resto

  • Restos et plats préparés industriels...

    Dans "Questions à la Une" ce soir sur la RTBF, les plats préparés par l'industrie agro-alimentaire et servis à votre insu dans les restaurants que vous fréquentez.

    "Les surgelés au resto : l'arnaque généralisée ? Blanquette de veau " façon grand-mère ", Tarte Tatin " maison ", les restaurateurs aiment mettre en avant une cuisine traditionnelle à base de produits frais. Pourtant, dans les arrière-cuisines, les plats préparés séduisent en masse les chefs. En achetant surgelé, les cuisiniers gagnent du temps et de l'argent. Les industriels de l'agro-alimentaire l'ont bien compris et ils répondent à la demande. Du coup, un plat industriel congelé acheté 3 euros est parfois vendu 18 euros en salle. Une pure arnaque qui trompe des milliers de consommateurs." 

    De plus en plus de restaurants servent des plats cuisinés sous vide, des plats surgelés, des portions toutes prêtes, qu'il suffit de mettre au micro-ondes avant de garnir l'assiette. Il existe même des sprays artificiels de toutes les odeurs possibles que l'on vaporise au dernier moment sur l'assiette juste avant de servir...

    C'est catastrophique pour plusieurs raisons :

    1. Les jeunes générations auront leur goût et leur odorat formés par ces plats fades, insipides et artificiels. Et comme leur grands-parents ne leurs ont pas appris à cuisiner, et qu'ils n'auront pas pu humer ces fumets de plats traditionnels, ils ne pourront aimer et reproduire que ce qu'ils connaissent. Adieu la bonne cuisine et bonjour la malbouffe industrielle.
    2. Tout doit aller vite aujourd'hui, et on n'a plus le temps de ne rien faire. Ou plutôt, on ne prend plus le temps de faire son marché, d'acheter des aliments Bio, de les préparer et de faire mijoter un bon petit plat, comme autrefois, qui hume bon dans toute la maison. Or, c'est cela la base d'une bonne alimentation, mais surtout, la base d'une éducation du goût et de l'odorat. Il faut absolument se battre pour que cette éducation subsiste chez les jeunes, sous peine de voir disparaître le goût. Et de voir les industries agro-alimentaires nourrir la planète entière, avec leur plats artificiels et aromatisés.
    3. Un restaurant qui ne sent pas la cuisine à l'heure des repas est un restaurant où l'on ne cuisine pas. Mais méfiez-vous, car les sprays arrivent. Et il suffira de vaporiser une effluve de Coq au vin pour que vous vous croyez dans un bon restaurant. Il vous servira votre plat (acheté un euro trente et revendu 7 fois plus cher), et vous aurez été berné. Insistez pour demander si c'est préparé maison. Après cela, vous ne pourrez vous fier qu'à votre goût pour déterminer l'origine véritable du plat, et la façon dont il a été préparé. D'où l'importance de l'éducation au goût...
  • Wood...

    Encore un nouveau resto à Bruxelles (ouvert depuis 15 jours), dans le bois de la Cambre, à 2 pas du Chalet Robinson, qui ouvrira ses portes fin septembre. Ambiance tendance, pour ce lieu ouvert en plein bois, avec une grande terrasse et un intérieur bien aménagé et trendy (les sanitaires valent le détour, tout comme le bar fumoir ou la mezzanine).

    Dans l'assiette, un Croquant de Thon Rouge, parmesan reggiano, mesclun de jeunes pousses au soja et son espuma au Wasabi (16 euro). Servi sans le croquant au parmesan, avec 3 feuilles de salade en guise de mesclun et un tartare de thon limite : pas terrible. Le Duo de Verrines : Tartare de Boeuf au Foie Gras (huile de truffe, roquette) et Veau aux Morilles (18 euro). Plus cuisiné que l'autre entrée, et assez bon. Deux entrées un peu trop copieuses.

    Pour suivre, un Dos de Cabillaud, Mousseline au piment d'espelette, et sa petite verrine de céviche (19 euro), et une Raviole de Langoustines aux champignons des bois et beurre blanc aux vieux xérès (21 euro). La cabillaud, sans surprises, la raviole magnifique.

    Pour terminer, un Tiramisu aux framboises du pays, amaretti, speculoos et concassé de pistaches (7 euro), et un Ananas caramélisé aux poivres de Séchouan, glace au lait d'amandes (7 euro). Tous 2 sublimes.

    Côté vin, une carte fort sympathique, tournant autour des 20 euro, et commentée de façon tout à fait originale. Les vins au verre sont fort plaisants, et la Shiraz australienne surprenante. Ce n'est pas de la grande cuisine gastronomique, mais le resto affiche déjà complet midis et soirs : il est donc sage de réserver.

    Toutes les infos sur www.thewood.be

  • Passiflore, sans saveurs...

    "Passiflore, Fournisseur de saveurs" peut-on lire sur la devanture de ce "resto" faisant le coin de la rue du Bailli et de la Place du même nom. Après avoir attendu 10 minutes que quelqu'un veuille bien m'amener la carte (la patronne était occupée à discuter au bar, et la jeune serveuse occupée avec les fleurs ramenées du marché). Mon choix s'est porté sur la salade d'épinards, scampis, crevettes et crabe. Lors de la commande, on me précisa qu'il s'agissait d'une salade chaude et gratinée, ce qui me convenait également. Arriva mon plat gratiné, composé d'épinards perdant leur eau, de tomates, de minuscules crevettes roses (plutôt blanches) insipides (style produit blanc), de quelques mini scampis aqueux, translucides et sans goût, et oh privilège suprême, de bâtonnets de surimis farineux ! Le tout recouvert d'une croûte de fromage quelconque, lui aussi insipide. En accompagnement, quelques feuilles de salades pré-emballée et une vinaigrette à l'estragon (l'accord culinaire parfait, avec les épinards). Mon plus mauvais repas depuis 20 ans ! Vraiment mauvais. Qu'on appelle cela de la cuisine me rend triste. Mais qu'on s'affiche comme "Fournisseur de saveurs" me fait bondir ! C'est vraiment se foutre du monde, servir n'importe quoi, et habituer les jeunes à mal manger. Et, en plus, c'est cher ! Près de 18 euros avec un quart de rouge tout à fait anodin. Première et dernière fois que j'y mettrai les pieds.