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  • Du poisson lune chez Rob ce samedi ?

    Hier, en fin de journée, sur l'étal poissonnerie de Rob, une énorme tête de poisson qui m'est totalement inconnue.

    Je m'approche et lis : "Poisson Lune 40 euro le kilo". Je me renseigne. La bête vient de Tahiti par avion, et c'est la première fois qu'ils en ont. J'ai un doute, car, pour moi, un poisson lune, c'est gris et cela n'a pas de queue. Or celui-ci est rouge, magnifique. L'oeil, de 6 cm de diamètre, n'a pas l'air très vaillant ni très frais. Il est vitreux mais c'est normal après un tel voyage. La chair est rouge et celle des joues encore plus foncée. Cela ne m'attire pas trop...

    Première réaction, une fois rentré chez moi : chercher des photos sur le net. Et de fait, un poisson lune, c'est çà :

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    En plus, selon Wikipédia, la môle (Mola mola), appelée aussi poisson lune, est l'une des plus lourdes espèces de poisson, sa masse moyenne atteignant les 1 000 kilogrammes. La môle se nourrit principalement de méduses qu'elle consomme en grandes quantités en raison de leur faible valeur nutritionnelle. L'homme, dans certaines parties du monde, la considère comme un mets délicat comme au Japon ou à Taïwan mais la commercialisation de sa chair est interdite dans l'Union européenne...

    Donc, soit Rob vend du poisson lune, en totale infraction avec la juridiction européenne, soit Rob vend autre chose pour du poisson lune, ce qui n'est pas terrible non plus...

    En poursuivant mes recherches sur le net, j'ai retrouvé le poisson vendu. Il s'agissait d'un Opah (Lampris Guttatus), tel que sur la photo ci-dessous. 

    Le lampris royal, lampris-lune, saumon des dieux ou encore opah (Lampris guttatus) est une espèce de poisson de grande taille (jusqu'à 2 m) des profondeurs. Son corps comprimé latéralement a des teintes bleues et rouges brillantes et des taches métalliques. On suppose que malgré sa rareté il est cosmopolite car il a été capturé dans toutes les mers. Sa nourriture se compose préférentiellement de céphalopodes et de crustacés. Ce sont des poissons qui vivent dans les grands fonds (jusqu'à 1.000 mètres de profondeur), qui sont osseux (la chair ne représente que 30 % du poids total du poisson).

     

    Quoiqu'il en soit, je trouve bien dommage de faire venir de si beaux poissons par avion pour les consommer ici... Laissons-les barboter dans leur paradis tropical et contentons-nous des poissons locaux en respectant les saisons, la pêche responsable, et les espèces en voie de disparition.

  • Les Halles Gourmandes...

    Petit Rob, de l'autre côté de la ville, avec seulement 11 places de parking (ce qui sera, à mon humble avis, le gros problème de la pérennité de l'endroit). A l'intérieur, un petit marché de produits frais, dont certains qualitatifs comme chez Rob (excepté les pâtisseries trop mousseuses de Mahieu), mais assez chers.

    L'originalité de l'endroit est cette possibilité d'aller choisir certains produits (entrées, viandes, poissons, fromages, vins et desserts ) et de les faire cuisiner au comptoir, où 11 tabourets hauts attendent les gourmets. Supplément de 7 euro par plat pour la cuisine, et 5 euro de droit de bouchon, voilà qui est raisonnable, d'autant plus qu'avec une telle qualité de produits, ce ne peut être que très bon. Grave erreur.

    Les 2 paquets de saumon fumé (l'un au champagne et aux truffes, l'autre à la ciboulette), certes, bien présentés sur l'assiette, furent décevants : rien de qualitatif pour le saumon, ni pour la petite salade pas assaisonnée. Suivirent un filet de Simmenthal trop sec, trop cuit, et pas assez saucé, et un beau morceau de raie, trop cuit lui aussi, et avec un beurre noisette aux câpres (agrémenté du jambon : pourquoi du jambon ?) et sans beaucoup de sauce dans l'assiette : trop sec aussi.

    Côté vin, il y a le choix. Seul problème : le vin blanc sélectionné pour les entrées est servi chaud... Il ne sera frais qu'à l'arrivée du plat principal, où nous passâmes au rouge...

    Bref, un repas qui s'annonçait pourtant bien, et qui pour finir, ne nous laissera vraiment pas un souvenir gastronomique quelconque. Dommage, d'autant plus que tout est sur place pour servir des plats magnifiques.

    Pour le reste, qui est quand même l'activité principale, même griefs que chez Rob : pourquoi présenter des produits qui ne sont pas le meilleur du meilleur ?  Pourquoi ne pas se concentrer que sur des produits hyper-qualitatifs ? Et oublier tous les autres, que l'on trouve ailleurs ? Les Halles Gourmandes porteraient alors bien leur nom.