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  • Dégustation du lundi 264

    Nouvelle dégustation du Clos à 6 ce lundi soir, avec un premier vin blanc à la robe dorée et au nez floral sur des notes de pamplemousse, de pomme et de pêche blanche. C'est fort bon en bouche, avec une superbe attaque sur la finesse, bien que ce soit riche, mais porté par une belle acidité. Et une incroyable longueur pour ce vin mûr, déclassé car trop atypique par rapport à l'appellation : "Je suis viré" 2011 en Vin de France de Philippe Valette. On est en Viré-Clessé, en Bourgogne.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe grenat et au nez de Beaujolais sur une fermentation carbonique. En bouche, il y a un côté chaud assez déplaisant à l'attaque : c'est trop riche et chaptalisé, avec quasi un soupçon de banane en finale. On aurait préféré un bon jus. Raisins Gaulois 2014 en Vin de France de Lapierre.

    Le second rouge présente une robe foncée mais évoluée et un nez de vieux bordeaux pour moi. En bouche, on est sur des notes de Cabernet Franc, sur un élevage fondu, mais sans le poivron, ce qui amène certains vers Chinon, alors que d'autres évoquent un bourgogne ou une vieille Grenache... Les Varennes du Grand Clos 1996 en Chinon du Domaine Charles Joguet. On est ici en Cabernet Franc de pied.

    Le troisième rouge présente une robe identique mais avec un superbe nez lacté sur des notes de cuir, de cigare et de viande séchée. En bouche, c'est un peu chaud, mais pas mal du tout : on est sur le cacao, le menthol, la réglisse et le lard fumé, avec des tannins fondus. Domaine de la Bastide Blanche Cuvée Fontanieu 1990 à Bandol. Un grand flacon acquis sur place en décembre à la vente aux enchères de la Fête du Millésime.

    On passe au flacon suivant, et sa robe foncée. Son nez, avec un soupçon de coccinelle écrasée, nous amène naturellement en Loire. En bouche, c'est fort jeune mais très plaisant avec un beau fruit. Personnellement, j'ai un petit problème en finale avec un côté rafles asséchant, alors que les autres évoquent des tannins enrobés... Grappes entières 2011 en Anjou d'Agnès et René Mosse. 

    Les sixième et septième flacons sont servis en même temps afin de mieux pouvoir les comparer. Et ce ne fût pas aisé ! Le premier a une robe plus claire que le second. Le nez du premier, floral avec des notes de miel, évoque la Bourgogne pour l'un, Morgon pour l'autre. Le nez du second est tout à fait différent et évoque une autre région. Le premier est bon, fin et long, avec du velouté en finale. Il est plus fruits rouges et bourguignon que le second. On évoqua alors un Languedoc pointu. Le second est plus sur les fruits noirs, les pruneaux, les prunes fraîches, avec une élégance absolue malgré le côté épicé. Il paraît moins souple et moins accompli que le premier, avec une finale moins agréable. Mais tous les 2 sont sur la fraîcheur et la finesse. La Rouge Arbin 2011 Mondeuse du Domaine Louis Magnin en Vin de Savoie et La Brova 2009 Arbin, toujours de Louis Magnin en Vin de Savoie. Juste pour info, la Mondeuse est le seul cépage rouge admis en Arbin, et Louis Magnin vient d'arrêter de produire ses vins...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec chacun un très grand flacon pour célébrer, au Clos, nos 18 ans. Qui vivra verra... 

     

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  • Dégustation du lundi (104)

    Un beau petit lundi à 5 pour une dégustation à l'aveugle sur le thème "du vigneron de plus de 40 ans", ce qui n'est pas trop restrictif... tellement il y en a.

    Premier flacon à la robe foncée et au nez d'alcool et de gamay. La bouche, huileuse et pas très libérée ne me plaît pas trop, là où d'autres s'extasient (toujours les 2 mêmes, d'ailleurs) : Premières Vendanges 2008 Touraine d'Henry Marionnet. Le vrai goût du vin, paraît-il. Encore faut-il apprécier le Gamay.

    Le second flacon présente une robe plus noire, avec aussi de l'alcool au nez. Mais la bouche est concentrée, puissante, mûre. C'est ensoleillé, mais avec toute la finesse du fruit. Château de Gaure 2007 en Vin de Table de Latour Trinbach. C'est la première fois que l'on boit ce vin, bientôt Bio, en rouge. Pas mal du tout.

    Troisième bouteille, à la robe noire également, et au premier nez sur un fort beau fruité et quelques notes boisées fondues. la première bouche est ronde et fondue sur des petits fruits rouges. Hélas, le second nez et la seconde bouche s'avèrent nettement plus boisés, trop boisés. Peut-être encore à attendre ? Château La Louvière 2000 Pessac Léognan d'André Lurton.

    Quatrième flacon, à la robe évoluée, et au nez superbe, mais évolué lui aussi. En bouche, beaucoup d'élégance et de finesse, sur du fruit, mais aussi sur du cuir avec des notes animales. Les 14° d'alcool sont bien intégrés dans le fruit : l'équilibre est parfait. Clos des Papes 1995 Châteauneuf-du-Pape de Paul Avril. Très belle bouteille.

    La semaine prochaine, vacances de Carnaval et lendemain de Saint-Valentin : nous nous retrouverons donc dans 15 jours sur le thème du millésime 2000. 

     

     

  • Dégustation du lundi (90)

    Soirée anniversaire à 4 (le cubain étant reparti aux States). Le pinot a été vendangé au Clos, les cépages bordelais, très sains, seront vendangés plus tard. Ce devrait être un bon millésime.

    Premier flacon, à la robe jaune paille, et au nez de miel et de pamplemousse rose, sur un boisé léger. La bouche, lourde et dense, écrase la langue, mais c'est sec et vif sur les côtés, avec une belle finale qui rappelle un champagne plat, avec un beau potentiel. On est sur un Bourgogne 2006 ou 2007 : Rully 1er Cru "Grésigny" 2007 de Paul Jacqueson "En Chévremont" à Rully. Un grand classique.

    Second flacon, à la robe légère, en rouge. Un nez de cerises, d'alcool et de bois. En bouche, des fruits rouges à l'alcool, sur une belle longueur, et assez jeune. Mais cela manque de densité, de chair, et c'est trop chaud. Pommard "Les Vaumuriens" 2006 de J.F. Coche-Dury, qui d'habitude, fait plus dans la dentelle. Dommage.

    Troisième flacon, à la robe noire, et au nez de feuillage, d'humus, et de champignons. La bouche, ronde, souple, fondue et longue, avec un côté crayeux, sur un beau fruité et un boisé intégré. Belle complexité et beaux tannins. Château Pape Clément 2000 Pessac Léognan, Grand Cru Classé de Graves.

    Quatrième flacon, à la robe noire mais au contour pourpre. Nez discret de fruits cuits, de prunes. En bouche, un vin moderne et jeune dans un beau millésime, avec un beau petit grain. Moins intense en fruits, sucré et chaud, mais sans lourdeur, et avec un peu de sécheresse, d'automne et de musc en finale : Domaine de La Grange des Pères 2006, par Vaillé à Aniane.

    Dernier flacon, à la robe dorée, et au beau nez prometteur. Hélas, en bouche, ce Rieussec 2001, Grand Cru Classé de Sauternes, côté 99/100 par Parker, s'est avéré trop moelleux, trop confit, manquant de nervosité et de vivacité, malgré une fin de bouche sur de l'abricot sec. Il est concentré, mais sur un raisin trop mou. Décidément, Parker n'est pas le Pape...

    Lundi prochain, des vins à la robe noire. Dégustation en Saint Julien. Bonne semaine à vous tous.

  • Dégustation du lundi (89)

    La dégustation de ce soir "A la découverte de ..." débuta par une verticale du Clos de laquelle je retiens le 2002 qui rappelle un vieux bourgogne et ses vieux arômes, et le 2003 au nez sauvage sur des petits fruits, mais à la finale en bouche trop chaptalisée. 2005, 2006 et 2007, non sulfités, nous donnent des vins "naturels" qui évoquent soit la kriek, soit un bon vin blanc avec une belle vivacité, soit la kriek, encore, riche et onctueuse, mais avec un problème en finale... Rappelons quand même que ces 3 millésimes n'ont pas bénéficié d'étés chauds et ensoleillés. 2008 n'est toujours pas en bouteille, et 2009 n'est pas encore vendangé. Ce sera pour cette semaine.

    Je passerai sur les 2 premières bouteilles de la dégustation de ce soir (Pelter trio 2005 Israël, vanillé, boisé, bordelais mais chaud et sans élégance, et Vaio, Morellno di Scansano 2008, au nez de bonbon, avec de l'alcool, et à la bouche plate et sèche) pour m'attarder sur les 2 suivantes.

    Troisième bouteille, à la robe foncée, mais marquée par l'évolution, et au très beau nez de bordeaux sur des tomates confites. En bouche, une belle fraîcheur et une ouverture complexe, mais sans grande concentration ni puissance. C'est un grand vin sur un petit millésime : Château Beauséjour Duffau Lagarrosse 1987. Encore très agréable à boire.

    Quatrième bouteille, à la magnifique robe ambrée et profonde. Un nez magnifique, puissant et frais, et une bouche exceptionnelle, sur une belle acidité (sans l'épaisseur de Sauternes) ; Bianco Amabile 1988 Vino da Tavola Veronese de Quintarelli Giuseppe, titrant 14 + 3 % vol. Les bouteilles de ce vigneron atypique nous ont, chaque fois, rendus fous : c'est un magicien ! Hélàs, le prix des flacons nous empêche d'en boire tous les jours...

    Lundi prochain, dégustation anniversaire à 4, avec de beaux flacons, comme il se doit.

     

  • Dégustation du lundi (83)

    Pas de dégustation lundi soir : nous n'étions que 2 pour couper toutes les feuilles de vigne atteintes par le redoutable mildiou... Et les départs en vacances de 3 comparses sur 5, fin de cette semaine, ne vont pas arranger les choses pour les lundis suivants...

    Par contre, pour compenser, en ce 21 juillet 2009, et pour fêter cela en joyeuse compagnie, je rentre d'un petit déjeuner-pétanque qui s'est déroulé au Provençal, à Nil Saint Vincent, où Chouchou et Robert oeuvreront encore 10 jours avant de prendre une pension bien méritée.

    Champagne Martel Cuvée Victoire 1996 en magnum, pour commencer : un Champagne étrangement toujours sec et jeune, avec une belle acidité, mais manquant un peu d'ampleur.

    En attaquant le superbe déjeuner, un Beaune 1er Cru "Les Bressandes"2005 de Rapet Père & Fils, à la bouche beurrée et citronnée, très bien construit et fait pour durer, suivi d'un Château Génot-Boulanger, Meursault "Les Meix Chavaux" 2007, dans la lignée du premier, mais en plus gentil.

    On passa aux rouges, avec un premier vin, noir, au nez de cassis concentré. En bouche, des fruits noirs et du cassis exubérants et un boisé bien fondu dans la puissance du vin. Certains pensèrent à une Syrah concentrée... Clos du Marquis 2000 en Saint Julien. Rien à voir avec le Léoville-Las-Cases 2000, plus boisé et au fruité moins exubérant. Très belle bouteille.

    Le second vin rouge présenta un nez terriblement cabernet, fruité et technique. La bouche, puissante sur des mûres et des notes de cacao, au boisé fondu sur des tannins jeunes encore présents, avec de la finesse, de la rondeur et une fort belle longueur : Château Lafite Rothschild 1996 en Pauillac.

    Le dernier vin rouge, à la robe plus claire, rubis, et au nez de pinot, nous offrit une bouche sur des fruits légers (fraises, framboises), puis sur un fruit noir. L'acidité et les tannins sont encore fort marqués, avec de l'astringence en finale, car le vin est jeune : Echezeaux Grand Cru 2006 du Domaine Nudant.

    On acheva ce bel après-midi sur un vin à la robe ambrée, au nez d'abricots, et à la bouche puissante et exubérante, toujours sur l'abricot, et sur une fort belle longueur interminable : Château Yquem Lur-Saluces 1983 en Sauternes. Un régal ! J'ignore pourquoi, mais moi, j'aime bien les 21 juillet !

  • Dégustation du lundi (82)

    Me voilà revenu du Sud pour cette petite dégustation improvisée au Clos, après avoir traité le vignoble contre une attaque de mildiou. Première bouteille, à la forme peu commune, à la robe jaune pâle et au nez frais. En bouche, du gras, mais un manque de chair et de tension en milieu de bouche : Château de Fontcreuse 2008 en Cassis. Seconde bouteille : robe trouble et ambrée, nez de vieux vin et de cidre et bouche oxydée pas fort plaisante pour 2 d'entre-nous et adorée par le 3ème luron... Skelvelday 2006 Sancerre de Sébastien Riffault. Troisième flacon, à la robe jaune paille, au nez beurré et citronné et à la bouche grasse, sur des agrumes, typique du Chardonnay, mais avec un manque de complexité : Château Vitallis 2003 en Pouilly-Fuissé Vieilles Vignes de Denis Dutron. Quatrième flacon : robe orangée et nez d'abricots et de pomelo. La bouche, très Gewurztraminer, classique, sur de la pêche confite, des abricots et des épices (curry) : Hardt Gewurztraminer 1999 Alsace de Pierre et Jean-Pierre Rietsch. Cinquième flacon, en rouge, au nez mûr et travaillé de tarte aux cerises qui sort du four, puis d'épices et de poivre. La bouche, sanguine, mais sans le gras d'un vin espagnol, nous dirige vers l'Italie : élevage prolongé, fraîcheur et belles notes boisées fondues. Sito Moresco 2006, Langhe de Gaja, à Barbaresco dans le Piémont. Belle bouteille. En sixième position, un vin à la robe pourpre et au nez d'oeuf pourri, de bouquetin et d'étable. En bouche, malgré le beau fruit, mais aussi le boisé et la sécheresse, un vin à cracher qui s'estompe assez vite sur un cabernet franc, avec ses défauts et sa typicité : Amatéus, Bobi 2006 en Saumur Champigny de Sébastien Bobinet. Inutile d'indiquer vin naturel sur le bouchon : cela se sent et se goûte ! Heureusement, ils ne sont pas tous comme cela... Septième et dernière bouteille à la robe noire et au nez fumé et boisé. La bouche, identique au nez, sur des fruits surets effacés, comme vieilli artificiellement : Grand Vin du Château de Pommard 2005 de la Famille Giraud et vinifié par Philippe Charlopin. La suite lundi prochain, à 5.