le val de Loire et aussi aux Pays-Bas. La culture du champignon requiert l'obscurité, un taux d'humidité élevé, et une température constante de 12 °C. Les champignons poussent cycliquement.

    Cultivé dans ces conditions, le champignon de Paris - blanc immaculé ou jaune peau de chamois - n'a pas grand-chose à voir avec ceux importés des Pays-Bas, gorgés d'humidité et qui ont séjourné dans des frigos. Ils sont souples au palais, fermes dans la poêle et délicatement parfumés.

    Sur le territoire de Cergy-Pontoise se trouve aussi Neuville-sur-Oise, où la famille Berrurier cultive, parmi quelques raretés, la fameuse asperge d'Argenteuil et assure elle-même son ensemencement variétal. En automne, le sol est enrichi de fumier disposé sur les billons (buttage) et enfoui soigneusement. La récolte se fera attendre plusieurs saisons.

    Lorsque l'asperge atteint la surface et se colore d'un ton rosé, les Berrurier - le père, le beau-père et le fils - sont dans les champs tôt le matin, d'avril à juin, pour assurer la transmission de son goût incomparable. On la trouvera sur les marchés parisiens, vendue par des maraîchers négociants qui ne l'ont pas cultivée. La culture de l'asperge d'Argenteuil a pratiquement disparu, tant en raison de faible rendement que du fait de l'urbanisation galopante.

    Les asperges d'Argenteuil, les champignons de Paris sont les derniers témoins d'une époque qui appréciait aussi le chasselas de Fontainebleau, les petits pois de Clamart, les pêches de Montreuil, le haricot de Bagnolet ou la carotte de Crécy. Sont-ils tous condamnés à l'oubli ? Certainement pas, à en croire les déclarations d'intention exprimées lors d'un colloque organisé début juin par le Centre régional de valorisation et d'innovation agricole (Cervia) et le conseil régional d'Ile-de-France, à l'occasion des 40 ans du déménagement des halles de Paris.

    Les huit départements franciliens et les vingt-cinq terroirs recensés abritent toujours 6 538 agriculteurs, qui cultivent, élèvent ou fabriquent le cresson de l'Essonne, le miel du Gâtinais, la menthe poivrée de Milly, l'agneau d'Ile-de-France, la volaille d'Houdan (IGP et AOC) et le brie AOC (Meaux, Melun). On trouve leur production à Rungis et sur les marchés. L'espoir d'un retour en grâce des productions artisanales auprès des consommateurs est entretenu par deux jeunes passionnés - Alexandre Drouard et Samuel Nahon - au sein de Terroirs d'avenir. Ils ont recensé les produits que le chef trois étoiles du Meurice, Yannick Alleno, utilise dans un menu audacieusement baptisé Terroir parisien et qui lui servent de support de création pour une cuisine parisienne d'aujourd'hui. "Le nouveau, disait Prévert, c'est vieux comme le monde."

    Et de tels terroirs, de tels produits artisanaux, une telle biodiversité, existent également aux alentours de Bruxelles, et de toutes les autres villes et villages du monde. Ce sont ces produits qualitatifs et de saison que nous devons consommer, localement. Pour le goût, pour la santé, pour faire vivre de petits artisans et agriculteurs ou éleveurs locaux, et surtout, pour que ces typicités régionales et cette biodiversité survivent à la mondialisation décidée par les grands groupes agro-alimentaires mondiaux. Mondialisation dont nous ne voulons pas.

  • Ce soir sur FR3...

    "Ces fromages qu'on assassine", à 23h30. D’un côté, les firmes mondialisées qui, sous de fausses raisons sanitaires, veulent tuer les fromages au lait cru au profit des fromages standardisés, microfiltrés, pasteurisés, aromatisés... De l’autre, les petits producteurs de fromages authentiques. Ils représentent moins de 10% du marché.

    Un combat difficile : plus de 50 fromages français ont disparu ces dix dernières années, mais tout n’est pas perdu car les résistances sont fortes… Un peu partout en France, en Europe et même aux Etats-Unis – pays par excellence de l’hygiénisme alimentaire - des producteurs, des affineurs, des fromagers, font de la préservation du goût et des saveurs, leur combat de tous les jours. Pour eux, un fromage est d’abord un bien culturel. 

    Charles de Gaulle a dit un jour : ”on ne peut pas gouverner un pays qui offre 365 variétés de fromages ». Les français se sont toujours vantés d’avoir plus de fromages que les autres pays et des fromages plus vrais et plus forts. Croûtes fleuries ou lavées, pâtes molles, pressées ou cuites, chaque fromage est rattaché à une région, un terroir, à des mentalités tranchées et parfois opposées.
    Mais il y a fromages, et fromage.

     
    Dans les linéaires des grandes surfaces sont apparus des aliments standardisés, aseptisés, fabriqués à la chaîne dans les usines de groupes alimentaires. Ainsi le groupe Lactalis (le fameux camembert « Président ») se porte bien : numéro deux mondial des produits laitiers, premier fabricant de fromage en France, un empire de 112 usines et de 30 000 salariés, chaque jour ses chaînes produisent 450 000 fromages.

    Dans le sillage de « Mondovino », ce documentaire propose une enquête inédite sur le monde des fromages, à travers un travail d’investigation et de découverte. Il met en lumière deux mondes qui s’affrontent : d’un côté les défenseurs du goût et de la diversité, de l’autre les firmes multinationales, les lobbies et la mondialisation.

    Lactalis, le propriétaire des marques Président, Bridel, Lepetit, Lanquetot, Société, Galbani (leader italien de la mozzarella), Chaussée aux Moines, Salakis, Rouy, Le Roitelet ou Lou Perac, etc., pèse 25 millions d'euros annuels en publicité pour le groupe France Télévisions. D'où quelques coupes et censures de FR3 dans un précédente diffusion... Une des phrases du film qui a été coupée, du fromager Alain Dubois, cet homme disait bien : "dans 66% des cas, ce sont des fromages au lait pasteurisé qui ont été inquiétés par des problèmes de listériose et pas des fromages au lait cru !

    Ça gêne Lactalis, parce que Lactalis, pour produire du fromage industriel, a été obligé de jeter l'anathème sur le lait cru, en inventant la dangerosité du lait cru, de façon à pouvoir faire du lait thermisé, c'est-à-dire chauffé presque à 70°, ou du lait pasteurisé. On jette l'opprobre sur le lait cru et on explique que le lait pasteurisé est le seul qui est bon, pour la simple raison que la grande distribution veut des fromages qui tiennent longtemps sur le rayon réfrigéré." Un fromage au lait cru tient en effet 10 jours, au lieu d'un mois pour un pasteurisé. 

     "Lactalis n'aurait pas supporté que le documentaire montre comment deux personnes ... et des robots se chargent du "moulage à la louche" de 250 000 camemberts par jour". Que peut le consommateur face à de tels agissements ? Le boycott bien sûr ! En n'achetant que des fromages au lait cru (le seul véritable fromage) et en évitant le rayon Lactalis, pardon, le rayon fromages de votre hyper. Vous pensez avoir du choix, de la diversité ? Pas de chance, ils proviennent quasi tous de la même multinationale agro-alimentaire !

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  • Une vie...

    Au cours d'une vie, en moyenne, nous utilisons 563 kilos de poudre à lessiver, 389 tubes de dentifrice, et 2.646.000 litres d'eau pour nous laver. Nous buvons, toujours en moyenne, 13.250 bières (j'en connais qui sont au-dessus), 1.694 bouteilles de vins (j'en connais qui sont vraiment au-dessus !), 43.371 canettes de coca, 6.500 kilos de viande (1.423 poulets, 5 boeufs et 6 cochons), 20.000 pommes de terre, 4.376 pains, 12.129 hamburgers, 12.888 oranges et 5,067 bananes. On passe aussi 8 ans devant la télé, et 26 ans à dormir.

    Personnellement, je ne mange que du poisson et des légumes, depuis fort longtemps, et ne me retrouve pas dans ces "moyennes". idem pour le vin, où, rien qu'au Clos, à raison d'une dégustation hebdomadaire depuis 12 ans, on a déjà dû ouvrir plus de 3.000 flacons. Et là, il reste encore 6 jours dans la semaine...

    Plus sérieusement, ces chiffres devraient nous faire prendre conscience de l'importance de bien se nourrir, et de consommer en respectant l'environnement. Nous devrions aussi éviter de faire confiance à ces multinationales agro-alimentaires et boycotter leurs produits. Tous les biscuits qui ne sont pas BIO contiennent des graisses hydrogénées et des acides gras trans, cancérigènes. Il faut absolument les éviter. Tout comme les hamburgers. Il faut vraiment limiter la consommation de viande rouge, les margarines, les produits light, les OGM. Quant au reste, tout est bourré de pesticides. Et c'est tellement pauvre en nutriments qu'ils doivent ajouter des vitamines et des oligo-éléments. Triste...

    Notre seul salut est le BIO, avec des aliments sains et assurant leur rôle nutritif, tout en préservant l'environnement. Adieu les biscuits Lu ou les céréales Kellog's au petit déjeuner, et bonjour les biscuits EVERNAT (fourrés aux framboises, ou au citron, un pur délice). Adieu les soft drinks et bonjour les jus de fruits BIO BONNETERRE ou EDEN (vous devriez goûter le Pur jus de Myrtilles Sauvages non filtré Bonneterre : quel goût ! Le Nirvana).

    Pour ma part, je suis passé au 100% BIO. Et si vous trouvez que c'est toujours un peu plus cher, il suffit de manger un peu moins. Mais mille fois mieux.

  • Le film à aller voir...

    Soutenu par les organisations écologistes, le film « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud fait figure d'événement. En retraçant le drame sanitaire, lié aux pesticides, qui a frappé le village de Barjac, l'auteur montre aussi que l'agriculture intensive n'est pas une fatalité. Le village a en effet décidé de réagir en passant à l'agricluture biologique et démontre que cette conversion est possible. « S'il y a un film à voir cette année sur l’environnement et la santé, c’est bien le film de Jean-Paul et Béatrice Jaud ». Pour Nature & Progrès comme pour le MDGRF,  associations les plus impliquées dans le combat contre les dangers des pesticides, « Nos enfants nous accuseront » est un « film événement ». Jean-Paul Jaud « fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants », résume le MDGRF.  Plusieurs témoignages sont poignants. Un viticulteur raconte ses problèmes neurologiques et le cancer de son fils, consécutifs à son utilisation de produits chimiques. Un agriculteur avoue qu’il ne mangerait pas les légumes qu’il produit. Une exploitante décrit les saignements de nez dont est victime son mari à chaque traitement chimique. « Un ami nous raconte qu’à chaque fois qu’il traite ses vignes, il n’arrive plus à uriner pendant huit jours »ajoute-t-elle. Une autre évoque la leucémie de son fils, et des nombreux cas similaires dans son entourage. Confirmation du professeur Charles Sultan, éminent endocrinologue pédiatrique au CHU de Montpellier : « Nous avons des enfants du Gard, de l’Hérault, du Languedoc, de Camargue, qui ont des malformations quelques fois graves parce que leurs parents vivent, par exemple, dans des rizières où l’on épand des produits chimiques par avion ». Inquiets des longues listes de phytosanitaires utilisés par les agriculteurs, le professeur soutient qu’ « on joue avec la santé de nos concitoyens ». L’idée que le bio était trop cher, présente dans l’esprit des Barjaquois, comme dans celui des Français, a été nuancée. Sensibilisés par leurs propres enfants, les habitants de la région se sont ouverts au bio. Leur portefeuille n’en a pas maigri pour autant. Et pour cause : l’initiation à l’agriculture biologique a poussé certaines familles à changer fondamentalement leur mode de consommation. « Les produits sont peut-être un peu plus chers, mais les boutiques qui les vendent proposent un nombre limité de produits. On a beaucoup moins de choix, on achète l’essentiel seulement. Donc financièrement, c’est pareil » analyse une mère de famille barjaquoise. Généraliser le bio est donc non seulement faisable, mais surtout urgent. Ce pourrait être la conclusion du film de Jean-Paul Jaud.

  • Locavore : le retour aux sources...

    Romuald, Fanny et leurs trois enfants, installés dans leur maison tout en bois à Ivry-sur-Seine (94), boycottent le supermarché. Fi des intermédiaires qui essorent les producteurs, des pommes du Chili insipides, des tomates d'Espagne qui n'ont jamais vu la terre. Pour remplir le cabas familial, et nourrir sainement le petit Arthur, décision a été prise de réduire la distance producteur-consommateur en privilégiant les «circuits courts». Les fruits et légumes, c'est facile. Ils passent par l'Amap (Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) du secteur, qui travaille avec un maraîcher installé à Provins (77). Pour la viande et les laitages, il a fallu étendre le champ d'exploration et prendre contact avec le Groupement d'agriculteurs biologiques de la Manche, qui vient les livrer tous les vendredis midi. Manger local, ou presque, c'est donc possible. Et très en vogue. Mêlant considérations écologiques (le fameux bilan carbone), économiques (moins il y a d'intermédiaires, plus les coûts sont limités) et gustatives (qui dit proche dit frais), les «locavores» d'Ile-de-France marchent dans les pas de leurs cousins américains (www.locavores.com) qui refusent d'ingurgiter des aliments ayant parcouru plus de 100 miles (environ 160 km). Pour s'en convaincre il suffit d'aller flâner sur les marchés de Paris et de banlieue (huppée). Les maraîchers s'y repèrent de loin, à la queue qui s'allonge devant leurs choux et leurs panais. Pas forcément bio, mais toujours frais de la veille ou du matin. C'est cet appétit de plus en plus partagé pour les «petits producteurs locaux» qui a érigé Joël Thiébault en vedette des médias. Pionnier de la livraison de paniers de légumes frais, il fait naître sur sa «petite»exploitation de Carrières-sur-Seine (78) - 22 hectares tout de même ! - des tomates andines cornues et des blettes multicolores qui alimentent les plus belles tables parisiennes... et les conversations des dîners mondains. L'enthousiasme est tel que le big business s'est saisi de l'affaire. Cinq grands restaurants d'hôtels parisiens, tous membres du groupe Starwood (hôtels Westin, Méridien...), proposent ainsi un menu «100% local» depuis mi-octobre, du brie de Meaux au chardonnay de Suresnes (92). Joli coup marketing. Si c'est possible à Paris, ce l'est aussi à Bruxelles. Les livraisons de paniers hebdomadaires en direct des exploitations agricoles proches existent : il suffit de se renseigner. C'est moins cher, plus frais, meilleur, et si, en plus, c'est bio, alors c'est aussi plus sain, encore meilleur et moins polluant. On a tout à y gagner. Terriens, il est temps d'agir...

  • Les bonnes résolutions...

    • prendre le parti de cuisiner chez soi plutôt que d'acheter des plats tout prêts, quand bien même ils seraient signés par de grands noms de la gastronomie – de toute façon, vous ferez largement mieux que l'industriel qui pense à son profit avant de songer à votre plaisir gustatif.
    • Oui cuisiner soi-même,  cuisiner pour sa famille, pour ses amis, pour le plaisir de partager, cuisiner après avoir fait ses courses sur un marché, reniflé les odeurs du « juste cueilli », senti la rosée sur la salade, la pruine sur les fruits, la fraîcheur des légumes.
    • Sur le marché, évitez le revendeur, privilégiez le petit producteur, l'homme ou la femme aux mains calleuses, aux rides profondes, au teint hâlé par le labeur. Celui ou celle qui vend ses pommes – les siennes, cueillies dans son verger – et non pas des pommes réfrigérées par un an de chambre froide, fatiguées par un long transport, et dont l'identité est banale comme la Golden. 

    • Le maraîcher ne vend pas de fraises en janvier ni de tomates en avril...Le producteur connaît les saisons et peut devenir un excellent pédagogue pour vos enfants curieux et un auxiliaire précieux pour la préparation de vos plats.
    • En vous remettant à cuisiner vous ferez des économies : la purée « maison » est moins chère que la boîte de flocons et infiniment meilleure ; vous épaterez votre famille et vos amis ; vous porterez la bonne parole, on voudra vous imiter, vous serez à l'origine d'une chaîne de partage du plaisir. Essayez !

    Prenons de bonnes résolutions. Pas de ces résolutions que l'on s'empresse d'oublier le lendemain du jour où elles ont été prises. NON, des résolutions simples, de bon sens, de celles qui vous donnent un peu de fierté quand elles sont tenues. Une résolution à la fois, mais on s’y tient. Celle-ci est de Jean-Pierre Coffe, et c'est une très bonne idée. C'est meilleur pour l'environnement, meilleur pour la santé, meilleur dans l'assiette et meilleur pour votre budget...

  • Rappel des saisons...

    Consommer des fruits et légumes de saison vous garanti fraîcheur et qualité tout en privilégiant une production locale (si possible Bio), c'est-à-dire moins de conservants et autres pesticides, mais aussi moins d'énergie, de transport, et d’emballages. Consommons dès le mois de juin les cerises, tout comme les fraises, les framboises et la rhubarbe. Les oranges et les pamplemousses : c'est maintenant. Pour les légumes, les artichauts, asperges, carottes nouvelles, épinards, fenouils, navets, radis, laitues et frisées, persil et ciboulette choux et betteraves, ainsi que les pommes de terre nouvelles sont sur les étals. Encore 15 jours de patience pour les carottes et le céleri, les concombres, courgettes et le cresson, les haricots verts et les lentilles, les poireaux et les poivrons. Et dès l'été, continuons de profiter des fruits et légumes de saisons : amandes vertes, cerises, châtaignes, figues, fraises, abricots, framboises, groseilles, mirabelles, pêches, poires, pommes, prunes, melons et raisins de table sont les fruits à consommer en été. Au niveau légumes, on trouve les artichauts, aubergines, carottes et carottes nouvelles, concombres, courgettes, épinards, haricots à écosser, haricots verts, petits pois, poivrons, pommes de terre nouvelles, radis, salades, salsifis et bien sûr les tomates... Enfin les tomates, les véritables, les seules que l'on devrait consommer...

  • Etés plus longs, hivers plus courts...

    L'augmentation du nombre annuel de journées estivales est de l'ordre de 4 jours tous les 10 ans à Paris et de plus de 5 jours tous les 10 ans à Toulouse. L'année 2003 correspond au record du nombre de journées estivales sur la période 1951-2003 : 115 journées estivales à Toulouse et 78 à Paris ! De même que le nombre annuel de jours de gel diminue, la période de l'année sujette aux gelées diminue elle aussi. Le nombre de jours entre la première et la dernière gelée présente de fortes variations d'une année sur l'autre mais, en moyenne sur 1951-2003, cette période diminue de près de 11 jours/décennie à Toulouse et d'environ 9 jours/décennie à Nancy ! Enfin, au niveau des vignobles,l'évolution des dates de pleine floraison et de vendanges est également une illustration régionale de changements manifestes du climat. Depuis 1987, ces deux stades gagnent en précocité. C'est ainsi qu'aujourd'hui, en Champagne, les vendanges ont lieu deux semaines plus tôt qu'il y a vingt ans ! En Alsace, les dates des principaux stades de développement de la vigne n'ont pas évolué de manière significative jusqu'au début des années 80. Depuis cette période, les dates de débourrement et de floraison ont avancé d'environ 15 jours, celles de véraison d'environ 23 jours ! En Côtes du Rhône méridionales, on remarquera qu'en l'espace de 50 ans, en Tavel ou en Châteauneuf du Pape, les vendanges ont avancé de trois semaines et que ce phénomène s'intensifie depuis le début des années 1990 ! Dans 30 ans, on vendangera fin juin... A moins qu'on se décide tous à enfin bouger, changer notre façon de vivre, respecter l'environnement et poser des actes réfléchis qui vont dans le bon sens ! Terriens, il est temps d'agir !