rechauffement planetaire

  • Pas fous les belges...

    La vigne, dont les spécificités sont très liées à des critères météorologiques, s'apprête à vivre une phase de grande mutation -notamment géographique- en raison du réchauffement de la planète, selon des scientifiques réunis à Dijon à l'occasion d'un colloque sur le thème: "Réchauffement climatique, quels impacts probables sur les vignobles?". (28-30 mars). La date des vendanges est à ce titre un outil précieux de l'évolution climatique: une variation d'un degré par rapport à la normale entre mai et août entraîne une variation de 10 jours de la date des vendanges. En disposant d'une longue série de dates de vendanges, et en tenant compte de l'influence exercée par des facteurs extraclimatiques, on peut établir des variations décennales et séculaires du climat.Grâce aux études d'Emmanuel Le Roy Ladurie, membre de l'Institut de France, également présent à Dijon, la méthode des vendanges a permis des reconstructions assez fidèles concernant les six derniers siècles du climat en France. A l'étude du seul XXe siècle, le constat du réchauffement climatique est sans appel. Vers 1945, les vendanges à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse) intervenaient début octobre. Aujourd'hui, c'est début septembre. En outre, la perspective scientifique d'un réchauffement croissant de la planète devrait avoir des effets majeurs sur l'emplacement des vignobles. En Europe, la limite septentrionale de la culture s'étendait en 1946 de la Bretagne à l'Ukraine, en passant par Paris et Berlin. D'ici 2100, elle devrait remonter jusqu'en Scandinavie. En 2050, on pourrait assister dans le sud de la France à des vendanges début août. Et les Côtes du Rhône ressembleront peut-être à du Sidi Brahim, un vin d'Afrique du Nord. En effet, l'évolution géographique des cépages devrait, elle aussi, être significative. A chaque cépage son climat, comme le signale Grégory Jones, de l'Université Sud Oregon: pour le Pinot Gris, la température moyenne durant la période de phénologie -qui court du premier bourgeon à la maturation- doit être de 13 à 15 degrés, 16-20° pour la Syrah ou encore 18-22° pour le Nebbiolo. De telle sorte qu'à l'heure actuelle on ne trouve de la Syrah que dans le Sud de l'Europe. "Mais en 2100, avance Bernard Seguin, il sera peut-être possible d'en cultiver en Champagne". Bref, quand il y a 10 ans, 5 amis décidaient de planter 156 pieds de vigne (pinot gris, merlot et cabernets franc et sauvignon) sur un terrain plein sud, et en terrasses, à Bruxelles, ils n'étaient pas fous : c'étaient des visionnaires ! L'aventure, et les résultats ne font que commencer... Vivement 2037, que les ceps aient 40 ans !

  • La langue bleue...

    Et voilà, encore une minuscule incidence du réchauffement de la planète, par rapport à tout ce qui nous attend encore, et dont nous n'avons même pas la moindre idée ! Voilà que cette maladie endémique en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, débarque aux Pays-Bas via un moucheron piqueur, qui, d'habitude, sévit plus au Sud. Et voilà une nouvelle crise pour nos ruminants... Beaucoup de monde refuse encore d'admettre l'effet de serre provoquant le réchauffement de notre planète. Pourtant, chaque jour, de nouveaux changements indiquent qu'il est bien en cours et qu'il est urgent, si pas trop tard, d'intervenir fermement. Car le pire est à venir, et personne ne peut en mesurer les conséquences, tellement elles seront infinies. C'est un détail, mais savez-vous que les petites mésanges naissaient en même temps que les larves d'un certain papillon, dont les mésanges nourrissent leurs petits ? Eh bien, depuis peu, ces larves apparaissent 3 semaines plus tôt, puisqu'il fait plus chaud. et les petites mésanges n'ont plus rien à manger... Peut-être vont-elles disparaître, et entraîner, à leur tour, une nouvelle conséquence écologique... C'est sans fin. Terriens, il est temps d'agir !