robinet

  • Du poison dans l'eau du robinet...

    C’est un danger invisible qui menace les foyers, une menace pour la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés. Les citoyens l’ignorent, l’eau potable qui coule de leurs robinets est souvent contaminée. 

    Munie d’une valise multimédia équipée d’éprouvettes, Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités. 

    Dans le Centre, en Normandie ou en Charente, elle regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques qui peuvent provoquer des cancers. Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui permettent de distribuer une eau impropre à la consommation. 

    Dans des villages d’Auvergne ou à Saint Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium qui peut déclencher la maladie d’Alzheimer. Les doses dépassent largement le seuil de risque fixé par les scientifiques, mais la réglementation ignore les dangers de ce neurotoxique. Elle fait aussi l’impasse sur le radon, ce gaz hautement radioactif qui contamine l’eau potable dans le Limousin. 

    Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces poisons qui coulent de nos robinets. Partout en France, l’eau potable charrie désormais une trentaine de résidus médicamenteux : antidépresseurs, traitements contre le cancer, hormones de la pilule contraceptive qui modifie le sexe des poissons... Pour protéger sa population de ce cocktail pharmaceutique qui pourrait devenir explosif, la Suisse installe des filtres actifs contre les molécules des médicaments. Alors que l’Europe somme la France de moderniser ses usines de traitement, notre pays ne cesse de minimiser l’ampleur de la pollution. Les communes et les grandes compagnies de distribution de l’eau ne souhaitent pas que de nouvelles règles viennent compromettre leurs affaires. Et tant pis si les Français trinquent à leur santé...

    "Du poison dans l’eau du robinet" : Un reportage à suivre ce lundi 17 mai à 20.35 sur FR3, en sirotant un verre de rouge...

  • Sans danger, l'eau du robinet ?

    L'eau du robinet est le produit alimentaire le plus surveillé. Les normes maximales à respecter sont les suivantes (c'est long mais instructif...) : Paramètres microbiologiques : Escherichia coli et entrocoques 0/100 mlParamètres chimiques : Acrylamide 0,10 µg/l, Antimoine 5 µg/l, Arsenic 10 µg/l, Baryum 1 µg/l, Benzène 1 µg/l, Benzo(a)pyrène 0,01 µg/l, Bore 1 mg/l, Bromates 10 µg/l, Cadmium 5 µg/l, Chrome 50 µg/l, Chlorure de vinyle 0,5 µg/l, Cuivre 2 mg/l, Cyanures totaux 50 µg/l, 1,2-dichloroéthane 3 µg/l, Epichlorhydrine 0,1 µg/l, Fluorures 1,5 mg/l, Hydrocarbures aromatiques polycycliques 0,1 µg/l, Mercure total 1 µg/l, Microcystine-LR 1 µg/l, Nickel 20 µg/l, Nitrates 50 mg/l, Nitrites 0,1 mg/l, Pesticides 0,1 µg/l (0,03 mg /l pour l’aldrine, la dieldrine, l’hectachlore et l’hechtachloroépoxyde), Total des pesticides 0,5 µg/l, Plomb 10 µg/l, Sélénium 10 µg/l, Tétrachloroéthylène et trichloroéthylène 10 µg/lTotal des trihalomèthanes 100 µg/l, Turbité 1 NFU, Aluminium total 200µg/l (500 µg/l pour l’eau chaude), Ammonium 0,1 mg/l, Bactéries coliformes 0/100 ml, Chlore libre et total Absence d’odeur ou de saveur désagréable, Cuivre 1 mg/l, Chlorites 0,2 mg/l, Bactéries sulfito-réductrices et spores 0/100 ml, Couleur 15 mg/l de platine, Conductivité 180, 1000 µ/S/cm à 20 °C, Concentration en ions hydrogènes 6,5, 9 unités pH, Carbone organique total 2 mg/l, Equilibre calcocarbonique : Pas d’agressivité, Fer total 200 µg/l,Manganèse 50 µg/l, Germes aérobies revivifiables à 22°C et à 37°C 10 fois la valeur habituelle, Oxydabilité au permanganate de potassium 5mg/l O2, Odeur Acceptable, Saveur Acceptable, Sodium 200 mg/l, Sulfates 250 mg/l, Température (sauf dans les DOM) 25°C, Turbidité 0,5 NFU, 2NFU au robinet, Radioactivité : DTI 0,1 mSv/an Tritium 100 Bq/l ! Et, lorsque vous achetez une bouteille d’eau (que vous payez jusqu'à trois cent fois plus cher que l’eau du robinet), ce n’est pas le liquide que vous payez le plus cher mais l’emballage qui finira à la poubelle (coût du liquide : 20 % ; coût de l’emballage : 80 %) ! Et si, malgré cela vous hésitez à boire de l'eau du robinet, vous pouvez toujours la traiter. Plus performant que l'adoucisseur, l'osmoseur (osmose inverse) purifie totalement l'eau. Par un procédé physique, il élimine les impuretés de l'eau à 98% : les nitrates, les métaux lourds (plomb mercure, cuivre), les bactéries et virus, ainsi que les polluants organiques (insecticides, herbicides). L'osmoseur se place généralement sous l'évier et permet d'obtenir jusqu'à 100 litres d'eau pure par jour. Pour quelques centimes par litre, ce n’est pas une dépense mais au contraire une économie substantielle par rapport à l’achat d’eau en bouteilles ! Mais, il reste le problème des oestrogènes, dont peu de monde parle : il y a longtemps que des chercheurs associent différents types de polluants chimiques à différents types de changements liés au système reproducteur des poissons. Mais ce qui est nouveau cette fois, c’est que l’un de ces polluants serait contenu dans la pilule contraceptive: une forme particulièrement efficace d’oestrogène contenue dans l’urine des femmes qui prennent cette pilule se retrouverait, via les déversements d’égouts, dans les rivières, et contaminerait ainsi les poissons. Mais ça ne s’arrête pas là, puisqu’après avoir contaminé les poissons mâles, ce contaminant pourrait à son tour, via l’eau du robinet, contaminer les hommes, révélaient dimanche la BBC et le quotidien The Independant ! Selon le Dr Charles Taylor, de l’Université Exeter, l’oestrogène accusé serait si efficace que même une partie par million suffirait à provoquer de tels dommages au système reproducteur des poissons. D’où l’inquiétude pour les humains, puisque de telles concentrations sont indétectables avec nos systèmes traditionnels de filtration de l’eau... Et là, vous venez de comprendre pourquoi je ne bois que du vin...