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  • Dégustation du lundi 275

    Nouvelle dégustation à l'aveugle au Clos ce lundi soir, avec un premier vin à la robe dorée et au nez de vin d'Arbois, mais plus doux que le dernier dégusté. Fumée en bouche, sur une belle acidité et une belle vivacité en finale. Mais Arbois, ce n'est point : Domaine de Chevalier Blanc 1989 en Pessac Léognan. On s'est royalement tous plantés sur ce vin. 70% de Sauvignon et 30% de Sémillon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au remarquable nez, typé, grandiose, sur du fruit et du cèdre. La bouche est fort belle aussi, sur un Cabernet Franc bien mûr (Chinon ?). C'est fin, délicat, abouti, fondu et moelleux, sans planche à bois, sur des notes de fruits, de tomates, de tabac et de cuir. Très élégant : La Conseillante 1985 à Pomerol.

    Second rouge à la robe rubis foncé et au nez animal, sanguin, faisandé, tout en étant assez fin et discret, avec quelques notes d'herbes coupées. La bouche est très agréable sur un fruit croquant et de l'alcool, avec une belle acidité. C'est fluide, structuré, long et sur un bel élevage. Je pense à une Grenache, d'autres à une Syrah ou à une Côte rôtie bien nordique. Et on s'est à nouveau bien tous plantés : ni Rhône, ni Bandol, ni Provence, ni Bordeaux, mais un Pinot Noir 1990 ! Quelle jeunesse ! Nuits Saint-Georges Premier Cru "Les Saints Georges"1990 du Domaine Henry Couges.

    Le troisième vin, qui aurait dû passer avant, fait pâle mine : une robe noire, un beau nez de vin évolué, mais une bouche assez plate dans un millésime qui manque de maturité. Ce vin qui a quelques heures de vol est sur le déclin : Lafran Veyrolles 1987 à Bandol. Mais n'exagérons rien : on acheva quand même la bouteille. Et pour un Bandol de 28 ans, dans un petit millésime, c'est quand même pas mal.

    Rien à voir avec le rouge suivant, noir de robe, au nez étranger et chimique (je me comprends). La bouche est terriblement ronde et toujours chimique. C'est riche et sans plaisir. Pas terrible et pourtant, le meilleur rapport qualité prix mondial selon Robert Parker... Tres Picos Borsao Garnacha 2013. Avec 15° d'alcool.

    On acheva cette belle soirée sur un vin Jaune, à la robe dorée, au nez très sec sur de la noix et à la bouche très Sherry. Du caractère et de la richesse, sur un raisin bien mûr. Certains le trouvent plus traditionnel que le Tissot de la semaine passée, d'autres pas assez gourmand pour être un Ganevat. Vin Jaune 2006 "En Spois" de Bénédicte et Stéphane Tissot en Vin d'Arbois.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

     

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  • Dégustation du lundi 243...

    Fort belle dégustation à 5 ce lundi soir, avec 4 blancs et 4 rouges servis à l'aveugle. On fête un anniversaire, et le niveau des bouteilles s'en ressent. Et c'est tant mieux.

    Première mise en bouche avec un vin pétillant, à la robe rosée, orangée et au premier nez fort pétillant et plein de gaz. La bouche est vineuse, fort belle et fraîche, sur une magnifique finale. C'est très beau, pas écoeurant, bien équilibré et génial : Champagne Lamandier-Bernier Rosé de saignée 1er Cru en extra-brut. Si on enlève le pétillant, on est sur un petit Pinot noir, tout en finesse. Vraiment bien.

    On passe au flacon suivant, avec une robe miel et un nez sur les abricots et la pêche. Par contre, en bouche, c'est un peu lourd et manque de vivacité. Le Blanc du Grand Crès 2010 en Languedoc. Un vin de Pascaline et Hervé Leferrer, ancien Maître de Chai de la Romanée Conti, établi dans le Languedoc depuis 1990. Ses rouges sont bien meilleurs.

    Troisième bouteille à la robe or blanc et au nez (pour moi) sur de la noix et de l'élevage. Certains trouvent la bouche très Chardonnay, mais avec un côté très minéral aussi, le tout sur une belle fraîcheur. D'autres sont dans le Jura. C'est explosif, puissant et dense, sur du citron confit : Sous la Roche, Les Chalasses Marnes Bleues de Jean-François Ganevat. Un Savagnin 2009 en Côtes du Jura, encore plus artistique que les Tissot.

    Dernier blanc à la robe plus claire et au nez de Chardonnay, encore. La bouche est plus gourmande, très citronnée aussi et sur une magnifique fraîcheur également. Fort semblable au précédent, juste moins vif et un peu moins digeste. Le Ganevat est au-dessus. Moi qui pensait être dans le même registre que le précédent, c'est raté : Arnaud Ente Le Clos des Ambres 2009 en Meursault. Beaucoup de fruit et pas de boisé pour ce flacon assez cher.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au disque légerement marqué par l'évolution. Au nez, du vrai Clos Rougeard, un magnifique cabernet franc de 2003, selon l'un d'entre nous. En bouche, un vin qui a vu le soleil, avec des notes de réglisse, mais gentil et un peu court. Il y a un bon fruit, à maturité, mais cela manque de finesse et de fraîcheur. On adore l'attaque, puis en bouche, c'est assez végétal : on bouffe de la rafle : Clos Rougeard 2003 "Le Bourg" en Saumur Champigny des frères Foucault.

    Le sixième flacon de la soirée présente une robe plus foncée et un nez libre, vachement bon. En bouche, des notes de Bordeaux comme on les aimait autrefois (avant 1990), une belle matière élégante, un élevage maîtrisé et un bel équilibre entre le fruit et les tannins fondus. Rien de dérangeant en finale les amènent sur un beau Trévallon, sauf pour un qui ne voit pas ce vin en France mais plutôt en Espagne : Cabassaou 2000 du Domaine Tempier à Bandol. Topissimo pour la majorité.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez épais, riche, vanillé et assez jeune, présente une bouche de Cabernet du Languedoc. C'est massif, vanillé, pas très complexe et un peu court : Vega Sicilia Valbuena 5° 2009 (ce qui signifie 5 années de fût : il vient donc de sortir), Ribeira Del Douro (bouteille n° 001755). Déception.

    Voilà déjà le huitième et dernier flacon de la soirée, un vin à la robe orangée digne d'un Yquem. Au nez, c'est digne de l'Yquem 1988 dégusté récemment. En bouche, un côté salin incroyable, mais on n'a pas l'acidité qui porte le vin. C'est très sucré et très propre. Et nous ne sommes pas à Bordeaux : Carbonifera 1997 de Philippe Delesvaux en Coteaux du Layon dans le Val de Loire. Une magnifique bouteille.

    La suite des aventures du Clos, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 235

    Dégustation du Clos à 4 ce lundi soir, notre 5ème luron ayant enfin retrouvé la terre ferme, et même un rude terre à terre avec sa marmaille, son épouse s'étant envolée à son tour, à l'étranger.

    Premier vin, blanc, à la robe paille et au nez boisé, riche et beurré. La bouche est fort acide, poivrée et boisée sur du citron et un côté beurré qui nous conduit vers un Chardonnay. Mais nous ne sommes pas en Bourgogne : Chardonnay 2011 Côte de Caillot en Arbois Pupillin du Domaine de la Borde de Julien Mareschal en vin nature.

    On passe aux vins rouges avec un vin à la robe noire et au nez sur des notes évolutives assez agréables et un côté vert. La bouche est concentrée et tannique, sur du poivron vert. On pense à un cabernet de Loire. Anjou ? Chinon ? Non, Saumur : Clos Cristal Batifolle 2010 en Saumur Champigny. On est en Cabernet Franc pour cette bouteille de Denis.

    On poursuit, avec un vin à la robe foncée et au disque un peu évolué. Le nez, très beau, est sur le café, le cacao, et un côté animal. Par contre, en bouche, on est plutôt sur de l'alcool, de la sucrosité et un côté sud qui fatiguent : Clos de l'Oratoire des Papes 2009 en Châteauneuf-du-Pape. 14°5 pour cette bouteille de Goldy.

    Quatrième flacon, à la robe noire, avec un cépage teinturier qui laisse des traces rouges sur le verre. Nez moins plaisant que lors de la dernière dégustation de ce vin. Bouche trop puissante (15°) sur de l'alcool et du sucre, mais par contre, aucun boisé et un fruit croquant : Es d'Aqui Red is Dead 2012 "Adieu Youri" en Vin de France (Corbières) de Jean-Louis Pinto. On est sur un Carignan de 40 ans, planté à 300 mètres d'altitude, en vin nature pour cette bouteille de Yannick.

    Le dernier vin rouge de la soirée présente une robe noire et un nez sur des pruneaux, de la torréfaction, un soupçon de noyaux de cerises, des fruits noirs et du menthol. En bouche, une belle matière et une belle concentration, plus complexe que le précédent, avec un élevage mentholé recherchant la fraîcheur. Saint Sauveur 2010 de l’Abbaye de Lérins IGP Vin de Pays de Méditerranée. On est sur de vieilles vignes de Syrah.

    On termina cette dernière dégustation au Clos avant les vacances avec un vin à la robe orangée et au nez classique sans être explosif. Belle matière en bouche, avec un beau côté huileux, une belle onctuosité, sans être écoeurant. Texture remarquable, belle fraîcheur et aucun excès pour ce Château Sigala-Rabaud 1990 1er Cru Classé en Sauternes.

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    Peut-être une dernière dégustation du Clos lundi prochain chez moi, sinon, au retour des vacances. 

  • Dégustation du lundi 225

    Nouvelle dégustation du Clos, à 4, avec 4 bouteilles à l'aveugle dont la première présente une robe cognac clair et un nez riche de vieux Chenin ou de Jurassique. Un début de bouche mou, mielleux, moelleux, puis ce côté sec et acide qui revient sur de l'abricot, sans boisé. Il y a de la surmaturité et c'est excessif tout en étant agréable pour certains. L'ampleur rappelle Sébastien Riffault et c'est bien vu : Akméniné 2009 en Sancerre.

    On passe aux rouges avec un second flacon à la robe rubis et au nez sympathique avec plein de petites choses qui se passent. C'est assez complexe. Par contre, en première bouche, c'est assez simple, très vif et fort jeune, avec du végétal et du cassis caricaturé et une finale sur des tannins non fondus et du noyau de cerise, bref trop dur et pas assez fondu. Belle acidité qui fait plus penser à l'Italie qu'à Bordeaux. Il faudra attendre 2 heures pour que le vin se donne, pour que les tannins se fondent et que le vin devienne agréable : Moulin des Costes 1998 à Bandol.

    La troisième bouteille présente une robe identique au précédent, avec un nez de vin nature et une bouche sur le fruit, avant que l'acidité ne coupe tout. Il y a ce goût de Kriek et de cerises, puis cette finale acide, presque agrumes, sur du pamplemousse, avec une astringence en finale. Pourtant, c'est du Sud, alors qu'on est tous au Nord : Morta Maio 2011 d'Antoine Arena en Patrimonio (Corse).

    Le dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de vin nature sur du pruneau frais. La bouche, légèrement perlante fait songer à un magnifique Cabernet, qui a un peu dur avec les 2 vins précédents. Malgré le carafage de 48 heures conseillé et non respecté, et un milieu de bouche aqueux, c'est un vin bien fait dans la fraîcheur : Clos Cristal Boutifol 2010 en Saumur Champigny.

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    Lundi prochain, les 17 ans du Clos et un anniversaire en plus! Il va falloir être certain d'amener le bon flacon et d'être à la hauteur... Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 221

    Toute belle dégustation à l'aveugle du Clos, à 4 ce soir, après 2 semaines d'interruption.

    Avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez pétillant de pommes. En bouche, les notes de pêches et d'abricots nous portent vers la Loire, l'Alsace et le Jura. Et c'est faux : c'est du Champagne ! Qu'est-ce qu'on est forts ! "Comme Autrefois" Brut de Françoise Bedel en Champagne. Cuvée 1999 vieillie 12 ans sur lies. Un champagne fait à l'ancienne, en Pinot Meunier, en Biodynamie. Il est vineux, mais trop brut, trop rond, trop dosé, trop marqué et trop lourd. Et il manque de pétillant. Ceci dit, il plaît quand même à 2 d'entre-nous.

    On passe aux vins rouges, avec un vin à la robe noire et au très beau nez de vieux bordeaux (souvenirs, souvenirs...). En bouche, une très belle attaque sur des fruits noirs, puis, une seconde bouche plus acide sur des groseilles rouges et du poivre blanc, à la bordelaise. La finale est boisée : un beau boisé en première bouche, mais qui devient fort présent par la suite. Château Pape Clément 2009 Graves en Pessac Léognan. On était en rive droite...

    Le troisième flacon, à la robe rubis, présente un nez moins concentré, sur le fruit. La bouche poursuit dans ce sens : du fruit, jusqu'en finale, sur des notes de cerises. Il y a de l'alcool, mais ce n'est pas un vin du Sud. Il est assez tendu et puissant que pour passer après le Pape Clément, ce qui n'est pas rien... Mais difficile de définir la région... Clos des Porrets-St-Georges 2009 en Nuits-St-Georges. Monopole du Domaine d'Henri Gouges. Une belle surprise après nos déceptions sur les millésimes 1993 et 1995.

    Dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de cèdre, de rôti caramélisé, de cassis confit et d'un soupçon de framboises et de groseilles. La bouche est volumineuse, mûre, équilibrée, sans excès d'alcool, excessivement harmonieuse et toute en rondeur, avec de la violette qui persiste en finale : Lafran-Veyrolles Cuvée Spéciale 2000 en Bandol. Le meilleur Bandol dégusté au Clos depuis 10 ans, et surtout, un premier Bandol unanimement apprécié au Clos ! Cela fait 17 ans que je m'y emploie... Merci à David, des Caves de la Poste à Bandol, qui nous a permis de déguster cette grande bouteille aujourd'hui, alors que mes magnums 2000 et 2001 ont été bus beaucoup trop tôt... Il faut attendre un Bandol, plus que 7 ans...

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    Prochaine dégustation du Clos lundi prochain, suivie d'une dégustation des meilleurs chocolats belges. Tout un programme...

  • Dégustation du lundi 216

    Et voilà, déjà la dernière dégustation 2013 du Clos à 5 ! Que le temps passe vite...

    Premier flacon à la robe paille et au nez léger sur le fruit. En bouche, c'est bon, très libre et très fruit, sans lourdeur. On hésite car pas de Chenin au nez, et pas de Sauvignon en bouche. C'est pourtant bien un Chenin, mais jeune : Un Bout de Chemin en Vin de France (Anjou) non filtré de PZ. Pour les non-initiés, PZ = S. PRZEZDZIECKI. On devrait d'ailleurs dire PZZZ...

    Second vin, à la robe rubis et au nez nature assez spécial, serré, sur des épices. En bouche, toujours cette typicité du vin nature, mais fine, élégante, aérienne, sur des fruits rouges (framboises), un vin qui coule tout seul. On hésite à nouveau : une Grenache bien tendue, un Gamay, ou même, un Pinot noir? Morgon 2011 Côte du Py de Jean Foillard.

    Troisième flacon, à la robe cuivrée et évoluée et au nez de vieux vin sur de l'humus et du terreau, avec des végétaux en décomposition. En bouche, on pense être sur un vieux bordeaux, avec aucun déplaisir. Il y a ce côté caricatural de fleurs d'oranger, puis d'humus, puis de fruits, et puis tout qui revient, avec un côté sud ou chaptalisé. Hermitage 1987 de Jean-Louis Chave. Un millésime médiocre et difficile.

    La quatrième bouteille semble beaucoup plus jeune, avec une robe rubis et un disque cuivré. Au premier nez : une queue de boeuf, du chou et de la tomate ! Le second nez est plus sympa, sur des fruits et de la fraîcheur. La bouche est vraiment magnifique, sur des fruits, de la tomate et du cèdre en finale. Sécheresse existante mais bien enrobée. Léoville Barton 1985 en Saint Julien. Côté 94/100. Ceci nous conforte dans le fait qu'avant 1990, il y avait de grands bordeaux. Des bordeaux qui se livrent comme cela, cela n'existe quasi plus...

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    Cinquième flacon à la robe plus claire et au nez fumé d'élevage. Second nez sur du lard brûlé. Pas terrible en bouche, sur un fruit sucré puis l'élevage qui revient, avec la sécheresse. La bouche est très acide, avec du citron qui ressort : Hermitage 1983 de Jean-Louis Chave. Côté 94/100, aussi...

    Sixième bouteille à la robe noire et au nez de petit canard (le morceau de sucre imbibé de Poire) et d'amandes. En bouche, de l'alcool de cerises, des fruits confiturés et surmûris, avec des notes de caramel en finale. Un massepain à la prune pour l'un, une belle fraîcheur par rapport à l'alcool pour un autre, un vin confit (et pas cuit) et propre, avec du fruité en bouche. Bref, avis partagés pour ce La Ténébreuse 2012-2 La Sorga en Vin de Table achetée sur "Vins Etonnants".

    Septième et dernier flacon de la soirée, à la robe rubis foncé et au très beau nez. En bouche, un beau jus de fruits, une belle matière, des grains fins, mais ce n'est que du jus. Le Clos Neuf des Archambaults "L'Arpent du Mitan" 2005 en Touraine (Cabernet Franc).

    La suite des aventures du Clos en 2014. Bonnes fêtes à tous.

     

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  • Vins naturels : naturel, c'est sûr, mais pour ce qui est du vin...

    Nature, naturels ou sans soufre, ces nouveaux vins trendy s'invitent presque partout. Et même s'ils surprennent parfois par leur robe changeante et leurs arômes, peuvent-ils rivaliser avec les crus classiques et se faire une place dans ce monde… embouteillé ? C'était le thème d'un article dans Victoire ce week-end.

    J'en connais quelques-uns qui s'extasient devant ce type de breuvage et qui, d'ailleurs, ne boivent plus que cela. Moi, personnellement, j'ai du mal. C'est un verre de vin rouge que je souhaite, pas une grenadine à l'eau (et même pétillante parfois!). C'est un beau nez que j'attends, complexe. Et pas une odeur de cour de ferme (pour rester poli) ou un nez de réduction.

    Et, quand je déguste différents vins, issus de différents cépages et de différentes régions, j'apprécie de pouvoir les distinguer. Or, dans le cas des vins nature, ils goûtent souvent la même chose : un bon petit jus de fruits rouges, frais, mais pas très complexe, pas très long et avec quelques défauts issus de l'absence de sulfites.

    Autant je peux encore éprouver un certain plaisir avec des petits vins Bio, autant j'ai très rarement apprécié un vin nature. Et je peux vous jurer en avoir déjà dégusté une belle série... Dont les plus grands et soi-disant les meilleurs. Ce fût très souvent une énorme déception. Je reconnais les vins nature au nez, avant de les goûter : c'est fort souvent le même nez ou type de nez, fort spécifique, avec des notes de réduction. Quant à la bouche...

    Si je lis, au hasard, une critique, par exemple de L'Anglore 2010, Terre d'Ombre (Site Oenos) : "D’abord la robe : légèrement trouble, son fuchsia translucide et pas très soutenu tire sur le violet ; un vin non filtré c’est certain.

    Puis vient le nez, frais, vivant, avec une pointe de fleur d’oranger qui sent délicieusement la gourmandise.

    En bouche, c’est une vraie surprise ! D’abord c’est le gaz et le côté pétillant qui attaquent. On aurait dû le carafer ! On attend donc un peu, que les arômes se libèrent et que le gaz se dissipe.

    Ce pur Grenache, issu de la vinification par macération carbonique, montre un bel équilibre entre saveur et alcool, avec une belle présence fruitée, sans tanins. La gourmandise se confirme une fois en bouche pour ce primeur décidément pas comme les autres aux délicieuses et subtiles notes florales.

    Eric Pfifferling, un des plus grands vignerons actuels de la Vallée du Rhône, maîtrise manifestement sa vigne et sa technique de vinification et nous donne envie de vite gouter ses autres vins. »

    Une robe trouble et pas très soutenue, un nez frais et vivant (terme souvent utilisé en vin nature), une bouche gazeuse et pétillante, avant d'arriver aux fruits sans tannins et à des notes florales... Vraiment pas terrible tout cela : où est le plaisir ?

    Bref, hormis le fait de voir les vignerons abandonner tout traitement dans le vignoble, et toute manipulation dans le chai (ce qui est formidable et très louable), je ne comprends pas l'engouement pour ce type de breuvage, qui, à mon sens, est encore à des années lumière de l'absolue perfection de certaines bouteilles dites classiques, et qui, elles, me procurent un énorme plaisir. Il n'y a rien à faire, on ne parle pas de la même chose... A mon grand regret...

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  • Dégustation du lundi 189

    dégustation,vin,robe,nez,bouche,terroir,diversité,goûtBelle dégustation à 4 ce lundi, avant les chutes de neige annoncées sur le Royaume. Avec un premier vin à la robe très jaune, qui fait peur. Au premier nez, on est sur de l'aromatique, en Alsace sur un Riesling, quoique... En bouche, on est en Loire, sur un Sauvignon en vin naturel. Ou un Chenin ? On s'attend à une richesse grossière. Et bien, pas du tout : c'est assez vif, avec une acidité marquée et une belle longueur sans excès de chaleur ou de soleil, juste bien. C'est riche, sans sucres résiduels, et droit : Le Rouchefer 2004 en Anjou d'Agnès et René Mosse. 14°.

    Le second vin, à la robe noire, qui fait peur aussi, présente un nez de vanille et d'alcool, avec de la réduction ou des brets (levures indigènes). La bouche, concentrée et puissante, sur de l'alcool et des fruits noirs fait penser à une syrah, avec une finale un peu sèche et dissociée. C'est un beau jus, mais trop puissant pour être un vin de soif : "De battre, mon coeur s'est arrêté" 2010 en Côtes du Roussillon Villages d'Hervé Bizeul. 14°5.

    Le troisième flacon aurait pu être magnifique s'il n'avait été bouchonné : Canneto Vino Nobile di Montepulciano Riserva 2006. 14°5 aussi.

    Le dernier vin de la soirée présente également une robe noire et un nez de verdeur, de rafles, sur des fruits noirs et des épices. La bouche est plus complexe que le second vin dégusté ce soir : plus de finesse et un beau grain, malgré le boisé encore présent. C'est concentré, sur un beau fruit, avec de notes mentholées et du boisé. On pense à un jeune Bordeaux sur du Cabernet et on n'y est pas : Clos Baquey 2009 en Côtes du Marmandais (bouteille n° 0343) d'Elian Daros Laclotte. Un vin du sud-ouest titrant 13°5 et composé de 35% de Merlot, 30% de Cabernet Sauvignon, 15% de Cabernet Franc et, ce qui est assez atypique, 20% de Petit Verdot. C'est ce dernier qui donne la verdeur, et c'est la raison pour laquelle les grappes sont éraflées à 100%.

    La suite des aventures du Clos dans 15 jours, pour fêter le dégel. D'ici-là, bonnes batailles de boules de neige.

  • Dégustation du lundi 188

     

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    Et voilà 2013 qui débute en pleine forme pour cette dégustation du Clos à 5, malgré l'absence de jambe de bois, avec, pour commencer, trois vins rouges servis en même temps...

    Robes quasi similaires, nez de vieux bordeaux et bouches très proches, sauf pour le troisième vin qui présente un très léger côté liégeux, ligneux, mais sans être bouchonné. Le premier est très agréable, sur des arômes tertiaires, et paraît plus jeune que les autres, bien que la robe soit évoluée. Le second nous offre un nez vraiment magnifique. Par contre, en bouche, il est plus plat, plus dilué et moins long que les autres, tout en restant très très bon. Le troisième aurait été parfait, sans ce léger problème en bouche.

    Nous venons de déguster Léoville Poyferré 1990 en Saint Julien (96/100 Parker, à boire jusqu'en 2026), Tertre Roteboeuf 1989 en Saint Emilion (95/100 Parker, à boire jusqu'en 2017) et Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1986 en Pauillac (94/100 Parker, apogée jusqu'en 2015).

    Tout cela est gentil, mais pas exubérant. Pas trop d'émotions pour ces bouteilles de "grands vins de Bordeaux".

    On passa ensuite à un vin jeune, à la robe noire, et au nez cuit et chaud, sur des amandes. La bouche, par contre est fraîche, sur une belle matière, mais dissociée pour le moment. Certains évoquent un mono-cépage, sur une vieille grenache en Roussillon, alors qu'on est en 100% Syrah en Côtes du Rhône : Cornas 2010 de chez Clape (côté 96-98/100 Parker, à boire dans les 30 ans). Certains habitués de Clape n'ont jamais dégusté un tel vin. J'avais envie de faire partager mon émotion d'-il-y-a a quelques mois, lorsqu'un caviste m'a fait déguster une magnifique Syrah septentrionale sur une superbe matière de petits grains croquants très nobles, sur du fruit rouge. C'était divin. Ce ne fût plus tout à fait la même chose ce soir...

    Le dernier flacon de la soirée est fruité et ciselé. C'est fort bon, juste et encore jeune, sans être trop intellectuel. Sud, mûr et souple. On a aussi de la rafle et de la verdeur : va-t-il aussi bien vieillir qu'on ne le présume ? On est tous en France (Richeaume 2000/2005, Saint Chignan, etc.) pour ce magnifique vin californien : Dominus 2004 Napa Valley de Christian Moieix. Un magnifique millésime dans le nouveau monde... et 96/100 Parker.

    Une soirée très Parker ce soir, sans l'avoir programmée, et qui s'acheva, à 1H47, par la naissance de Clément, le filleul du Clos.. La suite des aventures 2013 du Clos lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 182...

     

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    Un Grand Clos à 6, ce lundi soir, patte folle s'étant fait conduire de sa lointaine campagne par un ami traiteur. Deux blancs, quatre rouges et trois liquoreux au programme, servis à l'aveugle.

    Premier vin, à la robe ambre et à la bouche légèrement oxydée sur du cidre et de la noix. En bouche, c'est nordique mais mûr, sur de la peau de raisins apportant quelques tannins. Ce n'est pas très long, mais parfait comme mise en bouche : Akméniné 2009 en Sancerre de Sébastien Riffault.

    Second flacon à la robe paille claire et au nez plus discret, mais très frais sur du Chardonnay. La bouche est mûre, longue et riche, ronde et marquée par un bel élevage. On évoque un Rayas blanc pour ce grand vin du Sud : La Bastide Blanche 2009 en Bandol.

    On passe au rouges, avec un vin à la robe foncée, au nez jeune et frais, sur des fruits mûrs et des épices, du poivre, des tomates et des poivrons. En bouche, c'est mûr et rond, sur des fruits noirs (cassis), soyeux, avec une belle attaque et une fort belle longueur, tout en étant classique. La plupart sont à Bordeaux sauf un, en Provence, et avec raison : Château Saint-Baillon 2004 Le Roudaï Côtes de Provence en Magnum. Pas mal du tout pour ce Côtes de Provence en Cabernet Sauvignon, déjà dégusté il y a 14 ans à La Pinède lors d'un anniversaire du Clos.

    Second rouge, à la robe plus évoluée et au premier nez de Bordeaux et au second nez de Côtes Rôties ! Sur des fruits et un vrai boisé qui sert le vin. En bouche, de la fraîcheur, sur le fruit et le Pinot noir, avec une très belle longueur sur le fruit. Et on n'est ni à Bordeaux, ni en Rhône, ni en Bourgogne !  Coteau de Noiré, en Chinon 2002 de Philippe Alliet, en Loire. La meilleure bouteille du Domaine, et pour cause...

    Troisième rouge de la soirée, à la robe plus claire et au premier nez de vin naturel qui ne me plaît pas fort, de pétard mouillé souffré, bien que discret. Le second nez, une heure plus tard, est parfait, sur des fruits. En bouche, des petits fruits rouges croquants qui pinotent un peu, sur une très belle matière et une grande finesse. On pense à Gramenon. et non, nous sommes en Bourgogne, sur un petit terroir avec un grand faiseur : Le Clou 2009 en Ladoix, Côtes de Beaune du Domaine Prieuré Roch. 5.312 bouteilles produites.

    Dernier rouge de la soirée à la robe plus évoluée et au nez plus présent et plus chaud que Le Clou. La bouche est très bonne, malgré un manque de finesse et de race, même si c'est extrêmement mûr : Clos des Lambrays Grand Cru 2002 du Domaine des Lambrays. C'est très bon, mais très conventionnel, avec de la chaleur.

    On passe aux liquoreux avec un vin à la magnifique robe ocre, et au nez volatile sur de la pêche. Par contre, la bouche présente une fort belle vivacité sur du coing et du pamplemousse. Du fruit, de l'intensité et de la concentration mais un côté huileux qui devrait dégager plus de richesses qu'il ne le fait : Château Raymond Lafon 2001 en Sauternes, de la Maison Meslier. Bouteille n° 115.

    Le second flacon offre un splendide nez et une bouche extraordinaire : de la vivacité, l'acidité de la pomme avec un goût de poire, sans être trop liquoreux. C'est une nouvelle conception du vin liquoreux offrant de nouvelles perspectives aux vins de desserts. Les Jardins de Babylone 2007 en Jurançon de Didier Daguenau. "Sur les marches d'un monde, un caractère s'affirme, les fruits d'un jardin d'équilibre que le petit Manseng enracine aux courbes du temps suspendu".

    On acheva la soirée avec un neuvième vin à la robe rosée et au nez de Saké... En bouche, de l'alcool et un côté oxydatif : Vin de Liqueur de Pierre Overnoy, viticulteur à Pupillin dans le Jura, et aidé par Emmanuel Houillon.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 177

    Retour au Clos pour cette dégustation à 4, sans patte raide. Une dégustation qui commença on ne peut plus mal : Chambolle-Musigny 1er Cru Les Charmes 2006 de Ghislaine Barthod bouchonné. Second flacon, à la robe rubis clair et au nez sur le fruit. En bouche, petits fruits croquants, charpente de tannins serrés, clair mais pas fluet. C'est jeune et manque de complexité pour un 1er Cru. Mais il doit encore certainement vieillir et se bonifier : Chambolle-Musigny 1er Cru Les Véroilles 2006 de la même Ghislaine Barthod, 50 ans et aux commandes du vignoble depuis 26 ans.

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    Troisième bouteille, à la robe rubis évoluée et au nez de vieux bordeaux, sur du caramel, du vieux cuir et de la vieille futaie. En bouche, encore un beau fruit et de la générosité, mais aussi de la verdeur. C'est très fin, sauf la finale boisée qui domine. C'est mûr avec de l'alcool, mais aussi aqueux avec du boisé : il y a eu un stress quelque part... Vieux Château Certan 1990 Grand Vin de Pomerol. Ce vin, coté 94/100 aurait dû vieillir 50 ans. Le nez est chouette, mais la bouche ne suit plus. Déception.

    Les quatrièmes et cinquièmes flacons, servis en même temps, présentent une robe rubis similaire, l'un étant juste un peu plus évolué que l'autre. En bouche, le plus vieux est délicat, sur le fruit, avec de la chaleur et un côté sucré assez marqué. C'est très mûr, et frais, puis cela tombe court sur l'alcool. Le plus jeune est rond, flatteur, mais sans beaucoup de personnalité. Pas de grand sentiment pour ces Domaine Hauvette 2004 et 2007, en Baux de Provence. Dominique Hauvette, viticultrice à Saint-Rémy de Provence nous charme plus avec ses magnifiques vins blancs.

    Sixième flacon à la robe noire et au nez chimique de vin étranger, avant d'évoluer vers quelque chose de beaucoup mieux sur de la violette, de la prune et de la confiture de figue. En bouche, c'est très sucré, avec de l'alcool bien rafraîchi par une belle acidité. On est en vin naturel, à la recherche de la rondeur et de la buvabilité, en vin sudiste. Le Gaure 2009 Cuvée pour mon Père de Pierre Fabre en Vin de France dans le Languedoc.

    Septième et dernier flacon avec un vin à la robe rubis marquée par l'évolution et au nez magnifique. La bouche est gourmande sur un beau fruit, des notes torréfiées, de la puissance et de la richesse et un bel élevage. On est en Amarone. Ce vin a encore un beau potentiel : Valpolicella 1999 Classico Superiore de Quintarelli Giuseppe à Verona. Le meilleur vin de la soirée. 

    Lundi prochain, les amis du Clos s'en vont rejoindre patte raide dans sa campagne bucolique, pour fêter tous ensembles un anniversaire. Cela promet...

  • Dégustation du lundi 151

    Nouvelle dégustation à l'aveugle, à 4, ce lundi soir, avec pour mise en bouche 2 blancs à la robe claire, servis en même temps.

    Le premier présente un nez beurré sur des agrumes, mais un peu délavé, tandis que le second, assez proche, est plus riche, plus complexe, avec des notes fumées. En bouche, le premier s'avère plaisant, avec une bonne acidité, sur des agrumes. Le second présente une bouche plus structurée et complexe, avec de la netteté et de la finesse, sur une belle acidité. Nous étions en Chablis Premier Cru "Montée de Tonnerre" 2004 et "Chapelot" 2004 du Domaine François Raveneau.

    Troisième blanc, à la robe un peu plus foncée et au nez d'hydrocarbures (riesling ?). La bouche est particulière, amusante mais pas renversante : on ne retrouve pas la vivacité du riesling, il y a trop de sucre résiduel et c'est mollasson, sans le côté pulpeux : Clos Ste Hune Riesling 2004 de F.E. Trimbach en Alsace. Grosse déception pour cet onéreux flacon qui manque de race et de vivacité...

    On passe enfin aux rouges. A l'oreille, on est en biodynamie (Pschiiit). La robe est rubis mousseuse et le nez présente un beau jus biodynamique, avec un peu de réduction, sur des fruits compotés poivrés. En bouche, je suis sur un jus de raisin jeune et poivré. Certes un beau jus, mais du jus, qui rappelle le gamay. Syrah 2010 d'Hervé Souhaut en Vin de Pays de l'Ardèche, dont les 11,5° nous ont amenés au nord, alors qu'on était dans le sud...

    Dernière bouteille de la soirée avec un vin à la robe foncée et au fort beau nez de fruits noirs mûrs, de cuir et de fumée. En bouche, c'est riche et dense avec de la matière (l'opposé du précédent). Une belle attaque sur la finesse avec une belle fraîcheur, puis les épices et l'olive noire qui subsistent, exubérantes,  sur une interminable finale. C'est très bon, très riche, très puissant et trop jeune : Terrebrune 2007 Cuvée Grande Tradition, en Bandol.

    La suite des aventures lundi prochain à 5 pour un double anniversaire.

  • Dégustation du lundi 136

    Dégustation à 4 ce lundi, le 5ème ayant préféré donner un cours de dégustation, dans son antre, à une horde de charmantes architectes, avides de connaissances oenologiques et autres cours pratiques... On le comprend.

    Donc, quatre bouteilles à l'aveugle ce soir, avec un premier flacon à la robe claire et au nez aromatique et frais sur des agrumes. En bouche, une fort belle acidité, un côté iodé, du bois et des agrumes. Nous pensons au sud de la France et nous sommes au Portugal : Alvarinho Contacto Vinho Verde 2010 d'Anselmo Mendes.

    Second flacon, à la belle robe dorée et au beau nez de bouchon : Cascina Degli Ulivi 2006 "Filagnotti" Gavi en Ligurie (Nord-Ouest de l'Italie). Pas de chance, cela semblait très beau.

    On passa aux rouges avec un premier flacon à la robe pourpre et au nez de fruits rouges, avec un contraste entre la fraîcheur carbonique et la chaleur du vin. En bouche, c'est parfait : rond, fondu, sur des fruits rouges et un boisé pas encore tout à fait intégré. Un peu de vanille, à la bordelaise, mais avec des arômes qui envahissent toute la bouche : Château de Gaure 2008 "Pour mon Père" en Vin de Table, dans le Languedoc. Domaine passé au Bio depuis 2005.

    Petite précision : dorénavant, les "Vins de Pays" n'existent plus et sont remplacés par "Vins de France", tout comme l'AOC (Appellation d'origine contrôlée) qui fait place à l'AOP (Appellation d'origine protégée) ou à l'IGP (Indication géographique protégée). Histoire d'être dans le coup...

    Dernier flacon de la soirée, à la robe foncée et au très beau nez confit sur des fruits mûrs, plus riche que le précédent, mais toujours avec la fraîcheur. En bouche, un vin riche, vachement équilibré, avec une belle complexité et une fort belle finale toute en fraîcheur. Un gars qui fait de grands vins depuis longtemps en Languedoc et qui maîtrise la fraîcheur : Maestoso 2006 L'oustal Blanc en Minervois, d'Isabel et Claude Fonquerie. Très belle bouteille (en Bio) produite à 900 exemplaires seulement...

    Lundi prochain, congés de Carnaval pour 2 d'entre-nous. Mais peut-être une belle dégustation à 3. A suivre...

    Pour la petite histoire, il y a 12 ans jour pour jour, au Clos, nous dégustions à l'aveugle et cotions sur 10 les vins suivants : Bon Pasteur 90 Pomerol (9)
Angélus 90 (9)
Fleur de Gay 89 (9)
Clinet 89 (9)
Haut Brion 89 (9)
Mission Haut Brion 89 (9)
Samling Trockenbeerenauslese 95 Münzenrieder Osterreich (9,5)
Rhein Pfalz 1978 Ungsteiner Honigsäckel Riesling Eiswein Trockenbeerenauslese (9,5).

     

     

     

  • Dégustation du lundi 128...

    Belle dégustation à 3, ce soir, avec 4 flacons vraiment plaisants.

    On attaqua avec un vin à la superbe robe rubis légèrement évoluée et au très beau nez de fruits rouges compotés, sur de la fraîcheur. La bouche est pleine, ronde et fondue sur une très belle matière de cassis confituré : Château La Couspaude 1998 en Saint Emilion Grand Cru.

    Seconde bouteille, à la robe plus foncée et moins évoluée et au nez puissant de cabernet. La bouche est fraîche, sur des tannins serrés, mais avec un fruité souple : Château Léoville Poyferré 1996 en Saint Julien.

    Troisième bouteille, à la robe identique au précédent, et présentant un fort beau nez bordelais. En bouche, c'est également très bien, mais cela manque un peu de chair par rapport aux 2 vins précédents. Bien que la longueur soit au rendez-vous, c'est un peu plus plat et aqueux : Château Lynch Bages 1996 en Grand Cru Classé de Pauillac.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire, et au nez bordelais. Très difficile à décrire en bouche : c'est très bon, mais étrange. C'est français. Nous n'irons pas plus loin, et pour cause : Domaine Belmont 2008 en Vin de Pays de Lot. C'est bordelais dans le style, mais avec de la Syrah dedans, et on ne comprend pas fort... Syrah et Cabernet Franc (sans Malbec, le cépage de la région) : belle réussite, mais vin piège... comme le blanc du Domaine dégusté il y a peu.

    Il y a 10 ans exactement, nous dégustions au Clos, et nous cotions sur 10 : Cos d'Estournel 94 Saint Estèphe (7,5)
Lafite Rotschild 94 Pauillac (7)
Les Carruades de Lafite 94 Pauillac (7,5)
Château Margaux 94 (8)
Mission Haut Brion 94 Graves (8)
Ducru Beaucaillou 94 Saint Julien (7).

    La suite lundi prochain; Qui vivra goûtera...

  • Dégustation du lundi 126

    Onze flacons dégustés ce soir à l'aveugle, avec un clos au grand complet, c'est-à-dire à 5. Pas de thème, mais les 8 premières bouteilles à goûter pour donner notre avis. Avis que voici, avec une première bouteille à la robe champagne clair, avec une mousse fort abondante qui retombe vite et au nez frais sur de la pomme et des hydrocarbures. La bouche pétille, sur de la pomme et de la noix, avec une belle acidité, mais le dosage est assez marqué et c'est assez sucré : Champagne A. Bergère Brut Sélection à Epernay. Un petit Champagne commercial vendu 20 euro.

    Second flacon, à la robe pâle et au nez floral caricatural. La bouche, très variétale, sur du viognier, est marquée par une petite acidité sympathique au début, qui retombe très vite : c'est court et pas terrible. Nord Sud Viognier 2009 de Laurent Miquel en Languedoc.

    Troisième flacon, toujours à la robe fort pâle et au nez frais et agréable de pamplemousse rose. Par contre, la bouche se révèle plate, stéréotypée, sur du Sauvignon. Pas terrible non plus : Le BB de Bertigot 2009 Sauvignon sec en Côtes de Duras.

    Quatrième flacon, avec la même robe pâle que les 2 vins précédents, et au nez moins variétal que le précédent, avec encore du pamplemousse, mais moins marqué. En bouche, c'est un peu meilleur, lisse, sur du pamplemousse accompagné d'un petit côté minéral plaisant en finale : Domaine de Villargeau 2009 Coteaux du Giennois en Haute-Loire.

    Cinquième flacon, avec une robe enfin un peu plus soutenue, et avec un nez de pommes normandes qui rappellent les tartes de la grand-mère. La bouche est plus gourmande que les précédentes, avec un petit côté jurassien, de la rondeur, une longueur de fruits qui évolue en bouche sur une acidité persistante. C'est très tendu comme vin. Seul reproche : un petit côté boisé de trop. Cour-Cheverny 2007 "La Porte Dorée" du Domaine Philippe Tessier. Il s'agit du cépage Romorantin, cépage rare, toujours droit et très vif.

    Sixième flacon de la soirée, à nouveau à la robe pâle, et au nez peu expressif sur du Sauvignon. En bouche, on revient sur quelque chose de plus classique dans la façon de faire du vin, mais avec une forte acidité. Epaule Jeté Vouvray 2008 de Catherine et Pierre Breton. Pour le Sauvignon, c'est raté : on est en Chenin...

    On passe enfin aux rouges, avec un septième flacon à la robe rubis et au nez classique, rond et boisé. En bouche, une attaque de Merlot qui tombe bien vite et le côté sec d'un Cabernet bien vert, de rafles. C'est de la flotte : un vin qui ne goûte rien : Le BB de Bertigot 2009 en rouge. A oublier au plus vite.

    Huitième flacon, à la robe rubis foncé et au nez monolithique sur du cassis. En bouche, 2 aspects contradictoires : d'un côté, un fruit rond, souple et gourmand, et de l'autre, une énorme sécheresse ! Château La Baronne "Les Chemins" 2007 Montagne d'Alaric en Languedoc Roussillon. C'est un vin naturel, sur du Carignan et de la Grenache. Pas terrible du tout.

    Neuvième bouteille, à la robe plus claire et au nez de Pinot, mais aussi de ferme, puis de très léger bouchon. En bouche, selon les moments, soit on est sur ce goût de bouchon qui devient plus présent, soit il s'efface au profit d'une belle matière sur de beaux petits fruits, mais il y a un problème et c'est fort dommage : Latricières-Chambertin Grand Cru 1995 de Lalou Leroy-Bize. C'était la bouteille n° 0214 sur 872 produites, et c'était côté 99/100 par notre ennemi Parker. Pas de chance.

    Dixième flacon, pour se remettre de toutes ces émotions, un Clos de Rouge-Cloître 2009, à la robe identique que le précédent et au nez de fruits rouges et de Pinot, sur de la fraîcheur. En bouche, le jus sans défaut, sur de la griotte de grande provenance, avec une belle structure, de l'acidité et de la longueur. Et le fait qu'il pétille légèrement en début de dégustation ne dérange vraiment personne. La meilleure bouteille de la soirée, jusqu'à présent.

    On acheva cette dégustation du lundi avec une onzième et dernière bouteille à la robe foncée, mais présentant quelques traces d'évolution. Le nez fait songé à un Mavro Daphne, un vin grec doux. En bouche, on est sur un Porto. Pourtant, ce vin manque de volume et de richesse par rapport à ce qu'il est : Amarone Della Valpolicella Riserva 1985 de Quintarelli Giuseppe. Dommage, car tout ce que j'avais goûté de ce vigneron auparavant m'avait vraiment impressionné et plu.

    Il y a 10 ans, au Clos, nous avions dégusté le lundi 23 octobre 2000 les vins suivants : Domaine de Chevalier Blanc 87,
Chassagne Montrachet Morgeot 93,
Clos Fourtet 82 Saint Emilion Grand Cru Classé,
Ducru Beaucaillou 82 Saint Julien, 
Mission Haut Brion 95 Pessac Léognan, et
 Domaine Cazes 73 Rivesaltes cuvée Aimé Cazes. C'était une autre époque...

  • Dégustation du lundi 121

    L'été s'éloigne, l'hiver approche et les dégustations à l'aveugle du Clos se poursuivent. Premier vin à la robe rubis léger, et légèrement évoluée. Le nez, peu expressif et chaud s'ouvre un peu plus, plus tard. La bouche, classique, sur des petits fruits rouges, mais avec un peu de sécheresse, un peu fluet avec de l'acidité, sur du Pinot noir : Pommard 2002 de Blain Gagnard. Belle mise en bouche, mais assez décevant.

    Seconde bouteille à la robe rubis présente un nez beaucoup plus fruité que le précédent. En bouche, une belle fraîcheur, de beaux fruits, une belle matière sur du Gamay. On est en Beaujolais : Morgon 2007 cuvée MMVII de Marcel Lapierre.

    Troisième flacon, bouchonné de chez bouchonné : "Le Gros' 2007 en Anjou de René Mosse.

    Quatrième flacon, à la robe foncée et au nez concentré. La bouche est chaude (mais peut-être accentuée par la température de service du vin). On pense au Languedoc ou au Rhône sud. Très beaux fruits, mais assez massif. Après avoir rafraîchi le vin, le fruité prédomine et pas les épices. C'est très beau et très bien fait : Comme Del Mas 2007 "Shistes" à Collioure. 14,5° quand même.

    Cinquième flacon de la soirée à la robe rubis bien évoluée et au nez de vieux vin qu'on apprécie. En bouche, pas de doute, on est à Bordeaux sur un grand millésime d'avant 1990, mais un  peu faiblard quand même. L'élevage est là, mais il y a un souci par rapport au nez si prometteur : Château Bel Air 1986 du Marquis d'Aligre, Grand Cru Exceptionnel en Margaux.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire et au nez frais et puissant à la fois. En bouche, c'est un pur sang : bouche pleine et charnue, tannins mûrs compactés et racés. On est sur un assemblage de Syrah, grenache et mourvèdre : L'Ebreccade 2007 en Vin de Table de France en Cairanne de Michel Richaud. 15,5° : record battu ! assez exceptionnel, malgré l'alcool.

    La suite, lundi prochain...

     

  • Dégustation du lundi (92)

    Dégustation à 4 sur le thème de "Pour la soif...", avec le ricain de retour et le barbu absent et excusé. Le Pinot et le reste (merlot/cabernets) seront pressés vendredi prochain. Cela s'annonce bien.

    Premier flacon, à la robe noire et au nez mûr, sur de la cerise noire, un brin de cannelle et des herbes aromatiques. La bouche, fraîche, avec même un peu de verdeur, est dense sur une compote de Quetsches, avec un peu d'alcool. Anjou rouge 2007 de Mosse (13°).

    Le second flacon, toujours à la robe noire, présente un nez réduit à oxygéner. On aurait du le carafer... La bouche, par contre, est belle et fraîche, sur de magnifiques fruits rouges, et tout en longueur. C'est fort bien maîtrisé, à partir de beaux raisins. Château La Calisse 2006 "Patricia Ortelli" en Coteaux Varois (13,5°). Beau travail.

    Le troisième flacon, bouchonné (cela faisait longtemps), était un "Maghani" 2004 de Canet Valette en Saint-Chinian (14,5°), provenant du magasin de vin le plus connu de nous 5, et qui sera très certainement échangé.

    Un dernier flacon, à la robe légèrement orangée, et au nez de miel avec une touche d'abricot fait penser à un liquoreux. Mais en bouche, c'est un léger moelleux, sur du caramel, des agrumes et une finales d'herbes. C'est assez aqueux et sans lourdeur. Et, contre toute attente, c'est un rosé : Rose d'un Jour 2003, en Vin de Table de France, de Mark Angeli, paysan militant et fou-furieux, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.

    Lundi prochain, congé de Toussaint. On se retrouve donc le 9 novembre pour une soirée Mondovino et les vins du film... Tout un programme !

  • Dégustation du mercredi (21)

    Fort belle dégustation à 4 (dont un invité novice). Comme mise en bouche, on débuta par un vin blanc à la robe claire, d'une magnifique limpidité et au nez superbe et pur sur des agrumes (citron/pamplemousse), typique d'un Sauvignon. La bouche, jeune, vive, sur le fruit, s'avéra assez courte. Petit Bourgeois 2007, Sauvignon blanc, en vin de pays. On attaqua alors le second flacon, à la robe identique, mais au nez plus marqué par l'acidité et le côté minéral, plus riche, sur de la pêche blanche. La bouche, plus grasse et beaucoup plus longue, sur une minéralité qui s'exprime, afficha une fort belle concentration. Buisson Renard 2007 en Blanc Fumé de Pouilly 2007 de Didier Dagueneau, affichant 12°. Troisième flacon, avec un nez concentré de concentré en fruit. En bouche, une belle trame et une belle vivacité, très riche. Plus riche, plus gras, plus en chair, et aussi plus d'alcool que le précédent, vinifié comme en Bourgogne : Pur Sang 2006, en Blanc Fumé de Pouilly, de Didier Dagueneau, affichant 14°. Un vin qui aurait été parfait sur des soles à l'Ostendaise de chez Pierre Wynants. Vu l'absence de dernière minute de 2 d'entre nous, il fût décidé de reporter la dégustation de la fameuse Astéroïde du même regretté vigneron. On passa donc au rouge pour le dernier flacon, avec une robe foncée au contour tuilé. Le nez, magnifique, délicat et exubérant à la fois, sur des fruits mûrs et cuits, avec des notes de tabac. La bouche, superbe, présentant une fort belle acidité, délicate, fondue, sur du fruit rouge, avec des notes de fumée en rétro-olfaction en finale. On étaient tous à Bordeaux, en rive gauche pour ce Pradeaux 1989, Bandol, des Héritiers du Comte Portales. Magnifique bouteille ! Qui aurait accompagné à merveille un agneau de lait des Pyrénées, cuit 126 heures, avec des petits légumes provençaux... Mercredi prochain : pas de thème pour pré-fêter un anniversaire.

  • Dégustation du mercredi (18)

    Belle dégustation à 3 ce soir, sans thème précis, autour d'une salade bio et goûtue et d'un plateau de fromages au lait cru. Le premier flacon, à la robe foncée, présente un nez fruité et frais. En bouche, on débute superbement sur du fruit, pour aboutir sur un côté raisin très mûr, et de l'alcool, avec un léger côté perlant (pétillant). Ce vin fait penser, au début, à un grand Beaujolais. Anjou rouge 2007 de René Mosse. Très plaisant : difficile de faire mieux sur ce terroir, surtout en 2007. Second flacon, à la robe moins foncée, et au nez de vieux Bordeaux, mais à la bouche assez plate, dure et sèche : Pommard "Clos des Epeneaux" 1995 du Comte Armand. Grosse déception. Troisième flacon, à la robe noire, au nez bordelais et à la bouche encore fermée et très dure, dans laquelle on retrouve un peu le côté métallique du Mouton-Rothschild : Pontet-Canet 1996 en Pauillac. Dernier flacon, à la robe noire également, dans un style plus exotique, avec du corps et un fruité intense. C'est un vin ensoleillé, avec une bonne technique, sans défaut, soyeux et parfait, mais téléphoné. Après évaporation, on est sur un côté griottes/Kirsch sympa : Capichera Manènghja 2001 Arzachena, en Sardaigne, en vin de table. Bouteille ramenée de Venise, et introuvable dans le Royaume. Mercredi prochain, la Loire en rouge. 

  • Dégustation du mercredi (1)

    Après plus de onze ans de dégustations du lundi, vlà-t-il pas qu'on change de jour ! Gros bouleversements dans nos habitudes ! Va falloir s'habituer... On commença par un bon petit jus de pommes, à la robe jaune pâle, et au nez de calva, un peu lourd. La bouche, légèrement oxydative (style Jura) offrit du gras, de la puissance et de l'acidité, contrastant avec le nez. Mais toujours sur de la pomme ou du cidre. C'est un Chenin : Marie Besnard 2004 en Anjou, d'Agnès et René Mosse. Suivi un vin à la robe rubis, et au fort beau nez d'un vin qui a bien évolué, comme il fallait. La bouche, fruitée, pleine et opulente se révéla trop boisée et asséchante. Classique pour un 95. L'Evangile, Pomerol 1995, de Madame Louis Ducasse et Domaines Barons de Rothschild (Lafite). Le suivant, à la robe rubis également, mais avec encore un plus beau nez que le précédent, sur un fruit plus massif, de la fraîcheur et un peu de tabac. A la bouche, un vin précis, très bien fait, avec une belle structure, mais à laquelle il manque un peu de panache. La faute au millésime : ce n'est qu'un petit 93 : Mission Haut-Brion 1993, Pessac Léognan, Grand Cru Classé des Graves du Domaine Clarence Dillon à Talence. Le quatrième présenta une robe noire, plus jeune, et un nez de fruits mûrs et d'alcool. La bouche, concentrée et sucrée s'avéra monolithique au niveau du goût, stéréotypée. Château Soutard 2000, Saint Emilion, Grand Cru classé. On acheva cette dégustation à l'aveugle par un vin à la robe ambrée, au nez de Sauternes, mais à la bouche trop âgée, manquant de densité, de puissance, d'acidité et de fraîcheur, et qui se termine comme un cognac doux : Château Suduiraut 1982 en Sauternes 1er Cru. Rendez-vous mercredi prochain, pour la suivante..., qui aura lieu juste après la pose des filets sur le vignoble, nos baies colorées commençant de tenter les volatiles les plus divers !

  • Dernière dégustation du lundi (74)

    Dernier lundi de dégustation, à 4, après quelques soins apportés à la vigne, laquelle a vraiment besoin de soleil. Espérons que septembre et octobre soient radieux... Premier flacon au nez jeune et agréable, et à la bouche légère et fort acide. L'acide tartrique est d'ailleurs fort présent sur la bouteille. L'agace Pissette, en biodynamie, d'Anne Godin à Cahors. Il s'agit d'un Clairet (cabernet sauvignon et tannat), sans souffre. Pas terrible. Second flacon : un nez plus affirmé, une robe plus foncée, et une bouche pas terrible non plus, avec de la verdeur : Le petit Jaboulet, Syrah 2006, de Paul Jaboulet Aimé. Troisième flacon : une robe rubis foncée et un nez de fruits mûrs. Mais une bouche plate et métallique, sans émotion. Il manque beaucoup de choses : la gonzesse, on ne l'a même pas vu passer ! Il n'y a rien. La Tour de By 2001 en Médoc. Décevant. Dernier flacon : un nez plus complexe qui incite à s'y intéresser. Une robe rubis, et une bouche sur un bel élevage, avec du fruit et une belle longueur, mais ce n'est toujours pas le nirvana... Les Picasses 2001 en Chinon de Catherine et Pierre Breton. Bref, rien de bien vraiment terrible ce soir, si ce n'est le plaisir de se retrouver entre amis autour d'une dégustation à l'aveugle...

  • Dégustation du lundi (70)

    Dégustation variée, à 5, avec des bouteilles surprises pour l'anniversaire de l'un d'entre nous. Premier flacon : un nez exotique, qui après aération vire sur le Sauvignon (ou du Chardonnay pour d'autres). Nez riche, dense et volumineux. Robe assez pâle. A la bouche, il y a du calcaire, et le cépage en a retiré une belle structure, un beau parfum et une belle complexité. Mais il est encore fermé, avec un boisé présent mais fondu, et une belle fraîcheur : Château Pape Clément 2005, Grand vin de Graves. 50% de Sémillon, 40% de Sauvignon et 10% de Muscadelle. Fort belle bouteille, mais à attendre. Second flacon : un nez très frais (tout comme la température de la bouteille), avec des arômes de coing. Une robe jaune vif, et une bouche très fraîche sur du citron vert et du pétrole : La Trémaille, récolte 1999, Valais (Suisse). On débuta les rouges avec un troisième flacon au nez agréable et amusant, mais à la bouche creuse et vraiment pas terrible : L N012, Pinot noir de Gérard Schueller et Fils en 2004. Le quatrième flacon présenta un nez puissant, très floral, de violette ponctuée d'un peu de cassis. En bouche, du fruit, puis autre chose, qui rappelle le cabernet franc : Chiroubles 2005 de G. Descombes à Villié Morgon. Structure et matière pour ce Gamay : un beau Beaujolais et un fort beau fruit. Le cinquième flacon, avec son superbe nez de vieux vin, sa robe rouille, et sa bouche incroyable, complexe, douce et fruitée, paraissant beaucoup plus jeune que le nez, afficha une belle longueur : Nuits St Georges "Les Prûliers" 1987 de Georges Chicotot. Etonnant pour ce petit millésime ! Sixième flacon plus classique, avec un fort beau nez également, et une robe de 2003, avec des débuts d'évolution. La bouche bordelaise annonça ce Château La Gaffelière 2003, 1er Grand Cru classé en Saint Emilion. Septième et dernier flacon de la soirée : un blanc, au nez oxydatif et à la bouche fort portée sur les noix, avec du citron en finale, et une forte acidité. Jurassic Park ! Un peu dissocié et trop jeune, malgré cette bouche fraîche, vivante et d'une belle longueur : Arbois Pupillin, vin Jaune de la Maison Pierre Overnoy, et mis en bouteille par Emmanuel Houillon. La semaine prochaine, dernier Clos à 5 avant les vacances, et bouteille au choix. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi (19)

    Petit lundi de mise au point à 5, avant 4 lundis à 4 ou 3, faute d'indisponibilité. On débuta, dans de beaux verres clairs, par un Saumur blanc "Les Fresnettes" 2004 du Château de Targé (à la belle robe dorée, frais, agrumes, vert, amandes et amertume en finale). On poursuivi par un "Poignée de raisins" 2005 du Domaine Gramenon en Côtes du Rhône (Superbe robe rubis, nez "Clos" alcool et fruits, bouche fraîche et fruitée, mais assez simple). Suivi un vin concentré et puissant à la robe presque noire, mais doté d'une superbe finesse : un "La Torré" 1997 du Domaine Gardiès en Côtes de Roussillon Villages (jugé comme une Syrah à la bordelaise). Suivirent 2 Bandols : le Domaine de Gros-Noré en 1998 (belle robe foncée, à peine oxydée, et d'une incroyable fraîcheur, mais astreingeant en finale) et un Château Ste Anne en 1993 (Robe plus légère, léger anneau rouille, beau nez, finesse, élevage et fraîcheur également), tous 2 dont l'appellation s'avéra fort difficile à découvrir à l'aveugle... Pour terminer sur un Saumur Champigny 2003 "Cuvée Ferry" toujours du Château de Targé. A vrai dire, on était plutôt parti sur une Syrah ou un vin étranger qu'un bon vieux Cabernet Franc. Peu importe, tant qu'on déguste, partage et découvre de bonnes choses, entre amis. La suite lundi prochain...