ressources naturelles

  • 0/20 pour le Sommet de Rio 2012...

    « Nous sommes en train d’étendre aux processus vitaux de la planète les mêmes logiques de financiarisation qui ont causé la crise financière », dénonçait le chercheur Christophe Bonneuil, à la veille de la conférence Rio+20. 

    L’une des plus éminentes revues scientifiques mondiales, « Nature », a publié un rapport accablant en préambule au  Sommet de la Terre sur le développement durable, Rio+20, qui s'est déroulé du 20 au 22 juin.

    Les notes attribuées à la mise en oeuvre des trois grandes conventions adoptées lors du premier Sommet de la Terre à Rio en 1992 sont les suivantes : la Convention sur la diversité biologique – 0/20 ; la Convention-cadre sur les changements climatiques – 0/20 ; la Convention sur la lutte contre la désertification – 0/20. L’humanité peut-elle encore éviter l’expulsion ? 

    Nous savons depuis au moins une génération que la planète doit changer de trajectoire. Et personne ne fait rien.

    Au lieu de faire tourner l’économie mondiale avec des combustibles fossiles, nous devons bien davantage avoir recours aux alternatives produisant moins d’émissions de carbone, comme les énergies éolienne, solaire et géothermique.

    Au lieu de chasser, pêcher et défricher sans tenir compte des répercussions sur les autres espèces, nous devons aligner notre production agricole, la pêche et l’exploitation forestière sur les capacités de renouvellement de l’environnement.

    Au lieu de laisser les membres les plus vulnérables de la population mondiale sans accès à la planification familiale, à l’éducation et aux soins de santé de base, nous devons mettre fin à la pauvreté extrême et réduire les taux de fécondité très élevés qui persistent dans les parties les plus pauvres du monde.

    En bref, nous devons reconnaître qu’avec sept milliards d’habitants aujourd’hui, et neuf milliards vers la moitié du siècle, tous interconnectés dans une économie mondiale de haute technologie et gourmande en énergie, notre capacité collective à détruire les systèmes indispensables à la vie est sans précédent.

    Et pourtant les conséquences de nos actions individuelles sont en général tellement éloignées de notre conscience quotidienne que nous risquons de tomber dans le précipice sans même nous en apercevoir.

    Lorsque nous allumons nos lampes et nos ordinateurs, nous ne sommes pas conscients des émissions de carbone qui en résultent. Lorsque nous consommons nos repas, nous ne sommes pas conscients de la déforestation causée par des pratiques agricoles non durables.

    Et lorsque des milliards de nos actions s’associent pour provoquer des famines et des inondations ailleurs dans le monde, accablant les plus démunis dans des pays comme le Mali et le Kenya en proie à la sécheresse, rares sont ceux à être même vaguement conscients des pièges dangereux de l’interconnexion mondiale.

    Il y a vingt ans, la communauté internationale a tenté de faire face à ces réalités au moyen de traités et de lois internationales. Les conventions issues du premier Sommet de Rio en 1992 étaient pertinentes : bien pensées, clairvoyantes, inspirées par un esprit civique et axées sur les priorités mondiales. Et pourtant elles ne nous ont pas sauvés.

    Ces traités ont continué à vivre dans l’ombre de nos politiques quotidiennes, de notre imaginaire et réapparaissant selon les cycles d’intérêt des médias. Les diplomates se sont traînés d’une conférence à l’autre pour les faire appliquer, sans produire d’autres résultats que la négligence, des retards et des chamailleries sur des questions de droit.

    Vingt ans plus tard, nous n’avons que ces notes désastreuses pour preuve de nos efforts.

    Article de Jeffrey D. Sachs sur lecercle.lesechos.fr

     

     

  • Vivre plus simplement...

    On pourrait dresser d'autres tableaux tels que celui qui figure ci-dessous, et qui concernerait la disparition des forêts primitives, la disparition des espèces animales, la disparition de la biodiversité végétale, l'accroissement de la pollution atmosphérique et marine, et j'en passe... L'empreinte de l'homme sur son environnement atteint un stade qui dépasse l'entendement. La raréfaction des ressources naturelles (tableau ci-dessous) entraînera des guerres, tout comme la pénurie d'eau potable. Nous devons donc tout changer : notre mode de vie doit devenir réfléchi et respectueux de l'environnement et rejeter les principes de cette société de consommation folle. Nous devons tenter d'être autonomes en énergie (maisons passives, énergies renouvelables, récupération des eaux de pluies), utiliser des moyens de transport propres et respectueux de l'environnement, manger moins de viande (la production d'un kilo de boeuf nécessite autant d'eau qu'une douche quotidienne pendant 2 ans, et l'élevage industriel consomme, par an, autant de céréales que les indiens et les chinois réunis ), refuser de consommer les espèces de poissons surpêchées ou en voie d'extinction, manger des produits de saisons régionaux et si possible bio (pour éviter les pesticides cancérigènes, retrouver le goût authentique, et surtout ne pas répondre à l'offre de produits provenant de l'autre côté de la planète), bien gérer nos déchets (afin que le recyclage total puisse être possible), éviter l'usage du papier et refuser ces montagnes de pubs dans nos boîtes aux lettres (en pensant aux forêts), et nous rapprocher de la nature, en l'aidant et en la préservant. C'est la seule issue de secours possible, et à condition que chacun d'entre-nous s'y mette... Terriens, il est temps d'agir...