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  • Une semaine à Malte...

    C'est en tapant "Petit port de pêche authentique" sur Google images que je suis tombé sur cette photo : 

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    Je me suis dit : c'est là que je dois aller ! C'est où ? Marsaxlokk. C'est où, çà ? A Malte ! Ok, let's go. Et voilà comment on découvre une île de 33 km de long, jamais visitée auparavant. 

    Marsaxlokk, situé au sud de l'île, est calme et pas trop touristique. Tous les gros hôtels, les fast food et bars sont au nord de l'île ou à La Valette. Ici, rien de tout cela et heureusement : je recherchais le calme et la mer, avec quelques bons restaurants et je fus servi. 

    Le seul jour où il y a du monde est le dimanche, jour de marché. Un marché qui n'a pourtant rien d'extraordinaire, mais qui attire quand même une foule de touristes tous les dimanches...

    De Marsaxlokk, toute l'île est accessible, les distances étant courtes. En bus (2€), c'est un peu long, mais parfait si vous avez le temps. En taxi, c'est 10 fois plus cher, mais très rapide. J'ai donc visité tout ce qui me paraissait intéressant au niveau criques, petites plages de sable pas trop fréquentée, et ce fût parfait. Avec de longues promenades à pied.

    Le Blue Lagoon, le matin avant que les touristes n'arrivent en masse.

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    Une petite crique, et un bon restaurant qui la surplombe.

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    Pretty Bay, sympa, très familiale, mais dont le cadre est partiellement gâché par l'énorme port à containers juste en face.

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    La Grotte Bleue.

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    Et Paradise Beach..., avec déjà beaucoup plus de monde...

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    Côté hôtel, j'ai résidé au Port View Guesthouse. Propre et sympa, tenu par une famille sympathique et serviable. Belle terrasse en toiture ouverte 24H/24 avec superbe vue. On y prend le petit déjeuner. Demandez une chambre avec vue sur le Port. Ou la chambre 12 au rez, avec une petite cour murée.

    Côté restaurant, La Reggia est LE restaurant de Marsaxlokk.

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    Après, dans l'ordre, vous avez Roots, puis le Tartarun.

    Une semaine à Malte suffit pour en faire le tour. Mais comme on n'est pas très loin de la Sicile..., pourquoi ne pas prolonger le voyage ?

  • 2016, déjà...

    Tout d'abord, une pensée émue aux millions de homards, canards, poulardes, dindes et autres thons rouges sacrifiés il y a quelques jours pour assouvir la frénésie festive de plus de 7 milliards d'êtres humains.

    Ensuite, le constat du changement climatique : il fait aujourd'hui 2° au Pôle Nord, soit 20° de trop par rapport à la normale saisonnière. Dans ces conditions, ne nous étonnons pas des températures dignes d'un mois d'avril que nous connaissons depuis 1 mois, ni de l'absence de neige dans les Alpes...

    Et avec El Nino qui sévit depuis 2 mois dans le Pacifique, 2016 risque d'être à nouveau secoué au niveau météo, et plus chaud aussi. On récolte ce que l'on sème.

    Enfin, après 2015, ses attentats aveugles à la con, son climat de terreur et les militaires dans les rues, ses millions de réfugiés non gérés, la crise grecque (et européenne), 2016 ne peut être que mieux, beaucoup mieux.

    Cela ne signifie pas qu'il n'y aura plus de réfugiés, mais ils seront mieux aidés et accueillis, les structures ayant été mises en place. Cela ne signifie pas qu'il n'y aura plus d'attentats commis pas des extrémistes (avec seulement 2 neurones dans le cerveau), mais ils sont poursuivis, traqués et mis hors d'état de nuire au niveau mondial. Cela ne signifie pas que les Grecs sont en pleine forme, mais le plus dur est derrière eux.

    Bref je souhaiterais voir renaître en 2016 une vie normale, festive, avec une Saint Verhagen, plein de concerts, plein de monde dans les restaurants et sur les terrasses, et un grand feu d'artifice pour clôturer le tout. C'est ce que je nous souhaite pour 2016 !

    Et si, en plus de cela, vous pouviez devenir un peu plus végétarien et moins carnivore, tout serait vraiment parfait ! Bonne année à tous.

  • Retour de Crête...

    De retour d'un séjour en Crête, je ne peux m'empêcher de partager avec vous quelques paysages de ce magnifique pays : Le port de Chania, une vue des hauteurs de Plaka (Almyrida), plage à Balos, en route vers Gramvousa et plage de Gramvousa.

     

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    Pour avoir fait le tour de la Crête à pied lors de l'été 78 et ne plus y être retourné depuis, quelques changements notables m'ont interpellé. Il y a bien sûr plus de routes (et moins de pistes caillouteuses), des voitures comme ici, une urbanisation à l'occidentale dans beaucoup de régions (sauf dans la région de Chania et sur la côte sud de l'île), la rareté de poissons sauvages locaux (la plupart sont des poissons d'élevage locaux et le reste est importé), et surtout, la généralisation de la malbouffe (principalement consommée par les jeunes).

    La jeune génération ne bénéficiera jamais du fameux régime crétois..., et sera vite concernée par le diabète, le cholestérol et autres maladies dues à une mauvaise alimentation trop grasse, trop raffinée, trop sucrée et trop salée. Ils boivent des softs et des smothies à longueur de journée, mangent des chips, des pizzas, des hamburgers et des pittas, sans oublier les milk-shakes et autres crèmes glacées, avant de passer à l'alcool en soirée.

    La vieille génération continue, elle, à se nourrir de légumes et de fruits de saison, de fèves, d'herbes sauvages des montagnes, d'huile d'olive, de poissons, d'un peu de fromage, de miel et de vin.

     

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    Le dessert illustré ici est composé de confiture de pétales de rose (à tomber) sur un peu de fromage blanc et d'un morceau de Bergamote confit (à tomber aussi). Offert par le restaurant Apostolis à Chania, avec le Raki traditionnel, en fin de repas.

     

    Je reviendrai plus tard sur les meilleurs restaurants fréquentés lors de ce périple ensoleillé. Voici l'article qui verra le 500.000 ème visiteur de ce blog, et c'est un honneur pour moi de franchir ce cap.

  • Les bons restaurants de Sainte-Maxime...

    Lors d'un court séjour de 6 jours à Sainte-Maxime, j'ai eu l'occasion de tester quelques tables. Voici mon analyse et mes appréciations.

    La Belle Aurore, un restaurant d'hôtel, présente une cuisine soignée, mais pas assez provençale à mon goût. De plus, pourquoi proposer une salade de homard à la truffe, quand la saison de la truffe est finie depuis longtemps ? Cadre feutré, belle vue.

    L'Hermitage, que je considérais comme le restaurant de Sainte-Maxime qui avait repris le flambeau de feu l'Esquinade, m'a déçu a 2 reprises. Bien que la fameuse soupe de poissons soit toujours à la hauteur, il faut bien constater que ce n'est plus ce que c'était, ni au niveau du service (oublis), ni au niveau de la fraîcheur de certains poissons grillés, ni au niveau de leur cuisson. Dommage.

    D'autant plus que La Gruppi, mon second bon souvenir, est tombé en-dessous de tout. Langoustines rôties qui ne le sont pas (le Chef ferait bien de lire la définition du mot rôtir), et qui, en plus, présentent une queue atrophiée de la taille d'une petite crevette... Quant à l'assiette du pêcheur (façon bouillabaisse), elle est décevante elle aussi. Bref, toute grosse déception.

    Les Flambeaux, par contre, restent équivalents à ce qu'ils étaient : une cuisine simple et régionale mais goûtue et composée d'ingrédients frais et de qualité. La cuisson est parfaite et la présentation soignée. Un excellent menu à 35 euros et une bouteille de Bandol rouge ont fait mon bonheur.

    Côté Jardin m'a énervé. Soi-disant le premier restaurant de Sainte-Maxime... Peut-on appeler restaurant un lieu où vous pouvez déguster soit des toasts avec de la salade, soit de la salade avec des toasts? Ce n'est pas de la cuisine. Certes il y a un plat du jour, mais il faut l'aimer. Quant au vin, quoique vous aimiez, le patron vous servira son fameux Château Verez, inconnu au bataillon, et, à mes yeux, pas terrible du tout. Alors qu'il y a tellement de merveilles dans cette magnifique région... Bref, énorme déception aussi. Dommage, car le cadre est sympa.

    Le Bistrot de Louis est sympa et joue la carte de la Bistronomie. Petites entrées innovantes (fleurs de courgettes farcies de brandade, hélas manquant de goût, ou petits beignets de légumes et crustacés, appétissants) et des plats basés sur le produit frais (petits pageots grillés, ou Saint Pierre en suggestion du marché). C'est simple mais frais et soigné.

    La Trattoria Mamma Mia, est le véritable restaurant italien de Sainte-Maxime, aux portions généreuses. Mais on ne parle pas ici de gastronomie : Parmagiana di Melanzane très copieuse, mais sans finesse, et grande et bonne pizza pour suivre. On ne joue pas dans le même registre, mais c'est honnête. Service sympa et attentionné.

    La Badiane et l'Amiral devraient être 2 tables à la hauteur de vos espérances. Je n'y suis pas allé car les plats proposés à la carte ne répondaient pas à mes envies du moment. Mais j'y ai chaque fois bien déjeuné ou dîné dans le passé.

    Pour vraiment bien manger, à Sainte-Maxime, il faut se rendre à Maxim Plage sur la Grande Croisette. Le service est impeccable et jovial, les produits de très bonne qualité et le Chef vraiment doué. La Parmagiana di Melanzane est un délicat millefeuille d'aubergines dressé à la minute et passé au four avec des tomates goûtues et de la mozzarella fondante. Certaines aubergines sont croquantes, d'autres moelleuses et fondantes : c'est magnifique comme équilibre. Quant aux poissons grillés, ici on ne triche pas. Une fraîcheur extrême, une cuisson vraiment parfaite et les accompagnements que vous souhaitez. Vraiment parfait. Beaucoup de plaisir et rien à dire. Sans parler du cadre, phénoménal. C'est Le Bon Restaurant de Sainte-Maxime.

    Sinon, il suffit de prendre la navette et d'aller au Girelier sur le Port de Saint-Tropez : impeccable également. Ou de prendre la voiture et d'aller au Plan de la Tour à La Tour du Plan. Là, comme à Maxim Plage, vous ne serez pas déçu. Jamais.

  • Les restaurants de Sesimbra...

    De retour du Portugal, je ne peux m'empêcher d'évoquer la situation des nombreux restaurants situés dans le centre historique de Sesimbra, petit port de pêche à 50 km au sud de Lisbonne.

    Pour le touriste qui débarque, faire un choix judicieux parmi tous ces restaurants n'est pas une chose aisée : ils se ressemblent quasi tous, présentent les mêmes poissons à l'extérieur et souvent la même carte de coquillages, crustacés et poissons grillés.

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    Certes, il y en a qui restent déserts et d'autres qui sont pleins, mais en cas d'affluence touristique, ils sont tous pleins.

    Il faut donc tester et se faire sa propre idée. Le champion au niveau prix, et qui ne désemplit pas, c'est Casa Isaïas. Le patron, gigantesque et rustre au premier abord, est très serviable. Le restaurant, pittoresque et authentique, étant fort petit, il ne s'agit pas de s'éterniser à table, d'autant plus qu'une file de clients patiente à l'extérieur... Mais c'est bon, et bien servi. Et surtout l'addition : 143 euros à 14, avec du poisson grillé pour tout le monde avec frites et salades, quelques entrées, quelques desserts, du vin ! Record battu.

    Raiamar est plus grand, plus anodin, avec des garçons qui vous interpellent sur la rue pour que vous y rentriez. A table c'est bon, sans plus. Et la carte des vins est assez pauvre. Entrée à 7,50 euros, poisson grillé à 11 euros, demi bouteille de vin à 6 euros. Personnel trop commercial.

    Sur le coin suivant, le restaurant Maré, sympathique, et me semble-t-il, un peu meilleur et avec une plus belle carte de vins. Personnel sympa.

    Mais la surprise, c'est Lota, juste à côté. Enfin une salade mixte un peu plus élaborée et qui, enfin, a du goût ! Un délicieux turbot, à la cuisson parfaite (malpassata), et une très belle carte de vins. En discutant un peu avec le patron, on apprend que tous les légumes sont bios (c'est lui qui les cultive), et que tous les poissons sont sauvages (contrairement aux autres restos qui servent principalement du poisson d'élevage). Et là, on comprend mieux. N'ayant vu sur aucune carte de Sesimbra les fameux Pasteis de Bacalhau (beignets de morue) et désirant en goûter, il m'a proposé d'en faire pour le lendemain. Ce fût délicieux. Car en cuisine, c'est une vraie cuisinière, une mama portugaise, passionnée. Et cela se goûte. Bref, mon coup de coeur à Sesimbra.

    Il y a certes bien d'autres restaurants à Sesimbra, dont 2 qui s'affichent comme gastronomiques, mais restés totalement vides pendant mon séjour, donc pas trop envie d'y mettre un pied. Il y a aussi celui du club nautique, face au port de plaisance au bout de la ville : sympa et créatif au niveau culinaire, mais sans plus. Il y a 2 restaurants en bord de mer, à proximité du Fort, qui ne m'ont pas attirés : trop touristiques...

    Et si vous en avez marre de manger portugais et poissons, testez sans aucune crainte le restaurant chinois Sabores de Shanghai. Prix très abordables, mais surtout, produits de qualité et très grandes portions. Vraiment bien. Et puis, terminez votre soirée au My zen, un petit bar très sympa en bout de digue, avec des méga cocktails (50cl à 5 euros, 70 cl à 7 euros). Le Mojito fraises est un des meilleurs que je n'ai goûté. C'est la raison pour laquelle je l'ai re-goûté. Plusieurs fois...

  • Changements de chefs...

    Dernier soir, ce samedi, pour le Chef du Yumé qui ira rejoindre son comparse au "Le Monde est Petit", rue des Bataves, 65 à Etterbeek, juste à côté du square Montgomery. Un très bon resto, en progression constante, avec Tatiana en salle et Loïc en cuisine. Je sens que cela montera encore d'un cran.

    François Verhulst, qui a fait ses classes chez Bon Bon, auprès de Christophe Hardiquest (qui, depuis qu'il a déménagé Avenue de Tervuren, explose littéralement), et qui officie depuis plusieurs mois au Yumé, reprend le poste. Pour y avoir dîné ce soir, je peux dire qu'il a le rythme, le souci du détail et l'exigence qu'imposent une telle fonction. Tout était plus que parfait. Et là aussi progression, dans la justesse des plats servis, la cuisson parfaite et les accords surprenants.

    Quant à Bon Bon, il faut bien avouer que Christophe est très talentueux. Ses menus sont incroyables, innovants, précis : c'est à chaque fois un véritable régal. D'une créativité inouïe, d'une méticulosité incroyable, c'est à chaque fois l'émerveillement.

    Le Monde est Petit, le Yumé et Bon Bon : voilà trois restaurants de haut vol (chacun à son niveau) où le plaisir, la qualité et la fraîcheur des matières premières, la créativité et la maîtrise des chefs sont chaque fois au rendez-vous. Une aubaine pour les habitants gourmands et gourmets de Woluwé.

     

     

     

     

  • Arnolfo **

    De retour d'un petit séjour bien sympathique en Toscane, je me devais d'évoquer le sommet gastronomique de ce voyage : un déjeuner chez Arnolfo situé dans le haut de la cité du Colle di Val d'Elsa entre Sienne et San Gimignano.

    Petite salle de quelques tables, avec vue magnifique sur les collines toscanes avoisinantes, accueil chaleureux des deux frères Trovato, l'un oeuvrant en salle, l'autre en cuisine depuis 30 ans.

    J'ai hésité entre le "Menu Gourmet The Essence" et le menu "Vegetables Chromatic". Il y avait aussi le menu "Discovering Tradition" et, évidemment, la carte. Je choisis le Menu Gourmet, en remplaçant le Pigeon par de Saint Pierre, et en demandant de supprimer le foie gras d'une autre préparation. Cela fait quand même 38 ans que je ne mange plus de viande...

    Petits pains maison aux tomates, olives, oignons et nature à tomber par terre, sans parler des Crostini, et de la IMGP4780.jpgIMGP4783.jpgcarte des vins admirable, sans prix excessifs.

    Après une envolée d'amuse-bouches de haut vol, et une délicieuse dégustation de raie aux passe-pierres, arriva le premier plat : Langoustines rôties, cerises et oignons, un accord parfait et très original. Suivi d'un Cacciucco, une soupe de poisson toscane traditionnelle, revue ici tout en finesse, avec du homard et quelques légumes al dente, vraiment très bon.

    Ensuite une magnifique petite Lasagne de bébés poulpes, coquillages et haricots de Sorana, somptueuse.

    Le ravioli de Gambas et poulpe au safran de San Gimignano qui suivi fût un pur délice, avec un pâte d'une finesse incroyable. Tout comme la morue et son gaspacho avec câpres et citron. Equilibre, qualité des produits, cuisson parfaite, goût : la perfection absolue !

    Vînt alors le fameux Saint Pierre, en deux préparations : en tartare et rôti sur une aubergine confite. A nouveau, rien à dire tellement tout était parfait et juste.

    Suivirent alors les desserts avec un premier Noir et Blanc aérien,  le Millefeuille aux framboises et pistaches, d'une fraîcheur et d'un goût remarquables, et une série de mignardises aux abricots, aux amandes, à la lavande et au gingembre, toutes meilleures les unes que les autres.

    Un sans-faute, digne d'un Guy Savoy, et méritant donc une troisième étoile, selon moi. Courrez-y, cette adresse méritant vraiment le (petit) détour, d'autant plus que la cité fortifiée du Colle di Val d'Elsa est également superbe.

  • Jacques...

    De sortie ce soir, nous avons commis une grosse erreur. Plutôt que de dîner au Fourneau (ou le changement d'équipe et de chefs nous a refroidi, alors qu'il n'y avait aucune raison), et plutôt que de dîner au Jaola , restaurant branché juste à côté (parce que le carpaccio de langoustines à la gelée de betteraves rouges et à la poudre d'huile d'olive me semblait un peu trop moléculaire et pas assez cuisiné, et aussi en raison d'une carte trop limitée), on dû se rabattre sur le restaurant Jacques, Quai aux Briques 44, reconnu pour la diversité et la fraîcheur de ses poissons.

    Grosse déception ! Croquettes de crevettes (spécialité de la maison) trop bisquées et avec trop de fromage, tuant le goût délicat des crevettes grises. suivies d'une sole meunière trop cuite et à la peau molle, avec des frites molles elles aussi...

    Quant à la carte des vins, aussi rudimentaire que le cadre, impossible de boire quelque chose de bon ! Bref, déception totale pour une addition de 112 euros... A ce prix, il y a des dizaines de très bons restaurants à Bruxelles. Cela nous apprendra de partir à l'aventure, sans avoir préparé la sortie, ni avoir réservé. On ne m'y reprendra plus...

  • Nice, où aller ?

    Pour en terminer sur Nice, quelques dernières adresses qui valent le détour. La Maison de Marie, restaurant sympa et honnête, avec une cuisine juste et avenante (5, rue Massena). Les Epicuriens, pareil à lui-même, avec le patron qui traîne en salle et fait la causette, la relève étant assurée en cuisine : sympathique (6, Place Wilson). Don Camillo (5 Rue des Ponchettes) reste bien, bien que tournant un peu vers le moléculaire, et dont le service maniéré fatigue. Boire un café, face au Marché, c'est à La Cambuse (5 Cours Saleya). Boire un verre le soir, après le dîner, c'est à La Fontaine (2 Place Magenta), où un garçon à la Paul Préboist sévit. A mourir de rire. Aussi possible au Resto Wine Notes (6 Rue Sainte Reparate), un bar à vin très sympa, accueillant régulièrement des musiciens divers : j'ai toujours ce "Where is my mind ?" des Pixies en tête, merveilleusement interprété au piano, sur un Rouvière 2002.

    Pour terminer, 2 endroits à éviter : La Voglia (2 Rue St François de Paul), temple de la malbouffe niçoise. Vin conseillé par la maison (Julien rouge) dégueulasse, pizza abominable (Pizza Voglia = pâte molle, coulis de tomate industriel, 3 fines tranches d'aubergine américaine non cuites et 2 cuillères à soupe de ricotta nature, non assaisonnée, posée en tas, au-dessus : cela ne ressemble à rien, cela ne goûte rien, c'est vraiment mauvais. Allez goûter l'assaisonnement de la Ricotta aux Epicuriens, et prenez-en de la graine ). Le Lido (Plage sur La Promenade) : des produits non qualitatifs, mal cuits, servis froids, un service laissant fort à désirer, et un patron le prenant de haut, alors qu'il est tout en bas.

     

  • Ars Vinorum, Sheltema et Belga Queen...

    Mon avis sur 3 restos essayés récemment. Ce midi, déjeuner à l'Ars Vinorum, Rue de la Reinette à Bruxelles (perpendiculaire à la Rue de Namur) : petit resto italien très sympa, tout en simplicité, mais avec de fort bons produits et une magnifique carte de vins italiens à petits prix. Superbes antipasti, risotto aux cèpes à mourir, Nebbiolo très convenable à 18 euros, sans oublier les délicieux desserts typiquement italiens. A recommander. Le second, le Sheltema, représentait pour moi la meilleure maison de l'Ilot Sacré. Ce n'est plus le cas. Croquettes de crevettes fort décevantes (croûte molle et trop épaisse, et farce bisquée effaçant toute la finesse de la crevette grise). Raie meunière ridiculement petite et fine, et me semblant avoir été surgelée : où sont ces belles raies bouclées au filet épais et blanc, et au goût si fin? Pas là en tout cas ! Et quand vous demandez ce qu'est le "Blanc de Turbot" à la carte, le garçon vous répond que ce sont des chutes de turbot ! A ce prix-là, ils ne vont pas en vendre des masses... Le troisième, toujours égal à lui-même : le Belga Queen. Lunch à 16 euros avec un superbe et copieux tartare de saumon en entrée, et un fort beau filet de Colin en plat sur une purée de rattes et ses petits légumes. Vraiment bon. Seul souci, le prix du vin au verre. Mais quand on aime, on ne compte pas, c'est bien connu.

  • Restaurants niçois...

    Ce petit voyage m'a permis de tester certaines tables niçoises dont je vous livre mon appréciation : "Keisuke Matsushima" remporte la palme (et fera l'objet d'un article ultérieur), suivi de "Jouni", grand chef finlandais, récemment étoilé et onéreux. Un cran en-dessous, "Les Epicuriens", plus traditionnel, avec des mets remarquables dans l'assiette et une très belle carte de vins à petits prix : un de mes préférés à Nice depuis longtemps, suivi de "Don Camillo", toujours bien, mais moins remarquable qu'il y a quelques années (changement de chef et personnel fort jeune), et le "Blue Beach", qualitativement parfait pour un excellent déjeuner sur la plage, face à la grande bleue. "Le Lunel", était lui aussi d'un bon rapport qualité prix, bien qu'il ne joue pas dans la même cour que les précédents, tout comme "La part des Anges" où l'on se rend plutôt pour parler vins avec ce passionné qu'est Olivier Labarde et découvrir de superbes flacons. D'autre part, j'ai été fort déçu de "Lido Plage", des restaurants touristiques de la Rue Massena (à éviter, sauf la Maison de Marie) et de certaines terrasses donnant sur la Promenade des Anglais. Je regrette de n'avoir pu tester "L'âne Rouge", qui aurait mérité le détour : ce sera pour une prochaine fois... Enfin, pour terminer, au niveau pizzas, évitez celles de la rue Massena (lourdes, grasses et sans finesse) et courez à "La Voglia"! Et voilà le modeste avis d'un touriste gastronome, adorateur de la cuisine provençale...