respect de l environnement

  • Les paniers BIO à Bruxelles...

    Les principales filières de paniers bio à Bruxelles :
    Les réseaux émanant des fermes de la Région flamande sont les plus anciens implantés à Bruxelles. Les deux filières principales, 
    Den Diepen Boomgaard (producteur) et Biohoeve De Lochting-Dedrie (producteur), sont des fermes qui s'intègrent à des projets plus globaux de réinsertion professionnelle.

    Terrabio
    , en plus de sa vente directe quatre fois par semaine à l'Atelier des Tanneurs, développe un réseau de distribution de paniers de fruits et légumes, intégrant produits locaux (intermédiaire) et d'Italie. On peut aussi leur commander à part des pommes de terre et des oignons. Chaque panier est accompagné de recettes et d'infos sur les producteurs. Tous les fruits et légumes proviennent directement des producteurs locaux belges (GPFL) et de coopératives de producteurs européens associés faisant partie du réseau Mandala Organic Growers. Les paniers peuvent être retirés à l'Atelier des Tanneurs lors du marché le mercredi et le vendredi. Terrabio livre aussi tout groupe intéressé qui s'organise afin de rassembler des commandes et crée un point d'enlèvement !

    Exquisite Green propose des paniers de légumes ou de fruits de différents prix, et assure des livraisons à Bruxelles ainsi que dans le Brabant wallon. Cette nouvelle filière dynamique, créée en novembre 2009, s'approvisionne surtout auprès de GPFL, plate-forme d'une dizaine de producteurs belges. Exquisite Green livre sur les lieux de travail, à domicile et dans des points de collecte.

    The Peas fournit également des paniers dans les différentes communes de Bruxelles, au départ de leur épicerie située à Etterbeek. Deux gammes de produits au choix : Bioproximity, qui contient uniquement fruits et légumes de saison et locaux, fournis par la ferme Tournel (Toubio) et la coopérative GPFL ; et Biodiversity, qui contient aussi quelques produits étrangers, de chez Pronatura ou GPFL

    Biogusto livre des paniers bio à domicile, dans des points de dépôt et des entreprises.

    Cookitude
     livre des paniers de fruits et légumes classiques mais aussi des "paniers-recette" avec tous les ingrédients + une recette détaillée pour un repas.

    A signaler aussi, Roland Masson et 
    Alternature qui livre aux particuliers toute la gamme de l'alimentation bio (intermédiaire, achat chez le grossiste) via des paniers à composer et commander via internet.

  • Qui consomme bio ?

    Une étude du CRIOC nous apprend que les jeunes âgés de 18-29 ans sont plus nombreux à déclarer une alimentation davantage basée sur les denrées alimentaires biologiques : les jeunes achetant des denrées alimentaires biologiques sont 44% à déclarer une alimentation pour moitié basée sur les aliments biologiques et  47% à déclarer que leur alimentation ne comprend qu’une faible part de produits biologiques. 


     Le même constat peut se faire pour les ménages de 3 personnes : les ménages de trois personnes qui achètent des produits biologiques sont 46% à dire que la moitié de leurs aliments sont d’origine biologique et 49% àdire que leur alimentation ne repose que pour une faible part sur les aliments biologiques. 


    Le groupe social exerce une influence : l’alimentation des GSS (groupes sociaux supérieurs) qui achètent des denrées biologiques comprend davantage d’aliments biologiques que celle des personnes appartenant aux GSI (groupes sociaux inférieurs). Le groupe social est un facteur d’influence qui traverse toute l’enquête. Les consommateurs appartenant aux groupes sociaux supérieurs (GSS) sont plus nombreux à acheter des aliments biologiques que ceux appartenant aux groupes sociaux inférieurs (GSI). Ils y consacrent aussi une plus grande part de leur alimentation. 

    Ces constats peuvent s’analyser à la lumière des perceptions: les GSI pensent moins que les autres que 

    les aliments biologiques sont autant, voire plus contrôlés que les aliments conventionnels, qu’ils sont meilleurs pour la santé et pour l’environnement, qu’ils ont meilleur goût et qu’ils présentent des caractéristiques plus intéressantes en cuisine. Évidemment, le prix doit être pris en compte dans cette analyse.  

  • Energie payante ou gratuite...?

    Un modèle de prise universelle a été présenté à la Foire de Hanovre (20 avril). «Cette prise triphasée, supportant une tension de 400 volts, permettra un chargement des voitures en quelques minutes» a indiqué la porte-parole du fournisseur RWE. Parmi les groupes s'étant entendus sur ce modèle standard figurent les constructeurs BMW, Daimler, Fiat, Ford, General Motors, Mitsubishi, PSA Peugeot Citroën, Toyota et Volkswagen, ainsi que les groupes énergétiques EDF, EnBW, Endesa, Enel, Eon, Npower, RWE et Vattenfall.

    Eviter que ne se reproduise les divergences de systèmes PAL et Secam ou PC et Mac, telle est l'initiative prise par une vingtaine de constructeurs automobiles et fournisseurs d'énergie.

    Ce qui m'irrite dans cette histoire, c'est qu'on y retrouve les multinationales fournisseurs d'énergie traditionnelle, qui poussent pour la voiture électrique, pour pouvoir nous facturer l'électricité lourd et cher, alors que la solution c'est l'hydrogène, quasi gratuit !

    Sachez que la HONDA FCX, à l'essai depuis 2002, et commercialisée aux USA depuis 2 ans (600 dollars/mois en leasing) dispose d'une pile à combustible compacte (moins de 70 kg) et relativement puissante (136 ch) pour une autonomie pas ridicule de plus de 450 km. Dégagement de CO2 : 0 ! On se demande seulement pourquoi Honda n'en construit que 100 par an, alors que des millions de conducteurs l'attendent ? 

    Blocus des lobbies énergétiques et des multinationales vendant l'énergie ? Hésitations des gouvernements effrayés de voir filer les taxes sur l'énergie, et leur budget fondre? Pourtant, l'avenir est là et bien là : de l'hydrogène produit à partir de l'eau ! Mais il est difficile de taxer l'eau. Quoique, on y arrivera sûrement, car ils sont capables de tout, ces fous.

    Et en attendant, on pollue. Et on crée une étape intermédiaire, avec une prise universelle, pour continuer à assurer des revenus à ces multinationales énergétiques, qui dirigent le monde. Au dépend de la planète et des dégagement de CO2. Juste pour le profit.


  • Agro-alimentaire et malbouffe...

    Chaque année en France, la malbouffe provoque trois fois plus de morts que le tabac et cinquante fois plus que les accidents de la route. Elle est en partie responsable de 30 % de nos cancers, de nos 500 000 insuffisants cardiaques, de 2 millions de diabétiques et de 8 millions d'obèses. Effarant. En un demi-siècle, le contenu de notre assiette s'est radicalement transformé. Aujourd'hui, 80 % des aliments que nous avalons sont industriels. Souvent trop gras, trop sucrés, trop salés et bourrés de chimie.


    Un constat dénoncé dans un livre qui paraît cette semaine « Les 100 meilleurs aliments pour votre santé et la planète » (Fayard, 336 pages, 19 E).

     Son auteur, le docteur Laurent Chevallier, met les pieds dans le plat. « Plus personne ne peut nier le lien entre les dérives d'une certaine forme d'alimentation industrielle et l'augmentation significative de certains cancers et maladies cardiovasculaires,explique ce consultant en nutrition attaché au CHU de Montpellier. Je tire la sonnette d'alarme parce que, lors de mes consultations, je suis confronté tous les jours aux victimes de la malbouffe. »


    Comment en est-on arrivé là ? Pour produire en quantité, le plus vite possible, au plus bas coût, les ingénieurs agronomes ont créé des variétés de légumes, de fruits et de céréales qui poussent plus vite, « boostées » à coups d'engrais et de pesticides dont on retrouve les résidus sous notre fourchette. De la même façon, on a sélectionné des races d'animaux à gros rendements. Des « usines sur pattes » qui fonctionnent avec des granulés hautement énergétiques. Un super-carburant qui a altéré la composition de la viande, du lait ou des oeufs.


    Une matière première bas de gamme, qui est ensuite transformée au point de perdre une partie de ses nutriments, vitamines et arômes. Au milieu des années 80 la chimie s'est invitée en cuisine. Pour ressusciter le goût perdu dans le processus industriel, on a réinjecté en bout de chaîne des arômes artificiels, mais aussi des conservateurs pour allonger la durée de vie des produits, des colorants pour les rendre plus tape-à-l'oeil, des correcteurs d'acidité, sans oublier les émulsifiants, antiagglomérants, gélifiants et autres agents d'enrobage... Aujourd'hui, l'industrie agroalimentaire dispose de 357 additifs autorisés qui remplissent 24 fonctions différentes. « Un cocktail chimique dont on évalue mal tous les effets sur notre organisme », avertit Laurent Chevallier. Ajoutez-y des emballages en plastique dont certains composants ont une fâcheuse tendance à migrer vers les aliments...


    « Notre nourriture n'est plus adaptée à nos gènes. Non seulement on y a ajouté des substances chimiques mais on l'a bourrée de mauvais gras pas cher à produire, hypercalorique comme l'huile de palme. Et surtout de sucre et de sel. » Des appâts gustatifs désormais utilisés à tout-va par l'industrie agroalimentaire. Nous consommons ainsi chaque jour 8,5 grammes de sel, quatre fois plus que nos besoins physiologiques. Quant au sucre-une « calorie vide » dans le jargon des nutritionnistes, c'est-à-dire qui ne contient rien d'autre que de l'énergie-, nous en avalons 35 kilos par an. 75 % de ce sucre étant directement incorporé dans les aliments par les industriels. 


    Un désastre nutritionnel longtemps masqué par les progrès réalisés sur le plan de l'hygiène. En aseptisant notre alimentation, les industriels ont fait chuter le nombre de morts par intoxications alimentaires, et l'invention du réfrigérateur ajouté à l'usage des antibiotiques a fortement diminué l'incidence des cancers de l'estomac provoqués par des bactéries. Mais, dans le même temps, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l'obésité ont explosé. Pour la première fois, malgré les progrès continuels de la médecine, l'espérance de vie d'un Américain naissant aujourd'hui ne dépassera pas celle de ses parents. Elle sera même plus faible dans les classes défavorisées.


    Si l'on commence à se préoccuper de qualité nutritionnelle, le risque que fait peser la présence de molécules chimiques dans nos aliments n'est pas suffisamment pris en compte. Ce que dénonce Laurent Chevallier. « N'ayons plus la naïveté de croire que si des ingrédients étaient nocifs on ne les trouverait pas dans les magasins. Régulièrement, des produits que nous avons consommés pendant des années sont retirés du marché. » La preuve, selon lui, que l'on nous met sur la table des aliments mal évalués. « On a mis trente ans à s'apercevoir que le E128, un colorant pour saucisses industrielles, attaquait les cellules du côlon chez le rat et la souris. » On a pourtant multiplié les instances de contrôle. « Pour évaluer la dangerosité d'une substance chimique, les agences se contentent la plupart du temps des études fournies par les industriels à partir de cahiers des charges inadaptés. Sans compter qu'un certain nombre de leurs experts travaillent avec ces mêmes industriels. »Bref, les mailles du filet seraient trop lâches. « Je suis sidéré que l'on n'avertisse pas les femmes enceintes des risques liés aux substances chimiques de notre alimentation. » Le cas du BHA fait bondir le nutritionniste. Cet additif, présent dans certains chewing-gums, est considéré comme cancérogène. Mais, au lieu de l'interdire, on a demandé aux industriels d'en diminuer la teneur, sans même les obliger à en indiquer la concentration sur l'étiquette.

    « Nous ne devons pas attendre que les pouvoirs publics durcissent la réglementation, au risque de revivre ce que l'on a connu avec l'amiante ou le plomb.

     

    C'est au consommateur d'agir, dès maintenant . » Dans son livre, le docteur Chevallier donne les clés pour faire le ménage dans nos assiettes. Il dresse ainsi la liste de 100 produits « modèles », à acheter sans risque. Et surtout, il désigne une dizaine de « marqueurs de malbouffe ». Des ingrédients faciles à repérer sur l'étiquette, qui doivent faire office d'épouvantails. A vos courses !


    Cet article, paru dans "Le Point" devrait nous conforter dans le fait de boycotter tous les produits des multinationales agro-alimentaires et de nous tourner vers des petits producteurs locaux et bio, en re-mangeant selon les saisons, comme le faisaient  et le font encore nos grands-parents. Eux, vivront longtemps. Beaucoup plus longtemps que nous... 

  • Consommateur moins con...

    Malgré la crise, acheter écologique, sain, éthique mais refuser de payer davantage pour des produits répondant à ces critères de base. C'est la "consommation positive" qui, à l'heure du développement durable, commence à s'imposer.

    Au delà de la Semaine du développement durable - dont la 7è édition se tient du 1er au 7 avril -, ce mouvement concerne déjà plus de 30% des consommateurs du monde industrialisé, notamment en France, et des grandes économies émergentes, selon l'agence de conseil Risc International, qui a conduit une étude dans 54 pays (dont Chine, Inde, Brésil..).

    La consommation positive, explique la directrice de l'agence Sharon Greene, s'exerce en cinq dimensions: écologie, éthique, social, bien-être et santé.

    Le "consommateur positif" n'est pas dans la décroissance; il veut continuer d'acheter, mais se montre sélectif, réclame des entreprises du respect, des innovations pertinentes, pas des gadgets, et traque les incohérences du message, résume-t-elle.

    "C'est un consommateur qui pense pouvoir influer sur le cours des choses, entretenir des relations plus équitables et plus éthiques avec le reste du monde", insiste Matthieu Faullimel, directeur du département des Tendances futures chez Risc. "Il ne veut plus être culpabilisé, ni floué par les grandes marques".

    "Les grandes marques sont en décalage par rapport au consommateur, plus suivistes qu'initiatrices, elles finissent par répondre à la demande. Mais jouer le développement durable ne suffit plus", reconnait Sharon Greene.

    Mais "30%, c'est un vrai mouvement: la crise intervient alors qu'il est déjà installé et les entreprises qui ne se sont pas interrogées jusqu'ici ont du souci à se faire. Il est temps pour elles de remettre le consommateur au coeur de la chaîne et non plus devant le fait accompli", conclut Matthieu Faullimel.

    La crise a ceci de bon que tout le monde doit se remettre en question. Les valeurs changent. Et il faudra être du bon côté quand l'économie ira mieux. Tout bénéfice pour le consommateur averti, recherchant des produits sains et de qualité, respectueux de l'environnement et éthiques.