rires

  • Un peu de légèreté fait toujours du bien...

    Dans notre édition d’hier, une légère erreur technique nous a fait imprimer les noms de champignons vénéneux sous les photos des champignons comestibles, et vice versa. Nos lecteurs survivants auront rectifié d’eux-mêmes.

    Si j’en crois mon horoscope, je devrais mourir dans la soirée. C’est con, j’avais pas fini de bêcher mes camélias. Ce qui me coûte à l’idée de quitter ce bas-monde, c’est l’idée intolérable que mes enfants vont rentrer du crématorium en courant pour boire mes Saint-Emilion, si cela se trouve dans des gobelets fluo et avec des fils d’ouvriers aux cheveux verts.

    Tout au long de cette vie tumultueuse où j’ai donné la joie sur d’innombrables sommiers dont j’ai oublié le nom, j’ai compris qu’on pouvait juger de la sensualité d’une femme, ou d’un homme, bien sûr, mais ce n’est pas tellement mon truc, simplement en observant son comportement à table. Prends-en de la graine, jeune dragueur qui m’écoute. Celle-là qui chipote devant les plats nouveaux exotiques, celle-là qui met de l’eau dans le pauillac, qui grimace au-dessus des pieds de porc farcis, qui repousse les myrtilles à côté du filet de sanglier, celle-là crois-moi, n’est pas sensuelle, c’est évident! Comment voulez-vous qu’une femme qui renâcle devant une saucisse de Morteau puisse prendre ensuite quelque plaisir… avec une langue aux olives ou des noisettes de veau?

    Citations du regretté Pierre Desproges.

  • Pré-réveillon...

    Belle fête samedi soir, pour ce premier pré-réveillon 2008 commencé à 13 et terminé à 18, sans compter le voisin venu se plaindre du bruit vers 4h00.... A l'apéro, un subtil Domaine des Terres Dorées "FRV100" accompagnant de fort bons canapés et 2 mises en bouches : un ceviche de crevettes géantes, et des oeufs brouillés à la truffe blanche, servis en verrines. On passa à table vers 22h00 pour s'attaquer à un "Bar de Ligne Salé à Cru, Grenailles Nouvelles" judicieusement accompagné d'un Domaine des Baumards "Clos St Yves" 2002 en Savennières. Suivi un "Tartare de Daurade Royale, qu'on arrosa d'un Domaine William Fèvre 2005 en Chablis. On passa ensuite à ces délicieuses "Noix de Saint Jacques Bretonnes au jus de Betterave", fort bien mises en valeur par un Domaine Chèze "Cuvée Ro Ré" 2006 en Saint Joseph. "La Crème Brûlée au Foie Gras" qui devait suivre, mais dont la consistance ne plaisait pas à nos hôtes, fût remplacée par "Un Samosa de Pied de Cochon Désossé au Curry Doux"  noyé avec un Domaine Duthel "La Fontenelle" 2007 en Chiroubles.

    Après l'inéluctable Sorbet Colonel qui remet tout en place et vous rend l'appétit, on entama la "Volaille Fermière aux Morilles, Juliettes des Sables" très justement accompagnée d'un Domaine Labet "Fleur de Chardonnay" 2006 en Côtes du Jura.

    On fit l'impasse sur les fromages, mais pas sur "La Surprise du Caviste". En rouge, avec un très beau Domaine Gardies "La Torre" 2006 en Côtes du Roussillon Villages et un Château Genot Boulanger "Les Grèves" 2005 en Beaune 1er Cru. Et tant qu'on y était, on liquida aussi un magnum de Bandol Domaine de Terrebrune 2001.

    En résumé, une énorme fête gastronomique ponctuée de quelques découvertes oenologiques fort intéressantes, le tout dans une ambiance délirante comme on les aime. Grand moment.

     

  • Encore un bon dimanche...

    Quel plaisir d'inviter à déjeuner un bon vivant, qu'on sort de Bordet, et dont on ignore s'il pourra encore le faire un jour. Assez faible au départ, il a vite repris des couleurs avec le Corton Charlemagne Grand Cru 2002 de Louis Jadot ! Quelques moules parquées plus tard, il reprenait goût à la vie et à ses plaisirs. Suivirent des Praires et des Plates de Zélande iodées à souhait, qui lui firent rapidement oublier tous ses malheurs. Le Château Pavie 1990 en Saint Emilion Grand Cru, de Valette fut apprécié à sa juste valeur, tout en riant de tout et de rien. C'est que ce Monsieur très cultivé a également un grand sens de l'humour et de la dérision, ce qui anime toujours les discussions, d'une manière fort plaisante. Moment d'émotion lors de l'ouverture du Mouton Rothschild 1921 en Pauillac, Médoc : encore un très beau nez de vieux bordeaux avec du fruit, et une bouche agréable bien qu'assez courte. Une véritable surprise ! Les desserts annonçaient déjà la fin de cet agréable déjeuner et le retour à Bordet, où il ne mange quasi pas, faute d'appétit. Pourquoi ne sert-on pas un bon verre de bon bordeaux aux patients de ces hôpitaux pour leur ouvrir l'appétit, et tant qu'on y est, pourquoi ne pourrait-on pas y manger à la carte ? Je suis certain que bon nombre de patients iraient beaucoup mieux, et, en tout cas, retrouveraient l'appétit ! Pour le vin, on va lui arranger cela, mais pour ce qui est des plats, ce sera beaucoup plus difficile... Ceci dit, voilà un dimanche que nous n'oublierons pas !