rechauffement

  • Nouvelle carte de la montée des eaux...

    Si ce qui est annoncé ci-après est juste, voici ce qui arriverait dans peu de temps :

    http://flood.firetree.net/?ll=51.8833,4.6472&z=10&m=30

    Alors que le réchauffement climatique ne semble plus maîtrisable, une nouvelle étude, qui se base sur des relevés géologiques passés, montre que le niveau des océans devrait considérablement augmenter dans le futur. Cette recherche a été publiée dans la revue Geology.

    L'histoire géologique de la Terre nous apprend que le niveau des océans n'est pas stable. Ainsi, il y a environ 100 millions d'années, au temps des dinosaures, à la fin du Crétacé inférieur, le niveau des océans était environ 100 à 150 mètres au-dessus du niveau actuel. Et il y a seulement 18 000 ans, lors de la dernière glaciation, il était inférieur d'environ 120 mètres.

    Une nouvelle recherche effectuée sous la direction du professeur de sciences de la terre et des planètes de l'université de Rutgers (New Jersey - USA), Kenneth Miller, nous apprend qu'en admettant que l'humanité parvienne à limiter le réchauffement planétaire à 2°C, ce qui apparait maintenant comme hautement improbable, les résultats de cette étude suggèrent que les générations à venir devront faire face à une montée du niveau de la mer de 12 à 32 mètres par rapport à son niveau actuel !

    Les scientifiques se sont basés sur l'étude de couches géologiques et de roches en Virginie (Etats-Unis), dans l'atoll d'Eniwetok dans le Pacifique et en Nouvelle-Zélande. Ils ont examiné les vestiges de l'ère Pliocène, il y a 2,7 à 3,2 millions d'années, à une période où le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère était à notre niveau actuel, avec des températures atmosphériques supérieures de 2°C à celles d'aujourd'hui. 

    Or, à cause des rejets massifs de gaz à effet de serre provenant de nos activités, la basse atmosphère se réchauffe rapidement et nous devrions donc connaître, dans seulement quelques décennies, un climat similaire à celui qui était présent il y a quelques millions d'années.

    Durant cette période, le niveau des océans était d'environ 22 mètres supérieur tout simplement parce qu'une grande partie des calottes glaciaires polaires avaient fondu : "La différence de volume d'eau libéré représente l'équivalent de la fonte de tout le Groenland et de la banquise de l'Antarctique Ouest, ainsi que d'une partie de la banquise marine d'Antarctique Est", a expliqué Richard Lane, directeur de programme de la division de géologie de la National Science Foundation (Etats-Unis), financeur de cette recherche.

    Rappelons que la fonte totale des calottes glaciaires entraînerait une montée d'environ 70 à 80 mètres.

    Le lien vers la carte interactive vous permet de voir ce qui sera sous eau, et par conséquent, d'anticiper dans vos achats immobilier. La Côte Belge aux portes de Bruxelles dans quelques décennies ? Ce serait incroyable ! Et pourtant...

    L'article dans son intégralité sur Notre-Planète.info

     

  • 1.000 KM...

    Greenpeace France et plus de 50 professionnels du vin et de la gastronomie, inquiets des conséquences du réchauffement sur les vignes, appellent les pouvoirs publics à négocier "un accord ambitieux" lors du sommet de Copenhague sur le climat en décembre.

    "Les changements climatiques rendent les vignes de plus en plus vulnérables", soulignent-ils dans une tribune publiée dans le Monde daté de mercredi.

    "Nous appelons le président de la République et le ministre de l'environnement du premier pays de culture viticole au monde à l'exemplarité dans le cadre des négociations de Copenhague", indiquent les signataires parmi lesquels les chefs Jean-Luc Rabanel, Marc Veyrat et Mauro Colagreco, les sommeliers Franck Thomas et Antoine Petrus ou l'oenologue Stéphane Derenoncourt.

    Il se prononcent pour "un accord ambitieux engageant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici à 2020".

    Selon les experts, le changement climatique menace de bouleverser la carte viticole mondiale. A des vendanges plus précoces, des vins plus durs et moins aromatiques, pourraient s'ajouter des conditions climatiques altérées pour les grands crus par exemple.

    Selon les signataires de cet appel, "si rien n'est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les vignes se déplaceront de 1.000 km au delà de leurs limites traditionnelles d'ici à la fin du siècle".

    1.000 km, le rêve : c'est juste ce qu'il nous faut pour sortir un tout tout tout grand vin au Clos ! Le seul problème, c'est qu'en 2099, on ne sera plus là...

    Et d'ici-là, voir les Grands Crus bordelais titrer 14°5 ou plus, cela va faire mal... Encore quelque chose qui fout le camp, alors que cela fait des siècles que cela existe... Mais où allons-nous ?

  • Ce n'est pas parce qu'il fait froid...

    Après un hiver plus rude que d'habitude, profitons vite de ce week-end ensoleillé, car les 15 prochains jours s'annoncent maussades, gris et pluvieux. En attendant l'été caniculaire prédit par de nombreux météorologues...

    A ce propos, la Commission doit présenter le 19 mars une communication sur les actions à mettre en oeuvre pour permettre à l'UE de s'adapter au réchauffement du climat. L'un des documents utilisé est le rapport réalisé en 2008 par l'Agence européenne pour l'environnement (EAA), qui prédit de véritables bouleversements, parfois catastrophiques, en Europe.

    Les pays du sud - Portugal, Espagne, Italie, Grèce - et le sud de la France sont les plus menacés par la sécheresse, voire des risques de désertification, et par les incendies de forêts, faute de précipitations. Leurs récoltes seront plus pauvres, l'irrigation deviendra un problème pour l'agriculture et les vagues de chaleur seront mortelles. Ce réchauffement aura en outre un impact sur le tourisme, qui va décliner dans ces pays.

    Les pays du centre de l'Europe connaîtront davantage de températures extrêmes. Ils auront moins de pluies en été, mais seront confrontés à des inondations en hiver. Ces variations auront des conséquences pour les récoltes et les forêts.

    L'Europe du nord-ouest - ouest de la France, Grande Bretagne et Irlande, Pays-Bas et ouest de la Belgique, Danemark - seront menacés par les inondations à l'intérieur des terres, mais aussi sur leurs côtes, en raison d'une montée des eaux des océans.

    Ce rapport préconisait des actions dans les domaines de la gestion de l'eau, des sources d'énergie, de la protection de la biodiversité, de la santé et de l'agriculture.

    Le plan d'action adopté en décembre 2008 par les pays de l'UE vise à limiter le réchauffement climatique à 2 degrés celsius. Il impose aux Etats et à l'industrie de réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre pour 2020. L'UE doit en outre porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et réaliser 20% d'économies d'énergie.

    Bruxelles chiffre à plus de 6 milliards d'euros par an d'ici à 2020 les conséquences du changement climatique pour l'UE si elle ne prend pas les mesures pour s'adapter, a annoncé vendredi à l'AFP une source communautaire.

    Une aumône, par rapport aux centaines de milliards de la crise bancaire...

  • On en saura plus vendredi...

    500 experts scientifiques sont réunis à Paris pour approuver le 4ème rapport du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat). Ce travail, qui a duré 6 ans et mobilisé plus de 2500 scientifiques de 130 pays, devrait confirmer des prévisions alarmantes sur le réchauffement climatique. A l’occasion de cet événement, Greenpeace publie un rapport dans lequel il propose un scénario pour réduire de 50% les émissions de GES d’ici 2050. Créé en 1988 à la demande du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada et Italie), le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) travaille sous l'égide de l'ONU et du PNUE. Il a publié son 1er rapport en 1990, devenu depuis un outil de décision pour les gouvernements. En 1995, son second rapport servira de base scientifique à la création du protocole de Kyoto. Le dernier, en 2001, a confirmé le rôle des activités humaines dans le réchauffement planétaire et a fait état d’un réchauffement probable compris entre 1,4 et 5,8° de 1990 à 2100. Le niveau moyen de la mer devrait par ailleurs augmenter de 9 à 88 cm entre 1990 et 2100. Pour son très attendu 4ème rapport, le GIEC réunit cette semaine 500 experts internationaux à Paris, qui doivent en approuver les conclusions. Le contenu, qui est déjà annoncé comme très alarmant, doit être révélé vendredi. D’ores et déjà, les auteurs ont annoncé qu'il est désormais inévitable que les phénomènes climatiques extrêmes (fortes chaleurs, précipitations, tempêtes) deviennent plus fréquents. Le document évoque par ailleurs une hausse de la température de 3 degrés d'ici 2100 et n’exclut pas des hausses supérieures à 4,5 degrés. La suite vendredi... et n'oubliez pas d'éteindre vos lumières demain, jeudi, à 19h55, et de tout rallumer à 20h00 !

  • Chaud, 2006, chaud...

    2006 s’avère être la sixième année la plus chaude enregistrée au niveau mondial. Ainsi l’impression de réchauffement se confirme, d’autant plus que les autres années les plus chaudes sont 1998, 2005, 2002, 2003 et 2004. Pour la France, il s’agit de la deuxième année la plus chaude et en Australie on vit la pire sécheresse depuis que les mesures existent, quand au Canada 66 km² de glace se séparent du continent. Statistiquement cela définit non plus une anomalie mais une nouvelle tendance. Ces données sont donc alarmantes surtout quand les Etats Unis freinent encore au niveau fédéral pour ne pas adopter le protocole de Kyoto et que la Chine et l’Inde (2,4 milliards des habitants sur 6,5 millards) veulent comme nous consommer (soit environ un milliard d’habitant pour les pays "développés" USA - Canada - UE). Ce qui devrait en toute logique tripler notre consommation et pollution. Ainsi Chirac a mis le doigt où il fallait pour désigner les enjeux de la présidentielle en expliquant que la révolution "écologique" est aussi une révolution technologique, et donc industrielle. En effet, si nous voulons agir vite, nous devons basculer dans les nouvelles énergies. En fait nous savons tous que nous devrons changer de voiture (les bio-carburants, il fallait les faire il y a cinq ou dix ans, maintenant c’est un peu tard) pour passer à des voitures à énergie renouvelable. Nous savons tous que nous devrons changer nos modes de consommation par l’utilisation de plus en plus fréquente des transports en commun par exemple, mais aussi par des modes de distribution qui devront évoluer. Mais nous savons aussi qu’être à la pointe sur ces marchés est une opportunité pour le futur et pour nos industries. En effet si la recherche et le développement combinés à l’usage permettent d’établir des prix de marché d’électricité propre en dessous du marché actuel, alors les industries trouveront un argument pour rester ou pour se développer en France et en Europe. Nicolas Hulot face à cette dernière nouvelle se sentira certainement renforcé dans sa décision d’y aller. Souhaitons qu’il y aille pour que le débat monte un peu... et que les choses changent !

  • Terrasse fleurie en janvier...

    C'est incroyable, mais vrai : nous sommes le 6 janvier et plusieurs jardinières sur la terrasse sont encore en fleurs ! D'habitude, fin octobre, début novembre, ces plantes perdaient leur feuillage et annonçaient l'hiver proche ! Et bien, cette année, c'est raté : non seulement elles ont conservé leur feuillage touffu et verdoyant, mais en plus elles continuent de fleurir, par centaines, comme si de rien n'était ! Il s'agit essentiellement des variétés Bidens Golden star, Coreopsis verticallata et Sedum Floriferum, que je plante chaque printemps dans des jardinières et dans des pots, car elles n'arrêtent pas de fleurir de mai à octobre, et forment de belles tâches jaunes et vertes sur la terrasse des mois durant, sans beaucoup d'entretien. Peut-être passeront-elles "l'hiver"? En tout cas, Terriens, ceci prouve encore qu'il se passe quelque chose d'anormal sur notre petite planète bleue... Et ces changements, perceptibles par nous tous, s'accélèrent d'année en année, ce qui ne laisse rien présager de bon pour l'avenir... Terriens, il est grand temps d'agir !

  • 2006 : +0,42°...

    La température moyenne à la surface du globe a encore augmenté de 0,42 degré en 2006, sixième année la plus chaude depuis le début des statistiques, selon des données révélées aujourd'hui par l'Organisation mondiale de météorologie (OMM) et commentées sur le site Nouvel Obs.com. Dans l'hémisphère nord, plus industrialisé, l'augmentation de température est de 0,58 degré au-dessus de la moyenne de la période de référence 1961-1990, ce qui fait de 2006 la quatrième année la plus chaude. Le record est détenu par l'année 1998. L'accroissement est cette année de 0,26 degré dans l'hémisphère sud, où 2006 a été la septième année la plus chaude. Les données n'incluent pas le mois de décembre et seront complétées en février prochain mais la tendance est bien claire et il ne devrait pas y avoir de changement notable, a indiqué à la presse le directeur général de l'OMM, Jean-Michel Jarraud. Le réchauffement de la planète est dû pour l'essentiel à l'activité humaine, a-t-il rappelé. L'année 2006 a été marquée par des désordres climatiques comme des sécheresses prolongées dans la corne de l'Afrique, en Australie et en Chine. Des inondations inhabituelles se sont abattues sur l'Europe de l'Est en avril, mais aussi dans certaines régions d'Afrique et d'Amérique Latine.En Europe, la température moyenne du mois de juillet a été la plus élevée jamais enregistrée, de 2,7 degrés au-dessus de la normale. L'automne a également été exceptionnel avec des températures de trois degrés plus élevées, du nord des Alpes au sud de la Norvège. Les températures n'ont jamais été aussi élevées cet automne en Angleterre depuis 1659, aux Pays-Bas depuis 1706 et au Danemark depuis 1768. La période de janvier à septembre a été la plus chaude jamais observée aux Etats-Unis tandis que l'Asie a été frappée par une saison cyclonique particulièrement dure. Les désordres climatiques ont favorisé d'immenses incendies de forêt, provoqué des glissements de terrain et des coulées de boue et détruit des récoltes. La fonte des glaces arctiques s'accélère, a aussi constaté l'OMM. En septembre, la surface glaciaire était la plus petite jamais enregistrée après 2005, soit 5,9 millions de km2. Le rythme de fonte est désormais de 8,6% par décennie, soit 60.421 km2 par an, "plus que la superficie de la Suisse", s'est alarmé M. Jarraud. La glace qui recouvre l'océan Arctique pourrait complètement disparaître durant l'été d'ici 2040, selon une étude publiée mardi dans le magazine américain Geophysical Research Letters. Si les émissions de gaz à effet de serre continuent de se développer au rythme actuel, la banquise qui recouvre l'Arctique pourrait connaître des périodes de stabilité suivies par une brusque fonte des glaces. Selon des travaux de chercheurs du Centre national pour la recherche atmosphérique (NCAR) de l'université de Washington et de l'université Mc Gill de Montréal, en 2040, seule une petite portion de la glace pérenne arctique se maintiendrait sur la côte nord du Groenland et du Canada durant les mois d'été. Cette fonte brutale devrait avoir un impact profond sur le réchauffement de la planète, ont mis en garde les experts. L'OMM va d'ailleurs lancer en 2007 une étude sur deux ans consacrée aux évolutions dans les régions polaires et leurs relations avec les changements du climat, a annoncé M. Jarraud. Bref, tout se confirme et s'accélère. Terriens, il est grand temps d'agir...

  • Sécheresse millénaire en Australie...

    En Australie, la température moyenne pour 2005 a été de 22,89 °C, un accroissement de plus de 1°C par rapport à la température moyenne entre 1961 et 1990, et le record absolu depuis que les enregistrements de température ont commencé en 1910. Le Ministre Australien de l'environnement, Monsieur Ian Campbell, avait admis que ces changements étaient "alarmants". Le barrage de Pejar dont le réservoir n'était déjà plus qu'à 10% de sa capacité, devait alimenter la ville de Goulburn et toute sa région. Malgré cela, l'Australie, comme les Etats-Unis, avait signé le protocole de Kyoto mais avait refusé de le ratifier. Eh bien, c’est reparti en 2006 ! Là bas, c’est le printemps, et bien avant que la saison sèche de l’été n’arrive, la sécheresse est déjà exceptionnelle : Mike Rann, le premier ministre d’Australie du Sud, a déclaré : "On nous a expliqué à la réunion de la gestion du bassin Murray-Darling que ce qui nous attend à présent, ce n’est pas une sécheresse centenaire, mais une sécheresse millénaire. Nous sommes maintenant en territoire inconnu." Le déficit de pluie sur le bassin Murray-Darling, dans le Sud-Est de l’Australie, est tragique. Dans ce bassin se trouvent trente rivières et des centaines d’affluents, et ce bassin alimente 70% des terres agricoles irriguées d’Australie. Ces rivières pourraient se retrouver complètement à sec dans les six mois. Les récoltes de blé, d’orge et de colza pourraient chuter cette année de 60% ! Cela leur apprendra de ne pas ratifier le protocole de Kyoto, et de continuer de vivre et polluer comme si de rien n'était ! Peut-être bien qu'ils vont enfin changer d'avis, maintenant ? Et avec les coups de soleil qu'ils se tapent, à longueur d'année, l'Australie pourrait être le premier pays à passer à l'énergie solaire à 100% ! Mais je crois que je rêve..., ce serait trop simple et trop beau...

  • Record battu...

    C'est sans la moindre hésitation que Marc Vandiepenbeeck, de l'Institut Royal Météorologique, a confirmé, que l'automne 2006 (qui couvre la période septembre-octobre-novembre) sera le plus chaud de l'histoire. "Je ne dispose de données que pour les 174 dernières années mais en me basant sur les lois statistiques, je me permets de faire la déduction suivante : un phénomène comme celui que nous vivons ne s'est pas produit depuis 500 ans" affirme Marc Vandiepenbeeck. La période de retour est hors normes. Le caractère très exceptionnel (période de retour une fois tous les 100 ans) est dépassé. Du jamais vu ! Il estime que la température moyenne de l'automne 2006 tournera autour des 13,7°, alors que la normale est de 10,4° ! Jusqu'à présent, l'automne le plus chaud était celui de... 2005, avec une température moyenne de 12,3°. Le précédent record, tout frais si l'on ose dire, a été pulvérisé. Pour l'anecdote, on indiquera que l'automne le plus froid a été celui de 1887, avec une température de 7,3°. Si on en est arrivé là, c'est essentiellement grâce aux mois de septembre et d'octobre. Septembre 2006 a été le plus clément depuis que les prévisions existent à Uccle, avec une température moyenne de 18,4° alors que la normale est de 14,6°. Dans la foulée, octobre ne fut pas mal non plus avec ses 14,2° pour une température normale de 10,5°. Et novembre tient la route. On devrait atteindre une moyenne de 8,3° degrés, ce qui est plus que la normale, de 6,1°. "Ce record entre très certainement dans le cadre du réchauffement global, qui n'est désormais plus contestable", explique le climatologue. Et ces constatations journalières alarmantes, qui devraient faire bouger, ou plutôt bondir notre gouvernement, l'Europe, le monde entier, avec des prises de mesures radicales vis à vis des dégagements de CO2, restent sans réactions... Même lors du sommet de Nairobi, qui devait définir l'après Kyoto, rien n'a été décidé : trop d'argent est en jeu ! Et c'est ainsi que notre petite planète, et notre minuscule espèce humaine (pour ne parler que d'elle) va à sa perte... Terriens, il est grand temps d'agir...

  • Extinction de masse...

    Selon le CNRS et de nombreux scientifiques, nous serions en train de vivre une nouvelle extinction de masse provoquée cette fois par l'activité humaine. Le taux actuel de disparition des espèces est le plus élevé jamais enregistré (entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent chaque année). Une espèce de plante sur huit est menacée d’extinction, un cinquième de toutes les espèces vivantes pourrait disparaître dans les 30 ans. Aujourd’hui tous les milieux de la planète subissent l’impact de l’Homme. Certains écosystèmes parmi les plus riches en biodiversité (récifs coralliens, forêts tropicales, marais) sont détruits par la pollution humaine, pour leurs ressources ou pour l’aménagement du territoire. De plus, l’accroissement de la mobilité des personnes a favorisé le déplacement d’espèces (principalement des insectes, champignons, bactéries) dans des écosystèmes qui ne sont pas les leurs. L’introduction de nouvelles espèces dans un milieu où se développent des espèces endémiques peut s’avérer fatales pour l’écosystème. En 1863, un insecte minuscule, le Phylloxéra traversait l’Atlantique. Il s’était sévèrement attaqué aux vignes françaises, provoquant une grave crise. Cette crise du vignoble a duré 30 ans et s’est terminée par la greffe de plants américains, naturellement résistants au Phylloxéra. Ainsi, la biodiversité pourrait devenir de plus en plus globale et standardisée au détriment des écosystèmes et espèces les plus spécifiques. Par ailleurs, le quart des surfaces émergées sont consacrées à l’agriculture de quelques espèces choisies par l’Homme. Il n’autorise qu’une unique espèce cultivée à laquelle viennent s’ajouter les espèces résistantes aux herbicides et insecticides. Il s’agit d’une forme de sélection non naturelle. Dans un paysage sauvage, les prairies peuvent héberger plus de deux cents espèces de plantes et des milliers d’espèces d’insectes. En diminuant les espaces nécessaires au développement des espèces sauvages, l’Homme contribue à réduire la biodiversité. Enfin vient le problème des rejets massifs de dioxyde de carbone qui participent depuis un siècle à l’augmentation de l’effet de serre. Si l’impact n’est pas comparable à celui d’un volcanisme intense, l’augmentation de 25% de la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère en 50 ans devrait tout de même élever la température moyenne de la basse atmosphère de 2.5°. Ce phénomène ne sera pas sans incidence sur les climats et donc sur le fonctionnement d’écosystèmes déjà fragilisés par les dernières glaciations. Un écart de température de cette importance (et même davantage) a déjà eu lieu par le passé à des échelles de temps géologiques. Mais ici, et comparativement aux capacités évolutives des espèces, le laps de temps est très court, environ un siècle. Beaucoup d’espèces ne pourront sans doute pas s’adapter aux changements climatiques prochains et devraient disparaître. L’Homme, produit récent de l’évolution, exploite les milieux naturels et agit sur la biodiversité, provoquant de nombreuses extinctions. Pourtant, il se doit d’assurer la sauvegarde du patrimoine biologique pour les générations futures. Et il serait temps qu'il en prenne conscience...

  • Virgin Fuels...

    D'après Relaxnews, les voitures rouleront-elles un jour avec de l'essence Virgin ? "Oui, mais de l'essence verte", répond Sir Richard Branson. Le businessman britannique a récemment manifesté son intérêt pour la question environnementale et fait part des stratégies écologiques de sa société. S'affichant au volant de sa nouvelle voiture, une Saab 9-5 BioPower Flexfuel roulant à l'E85, le milliardaire a fait savoir qu'il souhaitait produire, dans un futur proche, un biocarburant de marque Virgin. Ce carburant, qui serait selon lui "l'essence verte la plus aboutie", pourrait être constituée non pas de végétaux, comme c'est le cas du bioéthanol E85, mais de déchets organiques, tels des copeaux de bois. Un peu plus tôt cette année, le groupe Virgin avait annoncé que tous les profits réalisés au cours des 10 prochaines années dans le secteur des transports aériens et ferroviaires (Virgin Atlantic, Virgin Trains) allaient être réinvestis dans la recherche des énergies renouvelables : quelques deux milliards d'euros devraient ainsi être injectés dans Virgin Fuels, dernière ramification créée au sein du groupe Virgin. Dans les années à venir, cette branche se consacrera notamment au développement de biocarburants destinés aux voitures ainsi qu'aux avions. Encore un milliardaire qui va du bon côté ! Vous allez voir, on va y arriver, à se passer de pétrole !

  • Encore une belle journée...

    L'automne météorologique 2006 devrait être le plus chaud jamais enregistré en Belgique depuis 1833, année du début des relevés. La température moyenne devrait dépasser les 12,3°, précédent record qui date d'un an à peine. "Notre climat est très variable, mais il est clair aujourd'hui que le réchauffement se marque chez nous, notamment au travers de ces automnes plus doux", explique-t-on chez MétéoServices. Un autre signe remarquable du réchauffement dans nos régions est la hausse de la température de la mer du Nord. En octobre, elle était de 2,4° supérieure à la moyenne des années 1968-1993, selon l'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg (Allemagne). En octobre, la température moyenne de la mer du Nord était de 14,2 degrés, soit 2,4 degrés de plus que la moyenne calculée pour ce mois entre le début des mesures en 1968 et 1993 (11,8 degrés), et plus d'un degré de mieux que le précédent record mesuré en 2005. Et tous ces faits n'empêchent pas certains de nier le réchauffement en cours et de postposer la prise de mesures, pourtant urgentes, à adopter... Et comme ces mesures toucheraient de plein fouet les grandes multinationales, on commence à comprendre cette réticence à agir... Mais qui payera la facture finale ?

  • La Mer du Nord du Sud

    La température de la mer du Nord a augmenté en moyenne de 2,4 degrés en octobre 2006 par rapport à la période 1968-1993, conséquence indirecte du réchauffement climatique, a-t-on appris mardi auprès de l'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg (nord). En octobre, la température moyenne de la mer du Nord était de 14,2 degrés, soit 2,4 degrés de plus que la moyenne calculée pour ce mois entre le début des mesures en 1968 et 1993 (11,8 degrés), et plus d'un degré de mieux que le précédent record mesuré en octobre 2005. Ce record est dû notamment aux épisodes caniculaires qu'a connu le pays en juillet, où la température de la mer a grimpé de 4,1 degrés. Les mois d'août et septembre, très cléments, n'ont pas permis à l'eau de retrouver une température normale.La mer du Nord se trouve depuis 1988 dans sa phase de réchauffement la plus longue et la plus intensive de l'histoire des relevés, débutés en 1873, explique l'Office allemand. Cette phase de réchauffement, généralement longue de 5 à 15 ans, n'a pas été suivie par la période de refroidissement prévue au maximum à partir de 2003, indique l'étude, qui s'inquiète des conséquences sur l'écosystème de la mer du Nord. 2,4°, c'est énorme (et ce, malgré la fonte des glaces aux pôles) ! On va assister à l'arrivée de plantes et de poissons habituellement présents dans des régions plus chaudes comme le Golfe de Gascogne, et à la disparition des espèces habituelles ! Elle avait pourtant beaucoup de charme, notre Mer du Nord...

  • Echanges chauds sur un dossier brûlant...

    Pour limiter le réchauffement de la planète, les émissions de gaz à effet de serre doivent être au minimum divisées par deux d'ici 2050. Or, en dépit des engagements pris à Kyoto, celles-ci continuent d'augmenter. Selon des chiffres publiés vendredi par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la teneur moyenne de l'atmosphère en CO2 a atteint l'an dernier 379,1 parties par million (ppm), soit 0,5 % de plus qu'en 2004, tandis que les concentrations de protoxyde d'azote (N2O) étaient de 319,2 ppm, soit 0,2 % d'augmentation. «Pour arriver à une simple stagnation des niveaux de CO2, il faudrait des mesures plus draconiennes que celles proposées aujourd'hui par le protocole de Kyoto», affirme un scientifique de l'OMM. Le sommet qui se tient actuellement à Nairobi réuni 189 des 192 membres des Nations unies. 156 pays ont ratifié le protocole de Kyoto. Les Etats-Unis et l'Australie ne l'ont pas fait, le Canada est tenté de sortir de Kyoto (en janvier 2006, le Parti libéral perdait les élections, et le nouveau gouvernement conservateur, très proche du voisin américain, a vite levé toute ambiguïté sur ses positions : en février, la ministre de l'Environnement Rona Ambrose déclarait que les cibles de Kyoto étaient «irréalistes et inaccessibles»). De plus l'Espagne et l'Italie sont presque sûres de ne pas atteindre leurs objectifs (5 % d'émissions en moins par rapport à celles de 1990 sur la période 2008-2012). Heureusement, une évaluation économique vient de jeter un froid dans le monde des grandes multinationales, et de faire passer une frisson dans le dos des boursiers mondiaux. Sir Nicholas Sterne, économiste anglais, vient de chiffrer les effets financiers d’un réchauffement climatique analogue à celui prévu désormais par "le consensus des experts" : avec un coût supérieur à 5 500 milliards d’Euros, les conséquences de ce phénomène climatique sur l’économie mondiale pourraient être catastrophiques, plongeant les 5 continents dans une profonde et durable récession. De quoi faire réagir les élites économiques et politiques de la planète ? Les échanges risquent d'être chauds...La suite après la Conférence...

  • 350 visites par jour...

    Demain, lundi 13 novembre 2006, cela fera 3 petits mois que ce blog fût crée : 2.000 visites le premier mois, 4.000 le second et 6500 pour le troisième ! Mon petit blog tourne à présent à 350 visites par jour, belle vitesse de croisière... Tout en restant modeste, et en m'imaginant bien que cela ne représente absolument rien par rapport aux centaines de millions d'internautes surfant chaque jour sur le net, j'en suis malgré tout assez fier, et vous remercie de consulter ces articles honnêtes consacrés au seul sujet qui fera bientôt la Une de l'information, tous les jours, partout dans le monde : le réchauffement de la planète et toutes ses conséquences, connues et inconnues... Il ne sert à rien de se voiler la face ou de minimiser ce qui nous arrive : il va falloir rapidement réagir de façon énergique avant d'être au point de non retour ! Et comme ce problème concerne notre mode de vie, tout va être bouleversé : notre façon de consommer sera désormais beaucoup plus respectueuse de l'environnement, ce qui aura des impacts commerciaux sur tous les biens de consommation dont la production et la qualité devront désormais répondre à nos attentes ! Soyons responsables de ce que nous achetons, analysons et comparons avant de choisir le produit dont la fabrication utilise des énergies vertes, limite les rejets de CO2, proscrit l'utilisation de produits chimiques polluants ou d'OGM, est recyclables, consomme peu d'énergie à l'usage. Et du côté alimentaire, un retour au naturel, aux produits sains et goûtus, aux produits de terroirs, aux produits de saison semble inéluctable, tellement la demande augmente de jour en jour ! Ce n'est que de cette façon que nous réussirons à pousser les industriels et les grands groupes multinationaux à changer leurs méthodes de productions et leur gamme de produits dans le bon sens... Terriens, il est temps d'agir...

  • Nicolas Hulot, Président de la République...

    "Nous ne pouvons plus attendre pour que les enjeux écologiques et climatiques soient enfin considérés comme une priorité, a indiqué Nicolas Hulot lors d'une conférence de presse à Paris. Ou nous décidons d'opérer la mutation écologique ou nous allons subir de force cette mutation". Il lance aujourd'hui aux Français un appel à la mobilisation écologique à soutenir le Pacte écologique, disponible à partir de mercredi sur le site www.pacte-ecologique-2007.org. Et interpelle les candidats pour leur demander de s'engager sur ce pacte dont l'objectif est de placer les enjeux écologiques et climatiques au cœur des débats politiques à venir. Il vise à interpeller tous les candidats à l'élection présidentielle, au-delà des clivages politiques, à mobiliser les citoyens et à ouvrir le débat public en proposant aux candidats 10 objectifs et 5 propositions concrètes pour alimenter leurs programmes. On y retrouve la création d'un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable, l'instauration d'une nouvelle taxe carbone qui croîtrait de manière progressive jusqu'à ce que la division par quatre des émissions soit atteinte, une réorientation des subventions agricoles vers une agriculture de qualité, la systématisation des procédures de démocratie participative et enfin la mise en place d'une politique d'éducation et de sensibilisation. Et si les candidats à l'élection présidentielle ne s'engagent pas maintenant sur cette voie, il soumettra alors sa propre candidature...: 43% des Français seraient déjà prêts à le soutenir dans cette démarche ! Coluche l'avait fait pour blaguer, Nicolas Hulot le fera pour quelque chose de beaucoup plus sérieux : notre futur !

  • Mobilisation des citoyens...

    Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés sont reparties à la hausse ces dernières années malgré les engagements du protocole de Kyoto. C'est ce qui ressort du rapport annuel du secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. D'après le rapport intitulé « Données des gaz à effet de serre 2006 » qui compile les données rassemblant les informations venant des 41 pays industrialisés parties à la Convention-Cadre, les émissions globales des pays industrialisés ont chuté de 3,3 % au cours de la période 1990-2004, mais cette baisse était surtout attribuable à une diminution de 36,8 % des émissions dans les pays d'Europe centrale et orientale en transition sur le plan économique. Dans les autres pays industrialisés, les émissions ont au contraire progressé de 11%. Ce qui est préoccupant c'est que les pays en transition sur le plan économique, qui étaient principalement responsables jusqu'à présent de la réduction globale enregistrée dans les pays développés ont connu un accroissement de la production de gaz à effet de serre de 4,1 % au cours de la période 2000-2004. Les transports restent le secteur le plus inquiétant avec des rejets de gaz à effet de serre ayant augmenté de 23.9 % entre 1990 et 2004. Sur les 41 pays répertoriés dans cette étude, 34 ont augmenté leur rejet entre 2000 et 2004. Parmis eux : le plus gros producteur de gaz à effet de serre, les Etats-Unis. Avec 7 milliards de tonnes rejetées en 2004, ils sont responsables de 39,4% des émissions de l'ensemble des 41 pays. Le pays qui enregistre la plus forte progression est la Turquie, dont les émissions ont augmenté de 72,6% entre 1990 et 2004. Parmi les pays qui ont signé le protocole de Kyoto, l'Espagne (+49% entre 1990 et 2004), le Portugal (+41%), la Grèce et le Canada (+26,6%) apparaissent comme les moins bons élèves. D'autres sont en revanche relativement proches de leurs objectifs : l'Allemagne a réduit ses émissions de 17,2% depuis 1990, la Grande-Bretagne de 14,3%, le Danemark de 1,1 et la France de 0,8%. Une Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques aura lieu à Nairobi du 6 au 17 novembre. Les négociations relatives à la deuxième période d'engagement du Protocole de Kyoto devraient se poursuivre ainsi que le dialogue sur l'évolution future des actions menées en rapport avec les changements climatiques. Précédant de deux jours cette conférence, le 4 novembre prochain est la date retenue par les Organisations Non Gouvernementales pour que les citoyens de toute la planète se mobilisent en faveur de la lutte contre le changement climatique. C'est samedi ! Espérons que les terriens que nous sommes tous, prendront un peu plus conscience du comportement à adopter pour aller dans le bon sens ! Sept milliards de petits gestes qui peuvent changer la planète...

  • Kyoto : on n'y est pas encore...

    Un rapport récent de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) et de son centre thématique européen «Air et changements climatiques» (CTE/ACC) montre que l'UE des 15 ne réduira ses émissions d'ici 2010 que de 0,6% si elle s'en tient aux seules mesures déjà mises en œuvre. Rappelons que l’objectif de Kyoto vise à réduire de 8 %, d’ici à 2012, les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990 ! La seule option possible pour atteindre l’objectif de l’UE-15 reste donc de mettre en œuvre toutes les mesures gouvernementales existantes et prévues, et de recourir aux mécanismes de Kyoto et aux puits de carbone. Le rapport estime en effet qu'en tenant compte des mesures et politiques nationales qui sont prévues mais pas encore mises en œuvre, l’UE-15 pourrait réduire les émissions de 4% supplémentaires. Mais à condition qu'elles soient mises en œuvre à temps, juge la commission. En outre, dix des quinze États membres prévoient d'obtenir des crédits de réduction des émissions venant de projets de pays tiers, mis en œuvre dans le cadre des mécanismes de Kyoto fondés sur le marché. Ce recours prévu aux mécanismes de Kyoto pourrait contribuer lui aussi à réduire les émissions de 2,6 % de plus. Ainsi, si ces prévisions se réalisent pleinement, les émissions pourront être réduites, d'ici 2010, de 7,2% par rapport à celles de l'année de référence. L’utilisation de puits de carbone, comme la plantation de forêts destinées à absorber du CO2, pourrait également réduire encore les émissions de 0,8% complémentaires. La réduction totale pourrait donc atteindre 8% tout juste, c'est-à-dire l'objectif de Kyoto. Par ailleurs, alors que dans l’UE-15, entre 1990 et 2004, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué dans la majorité des secteurs, les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports restent en augmentation. Elles ont augmenté de près de 26 % et cette augmentation devrait atteindre 35 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2010, si les pays se contentent des politiques existantes. Ces projections montrent qu'il n'y a de place ni pour l'autosatisfaction, ni pour l'erreur. Il est indispensable que tous les États membres fournissent leur part d'efforts afin de garantir l'aboutissement de l’engagement collectif. Les retardataires doivent intensifier sans délai leur effort afin d'atteindre leurs objectifs, le cas échéant en adoptant de nouvelles mesures nationales de réduction des émissions. Le commissaire à l'environnement, a prévenu le 23 octobre dernier les ministres du Conseil Environnement que les pays européens qui prévoyaient de dépasser largement leurs émissions de dioxyde de carbone verront leurs plans nationaux d'allocation rejetés pour la prochaine période. Bref, de sérieuses menaces pour ceux qui prendraient leurs engagements signés à Kyoto à la légère...

  • Il n'y a plus de saisons...

    Ce jeudi à Uccle, le thermomètre a grimpé jusqu'à 22°C ! On ne peut pas encore dire si la température moyenne du mois d'octobre constituera un record, mais il semble bien qu'octobre 2006 sera le troisième mois d'octobre le plus chaud de tous ceux enregistrés jusqu'ici. Le dernier record s'élevait à 21,8°C et datait de 1913... L'année 2006 a déjà donné quelques records climatologiques, avec notamment le mois de juillet au niveau de la température moyenne (23), de la température maximum moyenne (28,6) et de la température minimum moyenne (17,3). L'humidité relative de 64 pc constituait aussi un record. Le mois de septembre, avec sa température moyenne de 18,4°C et sa température maximum moyenne de 23,4°C, constitue également un record, tandis qu'août 2006 a été le mois d'août le plus sombre depuis que sont mesurées de telles données, avec une durée d'ensoleillement de 94h30. Le problème est que ce genre de record de hautes températures n'arrête pas de se produire de plus en plus fréquemment depuis 1990, après 300 ans de climat stable. Cela prouve que tout se dérègle et qu'il est grand temps d'inverser la tendance ! Commençons par respecter nos engagements pris à Kyoto : ce sera déjà un bon début...

  • Bravo la Belgique...

    Sept Etats membres de l'UE prévoient de ne pas atteindre leurs engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012 qui permettraient à l'UE de respecter son objectif fixé dans le protocole de Kyoto, a indiqué vendredi la Commission européenne. L'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Irlande, l'Italie, le Portugal et l'Espagne ne respecteront pas l'objectif qui leur a été assigné, selon le dernier rapport de l'Agence européenne de l'environnement, publié par la Commission.Le ministre fédéral de l'Environnement, Bruno Tobback (sp.a) a démenti vendredi le rapport de l'Agence européenne : les dernières données publiées en septembre 2006 sur l'effort de la Belgique envers Kyoto démontrent que le pays atteindra bel et bien son objectif, notamment en recourant aux mécanismes flexibles qui permettent de gagner des "droits de polluer" en soutenant des projets propres à l'étranger."La Belgique fait des efforts de réduction", a assuré vendredi le ministre. "La preuve en est la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre que nous enregistrons malgré la croissance économique: depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre n'ont ainsi progressé que de 0,7%. C'est insuffisant, mais c'est déjà une première étape", se défend M. Tobback. Dans un communiqué diffusé vendredi, Inter-Environnement Wallonie, qui regroupe 140 associations vertes du sud du pays, attaque avec virulence le gouvernement fédéral et les entités fédérées auxquels il demande de "cesser de fuir leurs responsabilités et de mettre en oeuvre sans plus attendre les politiques radicales que la situation exige". Pour Ecolo, la situation mise en lumière par l'AEE montre que "les autorités belges se moquent de Kyoto, du climat et de la planète". Dans un communiqué, les Verts dénoncent la faiblesse des mesures prises en Belgique, à la fois par le gouvernement fédéral et la Région wallonne. Des mesures existent pourtant, soulignent les secrétaires fédéraux Jean-Michel Javaux et Isabelle Durant, qui préconisent notamment de cibler le secteur du bâtiment "dans lequel le potentiel rentable de réduction d'émissions est de 35 à 50% ". Pour Ecolo, "les choses sont maintenant clairement établies: sans les écologistes, la Belgique ne participera pas au sauvetage climatique". Ce n'est pas comme cela que les choses vont s'arranger...

  • La carte à points arrive...

    D’ici une dizaine d’années, tous les résidents britanniques pourraient se voir doter d’une carte de « crédit personnel de carbone », l’équivalent d’un « permis à points » de droits d’émission de gaz à effet de serre. Rendue publique et examinée depuis quelques mois par l’administration Blair, la radicalité de la proposition fait débat. Formulée pour la première fois en 1996, le principe des « domestic tradable quotas » - quotas domestiques négociables (DTQs) - consiste à attribuer à chaque habitant du Royaume-Uni une quantité identique de droit d’émission de gaz à effet de serre ou d’équivalent carbone. Ce plafond individuel, matérialisé par une carte de paiement, valable un an et fractionnée en unités carbone (chacune égale à 1 kg de gaz carbonique), est ensuite dépensé au quotidien. En fonction des achats et consommations d’énergies contribuant à l’effet de serre : plein de carburant, facture d’électricité ou de gaz, billets d’avion, etc… on retire de la carte un certain nombre de points.Si besoin, pour acheter de nouveaux points ou vendre leurs surplus, les petits porteurs de carbone ont accès à une place boursière. Ce marché des droits d’émission serait similaire à ceux existants pour les industries (déjà en activité à Londres et en Europe) où les titres et unités individuelles se négocieraient au cours du jour, d’après les lois de l’offre et de la demande. Les défenseurs de la protection de vie privée soulignent le risque de dérive liberticide d’un tel système, capable de pister les comportements économiques de l’intégralité de la population, résidents temporaires inclus.De 2003 à 2004, les émissions de gaz à effet de serre ont encore augmenté de 1,5 % en Grande-Bretagne. Un niveau jamais atteint, mais peut-être assez élevé pour rendre un plan DTQs acceptable par les citoyens britanniques... C'est peut-être le bon moyen pour forcer les gens à faire attention, ne plus gaspiller, et réfléchir avant d'acheter des produits dont la production ou l'emballage induisent une forte émission de gaz à effet de serre...

  • Les dauphins arrivent...

    Ces 18 dernières années, la température maritime s'est lentement réchauffée. Il s'agit de la plus longue période de réchauffement constatée depuis que les données sont relevées, soit depuis 130 ans. Et le biotope marin a déjà réagi : certaines espèces comme les poissons plats descendent vers les eaux plus froides, en profondeur, d'autres comme la morue remontent vers le nord. En sens inverse, de plus en plus de poissons des eaux méridionales débarquent en Mer du Nord. C'est le cas des sardines, notamment, mais aussi des huîtres du Pacifique, qui menacent les moules, pourtant bien implantées. Mais c'est surtout le rythme de cette évolution qui frappe les spécialistes. Les espèces n'ont aucune chance de s'adapter à ces nouvelles conditions de vie, elles ne peuvent que se déplacer. A moyen terme, l'extinction de plusieurs espèces n'est pas exclue. Vers le nord, la région polaire limite les possibilités de migration. Mais nous ignorons à l'heure actuelle ce qui se passera avec les poissons arctiques, si le réchauffement des eaux se poursuit. Cette évolution radicale de la Mer du Nord n'est pas un fait isolé. A l'échelle du globe, en raison du réchauffement, de plus en plus de poissons subtropicaux migrent vers la Méditerranée, et un phénomène similaire se produit aussi le long des côtes de l'Afrique occidentale. Ces changements auront des conséquences importantes sur les pêches, car ils se rajouteront à la surexploitation déjà en oeuvre en mer du Nord. Les écosystèmes sont actuellement soumis à une forte pression. Si l'on veut reconstituer les stocks, il faudra être plus respectueux des espèces, car les conditions actuelles sont très différentes de celles qui prévalaient il y a vingt-cinq ans. Il n'est pas exclu que le réchauffement empêche les stocks de se reconstituer. Bref, même s'ils n'ont pas droit à la parole, les rares poissons de la Mer du Nord qui ont survécu aux marées noires et à la pêche intensive ne rigolent pas... Terriens, il est temps d'agir...

  • Dépenses à venir...

    Le changement climatique aura un coût économique extrêmement élevé. C’est ce qui ressort de plusieurs rapports et notamment d’une étude menée par les économistes du « Global development and Environment Institute » de l’université de Tufts aux Etats Unis pour les Amis de la Terre. Le rapport « Changement climatique – le coût de l’inaction » met en évidence les dépenses qui seraient causées par un échec des gouvernements à prendre des mesures pour limiter la hausse des températures. Dans ce cas, le coût pour l’économie pourrait atteindre 20 trillions (20 milles milliards) de dollars par an en 2100, soit entre 6 et 8% du résultat économique de cette période. De plus, l'association les Amis de la Terre souligne que ces chiffres sont sous-estimés car ils ne tiennent pas compte du coût des pertes en terme de biodiversité ou d’événements climatiques extrêmes. Nous devons commencer à réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour éviter la catastrophe dans les années à venir. Rappelons qu’au cours du XXe siècle, la température moyenne de la planète s'est élevée d'environ 0,6°C et celle de l'Europe de plus de 0,9°C. Les prévisions des scientifiques tablent pour la fin du XXIe siècle sur une hausse des températures de 2 à 6 degrés, voire plus. Les effets seraient considérables : hausse du niveau des mers, développement de maladies tropicales et des cancers de la peau, extinction de nombreuses espèces, diminution des ressources pour l’alimentation (poissons, céréales, …), raréfaction de l’eau, cataclysmes naturels. Il serait nettement moins cher de s'y mettre tous, maintenant, afin de plafonner cette hausse des température au minimum possible et de limiter les dégâts, avant que la situation ne soit irréversible ! Terriens, il est temps d'agir...

  • 4.000 visites par mois...

    Voilà 2 petits mois que ce blog fût crée : 2.000 visites le premier mois et 4.000 le second ! Je suis vraiment positivement ébahi de ce succès, que je relativise quand même... N'empêche, vous êtes 133,33 à visiter ce blog chaque jour et cela m'épate ! Cela m'encourage aussi à persévérer dans cette voie et sur ces thèmes. De toutes façon, nous n'y échapperons pas : l'actualité, dans les années à venir, ne sera plus que consacrée au réchauffement de notre planète, aux catastrophes naturelles qui en découleront, à la pollution, aux produits bio et biodynamiques qui vont revenir en force, à la protection de la biodiversité (animale et végétale), aux énergies vertes et renouvelables (que nous serons contraints d'utiliser), à la chasse au gaspillage en tous genres, au recyclage (qui n'en est encore nulle part par rapport à ce qu'il serait possible de faire), au qualitatif alimentaire qui va reprendre le dessus (par rapport au quantitatif exécrable que nous connaissons aujourd'hui), bref, à tous ces changements que nous serons contraints de respecter, car nous sommes allés beaucoup trop loin, et sommes aujourd'hui au pied du mur : ou bien on change, et on redresse la situation, ou bien on fait l'autruche, et ce sera le déluge irréversible dans très peu d'années... Et je suis un grand optimiste ! Boycottons les produits des multinationales agro-alimentaires, luttons contre les OGM, changeons de fournisseur d'électricité pour un autre qui produit de l'énergie verte, achetez votre prochaine voiture en pensant au bio carburant, construisez votre nouvelle maison avec du bois et des matériaux naturels, isolez-la bien et équipez-la de systèmes d'énergies renouvelables, achetez des aliments locaux (et pas des trucs qui ont fait 20.000 KM en bateau ou en avion), privilégiez les produits de terroirs et les petits producteurs, respectez les produits et le rythme des saisons, arrêtons cette frénésie des achats induite par la publicité ou pour épater son entourage. En un mot, vivons plus simplement, en respectant notre environnement. Et profitons chaque jour de notre court passage sur terre, mais en pensant à ce que nous laisserons aux futures générations...

  • Les pieds dans l'eau...

    Un climatologue de la Nasa a commenté le réchauffement de la planète qu'il étudie :"Cette montée du thermomètre fait que la Terre connaît la température la plus chaude de la période interglaciaire actuelle qui a débuté il y a environ 12.000 ans", a-t-il indiqué. "Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux" alors que les gaz à effet de serre comme le C02, le dioxyde de carbone, sont depuis les dernières décennies la principale cause du changement climatique, a mis en garde ce climatologue américain."Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons", a-t-il ajouté. "La dernière fois que la planète était aussi chaude au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d'années, le niveau des océans était environ 25 mètres au-dessus de celui d'aujourd'hui, selon les estimations", a encore souligné l'expert de l'agence spatiale américaine. Ca, c'est prévu pour 2050. Les Pays-Bas et la Flandre seront les pieds dans l'eau chaude, infestée de méduses et autres requins... Quant à nous, à l'Altitude 100, on aura encore le temps de voir venir... Mais où allons-nous ?