restaurant

  • Brinz'l, le nouveau restaurant ucclois dont on va parler...

    Magnifique dîner hier soir au Brinz'l (Aubergine en créole, dites Brinzel), le tout nouveau restaurant de Laure Genonceaux, une Mauricienne ayant notamment fait ses armes pendant 4 ans chez Bon Bon.

    Dans un cadre clair, lumineux et chaud, nous avons eu le privilège d'être ses premiers clients, pour sa première soirée d'ouverture.

    Nous avons opté pour le menu dégustation à 55 euros, le plus cher de la carte. Et c'est un festival de dégustations et d'entrées qui se sont succédées, ravissant nos palais et émerveillant nos papilles, à chaque fois.

    IMG_1391.jpg

    IMG_1392.jpg

    IMG_1395.jpg

    IMG_1393.jpg

    IMG_1396.jpg

    Il faut avouer qu'elle cuisine fort bien, que les accords sont justes et les cuissons parfaites. Tout est maîtrisé, tout est là. Il ne manque rien.

    Puis vinrent les plats, la plie aux poireaux, épaisse et goûtue, cuite à l'arrête, parfaite. Et des Gamberini rosso en remplacement du chevreuil, pour moi qui ne mange pas de viande. Avec une petite émulsion bisquée de derrière les fagots, comme seul, un grand Chef peut le faire.

    IMG_1397.jpg

    IMG_1398.jpg

    IMG_1399.jpg

    Comme il restait du vin, on opta pour une assiette de fromages affinés, au lait cru comme il se doit.

    IMG_1400.jpg

    Puis vinrent les desserts. Un premier dessert de Chef à la mangue, suivi d'une somptueuse crème brûlée et de mignardises.

    IMG_1401.jpg

    IMG_1402.jpg

    Côté vins, un grand choix à tous les prix, reprenant le fond de cave du restaurant précédent, et ses premières, et déjà nombreuses, références de la future carte. Nos deux bouteilles étaient parfaites et servies à la bonne température. On acheva le repas d'une fort belle manière, avec un magnifique rhum parfumé à l'extrême. En hommage au pays natal de Laure, cette jeune Chef, qui vient de loin et qui ira loin.

    IMG_1403.jpg

    IMG_1404.jpg

    Je vous recommande vivement ce nouveau restaurant bruxellois.

    BRINZ'L, Rue des Carmélites 93 1180 Uccle Tel : 02 218 23 32.

     

  • Saint-Tropez désert ce 5 décembre 2015...

    Temps doux et pluvieux ce samedi à Saint-Tropez : une météo propice à des clichés inhabituels de cette cité habituellement envahie de milliers de touristes... Pas un chat sur le Port, et tous les commerces fermés, si ce n'est Sénéquier.

    IMG_1010.JPG

    Même spectacle Place des Lices, où même le Marché avait été annulé et déplacé, pour je ne sais quelle raison. Tout cela paraissait bien gris...

    IMG_1012.JPG

    Heureusement, le Bistro Des Lices était ouvert, avec un petit menu sympa à 25 euros et des assiettes ensoleillées.

    IMG_1023.JPG

    IMG_1024.JPG

    IMG_1031.JPG

    Le tout accompagné d'un très bon Pibarnon 2011, qui rehaussa encore ce très bon lunch. Une visite à la Maison Mer (superbe boutique rue Gambetta) et mon escale hivernale tropézienne prenait déjà fin.

    Même dans le sud, il y a des saisons.

  • 30 minutes chrono pour un déjeuner chez Peï et Meï...

    Pris entre 2 rendez-vous, il ne me restait que 30 minutes, ce jeudi midi, pour déjeuner dans un quartier que je ne connaissais pas trop bien. Je m'étais fait à l'idée de manger une pizza rapidos et je remontais la rue de Rollebeek pour trouver ma pizzeria salvatrice quand j'ai eu l'oeil attiré par un resto plein de monde, au contraire des autres.

    J'y suis entré, ai demandé s'il y avait encore une place et s'il y avait moyen de déjeuner rapidement. Une jeune serveuse fort sympathique et souriante m'indiqua une table, et me précisa que le lunch du jour pouvait être servi rapidement, et qu'en plus, elle préviendrait le chef.

    Moins d'une minute après avoir pris place, du pain croquant, un bon beurre et des olives de Kalamata furent déposés sur la table, pour mon plus grand plaisir. L'eau et un verre de Costière de Nîmes furent servis juste après.

    Il n'a pas fallu attendre 2 minutes de plus pour que l'on m'apporte une petite dégustation fort sympathique : betterave et fêta avec un espuma de je ne sais plus quoi, et une petite soupe froide de chicons braisés. Mise en bouche inattendue et parfaite !

     

    IMG_5790.jpg

    5 minutes plus tard fut servie l'entrée du lunch : un moelleux morceau de Féta servi chaud avec sa sauce au miel et aux épices accompagné d'une petite salade rafraîchissante de chicons. Vraiment bon et original.

    IMG_5791.jpg

    Il me restait 17 minutes quand fut servi le plat du lunch : un bar de ligne servi avec de délicieux petits légumes, un brin de pesto, une petite sauce savoureuse et une purée de Joël Robuchon à tomber par terre.

    IMG_5792.jpg

    Un sans faute au niveau accueil souriant et service, respect timing, mais surtout qualité et originalité de l'assiette et le tout pour un prix fort raisonnable : le lunch est à 21 euros ! C'est quand même plus sain et bien meilleur qu'un sandwich ou une pizza, même si l'on n'a pas le temps ! La prochaine fois, je prendrai mon temps pour encore mieux découvrir l'endroit, et la carte que je n'ai pas eu le temps d'ouvrir...

    Peï & Meï, 15 rue de Rollebeek 1000 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi. 02/ 880 53 39.

     

     

     

  • Le Monde est petit à Bruxelles...

    Superbe dîner vendredi soir dans ce restaurant de quartier (square Montgomery) fraîchement étoilé.

    Pour y avoir été une dizaine de fois (dont 2 depuis qu'il est étoilé), je peux juger des immenses progrès du jeune chef. Impressionnant.

    Ce soir là, nous avons opté pour une entrée fraîche de saison : Terrine de tomates anciennes, chèvre frais fermier, caviar de tomates vertes à 17 euros. Fort belle présentation, belle association de goût et croquant bienvenu des 2 croûtons. Parfait.

     

    FullSizeRender.jpg

    On opta ensuite pour un turbot sauvage en suggestion, et dont j'ai oublié l'énoncé. Mais l'assiette parle d'elle même. Cuisson parfaite pour ce poisson sauvage noble de plus en plus rare à trouver.

    FullSizeRender 2.jpg

    Pour accompagner ces 2 plats succulents, un Puligny-Montrachet Premier Cru Les Garennes 2008 en Côte de Beaune, parfait, et un Château Vannières 2009 en Bandol, très bien aussi.

    Une adresse à retenir et un jeune Chef plein d'avenir.

     

     

  • L'écailler du Palais Royal...

    Excellent déjeuner ce midi dans cette institution qu'est l'Ecailler du Palais Royal, un restaurant classique autrefois étoilé. J'y étais allé à l'époque avec mes parents et en avais gardé un tout grand souvenir.

    Le décor n'a quasi pas changé et les habitués non plus. A la carte, le banc d'écailler et les mêmes spécialités classiques de la maison, plus d'autres propositions plus contemporaines, ainsi que des suggestions du jour, de saison. Pas de viande, que du poisson : ce qui m'arrange !

    Alors que nos voisins dégustaient les derniers soufflés d'oursins, nous avons opté pour un tartare de Daurade Royale, Yaourt parfumé au Pastis vraiment délicieux, et un chaud-froid de Saint Jacques aux lentilles vertes du Puy, mariné aux truffes, tout aussi incroyable de saveurs et d'équilibre. Suivirent de fort bonnes croquettes de crevettes maison (ce qui devient rare) et un délice de saumon d'Ecosse et de King Crabe.

    On termina ce déjeuner avec une sole glacée aux morilles, sauce au champagne de haut vol, et d'un blanc de Turbot en croûte de parmesan et lard séché vraiment parfait. Le Puligny Montrachet 2010 de Morey et le Domaine de Tempier 2011 en Bandol furent également parfaits.

    Bref, un déjeuner gastronomique mémorable dans un lieu classique non affecté par le temps qui passe, ni par les modes culinaires qui défilent. A conseiller vivement.

     

  • Osteria Il Gusto Italiano à Bruxelles...

    Somptueux dîner, hier soir, à l'Osteria Il  Gusto Italiano, (Enoteca con cucina) située Avenue des Cerisiers à Woluwé Saint Lambert. Un restaurant ouvert il y a un an et dont j'ignorais l'existence... Une grave erreur !

    Des pâtes faites maison le jour même, des suggestions alléchantes, des produits qui ont du goût et une magnifique carte des vins italiens, à prix doux. Un patron sympathique, amoureux des bons produits et connaisseur en bons vins également. Et, en plus, branché Slow Food !

    Je vous invite à découvrir ce lieu : http://www.ilgustoitaliano.pro/fr/

    Ce fût un régal. Repas que nous avons terminé avec une magnifique assiette de fromages. Et pas n'importe lesquels : d'incroyables fromages italiens majoritairement au lait cru, dont certains font partie du Presidio Slow Food, et on comprend pourquoi.

     

    FullSizeRender.jpg

     

    En discutant de la qualité des produits avec le patron, celui-ci m'a remis le catalogue Valsana 2014-15, une entreprise qui recherche, sélectionne et distribue des produits italiens d'exception et authentiques depuis 25 ans. 500 fromages italiens et 400 produits de charcuterie composent ce magnifique catalogue... Il y a moyen d'acheter certains de ces produits au restaurant. A découvrir absolument !

    Voici 4 des fromages dégustés hier soir :

     

    31235_45.jpg

    CASTELMAGNO DOP - ALPAGE

    Country: Italy
    Region: Piedmont
    Type of milk: Cow's milk  

    A typical Castelmagno, one of the greatest cheeses on earth  Castelmagno DOP - Alpage

     

     

     

    30657_24.jpg

    GOATS CHEESE BIO TREATED WITH PROSECCO

    Country: Italy
    Region: Veneto
    Type of milk: Goat's milk  

    Organic goat cheese, matured with Prosecco wine marc  Goats cheese Bio Treated with Prosecco

     

     

     

    30650_28.jpg

    CASTEL - MEDIEVAL CHEESE

    Country: Italy
    Region: Veneto
    Type of milk: Cow's milk  

    Raw milk cheese, a compact paste with an unmistakable aroma  Castel - Medieval cheese

     

     

     

    30957_22.jpg

    TUMA PERSA - COW'S MILK CHEESE

    Country: Italy
    Region: Sicily
    Type of milk: Cow's milk  

    A unique cheese from Sicily, very rare, slightly spicy  Tuma Persa - Cow's milk cheese

  • Restaurant Beaufort à Duinbergen...

    Cela faisait longtemps que je devais décrire mes mésaventures au Beaufort à Duinbergen en août. Faute de temps, c'est aujourd'hui que je le fais.

    Il y a quelques années, ce sympathique restaurant rivalisait encore avec le Rubens et quelques autres bons restaurants du coin : croquettes de crevettes maison savoureuses et soles meunières croustillantes et rosées à l'arête, la cuisson parfaite.

    Quelle ne fût pas ma déception totale de goûter cet été des croquettes de crevettes insipides et farineuses et de me démoraliser encore un peu plus avec une sole meunière molle, trop cuite et surgelée. Si au moins elle avait été surgelée toute fraîche, cela aurait encore été. Mais celle-là avait dû passer plusieurs jours dans le frigo avant d'être surgelée. Cela se voit, cela se sent et cela se goûte...

    N'en revenant pas, et me disant que ce était pas possible, j'ai pris mon courage à 2 mains et y suis retourné 15 jours plus tard. Le soleil ayant enfin fait son apparition fin août, la terrasse était bondée. Quatre ou cinq garçons originaires de l'Europe de l'est et ne parlant ni néerlandais, ni français, ni anglais avaient pour mission de sortir les plats de la cuisine, de traverser le restaurant, de sortir, de traverser la digue, et de déposer les assiettes sur des tables de service bordant la terrasse.

    Inutile de leur commander quelque chose : ils ne comprennent rien et se contentent de vous indiquer du doigt le vrai personnel, celui qui est capable de prendre une commande et de prendre soin de vous. Je ne vous raconte pas le manège, pour savoir à quelle table il fallait servir les assiettes juste arrivées. Epique...

    Et c'est donc bien là, Au Beaufort, que j'ai mangé pour la seconde fois en 15 jours, les moins bonnes croquettes aux crevettes de la Côte, et quasi la pire sole meunière de ma vie... La pire, c'était dans un tout petit resto en Hollande, et elle était avariée...

    Une sole à la chair gris/beige (au lieu du blanc immaculé), à la ligne de sang brune (au lieu du rouge vif), à la peau molle (au lieu d'être croustillante) et au goût douteux du poisson pas frais. Et qu'on ne me dise pas que je ne sais pas ce que je raconte, car en poissons, je m'y connais !

    Bref, encore un restaurant (une usine) qui tombe dans la malbouffe avec des CONSommateurs qui n'ont aucune culture gustative ou gastronomique et qui se font berner comme dans un bois. Heureusement, il y a encore certains établissements sur la Côte pour qui qualité, fraîcheur des produits et cuisson exacte signifie encore quelques chose... Et tant que ceux-là existeront, j'irai encore à la mer.

     

  • Bartholomeus **

    Nous avons eu la chance de pouvoir déjeuner au Bartholomeus ce midi, restaurant doublement étoilé à Knokke-Heist. J'y étais déjà allé il y a une dizaine d'année, et c'était très bon. Inutile de vous dire qu'en dix ans, le gaillard s'est encore bien amélioré... et frise désormais la perfection absolue. Bref, un tout grand moment, avec toujours Bart en cuisine et Sandra en salle.

    Après les apéros et délicieuses mises en bouche magnifiquement équilibrées au niveau goût et textures, nous passâmes aux choses sérieuses.

    image0.jpeg

    image1.jpeg

    Avec, d'une part, un Bar de Mer, Saké, Sésame et Hibiscus d'une finesse de goût incroyable.

    image3.jpeg

    Chaque cuillère étant un véritable régal et une explosion de saveurs fraîches en bouche...

    image4.jpeg

    Et, d'autre part, un tartare de Wagyu, huîtres Gillardeau, citron vert et soja, à la présentation incroyable : le tartare de boeuf encapsulé dans une sphère sucrée reposant sur une poudre de citron vert endessous de laquelle reposent les huîtres et le soja. Phénoménal et équilibre magistral des saveurs.

    image2.jpeg

    Suivirent un Homard "Mer du Nord", épinards, coco et combava à tomber par terre...

    image5.jpeg

    Et des Jets de Houblon, sole, pourpier et jaune d'oeuf frit, tout aussi extraordinaires.

    image6jpeg.jpeg

    Défilèrent ensuite la sole, tomates et purée des Polders, d'une simplicité déconcertante et d'une cuisson impeccable...

    image7.jpeg

    Et l'Agneau de Lait "Pyrénées", pois chiches, poivrons et m'hamsa... tout aussi délicieux.

    image8.jpeg

    Un assortiment de fromages, tous meilleurs les uns que les autres, accompagné d'une salade truffée fût nécessaire pour achever les 2 bouteilles de vin qui accompagnèrent magistralement ce repas d'exception : un Silex 2007 de Didier Dagueneau incroyable, et un Châteauneuf-du Pape rouge du même millésime, parfait à boire aujourd'hui.

    image9.jpeg

    Pas de desserts, mais quelques mignardises maison servies avec le café, sonnèrent la fin de cet incroyable déjeuner.

    image10.jpeg

    Notre seul regret : ne pas avoir pu goûter les fameuses babeluttes maison. Mais il n'y en avait plus. Il faudra donc retourner... Car moi, les babeluttes, j'aime bien. Et surtout celles du Bartholomeus...

  • Moi, Nicole, je l'aime bien...

    Quand on lit les critiques du restaurant La Petite Maison, à Nice, beaucoup de touristes évoquent le caractère épouvantable de la maîtresse des lieux, qui ne leur adresse pas le moindre regard, ni la moindre attention. Elle ne s'occupe que des habitués et les chouchoute...

    IMGP1436.jpg

    Touriste moi-même, et ayant eu la chance de fréquenter ce haut lieu de la gastronomie niçoise une dizaine de fois au cours de ces 10 dernières années, je peux comprendre certaines réactions de clients de passage.

    IMGP1438.jpg

    Mais quand on observe bien Nicole, on se rend compte de tout autre chose. C'est une femme passionnée, qui veille à ce que tout soit parfait et qui dirige l'endroit à sa façon. Elle n'hésite pas à goûter, dans l'assiette, des plats qui sortent de cuisine, et à les remballer aussitôt, pour une raison ou une autre.

    IMGP1439.jpg

    Elle n'hésite pas à venir, à votre table, asperger votre filet de poisson d'un généreux trait d'huile d'olive, même si vous ne le voulez pas, en affirmant haut et fort que c'est comme cela qu'il faut le manger. Du caractère, elle en a Nicole !

    IMGP1441.jpg

    J'y suis passé début décembre, en rentrant d'un week-end à Bandol, pour déjeuner. Une salade d'herbes et truffes généreusement servie, suivie de langoustines rôties d'une fraîcheur incroyable et à la cuisson parfaite. Le tout, accompagné d'une bouteille de 50cl de Moulin de la Roque 2007 en Bandol rouge (26 euros) qui était tout simplement parfait. Et, j'ai achevé le tout par un dessert aux cerises confites, admirable. Un magnifique déjeuner, juste avant de décoller pour Bruxelles. Les photos sont celles d'un précédent déjeuner.

    IMGP1444.jpg

    Le service fût impeccable, malgré l'affluence. Le pain tiède est un délice, tout comme la tapenade maison. Tout est soigné et parfait. C'est une grande maison. Et même si Nicole ne m'a pas adressé un seul regard ce jour là, toute affairée qu'elle était avec ses clients habitués, je ne lui en veux vraiment pas : moi, je l'aime bien Nicole ! Et j'apprécie sa façon de faire et son côté direct.

    La Petite Maison, 3 Rue de l'Opéra à Nice. Tel : 04 93 92 59 59.

  • Servir de la malbouffe par système pneumatique à 140 km/h...

    "Le restaurant C1 de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a installé des tuyaux de « livraison de "plats" » allant de la cuisine à sa salle de restaurant pour proposer son plat-signature, le Slider, comprenant des mini-hamburgers et des frites. Les gérants de l'établissement sont en train d'installer ce dispositif, qui devrait fonctionner à plein régime dans environ un an. Des boîtes en métal contenant les plats seront acheminées sous le plancher jusque dans les pieds de table pour éviter que l'espace ne soit envahi de tuyaux disgracieux et encombrants. Vitesse : 140 km/h !

    Certains restaurants rivalisent d'inventivité pour proposer un service toujours plus innovant, à l'instar de robots serveurs dans les restaurants Hajime au Japon. Tous les moyens sont bons pour surprendre sa clientèle." Lu sur Futura-Science.com

    RTEmagicC_hamburgers-tube_C1-cafe.jpg

    A voir la photo du "Plat-signature", cela ne donne pas fort envie... Des frites pas cuites, auxquelles je ne voudrais même pas goûter, des petits pains industriels bourrés de conservants (le genre de truc qui ne pourrit jamais tellement il est traité), sans parler des graisses hydrogénées et des acides gras trans, et aussi des OGM.

    Quant à la magnifique feuille de salade provenant d'une culture intensive industrielle, et conservée sous vide depuis sa lointaine cueillette, je doute fort qu'elle ai encore un soupçon de goût ou une trace de quelconque vitamine... Et je ne parlerai pas de la viande hachée car vous connaissez tous la composition hasardeuse de ce genre de truc, toujours produit industriellement...

    Bref, la totale ! Plus malbouffe que cela, tu meurs !

    Ne vaudrait-il pas mieux, pour se faire connaître et fidéliser sa clientèle, produire de vrais hamburgers maison, à base d'ingrédients Bio et goûtus, produits dans le respect de l'environnement. Des produits frais et locaux, dont on connaît la provenance et la qualité.

    Pas besoin de système pneumatique, ni de robots pour attirer la clientèle. Juste une nourriture de qualité, préparée avec amour et servie avec le sourire. Il n'y a pas d'autre secret...

    ,

  • L'Atelier du Goût à Bandol

    Si Bandol compte bien un fort bon restaurant, c'est celui-là. D'abord, cette petite salle fort sympathique de quelques tables et la table d'hôtes, face à la cuisine. Ensuite, l'accueil charmant de l'épouse du Chef Gilles Demaure. Ensuite, les bons conseils du sommelier, Cédric Aragon, passionné, qui n'hésite pas à vous proposer des flacons qui ne sont pas encore à la carte, tout en restant fort raisonnable au niveau des prix.

     

    restaurant,cuisine,recettes,goût,passion,qualité

    restaurant,cuisine,recettes,goût,passion,qualité

    restaurant,cuisine,recettes,goût,passion,qualité


    La carte est créative, basée sur des produits de saisons, Bio pour la plupart, ce qui signifie que le goût est présent dans l'assiette, pour le bonheur de nos papilles gustatives.

    Après une petite dégustation de très haut vol (courge et foie gras poêlé) au goût et à la texture incroyables, j'ai eu le plaisir de déguster des noix de Saint Jacques bretonnes "En fines lamelles crues et marinées au citron vert, fruits exotiques, vanille et pépins de grenade". Des senteurs et une fraîcheur exemplaires, dans un assiette généreuse et fort bien présentée. Le goût des Saint Jacques est sublimé par les notes exotiques : osmose parfaite des saveurs.

    Mangeur de poisson, j'ai poursuivi avec Le bar sauvage (pêche artisanale Bretagne ou Méditerranée), Cuit rosé, en marinière de coquillages, fondue de feuilles. Une belle portion, une cuisson juste, et le goût, à nouveau, omniprésent, dans chaque élément composant l'assiette.

    Et pour terminer la bouteille de Bandol , j'ai achevé ce magnifique repas avec la "Découverte de fromages de nos régions", une fort belle assiette, accompagnée de très bons pains, tièdes et croquants à souhait.

    Un dîner parfait, avec des ingrédients de qualité, cuisinés avec passion et savoir-faire : cela devient de plus en plus rare aujourd'hui. Des associations de goûts subtiles, la maîtrise des cuissons, des portions généreuses : rien a dire. Une toute bonne adresse à Bandol, si pas la meilleure.

  • Bon Bon ** à Bruxelles...

    Grand moment pour Le Clos, hier soir, réuni chez Bon Bon pour fêter cette deuxième étoile attribuée le jour même par le vénérable guide Michelin.

    Les mises en bouche défilèrent, précises, justes et créatives. Comme cette gaufre de Bruxelles à l'anguille fumée, extraordinaire, ou encore celle-ci...

    IMGP7298.jpg

    Langoustine bretonne et caviar Per Sé, en carpaccio, crème de ciboulette et purée d'avocat. D'une fraîcheur époustouflante et d'une finesse de goût incroyable.

     

    restaurant,repas,gastronomie,goût,cuisine,partage,fête,étoiles


    Truffe blanche d'Alba, Raviole de jaune d'oeuf, topinambour. Des parfums enivrants et une association parfaite.

    IMGP7300.jpg

    IMGP7303.jpg

    Sandre de Hollande, vin rouge, pommes de terre fumée et cannelloni d'ail des ours.

    IMGP7309.jpg

    Saint Pierre de St Guénolé, à la bière blanche du Hainaut, risotto, chicon. Un énorme et magnifique Saint Pierre, présenté cuit par le chef lui-même à table, un risotto à la blanche succulent et des tranches de chicons caramélisés : un régal.

    IMGP7305.jpg

    Chevreuil de nos Ardennes, Poivrade, poire, salsifis et frégola. Que je n'ai pas goûté. Pas végétarien pour rien...

    IMGP7308.jpg

    Chariot de fromages au lait cru pour certains, préparation de parmesan au whisky pour les autres.

    Chocolat Jivara en déclinaison. Un savoureux régal.

    IMGP7316.jpg

    Mignardises : à choisir selon vos envies parmi des dizaines, faites maison pour la plupart. Du grand art.

    Bref un grand moment de gastronomie, de plaisir, de cuisine de haut vol, aux associations subtiles et maîtrisées, avec des produits de saison d'une qualité et d'une fraîcheur inouies, à la cuisson parfaite et juste : que du bonheur ! Nous souhaitons beaucoup de persévérance à Christophe et son équipe, qui ont bien mérité cette deuxième étoile, et qui devront maintenant oeuvrer à accéder au rang suprême de triple étoilé, en se surpassant.

    J'aborderai les vins dégustés dès réception de la liste.

     

    restaurant,repas,gastronomie,goût,cuisine,partage,fête,étoiles

    restaurant,repas,gastronomie,goût,cuisine,partage,fête,étoiles


     

     

  • Restaurant "La Véraison" à Watermael-Boisfort...

    Adieu l'ancien restaurant grec de tapas où il faisait bon venir de temps à autre Drève du Duc à Watermael-Boisfort, et à la place duquel s'est très récemment ouvert, après travaux, La Véraison.

    On l'a donc essayé, la carte paraissant alléchante et les prix fort raisonnables . 13 euros pour chaque entrée : le duo de croquettes (fromage/crevettes) est bien, sans plus, tandis que le mix de Sashimis n'était vraiment pas à la hauteur: une tranche de saumon de 10 mm d'épaisseur (dos et flancs, avec la partie brune qui sont les graisses du poisson dans lesquelles sont concentrées et stockées tous les métaux lourds) et quelques cubes de thon rouge/grisâtre, dont certains pleins de nerfs... On est loin d'avoir dans son assiette les morceaux les plus fondants et les plus qualitatifs du poisson. 

    Suivirent les plats, avec un carré d'agneau (19,50 euros) à la cuisson parfaite et accompagné d'un gratin de pommes de terre assez sec et manquant de sauce. Quant au dos de cabillaud (21 euros), lui aussi parfaitement cuit, il n'était pas de toute première fraîcheur. La purée de pommes de terre aux crevettes grises qui l'accompagnait était très bonne, mais la sauce sans goût.

    Côté vin, les prix sont très sympathiques (dans les 20 euros) mais le choix difficile : quelques vins français sans grand intérêt et des petits vins espagnols que je ne connais pas. Le patron nous a conseillé une excellente Syrah Alodia n°1 à 24 euros qui n'avait, en fait, rien d'exceptionnel du tout. Un vin rond et boisé avec lequel nous ne nous sommes pas fait plaisir. 

    Premier test un peu décevant pour cette nouvelle brasserie, mais laissons leur le temps de trouver leurs marques et de s'adapter au nombre de clients, d'autant plus que le sympathique jardin arrière devrait attirer pas mal de monde avec la belle saison. Nous y retournerons dans quelques temps.

  • Dégustation du lundi 152

    Mémorable dégustation à l'aveugle du Clos ce lundi soir, chez Bon Bon, pour fêter 2 anniversaires. Mise en bouche avec un vin à la robe rosée aux reflets orangers et au nez floral. Pas d'effervescence marquée en bouche et beaucoup de fruit. Nous étions sur un Crémant et c'est du Champagne : "Tolérance" de Franck Pascal en vin nature, avec le Pinot Meunier qui prédomine l'assemblage.

    On passe aux blancs, avec un premier flacon à la robe pâle et au nez floral sur des agrumes. En bouche, c'est un peu mou, avant de littéralement exploser sur quelque chose de fruité, de long, de complexe : Le Mont Damné 2009 Chavignol, de Louis-Benjamin Dagueneau en Sancerre. Une merveille.

    Le second flacon présente une robe pâle aux reflets dorés, et un nez très frais sur des hydrocarbures, mais aussi sur de l'ananas, des raisins secs et des abricots séchés. En bouche, une sucrosité sans aucun excès et une longueur époustouflante, sur de la pêche blanche et du minéral, avec une belle fraîcheur : Clos Ste Hune Riesling 1989 en Alsace. On est en vendanges tardives, et c'est vraiment très beau. Rien à voir avec le 2004 de la semaine passée...

    On passe aux rouges avec un quatrième vin à la robe rubis et au nez de Pinot Noir sur des petits fruits. La bouche est veloutée, fondue, longue, sur une belle matière et un terroir marqué, avec des petits fruits rouges : Le Clos des Corvées 2007, Nuits-Saint-Georges 1er Cru, Monopole, du Domaine Prieuré Roch. Beau flacon.

    On continue sur la lancée, avec un cinquième vin à la robe noire et au nez chaud et sud. En bouche, nous pensons être sur une Syrah, ou du Mourvèdre, alors que nous sommes sur du Pinot Noir, dans un millésime exceptionnel : Clos de Tart 2003 Grand Cru de Mommessin à Morey Saint Denis en Côte d'Or.

    Le suivant présente une robe noire et un  nez frais. En bouche, on dirait un petit Crozes, tout en finesse. Et c'est raté : Château Simone 2007, Palette.

    La septième bouteille de la soirée, à la robe noire également, présente un nez de Cabernet Franc, dans son expression la plus pure. En bouche, des fruits, des tannins, de la longueur. Le tout devant encore se fondre, mais laissons-lui le temps : Anjou 2009 d'Agnès et René Mosse.

    Après un Clos Canarelli 2009 de Figari en Corse, qui n'avait rien à faire là, on dégusta encore Les Jardins de Babylone 2007, Jurançon de Didier Dagueneau et Guy Pautrat (frais et sur les agrumes), La Souteronne 2010 d'Hervé Souhaut, Gamay en Vin de Pays de l'Ardèche (nez de chou blanc fraîchement coupé et bouche lisse et jeune, de bonne tenue), un Saint Joseph 2010 du même Hervé Souhaut, pour achever cette folle soirée sur un douzième flacon à la robe noire, au nez frais et fumé sur des fruits noirs et à la bouche fumée et boisée : Côte Rôtie 2007 de Mathilde et Yvan Gangloft.

    Inutile d'ajouter que les mets servis tout au long de cette longue soirée furent à la hauteur, et même beaucoup plus pour certains d'entre-eux. Bon Bon a trouvé sa vitesse de croisière. Nous pas encore...

  • La Villa Lorraine...

    Déjeuner, hier midi, par une belle journée ensoleillée dans le jardin mi-ombragé de la Villa Lorraine. Accueil un peu guindé par un personnel qui ne peut s'empêcher de vous examiner de la tête aux pieds, pour vérifier que vous correspondiez bien aux critères ancestraux de sélection de la clientèle : sensation fort désagréable. Et d'une époque aujourd'hui tout à fait dépassée.

    Heureusement, un fois assis, l'ambiance se dégèle rapidement. Service impeccable, un peu d'humour, parfait. Apéritif classique, et une dégustation de bisque froide de langoustine, trop corsée et trop poivrée, mais dont la concentration est atténuée par quelques fèves et petits pois.

    En entrée, un "Saumon froid sauvage mi-cuit froid, sauce aux herbes fraîches" fort décevant : il n'avait vraiment pas le goût du saumon sauvage, il n'était pas mi-cuit mais ultra cuit et mou, et en prime, 2 des 3 morceaux provenaient du ventre (soit un centimètre d'épaisseur et fort gras, avec la peau intérieure d'un côté). Ce ne sont pas des morceaux nobles. La seconde entrée, "Ravioles de foie gras, Pot au feu tiède et truffes de saison", s'avéra nettement meilleure : chaque raviole, à la pâte fine à souhait, renfermant une petit lit d'épinard et un morceau de foie gras, avec une bonne sauce crèmée et quelques copeaux de truffe.

    Vinrent ensuite les plats, avec une "Fleur de courgette et langoustines bretonnes", composé de 2 magnifiques langoustines poêlées reposant sur une microscopique purée de vitelottes, et accompagnées d'une fleur de courgette farcie d'une quenelle de langoustines aux herbes, assez fade et sans énormément de goût, le tout nappé d'une sauce rappelant la mise en bouche. C'est parfait comme entrée, mais fort léger comme plat... Quant à la "Langouste bretonne rôtie aux Herbes de Provence et son riz sauté aux petits légumes, vraiment rien d'extraordinaire. Bon, sans plus.

    Heureusement, le vin choisi s'avéra délicieux : un Châteauneuf-du-Pape Domaine de la Janasse 2003, cuvée Chaupin d'Aimé Sabon. Remarquable.

    Côté desserts, une "Soupe de Fraises - Poivre du Sichuan, Saveurs d’écorces d’Oranges et Citrons verts, Granité de Violette" fort poivrée, acide, pas assez sucrée et avec des fraises qui auraient pu être plus parfumées. Par contre, un grandiose granité de violette. Quant au "Gratin de Fruits des Bois, Meringue Italienne au Lait de Coco", vraiment rien d'extraordinaire non plus : des fruits manquant de saveurs et de parfums, et une meringue molle, sans goût, pas cuite,  qui s'écoule sur les fruits. Cela manquait de croquant...

    La Villa a encore bien du chemin a parcourir si elle veut revenir à son statut de très bonne table étoilée bruxelloise. Laissons-lui le temps.

  • Dégustation du lundi 142...

    Après avoir dégusté à l'aveugle un Champagne (Initial brut de Jacques Selosse), un Côtes du Jura (Sursis 2008 de Stéphane Tissot), un Côtes du Rhône (A. Pascal S 2007 Domaine Gramenon) et un bon vieux Bordeaux (Château Phélan-Ségur 1989 en Saint-Estephe), et alors que la soirée aurait pu s'achever là, nous partîmes à la découverte de Bon-Bon, ouvert depuis une quinzaine de jours Avenue de Tervueren.

    Assis au bar, face à la cuisine, son chef et sa brigade, nous poursuivîmes vaillamment sur notre lancée : Baumard 2003 en Savenières, Nuit d'Ivresse 2008 en Bourgueil de Catherine et Pierre Breton, Etats d'Ames 2007 de Mas Jullien en Coteaux du Languedoc, Cornas 2008 d'Equis, suivi d'un petit Chassagne-Montrachet 1er Cru 2009 Abbaye de Morgeot de Frédéric Cossard, d'un petit Chambertin Clos de Bèze Grand Cru 1996 de Bouchard et Fils, d'un Sierra du Sud 2009 de Gramenon en Côtes du Rhône, pour achever avec un Château Le Gay 2000 en Pomerol, et s'achever avec Les Jardins de Babylone 2004 en Jurançon de Didier Dagueneau et Guy Pautrat.

    Inutile de dire que ces excès gonflèrent un tantinet l'addition...

    Côté dîner, pour ce que je m'en rappelle, après d'amusantes mises en bouche (Melon/Foie Gras/Croustillant de Caille), une première entrée mêlant Asperges Blanches et Arômes de la Mer, surprenante de créativité, d'une seconde (raviole farcie d'un jaune d'oeuf, caviar et...?) et d'une troisième, époustouflante, avec de magnifiques langoustines bretonnes. Pour un menu 5 services, c'était bien parti !

    Arrivèrent ensuite l'épais filet de Saint Pierre fumé et un délicieux granité d'orties, le Canard (pour les autres) et le Bar de Ligne (pour moi), le plateau de fromages affinés et les desserts sans fin.

    Le décor est minimaliste, aéré et clair. Les produits sont de première qualité et 95% des légumes sont Bio. Le Chef Christophe Hardiquest, déterminé et très sympathique, dirige sa brigade avec le degré d'exigence qu'impose un tel lieu, promis à un fort bel avenir, tandis que sa charmante épouse Stéphanie règne sur la salle. J'y retournerai bientôt, plus sobrement. Beaucoup plus sobrement.

  • Brasserie des Etangs Mellaerts...

    Déjeuner fort décevant, Brasserie des Etangs Mellaerts ce dimanche midi.

    Tout d'abord, quelques minutes à peine après avoir commandé, arrivent déjà les entrées, alors que les boissons ne sont pas encore servies. Il nous faudra encore attendre 5 bonnes minutes pour que soit servi le vin, un Château Bouscaut en Pessac Léognan.

    La carte annonçait un 2007 ou un 2008, et c'est un 2006 qui fût servi, à une température avoisinant les 22° ! Imbuvable car trop chaud. Mal mis au frais dans un seau à glace avec un  peu de glace pillée au fond, sans eau, il n'atteindra sa température idéale qu'en fin de repas, après avoir demandé qu'on remplisse ce seau à glace correctement...

    Côté carte, nous avons été tenté par "Les incontournables croquettes de crevettes grises".  A contourner sans hésiter : c'est fade, sans goût et chiche en crevettes.

    Pour suivre, "Le filet de bar rôti, beurre au vin d’Alsace et maki de choucroute" qui fût servi sans beurre au vin d'Alsace ni maki de choucroute ! Juste quelques légumes primeurs, sans sauce et deux petits filets de Bar d'élevage... Nouvelle déception !

    Quant à "L’entrecôte irlandaise, sauce au choix, frites", ce n'était pas terrible non plus. Vraiment rien d'exceptionnel. Seul, "Le wok de légumes, sauce aigre-douce et menthe fraîche" fût apprécié à sa juste valeur.

    Dans ces conditions, nous fîmes l'impasse sur les desserts. Et même si le vin ne fût pas compté dans l'addition, nous nous voyons mal  retourner déjeuner dans cette usine.

    La Brasserie du Prince d'Orange, qui appartient au même groupe "Restauration Nouvelle" ne vole pas plus  haut. Dommage, tous ces endroits typiques de Bruxelles, rachetés par des groupes financiers, et transformés en usines à pognon avec nourriture standardisée.

  • Le YùMe d'Yves Mattagne...

    Enfin testé ce restaurant ouvert depuis 15 jours, et où il faut désormais réserver une semaine à l'avance !

    En bas, une Brasserie Chic, avec la cuisine ouverte, cachée par un bar où il est également possible de déjeuner ou dîner, et une pièce adjacente, plus calme et moins chaude. En haut, un magnifique Lounge Bar et quelques tables basses, où l'on déguste de la cuisine japonaise-asiatique. Toute autre ambiance...

    Nous étions en bas. Première remarque, une carte de vins exceptionnelle avec des vins "découverte" à petits prix : vraiment remarquable ! À quelques kilomètres de la frontière espagnole, Calce déploie son amphithéâtre vertigineux de coteaux inondés d’azur et d’essences de garrigue. C’est dans ce lieu privilégié que s’étend le domaine exceptionnel de Gérard Gauby, surnommé « le Grand Cru du Roussillon ». On opta donc pour "Les Calcinaires" 2007 du Domaine Gauby en rouge (30 euro), un vin superbe, frais, sur le fruit. En blanc, on opta, suite aux conseils avisés de la charmante sommelière, pour un Colombelle, la référence en vin de pays des Côtes de Gascogne : un vin blanc, frais, fruité aux arômes extraordinaires, élaboré à partir de Colombard, d'Ugni Blanc, et de Listan (18 euro). Un pur plaisir !

    A la carte, en entrées, un toast à moelle sublime, à l'assaisonnement parfait, et une sélection de tempura tout à fait remarquable (crevette, crabe et légumes), si ce n'est que le tempura d'aubergine était trop gras. Mais la perfection pour tout le reste !

    En plats, une épaule d'agneau aux cocos de Paimpol, cuite basse température, remarquable elle aussi. Et le non moins fameux turbotin, cuit à l'arrête, sauce béarnaise, et sa cocotte de légumes : divin, cuisson parfaite, et belle présentation !

    Pour terminer, un Crumble aux pommes à tomber par terre, et un Irish Coffee digne de ce nom.

    Laissons au personnel de salle, très accueillant, le temps d'achever sa formation et de s'habituer aux exigences de la clientèle et tout sera vraiment plus que parfait ! 

    En quittant ce lieu gastronomique voué au succès, des clients attendaient encore à l'accueil qu'une table se libère. Il était 22H30...

    Merci à Yves Mattagne de nous avoir ouvert un tel établissement à Woluwé-St-Pierre ! Et bonne continuation.

     

  • Enfin de bons restaurants à Woluwé...

    Yves Mattagne, le chef étoilé du Sea Grill au Radisson Blu, va ouvrir très prochainement un restaurant Avenue de Tervuren ! La Brasserie Mattagne occupera le rez-de-chaussée, tandis qu'un espace Sushis se tiendra au 1er étage.

    Autre bonne nouvelle pour les habitants de Woluwé-Saint-Pierre, c'est le déménagement de BonBon. Christophe Hardiquest reprend en effet le restaurant Les 3 Couleurs, également Avenue de Tervuren, pour y installer son nouveau BonBon dès la mi-février.

    Deux très bonnes nouvelles donc pour les habitants de cette partie de Bruxelles, qui désespéraient un peu de trouver une bonne table dans les parages. Parce qu'à part le Parc Avenue, Avenue d'Audergem 50, à quelques pas du Parc du Cinquantenaire, c'était un peu (beaucoup, énormément) la zone...

    Encore juste un peu de patience, avant de pouvoir découvrir ces nouveaux lieux dédiés à la gastronomie, pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives...

     

  • Chou, Place de Londres...

    Superbe soirée, avec un dîner chez Chou, suivi de quelques bières au London Calling, le tout, Place de Londres.

    Dominique Aubry en salle (quel plaisir de l'entendre parler des vins et présenter les plats) et Benjamin Laborie en cuisine, génial, ayant fait ses armes chez Michel Guérard, puis chez Bras. Quelques bonnes références... qui se retrouvent dans l'assiette.

    Un magistral "Foie gras du moment, chapelure de canard", et une superbe "Remoulade de céleri-rave, homard et truffe en salade et fraîcheur de pomme" pour commencer. Et une présentation sur assiette originale et précise. C'est magnifique.

    Pour suivre, un délicieux "Chou fleur grillé et en mousse, la truffe en gelée et râpée, autour de la barbue glacée au jus de viande", et un exceptionnel Filet de Bar aux échalottes proposé dans le menu du Marché. Produits qualitatifs, fraîcheur, cuissons parfaites, créativité sans exagération : vraiment parfait !

    Le tout arrosé d'un Cristia  2006 en Châteauneuf du Pape, magnifique, sur le fruit, et à boire. A 42 euro, tout à fait honnête. On aurait pu suivre avec la réputée  "Ganache au chocolat et épices, huile d’olive", mais on fît un effort...

    Bref un superbe dîner, qui s'acheva par une visite du bar London Calling sur la même Place de Londres, lieu nouveau et sympa, avec concerts tous les soirs et une clientèle jeune et cosmopolite. Très bonne ambiance.

    Très sympa, cette Place de Londres. Elle mérite qu'on y retourne.

  • Au Repos de la Montagne

    Voilà que ce restaurant de quartier, situé à 2 pas de la Place St-Job, vient de renaître. Les 2 nouveaux gérants lui ont redonné son âme d'antan, redécorant le lieu avec les affiches et bibelots de l'époque qui avaient été stockés dans une cave par le propriétaire, ou par des voisins. Tout a été ramené, et l'ambiance est là. Bien là.

    Côté carte, un lunch à 13,50 euro pour 2 plats (ou 10,50 pour un plat) renouvelé chaque jour selon l'humeur du Chef et les produits du marché. Tout est frais, tout est fait maison, et cela se goûte. Que ce soit le succulent Tartare de Boeuf haché à la minute, laitue et frites maison (13,50), le Pavé de Boeuf flambé au Cognac, crémé ou non (15,50) ou le Duo de Solettes Meunières, Mousseline de pommes de terre (17,20).

    Les croquettes de crevettes maison valent, elles aussi, le détour : servies comme il se doit (juste du citron, du persil frit et quelques crevettes grises, et pas avec une immonde salade de carottes râpées et de chou blanc qui accompagne trop souvent cette délicate entrée). L'enrobage est fin et croustillant, la farce est liquide et bien garnie en crevettes. Pas de goût farineux, pas de fromage ou de sauce bisque qui tuent la délicatesse de la crevette grise. C'était vraiment parfait.

    Côté vin, la carte débute à 15 euro et propose quelques flacons intéressants. Le Cairanne 2006 Cuvée Léa Felsh du Domaine Catherine Le Garell, en bio, était vraiment bon, sur le fruit, avec un bel élevage et de la rondeur. A 25 euro la bouteille, c'était fort honnête.

    Bref un endroit à re-découvrir, pour le décor, pour l'ambiance, pour l'assiette et le verre. Et pour l'accueil très sympa des 2 nouveaux gérants dynamiques et pointilleux sur la qualité des matières premières et leur fraîcheur.

     

  • Jacques Marit à Braine-l'Alleud...

    Déjeuner, le week-end passé chez Jacques Marit, un restaurant niché dans la verdure à Braine l'Alleud :

     

    Apéritif maison agréable, mais qui aurait pu être servi un peu plus frais, suivi de quelques mises en bouches sympathiques, dont quelques-unes vraiment bonnes.

    Un "La Fleur Milon 2001" en Pauillac allait nous accompagner pour ce repas. Rien de détonnant, mais fort agréable, sur le fruit. La patronne et la sommelière sont très sympa.

    Pour commencer,  "Les Langoustines de Bretagne en croûte d'Amandes, Crème de Vieux Parmesan, Confiture de Citron et Réduction de Xérès". 4 véritables langoustines bretonnes de première catégorie cuites à la perfection. Mais pourquoi cette croûte d'amandes, atténuant le goût délicat et subtil de ce crustacé ? Quant à la crème de parmesan (très bonne en soit) et aux citrons confits (très bons en soit), ils dénaturent également le goût de la langoustine, d'autant plus que cette association de saveurs n'apporte rien au plat...

    Ensuite, un magnifique filet de Saint Pierre, à la cuisson exemplaire, accompagné de je ne sais plus quoi. L'ensemble était bon, mais il manquait cette petite touche magique qui fait que c'est exceptionnel. Même chose pour l'agneau, servi en 3 préparations : côtes parfaites et cuisson parfaite, filet succulent et raviole un peu sèche, servi avec un risotto qui n'enflamme pas l'assiette.

    Nous n'eurent pas le temps de prendre un dessert, le service n'étant pas fort rapide. Mais les plats étants copieux, nous n'avions de toute façon plus faim !

    En résumé, une salle d'une trentaine de couverts (où il vaut mieux réserver le week-end), des produits de première qualité (bravo) et une maîtrise vraiment parfaite des cuissons (encore bravo) qui valent le déplacement. Par contre, un effort à faire dans l'association des saveurs pour encore monter d'un cran et rendre ce repas magique.

     

  • Le Monde est petit...

    Restaurant situé près du square Montgomery à Etterbeek, découvert jeudi passé et retesté hier soir, avant d'écrire cet article. Coté 13 sur 20 par Gault et Millau, ce qui n'est pas terrible, sauf si le Chef est en progression constante, ce qui est le cas.

    Cadre sympa, bon accueil, outre la carte, un beau tableau de suggestion, prix modérés, quelques possibilités de vins au verre : voilà qui s'annonce bien !

    En entrées, Noix de St Jacques sur millefeuille de mangue et d'avocats (où je n'ai pas saisi la subtilité de l'accord), pointes d'asperges blanches, ravioli carbonara et lardons de saumon fumé (accord magique) et croquettes de crevettes (délicieuses, mais à la croûte un peu molle).

    Côté plats, un magnifique Turbot, en écailles de pommes de terre, sur une sauce verte au cresson (délicieux), et une brochette de lotte sur un curry de légumes (fort bien réussi). Fraîcheur des produits évidente.

    Côté vin, un très bon Chenin sud-africain au verre, une excellente bouteille de Chablis, et une autre de Bandol (La Bastide Blanche 2006), moins convaincante.

    Côté desserts, quelques agréables surprises, dont ce fondant de pommes et sa glace au Calva : pas mal du tout.

    Bref, un resto sympa dont quelques plats valent certainement le détour.

  • Le Chalet Robinson...

    Déjeuner ce midi au Chalet Robinson, dans le bois de la Cambre. Cet établissement ouvert il y a 7 mois, après sa reconstruction fidèle selon les plans d'époque a, de l'extérieur, un charme certain. Pour l'atteindre, un bac payant (1 euro), qui selon l'heure et l'affluence, peut vous faire perdre 15 minutes d'attente, ce qui n'est pas normal.

    Une fois dans le restaurant, décoré de noir et de blanc, notre table de 3, réservée, n'était pas prête : on nous installa à une table de 8, qu'il fallu diviser en 2 et apprêter. On nous demanda ensuite, à 3 reprises, si nous désirions un apéritif... Ils sont gentils, mais c'est mal organisé...

    Nous passons commande à une serveuse qui ne note rien et tente de tout mémoriser : bel exploit, à condition que la commande suive et que rien ne soit oublié, ce qui ne fût pas le cas...

    En entrées, très bonnes croquettes de crevettes maison, tartare de saumon fade et non assaisonné, coeur de salade bien présenté, et marcelin grillé avec ses croûtons pas mal non plus. En plat, un filet pur très moyen, avec une sauce aux échalotes sans goût et des pommes allumettes fort grasses. Un cabillaud Royal qui n'avait rien de royal, sur une purée de rattes et accompagné d'une sauce mousseline : vraiment rien de terrible ! 

    Côté vin, un Cairanne 2006 Bio sympathique, sans plus.

    Bref, un repas fort moyen, dans un lieu bien trop bruyant (malgré les petits baffles acoustiques collés au plafond), avec un service encore hésitant et un trop grand temps d'attente pour le plat. Un endroit branché, qui doit encore fort s'améliorer avant qu'on y revienne...

  • Equinoxx à Uccle...

    Petit déjeuner ce midi dans ce restaurant-Lounge Bar d'Uccle, juste pour essayer.

    Cadre sympathique, service avenant, et carte assez originale composée de plats classiques et d'autres, avec quelques notes asiatiques. Carte de vins fort moyenne, sans véritable coup de coeur.

    Côté entrées, le bouillon à la japonaise se révèle original et surprenant, tandis que les croquettes de crevettes se révèlent trop compactes et manquant de finesse, malgré une chapelure asiatique originale et réussie.

    Côté plats, le wok de canard est moyen (canard trop ferme et légumes trop crus), tout comme le gratin de soles et scampis aux herbes (soles tropicales molles et sans goût). 

    Au niveau vin, un Cabernet-Shiraz australien qui n'a rien de transcendantal, suivi d'un beaujolais encore moins bon. On passera sur les Irisch Coffee, beaucoup trop fort en café. La recette, assez simple (un tiers Jameson, un tiers café et un tiers crème) n'est pas respectée : les 2 quarts de café serré rendent le breuvage dur à avaler, effacent le goût du Jameson, avec, en plus, une nuit blanche assurée.

    En bref, un déjeuner qui ne laissera pas un souvenir impérissable, malgré l'addition assez gentille pour un tel repas.

  • Le Toucan sur mer...

    Enfin essayé ce resto spécialisé en poissons, avenue Louis Lepoutre à Ixelles, à 30 mètres de son grand frère, Le Toucan. 

    Cadre frais et marin, beau bar avec places assises, et beau banc d'écailler intérieur. Accueil sympa, mais implantation des tables hyper-serrée, quasi sans passage : un peu oppressant.

    Côté entrées, les huîtres sont de première qualité, les croquettes de crevettes généreuses, mais sans beaucoup de goût, malgré la quantité respectable de crevettes. Quant à l'assiette de saumon fumé, dommage que les parties brunes du saumon soient servies : il est pourtant si facile en cuisine, d'ôter ces parties grasses renfermant tous les métaux lourds et autres molécules chimiques.

    Côté plat, une raie au beurre noisette parfaite, mais pas fort épaisse, une grande sole meunière, bien, accompagnée de beaux légumes al dente un peu trop crus, et d'une sauce quasi froide, et un filet de Maigre pas terrible du tout, servi emballé de cellophane et baignant dans un jus aqueux sans goût. Par contre, les plateaux de fruits de mer sont parfaits.

    Côté vins, rien d'extraordinaire : une carte ordinaire sans surprises ni coups de coeur, et des vins fort moyens. 

    En résumé, à part les plateaux de fruits de mer qui valent certainement le déplacement, rien de vraiment mémorable pour ce repas, dans un quartier où il est fort difficile de trouver un emplacement de parking.

  • La Cuisine Au Vert à Waterloo...

    Très bon restaurant découvert ce midi à Waterloo : La Cuisine Au Vert, situé Chaussée de Bruxelles 200 G. Un cadre tendance et chaud, un accueil souriant, des tables bien dressées, une carte alléchante, sans parler du lunch 3 couverts à 18 euros.

    Le patron est un passionné, et cela se voit. Passionné de vins d'abord, avec une magnifique carte sur des  millésimes à boire. Très belles suggestions (j'ai opté pour un Sarda Mallet 1999 "Réserve" à 29 euro: un délice). Et très belle cave vitrée trônant au beau milieu de la salle.

    Passionné de gastronomie aussi : toutes les assiettes sont gourmandes, bien servies, et seuls les produits frais et de saison sont cuisinés. Un très bon pain, croustillant à souhait, et une bonne petite mise en bouche, toute en finesse et à la cuisson juste : excellent prélude à un repas qui s'annonce bien...

    La soupe de poissons est magnifique, tout comme les croûtons frottés à l'ail et la rouille qui l'accompagnent. Le dos de cabillaud , assez imposant, cuit à la perfection, repose sur une poêlée originale de légumes de saisons (choux de Bruxelles, radis, carottes, topinambours, etc.) cuite elle aussi à la perfection. Une délicieuse purée de grenailles cuites avec peau complète l'assiette pour un bonheur parfait. Quant à l'assiette de fromages, bien présentée et elle aussi copieuse, elle fait la part belle aux terroirs et au lait cru : un régal !

    Bref, que du bonheur à tous les niveaux dans ce restaurant déjà remarqué par le Gault & Millau 2009 et le Michelin 2010. Dépêchez-vous de découvrir (en semaine car fermé le w-e) cet endroit gourmand, où le goût et la qualité des produits sont mis en avant. Car cela devient de plus en plus rare à notre époque...

  • Le Diptyque de La Villa Lorraine...

    Très agréable soirée, hier, dans ce nouvel espace pris sur les anciens salons de la Villa Lorraine, et transformé en brasserie plus abordable que la salle d'à côté, elle aussi rafraîchie avec bon goût pour l'occasion. Un feu ouvert, un petit coin salon, quelques tables et un bar pour ce nouveau "Diptyque" qui fonctionne sans réservations.

    A la carte, une dizaine de propositions auxquelles il faut ajouter les suggestions du jour, et quelques vins, au verre, dont un excellent Chardonnay belge. On opta pour les croquettes aux crevettes maison (8 euro pièce), vraiment très bonnes (c'est un spécialiste qui vous le dit), puis pour une salade de crustacés (24 euro) composée de scampis, crevettes grises, morceaux de homard, patte de King Crabe gratinée et foie gras, et d'un Blanc de Faisan, Fondue de Chicons et Purée au Céléri (24 euro), un classique, parfaitement maîtrisé.

    Pour terminer, l'Assiette de Fromages Affinés (14 euro) et le Fondant au Chocolat (12 euro) furent parfaits eux aussi. Côté vin, on opta pour un Cairanne 2003 Domaine de l'Oratoire Saint Martin (45 euro), mais vous pouvez déjà trouver des flacons à la moitié de ce prix. A noter : vestiaire et service voiturier, et une boutique dans laquelle vous pouvez trouver quelques spécialités de la maison, dont les fameuses croquettes de crevettes à 3 euro pièce.

    En résumé, voilà un renouveau de la Villa Lorraine bien réussi et qui tombe à pic : cette vieille dame en avait bien besoin. Et pour info, le diptyque est un ensemble composé de deux unités distinctes qui entretiennent une correspondance.

  • L'Arlecchino à Waterloo...

    Triste aventure que ce déjeuner à L'Arlecchino, où une petite serveuse robuste vous "accueille" et  vous envoie illico dans la salle droite (vide et froide), alors que vous vouliez celle de droite (où il y a du monde, mais aussi de la place - places qui resteront libres). Pourtant, nous sommes propres et bien habillés ! On se sent tout de suite exclus...

    Il faudra attendre qu'elle amène le pichet de rouge maison (assommant, au moins 14°) pour qu'on lui demande quelques olives à grignoter. Le panier de pain, lui, n'arrivera jamais. Vous avez juste le temps de manger 4 olives que l'entrée est servie et qu'elle vous retire les olives illico-presto. Ce doit être une denrée rare et chère...

    Les 6 scampis fritti sont petits, enrobés d'une grosse chapelure, d'une sauce tartare en pot et de quelques feuilles de salades. A 2,66 euro le scampi, c'est plus que cher... et pas fameux. Vous assistez ensuite à une engueulade de la serveuse vis à vis du pizzaiolo, pour une table dont les premiers "bouffent" déjà leurs pizzas, alors que les autres ne sont pas servis. Ambiance... et vocabulaire soigné : très agréable.

    Viennent les pizzas, dont le dessous est carbonisé, et laisse des traces brunes peu appétissantes sur le fond de l'assiette. Je n'ai pas l'habitude de manger des denrées brûlées et noires (qui sont  cancérigènes), et ce fût compliqué. Et pas bon. Nous avons refusé desserts et cafés, avons réglé l'addition, et ne reviendrons pas.

    Les restaurateurs devraient se rendre compte que le client recherche un bon accueil, du pain et des olives à table, quelque soit la commande, un pichet maison agréable à boire, et de la qualité dans l'assiette, cuisinée et présentée avec passion, ce qui n'est vraiment pas le cas de cette maison. L'Arlecchino, à Waterloo, c'est zéro.

  • Le Rubens à Knokke...

    J'écrivais, il y a juste un an : "Ce restaurant qui faisait, depuis plusieurs saisons, le bonheur des amateurs de véritables croquettes de crevettes et de poissons ultra-frais est sur le déclin... Notre dernière visite sur cette terrasse bien située sur la digue, et bien exposée fut décevante à plus d'un titre : croquettes de crevettes dont la recette originale a été modifiée, ce qui nous a valu une croûte fort épaisse et molle, et une farce tiède manquant de finesse et d'onctuosité. La déception, quand on est habitué au meilleur... Pour suivre, le réputé pavé de cabillaud Royal. Avant, il s'agissait d'un véritable pavé de cabillaud fort épais, et à la chair fine, grâce à la justesse d'une cuisson parfaite. Aujourd'hui, la portion est facilement réduite de moitié, et trop cuite. On dirait du surgelé ! J'ignore ce qui s'est passé (changement de chef, changement de direction ?), mais c'est le plongeon au niveau qualitatif. Fort dommage."

    Pour y être retourné, je confirme, malgré la foule qui y mange (c'est une usine), que le Rubens, ce n'est plus cela.

    Croquettes de crevettes insipides qui manquent de goût, cabillaud royal qui n'a rien de Royal (qu'ils indiquent filet de cabillaud sur la carte et tout rentrera dans l'ordre), américain préparé mal préparé et manquant cruellement de condiments divers, et mouche découverte dans la casserole de moules (et qui a juste provoqué un rire de la serveuse, sans aucun embarras ni excuse).

    A 60 euro le couvert, excusez-moi, mais il y a mieux ailleurs ! A la Ciboulette, par exemple.