reflechi

  • L'heure des révolutions...

    Quand, il y a plus de deux ans, j'écrivais le premier article de ce blog, j'étais loin de m'imaginer que les choses iraient si vite ! Crise économique, développement fulgurant des nouvelles technologies, souci grandissant de protéger l'environnement, tout concourt à modifier nos modes de vie : qu'il s'agisse de nos façons de consommer, de nous déplacer, de communiquer, de manger, de nous divertir, notre quotidien est en plein bouleversement.

    Les valeurs d'hier s'écroulent (constructeurs automobiles, hypermarchés, la télé et la presse écrite, l'hyper-consommation, banques, publicité, etc.) : les consommateurs sont à la recherche d'un nouveau modèle et sont en train d'en essayer plusieurs : frugalité, prime au qualitatif, achats responsables et durables, recherche du moins cher, déconsommation...

    Dans "Le Monde" de ce week-end, les 10 révolutions en cours : On ne jette plus sans trier (63% des déchets sont triés contre 25% en 1992), on n'a plus besoin de posséder (vélos, films, portables : dans notre société de services, posséder n'est plus aussi indispensable), on ne vit plus sans connexion (GSM et Internet sont désormais des produits de première nécessité), on délaisse la télé (les jeunes générations passent plus de temps devant l'ordinateur et délaissent le petit écran), on retourne en ville (les grands pôles urbains séduisent de nouveau), on veut tout gratuit (les jeunes générations se sont habituées à avoir accès à la musique, aux films et à l'info sans payer), on remplit moins son chariot (le commerce de proximité reprend le dessus sur les hypermarchés), on mange autrement (on redécouvre les fruits et les légumes, en pensant à sa santé, mais aussi à la nature), on lâche sa voiture (autrefois symbole de liberté, aujourd'hui trop chère et polluante, elle ne fait plus rêver). 

    C'est la fin de l'hyperconsommation et la fin de l'ère du consommateur passif. Le consommateur devient actif, expert et n'est plus manipulé par la publicité. En prenant garde que la préservation de la nature ne redevienne un marché dans lequel tout recommencerait comme avant...